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ANNÉE 2009

N°23 - N°24 - N°25

vendredi 22 juillet 2011, par Le Picot




AVRIL 2009 (N°23)




DECHETTERIE : Le tri privé ! Et après ?

Dans l’édito du Bulletin n° 25 de Vaux d’Yonne, Jean-Louis Lebeau, président de la CCVY écrit : “ Toutes les propositions, orientations devront être discutées, partagées, arrêtées avec les acteurs, les usagers que vous êtes “.

Belles promesses ! Mais ça commence mal, car il est un dossier sur lequel les usagers n’ont pas été consultés : Le changement de mode de collecte des déchets ménagers et la fin du centre de tri. C’est par les journaux locaux datés du 29 janvier que l’on a appris que des changements importants étaient en cours. Ceux-ci ont provoqué des débats lors de la réunion du conseil communautaire qui s’est tenue l’avant-veille à Clamecy. Lors de ces débats, Guy Bouquet et Guy Bonhomme, respectivement anciens président et vice-président de la CCVY, ont marqué leur opposition.

Ces débats se sont curieusement conclus par un vote à bulletin secret ! Vote qualifié de “ bel exemple de courage d’élus qui n’osent pas afficher publiquement leurs convictions “ par la journaliste du JdC ! Résultat du scrutin, 20 voix pour, neuf contre, 4 abstentions... Revenons sur les faits. Lorsque Jean-Michel Forget, nouveau vice-président chargé de l’environnement déclare, “ Il faut vivre avec son temps ! “ Que doit-on comprendre ? A propos de ces changements, en général ? Et tout particulièrement à propos de la fermeture du centre de tri appelé CRVD1 (Centre de Récupération et de Valorisation des Déchets) ? Désormais, après le vote « courageux » de nos élus locaux, le tri des déchets recyclables sera assuré par l’entreprise privée SITA, (filiale du groupe SUEZ, l’un des leaders du domaine), dans son centre de tri de Sauvigny-le-Bois, près d’Avallon. Un contrat a dû être signé entre les deux parties. Quelle en est la teneur ? Quels en sont les termes, la durée, les montants ? Personne n’a posé la question et ne se l’est apparemment posée ! Nos élus ont donc entériné une décision prise par qui ? Et pourquoi ?

Adieu caissettes !

Des caissettes « non recyclables » d’après une conseillère, mais non jetables et plus pratiques à entreposer que les sacs. (Aux dernières nouvelles, “ les volontaires ” pourront les garder pour y stocker les déchets avant de les redéposer dans les sacs). Ces caissettes, d’après Guy Bonhomme, arrivaient en fin d’amortissement. Leur coût d’acquisition ainsi que celui des conteneurs s’était élevé à 490 000 F (74 700 euros) mais avait bénéficié de subventions annoncées lors du conseil communautaire du 11/12/98.

Et maintenant ?

A partir du mois de mai, les déchets recyclables seront collectés dans des sacs de couleur jaune et bleu, eux-même " recyclables2 ", comme précisé par notre perspicace conseillère, puis ils seront transportés en vrac dans des camions jusqu’à Avallon. Les bouteilles en plastique, les emballages métalliques et les briques alimentaires représentent du volume mais un faible tonnage. Ces déchets vont donc parcourir une cinquantaine de kilomètres avant d’être triés puis conditionnés en " balles " ! Pas très écolo tout ça ! Le coût du transport devrait être pris en charge par le S.I.E.E.E.N (Syndicat Intercommunal d’Energie, d’Equipement, d’Environnement de la Nièvre). S’agissant d’un établissement public intercommunal, ce sont les citoyens qui vont payer le transport afin que la SITA effectue une prestation de tri, assortie de la valorisation des produits recyclés. Valorisation dont la filiale de SUEZ empochera bien évidemment le montant !

Les arguments.

Selon le même bulletin, l’abandon du mode de collecte est justifié par quatre arguments.

- “ Une simplification du geste de tri : le plastique, le métal, les briques alimentaires pourront être déposés dans le même sac “. Cela se faisait depuis quelques temps. Il n’y avait plus de différence entre les caissettes rouge et jaune.

- “ Une plus grande facilité de manipulation pour les collecteurs ”. Pour le papier et le verre, les déchets les plus lourds, des solutions auraient pu être trouvées afin d’éviter des efforts importants lorsque les collecteurs devaient soulever à bout de bras.

