Le Picot

Accueil > Dossiers > CCVY - DÉCHETTERIE > ANNÉE 2010

ANNÉE 2010

N°26 - N°27 - N°28

jeudi 28 juillet 2011, par Le Picot




FÉVRIER 2010 (N°26)




Les TIC c’est du TOC ?

Le dernier Vaux d’Yonne magazine (février 2010) nous apprend qu’un projet high-tech fera passer les roches de Basseville de la préhistoire à l’ére des TIC (Technologies de l’information et de la communication), avec l’acquisition d’audio-guides munis d’un système de géo-localisation.

Comment trouver Basseville ? Deux écoles s’affrontent sur cette épineuse question. D’un côté, l’école traditionnelle, un peu vieux jeu, qui compte sur son flair (et n’a pas tort, voir article sur la décharge) : le GPS, guidage par pétrolifères senteurs, vous conduira sans erreur jusqu’à la décharge. Vous ne manquerez pas alors de voir les murailles récifales. Vous y êtes. En face, l’école moderne, en prise directe sur la technologie, à l’image de l’ultra-branché Lebeau, vous propose aussi l’usage du GPS, Global Position System. Pas compliqué : vous gardez constamment l’oeil sur votre écran et vous écoutez la douce voix du Bouquet numérique : “ Si t’es mouillé, c’est l’Yonne : marche arrière ! Si t’es bien sec, marche arrière aussi : c’est les toilettes sèches ! Si tu sens un courant d’air, trop tard, tu as raté le bord de la falaise ! “





Pas si Propre

Dans le dernier bulletin municipal, l’article " une ville de plus en plus propre mais tout le monde ne se sent pas concerné ", fait mention de points noirs notamment avec le non respect par les citoyens des jours de ramassage des sacs de déchets et la présence d’encombrants.

Dans le domaine du ramassage des déchets, il est flagrant que, depuis l’abandon en mai dernier du système des caissettes et leur remplacement par des sacs, on constate une multiplication quasi quotidienne de sacs jonchant les trottoirs dans beaucoup de quartiers et en particulier en centre ville. Des amoncellements de sacs de différentes couleurs avec des déchets qui, bien souvent, ne correspondent pas à la couleur spécifique pour chaque type de déchets. Parmi ces sacs, un bon nombre contiennent des bio déchets et sont éventrés par les chiens et les chats. L’enlèvement, au centre ville, des conteneurs noirs, décidé par la mairie et justifié par un souci d’esthétisme et pour lutter contre la prolifération des rongeurs, a aggravé le problème. De même, le ramassage quotidien par les services municipaux des sacs déposés de manière anarchique incite les citoyens indisciplinés à déposer leurs sacs n’importe quand sachant qu’ils vont disparaître. De même pour les encombrants, ce n’est pas en les évacuant qu’on va résoudre le problème. Il faudrait mieux faire des efforts au niveau de la communication et de la sensibilisation. Des ambassadeurs de tri ont été recrutés par la C.C.V.Y. IL existe le bulletin municipal et celui de la C.C.V.Y. Pourquoi ne pas s’en servir pour faire des piqûres de rappel en précisant les jours de collecte, les affectations des différents sacs dont les couleurs correspondent à celles des anciennes caissettes (bleu pour le papier-carton, jaune pour les bouteilles et flacons en plastique, les emballages métalliques, et les briks alimentaires), les sacs roses translucides destinés à la collecte des résiduels remplaçant les sacs noirs. Et surtout en mettant l’accent sur le coût des traitements de chaque déchet : moins de 50 euros la tonne pour les bios, 112,50 euros la tonne pour l’enfouissement des déchets résiduels. Le coût, pour ces derniers, ne va cesser d’augmenter à cause de la T.G.A.P (Taxe générale pour les activités polluantes). Il faut ajouter le coût des refus de tri concernant les déchets recyclables. En résumé, il faut marteler que plus la quantité de déchets résiduels à enfouir sera importante, plus la facture sera salée pour le contribuable. Concernant les bio déchets qui représentent le poids le plus important d’une poubelle, pourquoi ne pas avoir, à l’image de certaines communes de l’Yonne, financé une partie de l’acquisition de composteurs dont seraient dotés les habitants qui ont de la place pour les installer ou fournir des composteurs sur le principe de la lombriculture pour les habitants vivant en appartement ou en habitat vertical. Cela aurait été plus judicieux que d’acquérir pour une somme importante des conteneurs de 30 et 100 litres pour les bio déchets.

Michel Melka.







Branle-bas de combat !

