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ANNÉE 2008

N°20 - N°21- N°22

samedi 16 juillet 2011, par Le Picot




MARS 2008 (N°20)




Du haut de ces pierres, 29 ans de loyers (foutus en l’air)

vous contemplent !


Le Picot a déjà rapporté plusieurs fois (voir n°14 p.3) comment la Communauté de Communes des Vaux d’Yonne avait investi 125 000 euros (750 000 F.) en pure perte, en mars 2001 (Présidence Bardin) pour l’achat d’un bâtiment destiné à abriter les bureaux de la CCVY, et visiblement situé en zone inondable, inconstructible ou inutilisable, nul ne sait exactement ! Car en sept longues années, il ne s’est trouvé aucun responsable pour expliquer clairement aux contribuables et aux citoyens comment on était arrivé à un tel fiasco, qui était responsable, et qu’est-ce qu’on allait bien pouvoir faire de cette bâtisse achetée pour rien ! Si cela ne s’appelle pas du gaspillage assorti à du mépris, ça y ressemble fortement, non ? Le président Bouquet, lors de la réunion du bureau communautaire du 24/07/2007, a encore le front de déclarer que la question de l’utilisation de ce bâtiment serait portée à " un prochain ordre du jour ". On attend toujours ! Tandis que l’on a appris dans le même temps, que la CCVY s’installerait rue des Moulins, dans les anciens locaux des ASSEDIC, pour un loyer mensuel de 360 euros, versé à la ville de Clamecy. Notre calculette nous indique que les 125 000 euros gaspillés depuis sept ans correspondent à près de 29 ans de loyer, sans compter les intérêts d’emprunts ! Sans commentaire !

René Jansen.




JUILLET 2008 (N°21)




LIMOGEONS NOS DIRIGEANTS !

(Car ça leur donne subitement des idées !)
Il est peut être utile de rappeler ici l’origine de ce terme de " limoger. " Pendant la guerre 14/18, des dizaines de généraux incapables ont été renvoyés loin du front, à Limoges. Faute de pouvoir les fusiller pour trahison ou les passer en conseil de guerre, on les écartait simplement des combats ! C’est sûr que beaucoup de simples " poilus ", comme mon grand-père, auraient rêvé d’être envoyé à Limoges plutôt qu’à Verdun, en 1916 ! Mais loin des horreurs de la Grande guerre, il s’agit aujourd’hui, plus prosaïquement de la présidence de la Communauté de Communes des Vaux d’Yonne, qui est passée des mains de Guy Bouquet (2001/2008) à celles de Jean-Louis Lebeau, conseiller général, lors de la séance du 09/4/2008. Nous n’évoquerons pas les tractations qui ont dû avoir lieu en coulisses, car Guy Bouquet parut très surpris de constater qu’il lui manquait deux voix pour garder son fauteuil.

L’ex-président voit subitement la lumière !

Il est très frappant de constater qu’une fois éjectés de leurs fauteuils, certains responsables se mettent tout à coup à tenir des propos sensés, à faire des remarques intelligentes, ce qui n’était pas toujours le cas lors de leur exercice présidentiel. Ainsi en va-t-il de Guy Bouquet, qui fut ici brocardé, mais uniquement quand il le méritait. C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui très fiers de lui tresser une couronne de lauriers, et de le féliciter pour les propos très pertinents qu’il a tenus, lors de la réunion CCVY du 15/05/2008.
Il était question de gonfler le nombre de vice-présidents du bureau communautaire de 4 à 6, chacun étant indemnisé à hauteur de 617 € par mois. Fort à propos, Guy Bouquet fit alors remarquer : " on aurait d’abord dû demander aux conseillers s’ils veulent 2 autres vice-présidents, avant de changer les statuts. Vous êtes en train de créer de nouvelles vice-présidences mais il ne faut pas surdimensionner notre structure. Vous dites qu’il faut générer des recettes, mais ce sont des charges que vous générez. La fiscalité sera directement concernée. Je vous demande de faire attention. Nous sommes une très petite structure, pas très riche. " On n’avait pas connu notre homme aussi lucide et modeste, économe des deniers publics, vu que du temps de sa présidence les taxes n’ont fait que croître année après année ! Mais ce n’est pas tout ! Il a même osé attaquer de front le cumul des mandats opéré par Madame le nouveau maire de Clamecy, ci-devant vice-présidente de la CCVY et conseillère régionale, sous prétexte que cette dernière réclamait d’avoir une suppléante au bureau communautaire " pour pallier ses nombreuses absences ." Plus langue de vipère que jamais, notre homme a considéré publiquement que : " l’économie, l’emploi, les finances… Cela faisait beaucoup pour une seule personne et que les indemnités méritaient de la disponibilité… " Claudine Boisorieux n’a pas souhaité répondre à autant de bassesse, surtout venant d’un maire qui accumule les mandats depuis 1971 et entame son 7ème, après 37 ans de règne ! Bien sûr, nous préférons attribuer cette récente intelligence dans les commentaires de Guy Bouquet à une soudaine crise de lucidité, et non pas à la simple amertume de s’être fait piquer son fauteuil de président ! Comme quoi le limogeage peut avoir du bon !

René Jansen.







ENTOMOLOGIE : Cherchons la petite bête !