- “ Une baisse de l’encombrement des rues grâce à la solution des sacs “. Les caissettes n’étaient pas si inesthétiques et il y a pire avec les sacs noirs déposés plusieurs jours avant la collecte et parfois éventrés.

- “ Le maintien du contrôle de la qualité de tri grâce à la semi transparence des sacs “. Les collecteurs ne devront pas ramasser les sacs renfermant " des intrus ". Que deviendront ces sacs au contenu non conforme et qui resteront sur place ? Là non plus, personne n’a posé de question !

Un gain de temps !?

- “ Diminuer le temps de collecte “. A ce dernier point, s’ajoute une fréquence de ramassage moindre pour les bio-déchets. Elle est justifiée par l’acquisition de 1 600 bacs de 35 litres et 1 600 conteneurs de 120 litres. Ces contenants plus grands seront acquis pour 59 000 euros, financés à 20 % par le conseil général et 20 % par l’ADEME. Cette décision a été adoptée à l’unanimité lors de la réunion du conseil communautaire du 24 février à Billy-sur-Oisy. Au passage, notons qu’un bac de 35 litres de bio-déchets d’une densité proche de 1, pèsera 35 kg ! Où est la cohérence avec la recherche de diminution d’effort pour les collecteurs3 ? Une plus grande contenance des bacs incitera-t-elle les gens à trier davantage les bios sachant qu’ils vont fermenter plus longtemps ? A voir ! De plus, il a été décidé, pour le verre, de tester l’apport volontaire dans deux communes, Chevroches et Oisy.
La diminution du temps de collecte, la fréquence plus espacée du ramassage des bio, l’apport volontaire pour le verre, amèneront moins de travail pour les collecteurs. Seront-ils trop nombreux ? Personne n’a posé la question.
Lors de cette dernière réunion, Jean-Michel Forget a indiqué que le centre de tri “ allait fermer le premier avril “. Dans les faits, il a fermé en janvier. Première conséquence, les quatre employés ont vu leur C.A.E (Contrat Aidé pour l’Emploi), non renouvelé. Merci pour eux ! Pour trois d’entre eux, quinquagénaires, qui y travaillaient depuis près de deux ans, à raison de 20 ou de 25 heures hebdomadaires, les chances de retrouver un travail dans le contexte actuel sont minces…

Premières conséquences.

Selon les estimations, 600 à 1 000 m3 de bouteilles en plastique non triées qui étaient entreposés dans la cour, ont été évacués en vrac dans des camions-bennes de la SITA pour Sauvigny-le-Bois... Pour chaque balle de 600 kg de différent type de plastique trié, la CCVY percevait une rétribution. Quelle somme va donner la SITA après avoir trié le plastique ? Combien a coûté le transport jusqu’à Sauvigny ? Là encore, personne n’a posé de question. Décidément, nos élus ne sont pas très soucieux du devenir de nos déchets !
Lors du tri, inévitablement il y avait des refus, (objets non recyclables, souillés, etc...) qui étaient mis à l’écart par les trieurs, puis redispatchés ultérieurement. A l’évidence le problème subsistera lorsque les déchets seront transférés à Sauvigny. Belle opportunité pour la SITA qui ne manquera pas de facturer ces erreurs ! Ainsi, la communauté de communes des Portes du Morvan (Lormes) a déboursé 9 000 euros pour les refus de tri en 2008 ! Nos conseillers ont certainement intégré ce surcoût dans le budget prévisionnel !
Enfin, que vont devenir les matériels du C.R.V.D. (tapis de tri, presse pour les balles de plastique, et celle pour les emballages ferreux ou en aluminium, “ overband “ qui permettait de séparer l’acier de l’aluminium). Vu leur ancienneté, la vente ne va certainement pas rapporter grand chose.

Tentative de justification.

Pour justifier ces changements, Jean-Louis Lebeau a expliqué que “ l’objectif était de faire évoluer les contenants et d’améliorer les conditions de collecte pour les personnels qui le demandent et nos concitoyens ”. Que les conditions de collecte s’améliorent rien de plus naturel ou simplement humain. Des solutions techniques auraient pu être trouvées, encore aurait-il fallu que les cervelles de nos élus dépassent le stade d’une réflexion de type " crâne d’œuf ". Les querelles intestines entre Lebeau et Bouquet auraient poussé Lebeau à hâter cette prise de décision. Quant à nos concitoyens, qui en feront les frais, il semble que seuls la qualité du service et son coût puissent les interpeller ! Lors de la première réunion Guy Bouquet avait estimé que “ l’on va à l’aventure “. Son successeur a promis et juré, à Billy-sur-Oisy, que la taxe d’enlèvement des ordures ménagères n’allait pas augmenter cette année !