Ne faiblissons pas, manants ! Fourbissons picots et margottats ! Chie-dans-y-eau et semberés, moulotis et beaugygots, ferme-blanchats et crôtpinçonnes, et même grandmarchétifs, tous unis contre le félon barbu. Doublons la ration de nos diesels à injection, déployons nos bannières bleues du lundi, jaunes du mardi et roses de la semaine, recyclons les quilles des rues bardinelles en armes d’estoc et dressons-en les pavés en barbacanes (colverts, près du Beuvron !)

Mais qu’ouïs-je ? Le reitre est en nos murs, il profite de l’immobilisation de notre comtesse pour cause de sandwich anthropophage à l’usage de la ferraille. Il déploie sa rude jactance sur la fine moquette, en la salle polyvalente, dans les effluves des nectars néo-annuels, parmi les chocolats perfidement narcotiques, qui n’engraisseront pas le peuple, puisqu’il n’est pas invité, d’ailleurs ça tombe bien, il a si peu voté pour lui...
Ecoutons-le : " bla-bla-bla... vœux... nouvelle année... bla-bla... bon travail... année difficile... faute à l’Etat... excusez-moi, Monsieur le Sous-préfet... bla-bla... parler fortement à Clamecy... bla-bla... parler fortement à Clamecy... bla-bla... " Ah, le gueux, il ose, ici devant la fine fleur de la chevalerie démocratique, devant même le bailli de la comtesse et ses sbires qui ne tressaillent pourtant pas, il ose appeler à la haine, le jour des vœux, à l’ostracisme communautaire. Clamecy, au ban du groupe ! Clamecy, traitée comme une lépreuse et le seigneur Wendehenne, tenancier de la maladrerie, qui ne dit rien ! Pourtant 4 420 personnes chez soi, ça doit faire du remue-ménage ! Or là donc, paladin Lebeau, sachez que le combat n’est point gagné. Branle-bas de combat ! Ne faiblissons pas, manants, mes frères. Sus aux échoppes ! Emplissons nos esgourdes de noisettes, de coquillettes, de croquettes... Roulons billets, tickets, papier w-c... Tassons argile, farine et pâte à tartine... Parlez fortement, seigneur Lebeau, si tel est votre vœu, mais sachez que Clamecy lance la grève du marteau et de l’enclume (la faucille a perdu de son éclat déjà) et que si rose il y a encore, elle sera pourvue d’épines.

Dominique Girault.




JUIN 2010 (N°27)




C.C.V.Y, LA RIGUEUR À L’ORDRE DU JOUR

La situation ne s’améliore pas à la communauté de communes des Vaux d’Yonne.

Bien au contraire. Le 15 avril dernier, le budget a failli être rejeté. En effet, lors du vote qui a eu lieu à main levée (le vote à bulletins secrets ayant été refusé par le conseil communautaire), 12 conseillers ont voté pour, 12 contre parmi lesquels des représentants de la liste majoritaire de Clamecy, et 9 dont Claudine Boisorieux, première vice-présidente se sont abstenu. Il a donc finalement été adopté, la voix du président étant prépondérante comme le stipule un article du code général des collectivités territoriales. Dans un communiqué, Serge Fresneau, membre de l’un des groupes d’opposition municipale de Clamecy (le maire Claudine Boisorieux ayant accepté que des représentants des listes d’opposition siègent comme conseillers communautaires dans le groupe clamecycois) n’y est pas allé avec le dos de la cuillère “ Se satisfaire de 12 voix alors que 21 élus n’ont pas voté le budget relève du Sarkozysme “. Au début de la réunion, le conseil communautaire a adopté à la majorité (moins deux abstentions) le principe d’élaboration d’un “ plan d’actions “, présenté par Claudine Boisorieux visant à rééquilibrer la situation financière et budgétaire de la C.C.V.Y. En fait, un plan de redressement comme l’a qualifié Marie-Christine Coudret, maire du Ouagne Autrement dit la rigueur qui ne dit pas son nom. Jean-Louis Lebeau a prévenu “ Il y aura des coupes sombres, des répercussions sur les structures “. Le budget a été augmenté de 500 000 euros dont 300 000 euros viennent des charges intercommunales en particulier du SIVOM et 200 000 euros du secteur déchets. Dans ce domaine, Guy Bonhomme a expliqué qu’en 2008 la C.C.V.Y devait prendre 81 000 euros sur le budget général pour équilibrer ce secteur et qu’en 2009 il faut prévoir 243 000 euros soit trois fois plus. Un autre conseiller a précisé que la collecte sélective et des résiduels passe de 299 000 euros à 340 000 euros (+ 41 000 euros) si l’on ajoute la déchetterie, la somme s’élève à 109 283 euros auxquels il faut ajouter l’augmentation due à l’acquisition des sacs. Soit une somme totale de 134 000 euros en un an. Pourtant, au printemps 2009, lors des changements intervenus dans le domaine de la gestion et de la collecte des déchets, Jean-Louis Lebeau justifiait ceux-ci par un souci de faire des économies. On voit le résultat. Dans le Picot n° 23, nous prédisions que la fermeture de centre de tri et l’abandon du système des caissettes allaient entraîner une hausse des dépenses… Nous nous interrogions aussi sur les conséquences au niveau de l’emploi. Parmi les propositions avancées par le président, la continuation de l’évolution d’adaptation de la collecte soit en réduisant la collecte en porte-à -porte ou en la supprimant. Si ces mesures étaient prises, que vont devenir les collecteurs ? Une suppression envisagée alors que d’autres structures tel le Syctom de Saint-Pierre-le-Moutier viennent de la mettre en place ou que d’autres telle la communauté de communes d’Avallon envisagent de la faire prochainement. En ce qui concerne la collecte des bio-déchets qui est sur la sellette, une suggestion. Pourquoi ne pas, à l’exemple de certaines villes telles Nantes, Paris installer des composteurs collectifs au pied des lieux d’habitat vertical, autrement les cités. Les habitants qui bénéficient des conseils d’ambassadeurs de tri se sentent plus concernés, s’impliquent, se rencontrent autour des composteurs. Le compost produit est distribué aux habitants qui peuvent l’utiliser pour amender leurs fleurs ou les massifs communs.
Première conséquence de cette politique de rigueur, l’augmentation de 9,5 % des quatre taux qui n’avaient pas augmenté depuis 2007. Une augmentation qui sera reconduite les deux années suivantes mais ne suffira pas à combler les 500 000 E qui manquent (représentant 35 %). L’avenir n’est pas rose pour les contribuables de la C.C.V.Y.

