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ANNÉE 2010

N°26 - N°27 - N°28

jeudi 28 juillet 2011, par Le Picot




FÉVRIER 2010 (N°26)




Scanner

Victime d’une sciatique plutôt sévère fin novembre, il me fallut avoir recours à un médecin qui me prescrivit un scanner. Je sollicitai un rendez-vous à la polyclinique d’Auxerre, ignorant que le centre hospitalier était lui aussi équipé. Par principe, il aurait eu ma préférence. Or la clinique n’expédie pas les résultats : le patient doit venir les récupérer. Je dois dire que je fis preuve d’une amabilité digne d’un pitt bull dressé à l’attaque lors de cet examen. A la question : cette pratique est-elle liée au " développement durable ", il me fut répondu que les médecins ne pouvaient pas tout faire. Les malades, eux, le peuvent. Il est bien entendu qu’une heure et demie de route avec une sciatique constitue une thérapie efficace. J’ai récupéré mes résultats une dizaine de jours plus tard, ma voiture ayant elle aussi nécessité quelques soins et mon mari travaillant sur Nevers durant cette période. J’ai retrouvé rapidement une allure beaucoup plus normale mais le souvenir de l’épisode scanner me rend toujours un peu grognonne alors j’ai pris l’initiative de téléphoner pour information dans différents endroits : la clinique de Cosne n’expédie pas, ni l’hôpital d’Avallon. A la clinique du Val de Loire, à Nevers, il me fut répondu qu’eux non plus n’assuraient pas ce service : on me fit état d’envois égarés. L’hôpital d’Auxerre expédie. Finalement, tout est simple de nos jours, il suffit d’avoir de bons voisins, équipés d’une automobile et valides de préférence. Ah, j’oubliais, disponibles aussi, bien sûr !

Michèle Podoriézack.







3207

Dans un article intitulé « le rallye pharmaceutique » (Picot n° 24), Je relatais les péripéties d’un couple à la recherche de médicaments urgents le week-end du premier mai, en fait le 3, et non le 1er comme mentionné précédemment.

Je fus, voici, quelque temps contactée par madame Granier, pharmacienne à Varzy et nous nous sommes rencontrées. Il semblerait bien que Raminagrobis (le chat et non pas elle comme elle l’avait cru) ne soit pour rien dans cette affaire : elle utilisait alors un système de renvoi vers son portable qui ne fonctionnait pas très bien et a mis en place une autre stratégie. Il est effectif que ce jour là, la garde a bien été assurée et que des ordonnances ont été délivrées par ses soins. Néanmoins, mon but n’a jamais été de nuire à une personne, démarche stérile s’il en est, mais de dénoncer la déconstruction de nos services, en particulier ceux de santé,ce qui a pour effet de jeter les gens sur les routes, avec tous les inconvénients que l’on connaît. En effet, la sécurité sociale qui paie aux pharmaciens des frais de garde, a exigé que les dimanches et les jours fériés, il n’y ait plus que 1 400 pharmacies ouvertes en France. Dans nos régions, certaines routes ne sont jamais dégagées l’hiver. Le cimetière pourrait-il directement aider à résoudre les problèmes médicaux ? La mise en place du 15 interdit l’accès direct au médecin, tout le monde devient anonyme. Cet anonymat pose le problème de la sécurité des gardes. De plus, le malade doit tout de même faire preuve d’un grand talent d’organisateur : il vaut mieux planifier les graves baisses de forme. En fait, les demandeurs de soins du week-end sont des indisciplinés ne sachant pas se gérer ! Cependant un numéro, le 3207 a été mis en place. C’est un serveur vocal avec voix synthétique (je ne suis pas fan de cela, pour la chaleur humaine on fait mieux !), mais il a le mérite d’aiguiller sur la pharmacie la plus proche même si elle se situe dans un département voisin et de permettre la mise en relation avec celle-ci, ce qui constitue tout de même un progrès. Maintenant, l’on passe les frontières administratives, ce qui n’était pas le cas auparavant. Il y a pourtant un bémol : ce service sera affiché sur la porte des officines, cela implique de posséder un téléphone portable. Elles sont dans bien des endroits devenues rarissimes voire inexistantes. A Varzy par exemple, il n’y a plus de cabines téléphoniques !
Mais au diable les marginaux ! Un quidam sans voiture et sans portable, c’est comme un président sans Rolex !