Et l’avenir ?

Mais après ? Qu’adviendra-t-il ? “ Le loup est entré dans la bergerie “, ou plutôt “ SITA est entrée dans la déchetterie “ ce qui revient au même. La SITA se contentera-t-elle d’assurer simplement une prestation de tri ? L’appétit de déchets, marché juteux s’il en est, ne va- t-il pas aiguiser sa voracité ? Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Les élus ont une lourde responsabilité dans leur choix concernant la gestion des déchets. Ce n’est pas dans une fuite en avant hasardeuse que le citoyen s’y retrouvera. Plutôt que d’approuver mollement des décisions qui pourraient s’avérer désastreuses, pourquoi ne pas avoir étudié la solution d’une redevance incitative ?* (voir encadré) Solution beaucoup plus juste, puisque les habitants paient suivant le poids de leurs ordures résiduelles produites.

Rappel.

En avril 2007, le Varne avait invité Dany Dietmann, maire de Manspach, en Alsace, pour animer une conférence-débat. Il avait expliqué les modalités et l’intérêt de cette redevance qui a permis de réduire très sensiblement le tonnage des ordures résiduelles dans la communauté de communes des Portes d’Alsace, et ainsi d’en réduire le coût. Aucun de ses collègues élus de la C.C.V.Y n’y avait assisté ! Quelques-uns s’étaient excusés. La C.C.V.Y. était représentée par deux membres de son personnel.

En conclusion.

Derrière ces changements, que se profile-t-il ? La SITA s’est plus ou moins engagée à effectuer une réhabilitation de la décharge illégale de Surgy, en contre-partie de quoi ? La question est posée...

Michel Melka. et Alain Chasseuil.



1 Le CRDV fut ouvert en juin 1998. Les plans et l’appellation avaient été élaborés par le Varne, initiateur de la collecte et du tri des déchets recyclables à la fin des années 80. Il a été écarté de cette gestion quelques années plus tard...
2 A voir, car ils le sont lorsqu’ils sont en amidon de maïs, comme ceux utilisés pour les bio-déchets. Mais s’ils sont en PEHD comme les sacs noirs utilisés pour les déchets résiduels et les sacs d’emballage, ils ne le seront pas. Dans ce cas, ils finiront leur vie dans un centre d’enfouissement ou dans une usine d’incinération.
3 LE PROBLEME des bio-déchets est lié au poids qu’ils représentent dans « la poubelle » des citoyens (environ 30 % du poids total soit une centaine de kg par an et par habitant). Ils sont constitués essentiellement d’eau. Une fois compostés, les fermentescibles ne pèsent plus que 250 à 350 kg par m3. Soit un allègement des deux tiers du poids total.