Michel Melka.







Consommer, trier, payer

Il y a un an la communauté de communes des Vaux d’Yonne a abandonné la collecte avec les caissettes pour la remplacer par des sacs de couleurs. Dans un premier temps je trouvais dommage d’investir dans un nouveau mode de collecte alors même que l’achat des caissettes était tout juste amorti. Mais devant les arguments des élus (pénibilité des agents, inesthétisme des rues, poids des caissettes…) j’acquiesçais tout en restant dubitatif.

Un an après en tant qu’usager, je peux donc faire mon propre bilan sur ce système et plus généralement sur la déchetterie. Certes les sacs ont des avantages par rapport aux caissettes. Ils permettent de protéger les cartons de la pluie. Les sacs jaunes empêchent les chats et les chiens de piquer les emballages pour les lécher plus loin, on a une meilleure autonomie qu’avec les caissettes. En effet avant, entre deux collectes, les caissettes jaunes et rouges débordaient de déchets. Aujourd’hui avec les sacs, nous tenons largement 15 jours (pour une famille de 3 personnes). Concernant les arguments des élus, les choses ne sont pas si évidentes que cela. La pénibilité a été déplacée mais pas résolue. Les agents font toujours un geste répétitif qui apportera avec le temps des problèmes aux articulations. De même, le poids des sacs est plus important que les caissettes pour la collecte de papier. Enfin le problème du verre n’a pas été résolu alors que c’était certainement la caissette la plus lourde. De plus, le travail des élus n’a pas été à son terme notamment sur le plan des économies. Les élus auraient dû en profiter pour modifier les fréquences de passage. On peut largement aujourd’hui passer de 4 collectes à 3. Imaginons le lundi, sacs bleus et jaunes. Le vendredi, les caissettes vertes et un autre jour de la semaine pour les déchets ultimes. Au vu de la contenance des sacs, on peut même imaginer que la collecte des produits recyclables ne se fasse que tous les 15 jours. Le premier avantage serait de libérer du temps de travail des agents collecteurs afin de réaliser de nouvelles collectes là où se posent des problèmes comme par exemple la collecte des commerçants, ou les zones H.L.M.  Cela aurait dû être l’occasion de repenser au mode de fonctionnement général de la déchetterie. Il y a un paradoxe énorme avec cette déchetterie ! On nous demande de trier et d’y apporter nos déchets (autres que ménagers), mais les horaires d’ouverture ne sont pas compatibles avec l’activité du citoyen lambda. Explication : la déchetterie est ouverte l’hiver jusqu’à 17 h 30 tous les jours de la semaine même le samedi, et l’été jusqu’à 18 heures. Or les gens débauchent souvent entre 17 et 18 heures. C’est trop court pour retourner à la maison prendre ces déchets et filer à la déchetterie. De même, il ne serait pas idiot de prévoir son ouverture le dimanche matin (9 à 12 heures). La déchetterie est un service public comme un autre son fonctionnement doit être calqué sur les besoins des citoyens et non l’inverse.
Enfin, ce paradoxe fait fleurir dans chaque coin de nos villages de plus en plus de dépôts sauvages. Il s’agit souvent de déchets verts car une fois le travail fini le jardinier du week-end n’a pas d’autre endroit pour déposer ses déchets. Mais on voit aussi apparaître de plus en plus tous types de déchets, du canapé à l’écran d’ordinateur. Vous me direz que même avec une déchetterie ouverte 7j/7 et 24h/24 certains trouveraient encore de bonnes raisons pour ne pas y aller. Cela s’appelle de l’incivilité ou de la connerie humaine… A chacun de voir.