Michèle Podoriézack.




JUIN 2010 (N°27)




Chirurgie, état des lieux

Le nouveau directeur de l’hôpital est, officiellement, celui de l’hôpital d’Auxerre : M. Pascal Gouin. Mais il y a également un nouveau directeur délégué arrivé début 2009, c’est à dire peu de temps après la liquidation de la maternité. Il s’agit de M. Thierry Méresse. Il est présenté et se présente comme un grand communicant. Par exemple, dans l’Yonne Républicaine ou le Journal du Centre, il s’enorgueillît d’avoir géré la crise au moment du décès de Lady Di. S’il semble informé et compétent en matière de princesses, le personnel de chirurgie ne l’a jamais vu franchir les portes du bloc opératoire. C’est vrai que les dynasties sont faiblement représentées dans le corps hospitalier. Après le départ de l’ancienne directrice, Mme Bichonet dont le rôle a été d’appliquer les mesures décidées par l’ARH, le personnel souhaitait quelqu’un de proche. Mme Boisorieux, obnubilée par le reproche fait au moment de la lutte contre la fermeture de la maternité, à propos de Mme Bichonet qui ne communiquait pas, s’est satisfaite d’un communicant et non d’un financier, proche d’après certains du PS ? Vous savez ce parti qu’elle a quitté et où elle continue de servir le potage aux potes. Donc le personnel pense qu’on s’enferre dans la même erreur puisque c’est bien la mauvaise gestion des finances qui a prêté le flanc aux manipulations et manœuvres de l’ARH. Souvenez-vous de la non-embauche de la cinquième sage-femme alors qu’il y avait les moyens de le faire. La vigilance de sioux de Bardin et du conseil d’administration avait été trompée (C’est vraiment étonnant !) et Mme Bichonet avait tout naturellement évité d’aider le personnel de la maternité vu qu’elle constituait l’avant garde de l’ARH (Agence Régionale de l’Hospitalisation) au sein de l’hôpital.



Silence, on ferme…



Après que les astreintes du chirurgien ont été supprimées en novembre, le personnel de l’hôpital a écrit à Christian Paul. Pour toute réponse, il leur a adressé un document sur le travail qu’il avait présenté à l’Assemblée Nationale sur la défense des hôpitaux de proximité. (Un peu léger comme soutien).