La redevance incitative*

(pesée embarquée)
Imaginons que l’on dérèglemente les services de distribution d’eau et d’électricité, en facturant forfaitairement ces biens communs aux citoyens. Que se passera-t-il ?
Nul besoin de pousser la réflexion pour imaginer que certains, soucieux de la préservation de cette ressource, feront l’effort de ne pas consommer de façon dispendieuse. D’autres, dans la mesure où ils ne paient qu’une somme fixe, indexée sur la taxe foncière ou d’habitation, considéreront qu’il faut « en profiter ». D’autres, encore, n’auront pas la motivation de l’économie de biens, pourtant communs. Enfin, les plus « tête en l’air » ne s’en soucieront même pas ! Bref, il ne viendrait à l’esprit de personne de forfaitiser ces services. Ce serait, très rapidement, la catastrophe ! Le remplissage de notre poubelle est une affaire personnelle. La collecte, le tri, l’élimination des déchets concernent toute la collectivité. Il est injuste de faire payer ce service sous la forme d’une taxe indexée sur l’imposition foncière. Une personne vivant seule et produisant environ 400 kg1 de déchets par an, paie une TEOM (Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères) identique à celle d’un couple avec deux enfants,vivant dans un appartement équivalent mais produisant environ 1 600 kg de déchets. Une solution existe, payer au poids de déchets produits avec un fixe couvrant une partie des frais d’exploitation. Il faut rendre les citoyens acteurs et responsables de la bonne fin de leurs déchets. La collectivité a tout y à gagner. Le développement de l’éco-citoyenneté, le tri sélectif mieux perçu et mieux réalisé sont la clef de la réduction des déchets par les consommateurs. Les citoyens touchés au porte-monnaie, ne manqueront pas de râler contre les emballages et sur-emballages inutiles. Ils orienteront leurs achats vers des produits en libre service, et évolueront dans leurs actes consuméristes... Et que l’on ne vienne pas nous raconter que c’est « utopique » ou que « ça ne marche pas ». Des exemples existent et ils sont probants ! La redevance incitative a été mise en place, en 1999, dans la communauté de communes des Portes d’Alsace2 qui compte 13 700 habitants. Le résultat : de 1999 à 2007, le poids des déchets produits par habitant est tombé à 96 Kg. C’est le quart de la moyenne nationale ! Cela représente une réduction de 75 % du poids des déchets en vingt ans. Près de 70 % des déchets étant recyclés ou compostés. En 2006, la facture moyenne par an et par habitant s’élève à 53,62 euros. Ce chiffre est à comparer à la moyenne nationale pour la TEOM qui est de 83 euros. Pour la CCVY, à vos feuilles d’impôts, case TEOM... Alors Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs « nos élus », qu’attendez vous ? Pensez-vous que la fuite en avant actuelle soit bénéfique à long terme pour la collectivité ? Sur nos territoires, un remarquable outil était déjà en place.. Il suffisait de l’améliorer au niveau de la collecte, de le rendre plus efficace au niveau du tri et de la réduction des volumes d’ultimes grâce à la pesée embarquée. Bref, faire preuve d’imagination et de courage. Les administrés comme le montrent d’autres communautés s’y retrouveraient. Réfléchissez avant qu’il ne soit trop tard. Mettez vos neurones en action. Il est grand temps ! Et si vous vous en sentez incapables, n’hésitez pas, allez chercher là où elles marchent, les idées qui vous font défaut.

* On parle de « redevance incitative » lorsque la facture est calculée en fonction de la production de déchets, ce qui sous-entend que l’habitant est incité à réduire sa production d’ordures non triées pour payer moins cher. (Source actu-environnement).

- 1) Moyenne nationale par an et par habitant 353 Kg hors déchets verts et encombrants. (source ADEME).
- 2) http://www.cc-porte-alsace.fr/actio...




JUILLET 2009 (N°24)




Jean-Louis Lebeau ne connaît pas la crise.

Le président de la communauté de communes des Vaux d’Yonne lance des études à tour de bras. Dans le budget voté à la fin mars, les honoraires des cabinets d’études (166 300 euros) représentent la ligne de dépenses qui connaît la plus forte augmentation.

Ainsi, pour le projet de territoire dont la signature doit intervenir avant mars 2010 le coût de l’étude s’élève à 80 000 euros. Le cabinet d’études choisi après un appel d’offres devra faire un état des lieux complet. Est-il vraiment nécessaire de passer par un cabinet d’études pour ce genre de mission ? “ Il nous faudra faire un toilettage complet de nos compétences, voir les contours à donner, déterminer un plan d’action. pour arrêter de se marcher sur les pieds “ a-t-il expliqué. D’autre part, 117 500 euros ont été budgétisés pour lancer des études avant d’entreprendre des travaux de rénovation et de réaménagement de l’Ecole de Musique. Leurs objectifs : connaître, fin 2009, le coût des dits travaux…

Note salée

Toujours dans le domaine de la culture, un projet très onéreux a fait ,comme le relate le Journal du Centre “ tiquer “ plusieurs délégués parmi lesquels Marie-Christine Coudret, maire du Ouagne et Guy Bouquet, l’ancien président. Lors de la séance du conseil communautaire tenue fin mai, la C.C.V.Y a autorisé l’Etablissement public de Coopération Intercommunal à demander des subventions pour deux nouveaux projets sur trois ans (2009 à 2011). Pour l’un, d’un coût de 605 573 euros dont 33 % seraient à la charge des communautés de communes, il s’agit de relancer des fanfares aux collèges de Lormes et de Clamecy, de créer des orchestres à Donzy et à Clamecy, à l’école de la Ferme Blanche. Pour l’autre (coût 161 000 euros dont 11 % à la charge des communautés de communes), il s’agit d’aider les collectivités et les partenaires à l’émergence de nouvelles pratiques d’enseignement artistique en milieu rural.