Stéphane Lessire.




NOVEMBRE 2010 (N°28)




JEAN-LOUIS LEBEAU ETUDIE

LES PISTES À EXPLORER


Dans le dernier numéro du Picot, nous évoquions la gravité de la situation économique et budgétaire de la C.C.V.Y (500 000 euros manquaient dans le budget). Dans une longue interview au Journal du Centre du 6 octobre dernier, Jean-Louis Lebeau, le président “ détaille “ les mesures visant à réaliser des économies (200 000 euros d’ici la fin de l’année). “ Nous devons maîtriser nos dépenses et dégager des marges financières pour investir “ déclare -t-il. Autrement dit, pour faire des économies, il faut limiter les dépenses. Pourquoi n’y avoir pas songé plus tôt. “ Pour cela, nous devons revoir nos frais de fonctionnement “ poursuit-il citant en exemple la collecte des ordures ménagères que “ l’on va adapter sans remettre en cause le porte à porte “. Pas très clair, d’autant que pour le verre la solution serait, comme cela se fait déjà en plusieurs endroits à Clamecy, le dépôt dans des conteneurs. Comme nous l’avons déjà écrit dans ces colonnes, la fermeture du centre de tri et le transfert des déchets recyclables à Avallon n’était sans doute pas la meilleure solution pour faire des économies. Comment se fait-il, qu’à l’inverse d’autres communautés de communes de la région, que le rapport annuel du service “ déchets “ ne soit pas présenté en séance du conseil communautaire ? Autre mesure préconisée, toujours dans ce même domaine : “ On va essayer d’augmenter les recettes par une redevance spéciale portant sur les administrations, les entreprises “. Que veut dire essayer ? Dans la suite de l’interview, on n’apprend pas grand chose sur les solutions pour faire des économies “ dans les secteurs petite enfance - jeunesse, on dissèque les fonctionnements (…) et on étudie comment avoir des recettes supplémentaires (…). On suit les pistes du cabinet Mensia. “ déclare Jean-Louis Lebeau qui évoque aussi “ des économies qui passent aussi par une gestion des ressources humaines plus efficace (…). Il y a plein de pistes à explorer : remplacements pendant les congés, les arrêts-maladie “. “ On dissèque “, “ on étudie “, “ il y a des pistes à explorer “. Des mots et peu d’actes. La piste est encore longue, l’étude et la réflexion peuvent continuer. Mais 2011 approche à grands pas…

Michel Melka.







Cohé(rance) ?

Débat en la salle des fêtes d’Oisy le 22 juin 2010. Il s’agit de mettre en place le Centre Intercommunal d’Action Sociale (C.I.A.S.) en lieu et place du défunt SIVOM et notamment de définir le nombre d’administrateurs. Comme c’en est la coutume maintenant, Madame Boisorieux fait de la résistance, et, sous prétexte de défendre les intérêts de la commune de Clamecy, exige une surreprésentation de celle-ci, au mépris de l’esprit communautaire. Molle opposition, appel à la responsabilité de Monsieur Marcelot (Clamecy) : “ il faudrait que la Communauté de Communes soit plus collective “ : l’accord est proche mais l’ultimatum est cinglant : Madame Boisorieux - “ Si la commune de Clamecy n’obtient pas ses représentants, le C.I.A.S. se fera sans nous. “ Un faible écho, du fond de la salle à droite (mais de la Gauche nouvelle !), dont nous tairons l’origine par charité réplique la mâle affirmation : “ Il se fera sans nous “. Clôture du bal : 12 administateurs dont 4 pour Clamecy, victoire ! Mais, car il y a un mais, même en septembre, lorsque le bureau communautaire se réunit à l’automne, l’irréductible représentante clamecycoise a perdu la carte de la région et erre sans doute à l’aveuglette dans l’inextricable jungle vauxd’yonnaise puisqu’elle ne parvient pas jusqu’au lieu de réunion. Les pourfendeurs d’abus antidémocratiques ne seraient-ils armés que d’aimables chasse-mouches ?

Dominique Girault.