Tout au long de l’année, M. Méresse a multiplié par voie de presse ou sur les ondes ses déclarations sur ses projets pour l’hôpital (scanner, dialyse, HAD), dont aucun n’a vu le jour jusqu’à présent. Il en a même fait part solennellement le vendredi 13 mai à 13 heures aux Usagers, à Mme Boisorieux et M. Lebeau. Quant à la présidente du Conseil d’Administration, elle n’a jamais été très virulente pour défendre la chirurgie. Alertée à plusieurs reprises par courrier sur la situation du bloc, en Conseil d’Administration, elle n’a jamais souhaité aborder cette question. Il lui est probablement difficile de s’opposer à son petit protégé. (Méresse bien sûr).
Depuis novembre, on pratique au bloc une chirurgie de jour ou ambulatoire : les gens entrent le matin et doivent être “ aptes à la rue ” le soir. Le personnel soignant avait averti le directeur que la mise en place d’une chirurgie ambulatoire allait inexorablement entraîner une chute de l’activité chirurgicale. Le chirurgien en place pratique des interventions (viscérale ou orthopédique) qui nécessitent une hospitalisation de plusieurs jours. Donc sans astreinte, avec la fermeture du service de chirurgie la nuit, le chirurgien ne pouvait pas assurer la surveillance de ses patients. En clair, c’était plus ou moins une manière de l’empêcher de travailler. Rappelons aussi que les urgences ne sont donc plus prises en charge par l’hôpital, mais dirigées pour la plupart vers les cliniques environnantes, l’hôpital d’Auxerre ne pouvant pas les accueillir car surchargé. Le personnel du bloc avait également demandé à M. Méresse de solliciter d’autres intervenants pour développer la chirurgie ambulatoire tels que des stomatologues, ORL, ophtalmos qui eux pratiquent des interventions adaptées à la chirurgie de jour. Mais il n’a rien fait, son ambition pour les usagers semble un peu limitée. Un scanner, c’est bien mais en maintenant une chirurgie, c’est encore mieux. Le directeur a déclaré lors de la réunion : “ La chirurgie coûte cher et empêche l’hôpital de développer de nouveaux services ” (scanner par exemple). Il est pourtant le seul responsable de cette situation, il faut savoir que si les astreintes avaient été maintenues, le budget de la chirurgie serait à l’équilibre. Nous avons un directeur zélé qui devance les décisions de l’ARS.
L’ARS qui a remplacé l’ARH veut que l’hôpital de Clamecy devienne un grand EHPAD. (Etablissement d’Hospitalisation pour Personnes Agées Dépendantes).
Pour cela, il faut pousser le chirurgien à partir. Le directeur s’est avancé en disant que le chirurgien en poste, le Dr Al Zouabi allait partir pour Decize qui est prêt à le recevoir. Mais lui, n’avait pas encore donné sa décision.
Le syndicat CGT a présenté un projet pour défendre le maintien de l’activité endoscopique qui va aller en croissant en raison des dépistages colo-rectaux devenus systématiques et qui se mettent en place dans la Nièvre. L’intervenant pour ces examens est un médecin qui vient de l’hôpital d’Auxerre. Un médecin d’Avallon et Tonnerre serait intéressé pour venir pratiquer. Le syndicat CGT souhaite également maintenir l’activité du Dr Masquelet et du Dr Thoreux de l’Hôpital Avicenne sur la chirurgie orthopédique (pieds et mains). Ces chirurgies relèvent de la chirurgie ambulatoire. La réputation de ces chirurgiens n’est plus à faire et l’on sait combien leur présence est importante dans une région rurale où les gens sont majoritairement des manuels. A l’issue de la réunion pour la défense de ce projet, le directeur a dit qu’il avait sollicité la cellule de reclassement. Les infirmiers concernés ont trouvé cette démarche prématurée, mais se sont tout de même résigné à ces entretiens individuels qui ont eu lieu le mercredi 26 mai. Il n’y avait pas encore de date butoir. Maintenant nous la connaissons, c’est le 1er août 2010. Précisons que c’est une suspension d’activité, décidée par le directeur. Probablement pour satisfaire sa hiérarchie (l’ARS) qui seule peut décider d’une fermeture. A ce jour, le personnel n’a reçu aucun document officiel. Face à cette décision, le mutisme des élus nous laisse rêveurs.

Propos recueillis par Yves Pupulin
auprès du personnel hospitalier.

Historique : Voyance et extra lucidité, mensonge ou pure imbécillité ?

En octobre, les astreintes des chirurgiens ont été supprimées. Rappelons que lors de la fermeture de la maternité, la fermeture de la chirurgie devenait évidente. La “ mutualisation des moyens de santé avec l’Hôpital d’Auxerre “ dont s’étaient glorifiés Christian Paul, Jean-Louis Lebeau et Claudine Boisorieux ne pouvait qu’accélérer cette fermeture. Ils avaient posé sur le journal en vainqueurs, sourires épanouis, au côté du directeur de l’ARH qui devait pisser de rire sous cape, mais se gardait bien de le montrer. (Voir la photo) La venue du communicant s’est soldée en octobre par la suppression des astreintes des chirurgiens au prétexte de faire des économies… En fait d’économie, le personnel s’est trouvé sous-employé, et c’est précisément cette dégradation de la rentabilité du service qui sert d’argument actuel pour la fermeture. Mme Irma Boisorieux peut donc affirmer dans le Journal du Centre : “ Ce n’est pas une grande surprise, compte tenu de l’activité actuelle du service. ” Et elle rajoute, finement : “ C’était plus qu’une crainte, ça devenait une évidence. ” Mais laissons la poursuivre : “ Il faut prendre en compte la situation du personnel. On espère maintenir l’activité liée au bloc ; les consultations et les examens liés à ces consultations, pour éviter des trajets à la population. Il faut encore approfondir tous ces points. ” A propos de trajets, Irma nous fait marcher, quant à approfondir…




Les grands travaux de M. Thierry Méresse

Les services de maintenance de l’hôpital ont finalisé les travaux de rénovation du service de médecine engagés avant son arrivée et depuis doivent attaquer la rénovation des cuisines qui tarde sérieusement à venir.
En revanche, dès son apparition dans le paysage, les mesures les plus cruciales ont été prises.