Michel Melka.







La mairie de Clamecy fait dans la propreté

et l’emballage durable


Dans la presse municipale ce titre élogieux, “ Le tri des déchets, un geste environnemental et économique ! “
Pour accompagner cet article une frise photographique que nous ne pouvons éviter de reproduire dévoile une fresque de photos de sacs poubelle de différentes couleurs prises le même jour dans des mises en scène différentes. Ce qui est dommage, c’est que ce type d’article falsifié ne soit pas signé par le groupe d’artistes qui s’est prêté à l’intox. Ceci d’autant plus que nos édiles passent leur temps à demander au personnel de la déchetterie, (ceux qu’ils n’ont pas virés suite à l’infamie commise par Lebeau de refiler le tri des déchets à une entreprise privée) d’aller ramasser les sacs éventrés, déposés n’importe quand, et les encombrants qui envahissent la ville. N’oublions pas que cet individu oscille depuis toujours entre le socialisme tendance Groucho Bardin et l’écologie tendance grand capital. Le plus étonnant c’est qu’il s’est trouvé assez de Clamecycois pour voter pour lui et ses semblables élus à la municipalité… Le plus grave ce n’est pas d’avoir changé le mode de collecte sans consultation ou débat mais de déresponsabiliser définitivement les Clamecycois. La maîtrise des déchets, le ramassage à la pesée et le retour aux emballages consignés auraient pu les motiver autrement que la menace de sanctions, le tri capitaliste appelé à devenir toujours plus coûteux et la fabrication sans fin de déchets polluants.

Yves Pupulin.







MIRACLE EN VAUX D’YONNE !

" Les caissettes en plastique ne sont pas recyclables "

Ce fut un des arguments de la Communauté de Communes des Vaux d’Yonne pour justifier leur abandon au profit des sacs plastiques, il y a peu. Bien des usagers se sont alors demandé pourquoi elles auraient dû être recyclables puisqu’elles donnaient toute satisfaction et que le taux de retour était très faible. De plus, leur prix d’achat avait été amorti, élément favorable à une éventuelle atténuation de la hausse du coût du traitement des déchets, contrairement à ce qu’implique l’achat sans cesse renouvelé de sacs non réutilisables. Or à la suite du changement de formule, des caissettes sont revenues (pas toutes seules) à la déchetterie. Là, une découverte, non encore publiée, sidéra les rares initiés : sous le chaud soleil du printemps, les caissettes s’évaporèrent ! Un chef d’entreprise local désirait les racheter à un prix modeste mais réel, source éventuelle d’un revenu inespéré pour la Communauté de Communes des Vaux d’Yonne. Les caissettes demeurèrent introuvables. Pourtant, l’on m’a parlé d’une grange secrète, où les volatiles parallélépipédiques et colorés s’assemblent en hautes piles luxurieuses : vision d’opiomane ou indice d’une privatisation occulte des caissettes, après celle du tri de leur contenu ?

Dominique Girault.




OCTOBRE 2009 (N°25)




Duel à OK Intercommunal

(Ca sent la poudre à la C.C.V.Y.)


Unis pour ne pas reconduire Guy Bouquet à la présidence de la C.C.V.Y, Jean-Louis Lebeau devenu président et Claudine Boisorieux, maire de Clamecy, toujours vice-présidente, ne le sont pas restés longtemps. Leurs divergences sont de plus en plus fréquentes.

Dernière en date :

à propos du projet de création d’un centre intercommunal d’action sociale qui nécessite la modification des statuts de la C.C.V.Y. Lors du dernier conseil municipal de Clamecy, au cours duquel le conseil a voté contre la modification des statuts, l’opposition socialo-communiste a dénoncé " cette situation inacceptable qui tient à des blocages issus de querelles stériles " et a demandé " que chacun range son orgueil pour un travail constructif. La dignité des familles vaut mieux que les gesticulations politiciennes " (voir JdC du 9 octobre 2009). La polémique s’est poursuivie quelques jours plus tard. Toujours dans le JdC, le 14 octobre 2009, Jean-Louis Lebeau juge " dommageable " la position de Clamecy sur ce dossier et conclut : " J’ai déjà interpellé la Ville de Clamecy à ce sujet. Sans réponse ". Bonjour l’ambiance !

Le Picot.