Aujourd’hui : comment distinguer la cocovayo de la coccinelle ? Ces deux bestioles cohabitent en notre cité et quelques habitants récemment installés m’ont fait part de leurs doutes sur l’identification de chacune d’entre elles. Voyons donc quels critères nous permettront, à l’avenir, de ne plus prendre l’une pour l’autre.
- La coccinelle se présente sous la forme d’une demi sphère, s’ouvrant sur le dessus et dotée de six appendices mobiles en dessous, tandis que deux autres, qui font un peu pitié, à l’avant, hésitent et se tournent tantôt vers le haut, tantôt vers le bas.
- La cocovayo a la forme d’un treiscadécaèdre, relativement fermé sur le dessus, pas bien ouvert sur le dessous, doté d’un nombre d’appendices croissant avec l’âge. Certains restent à l’état post-embryonnaire et semblent issus d’une mutation spontanée sur laquelle la sélection naturelle n’a pas eu de prise, tandis que d’autres, se développant de manière fulgurante, acquièrent, par un phénomène biologiquement mal expliqué une quasi-autonomie et arrivent à mener la cocovayo elle-même par le bout d’un nez qu’elle n’a pas toujours très fin.
- La coccinelle, si on la met à l’index, y grimpe avec agilité, non sans malice, et, tandis qu’on suppute les possibilités qu’on a de l’apprivoiser, déplie deux membranes transparentes pour s’enfuir en vol sans un adieu.
- La cocovayo, si on lui tend un doigt, a une forte propension à se saisir de la main, de l’avant-bras, du bras, et tandis qu’on ergote sur les possibilités qu’on a de la maîtriser, déplie mille membranes opaques sans jamais vous laisser vous enfuir.
- La coccinelle se nourrit de menus êtres nommés pucerons, charmant petit bétail du rosier ou des résineux, dont la crotte habilement travaillée par l’abeille donne le fameux miel de sapin.
- La cocovayo se nourrit du travail d’êtres disproportionnés à petite tête et grand estomac, dont la crotte habilement manipulée par une machine communale ou par la cocovayo elle-même, donne dans le premier cas la célèbre boue d’épuration, qui engraisse nos champs d’un fumet charmeur et pimente nos sols de cocktails délicieux et, dans le second cas, divers produits nommés compost, calcin, balles de plastique, balles de papier, benne à ferrailles,...
- La coccinelle naît d’un œuf minuscule d’où sort une larve avide, tandis que l’adulte, plus raisonnable, consomme juste ce qu’il faut pour permettre à ses propres œufs de recréer un nouveau cycle, avant de disparaître. Considérée comme sympathique, on la surnomme bête à bon dieu.
- La cocovayo naît d’une fermentation nationale, dont le levain s’appelle Subventionnis conditionalis. L’état larvaire, parce que très vague, effraie peu, tandis que l’état adulte, certes plus vorace, voit la bestiole s’enfler selon un processus tout particulier. En effet, quelques larves bien organisées d’apparence, s’accolent les unes aux autres et tout en perdurant elles-mêmes, donnent naissance à une boursouflure, qu’elles manipulent et dont elles ne cessent de redouter les actes, tout à la fois. Utilisée comme repoussoir, elle est donc affublée du sobriquet de bête à bon dos.
- La durée de vie de la coccinelle est courte ;
- La durée de vie de la cocovayo semble viser l’inscription au Livre des records.

Taxonomie :

- En fait, sous le nom de coccinelle sont regroupées de nombreuses espèces d’insectes appartenant à l’ordre des coléoptères. La cocovayo porte le nom latin de Communio urbium sous-espèce vallium icaunae (soit en français : Communauté de Communes des Vaux d’Yonne)

Dominique Girault.




DÉCEMBRE 2008 (N°22)




La CCVY ne connaît pas la crise...

Le bâtiment situé quai de Bethléem acquis pour 116 584 € par la CCVY en 2001 est inexploité. Sa vente a été proposée pour 146 150 euros. Texte sobre de la part de nos élus, mais qui a attiré notre attention. Tout le monde se rappelle du scandale de cet achat, par la CCVY sous la présidence de Bernard Bardin. Bâtiment pour lequel il y avait de si grands projets. Mais les élus n’avaient pas entendu parler des zones Seveso et des inondations possibles de l’Yonne. Encore bravo pour ce sens aigu des bonnes affaires ! (A la condition que les élus arrivent encore à trouver un acquéreur à ce prix-là vu la crise de l’immobilier.)

LEs BEAUx mots de Jean-Louis

La signalétique dans Clamecy, demandée depuis 4 ans par l’Office du tourisme est toujours inexistante. A l’époque J.L. Lebeau était président de l’O.T. Aujourd’hui, il est président de la CCVY.


- A l’assemblée générale de l’O.T le président de la CCVY s’est dit " ... complètement conscient du problème " et " s’est engagé à évoquer rapidement ce sujet avec la mairie. “ Ca c’est du rapide, seulement quatre ans !
- Le même pense " ... que la gestion par des bénévoles a atteint ses limites. Il faut voir comment aller plus loin ". C’est vrai que l’an prochain, l’O.T aura 100 ans. C’est vieux pour des bénévoles, rien ne vaut des " spécialistes ". La CCVY, c’est sa spécialité…
- Toujours à propos de l’O.T : Lorsque B. Bardin a décidé de le loger dans le H.L.M des Arcades pour combler un trou dont il ne savait plus quoi faire, ça avait suscité des grincements de dents de la présidente de l’époque et de J.L. Lebeau. " Ils n’iraient pas ! " Après quelques frémissements de révolte, ils y allaient. Et maintenant J.L. Lebeau déclare : " Un lieu mieux adapté au tourisme et plus agréable pour tous, y compris pour les hôtesses. " Il n’a plus qu’à remercier B. Bardin et oublier tout ce qu’il a pu dire à l’époque. C’est vrai qu’en politique, les con-vaincus d’hier donnent les con-vainqueurs d’aujourd’hui.
- Et pour la CCVY : " Nous devons être en capacité de créer de la richesse locale et des emplois sur notre territoire. " Vas-y Jean-Louis, baisse la tête, t’auras l’air d’un coureur !