Le Picot

Accueil > Notre sélection > Dans les livres

Dans les livres

lundi 18 juillet 2011, par Le Picot

Sélection de livres pour ne pas s’ennuyer.

- Polar palpitant
Décembre 1851 une partie de la population des Basses Alpes s’insurge contre le coup d’Etat de louis Napoléon Bonaparte. La répression est sans pitié. Un siècle et demi plus tard, l’histoire demeure douloureuse dans les esprits et les mémoires familiales. Trois meurtres mystérieux, sans mobile viennent troubler la quiétude de Banon, village de Haute Provence.
Un livre à dévorer. L’auteur mêle habilement l’histoire et la littérature policière. Les Clamecycois se retrouveront dans ce récit tellement la comparaison avec nos insurgés est réelle. L’auteur d’ailleurs, parle de Clamecy comme d’un haut lieu d’agitation républicaine.

" Pas de couronne à Banon " de Etienne Riondet.
éd. " Le bec en l’air ", 12 euros.












- Une écriture percutante
Yvette, orpheline a un destin tout traçé de fille de ferme. Elle avance dans la vie " comme un chien aveugle suivant une piste…" Jusqu’à ce jour où elle est remarquée par les Zervos éditeurs " Des Cahiers d’Art ", qui décident de l’adopter. Ce jeune " diamant brut " ne rate pas une seconde les leçons de Pablo Picasso, les histoires de Braque ou celles de Paul Eluard et le moins aimé René Char. Tout ce monde, au gré de l’Occupation oscille entre Vézelay et Saint-Germain-des-Prés. Yvette écrira ce livre magnifique en Israël où elle s’enfuira. Cette biographie d’une orpheline est une œuvre littéraire rare, absolue révélation, tant sur le monde de l’art qu’en littérature.

" Un diamant brut " Vézelay-Paris 1938/1950, Yvette Szczupak-Thomas. éd. Métaillé, 20 euros.





















- Manger sain pour trois fois rien
150 recettes bio, par Emmanuelle et Claude Aubert. Ed. Terre vivante. Vous y trouverez une soupe pour 0,90 euros, une salade de betterave pour 0,65 euros, etc. 128 pages. Prix : 12 euros.





- “ Petit traité de la décroissance ”
Ce petit traité de la décroissance, est un fabuleux espoir pour une autre logique : une société de décroissance. " La décroissance n’est pas la croissance négative. C’est très précisément l’abandon d’une foi ou d’une religion (celle de l’économie, du progrès et du développement). Produire moins et consommer moins. Réduire ne signifie pas rétrograder. " Ces propos de Serge Latouche sont clairs, simples et pleins de références.

Petit traité de la décroissance ” de Serge Latouche. Ed. Mille et une nuits - 3,50 euros





- Sarko et D.S.K bonnet blanc et blanc bonnet
Le 12 mars dernier, les sociologues Monique et Michel Pinçon, invités par la librairie Le Millefeuille ont animé une rencontre-débat intitulée la France des Héritiers. Ils ont présenté leur dernier ouvrage « Le Président des riches » sous titré « Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy ». Ce livre est le fruit d’un travail à partir de la tenue d’un journal quotidien débuté le 7 mai 2007, lendemain de la victoire de Sarkozy (qui avait fait campagne sur le thème de La France qui se lève tôt) et de la fête au Fouquet’s où les patrons du CAC 40 étaient plus nombreux que les politiques. Depuis le monde de la finance et des affaires a pris le pouvoir, cassant le service public, mettant en avant la marchandisation. Le couple qui enquête sur la bourgeoisie depuis 1987 a recensé les cadeaux faits aux riches et ce qui va appauvrir les plus pauvres. Ainsi, le S.M.I.C n’a pas augmenté depuis 2007. Deux tiers des déficits sont liés à des décisions politiques. Pour les chercheurs, la mondialisation c’est la marchandisation de la planète et de l’humain. La première Internationale, c’est la bourgeoisie. Pour changer cela, ils proposent de réhabiliter le langage de Marx, “ très moderne ”, de changer la classe politique composée uniquement de favorisés. Ainsi, à l’Assemblée nationale, 1 % des députés sont issus des ouvriers et employés, alors qu’ils représentent 54 % de la population active, 81% sont issus des cadres moyens et supérieurs et des patrons (13 %). Autres propositions, limiter le nombre de mandats à deux et mettre en place le statut de l’élu. Pour eux, il faut suivre l’exemple des riches pour reprendre ce qui est l’essentiel de leur force, la solidarité, l’unité. Il faut aussi reprendre l’exemple de la bourgeoisie qui agit comme un seul homme. Ils ne sont pas tendres avec D.S.K., symbole de la gauche d’accompagnement du capitalisme (en opposition avec la gauche de rupture.) « Ses réseaux recoupent presque complètement ceux de Sarkozy. C’est l’oligarchie qui fait monter D.S.K. dans les médias qui sont contrôlés par des patrons du CAC 40 (Lagardère, Bolloré, Bouygues…). D.S.K., c’est l’alternance, pas l’alternative. »

"Le Président des riches de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot . Ed. Zones




Sur le massacre des Algériens à Paris en 1961


- Meutre pour Mémoire
de Didier Deaninckx chez Gallimard Folio (1984)
- Le 17 octobre 1961
Par les textes de l’époque de Gilles Manceron chez Les petits matins (2011)
- Les ratonnades d’octobre
de Michel Levine chez Jean-Claude Gawsewitch (2011)
- Paris 1961 / Les Algériens, la terreur d’Etat et la mémoire
de Jim House et Neil MacMaster chez Tallandier (2008)
- Le 17 octobre des Algériens
de Marcel Péju et Paulette Péju à La Découverte (2011)
- La bataille de Paris
de Jean-Luc Einaudi au Seuil (1991)
- Octobre 61. Un massacre à Paris
de Jean-Luc Einaudi chez Fayard (2010)