- La restauration intérieure de sa maison de fonction par le personnel de l’hôpital qui, c’est évident, n’a rien de mieux à faire. Les peintures intérieures avaient déjà été refaites à l’arrivée de Bichonnet. Il a fait décaper et repeindre sa grille et installer des treillages en osier afin d’échapper aux regards indiscrets. Enfin des plantations ont été assurées par des “ ouvriers d’Etat ” de l’hôpital.

Quid des travaux au sein de l’hôpital ?

- Pour les journées du patrimoine, de grandes affiches relatant l’histoire de l’hôpital ont été réalisée et installées dans les couloirs. La dépense est faible, mais la communication sur le bâtiment n’est pas strictement ce que les habitants de la région attendent.
- Pour la journée sans tabac, il y eu épanouissement de bouquets de ballons aux fenêtres…
- Le fleurissement des abords de l’hôpital semble être sa plus grande préoccupation.
Un jardin des simples, destiné aux résidents de l’Epad Jeanne Simpol et ouvert sur l’extérieur est en cours de réalisation. Une association, “ Jeanne et François ” aurait été créée. Jeanne Simpol et François Boudard, en tant que bienfaitrice et médecin renommé de l’hôpital doivent se retourner sous le fleurissement de leur sépulture. En attendant, il orchestre la construction d’un corral, (OK Corral pour le personnel), préalablement destiné à recevoir des animaux de ferme. Le gentleman farmer s’est-il fait tancer par ses condisciples politiciens ? Toujours est-il que si la construction du corral se maintient, aucune mention écrite ne vient plus confirmer cette ambition zoologique. Pour une ville qui se meurt, attirer par le fleurissement les touristes dans un hôpital transformé en maison de retraite peut séduire. Mais qui des vieux ou des badauds en visite recevront les épluchures ?
Attention à l’esprit du grand Topin qui hante toujours les lieux. Espérons que la ville de Clamecy pourra au moins s’enorgueillir d’un prix du fleurissement hospitalier. C’est dommage que ce digne héritier de Lenôtre et de John Sturges n’ait pas postulé au poste de directeur de cimetière. Un lieu où la recherche archéologique, botanique et zoologique des invertébrés, n’est limitée que par le gel. Son ambition florale et zoologique semble la seule politique qu’il puisse développer pour l’hôpital. Nous attendons toujours la démission promise par nos élus qui avaient, eux, fleuri les grilles de leurs écharpes tricolores…





Les médicaments “ génériques “

et les effets pervers de la “ Carte Vitale “.


Avec la “ Carte Vitale “, on ne paie plus ses médicaments chez le pharmacien. C’est bien, on n’a plus besoin d’avancer de l’argent en attendant d’être remboursé, sous plus ou moins long terme. Mais cette pratique amène à perdre le sens des valeurs. On ne sait plus combien coûtent les soins nécessaires à l’amélioration ou au maintien de sa santé. A tel point que le pharmacien peut, et c’est bien aussi, vous administrer des médicaments “ de marque “ ou “ génériques “ sans que cela soit différenciable par le “ client-patient “. La pratique des génériques a été instituée, comme le précise un article disponible sur le site de “ la sécu “ ameli.fr , pour faire des économies : “ …ils coûtent en moyenne 30 % moins cher… “ Dernièrement, il m’a été prescrit un médicament que j’ai dû renouveler à quelques semaines de distance. La première fois, le pharmacien m’a délivré un médicament “ de marque “, il s’agit de Spasfon, des laboratoires Cephalor, en boîte de 30 comprimés, au prix de 2,81 euros la boîte. La deuxième fois, chez le même pharmacien, je reçois le même médicament, mais en “ générique “, le Phloroglucinol, des laboratoires Teva, en boîte de 10, au prix de 2,12 euros la boîte. Mes souvenirs scolaires me parlent d’arithmétique, 30 comprimés à 2,81 euros, ça fait, sensiblement, 0,094 euro le comprimé, alors que 10 comprimés à 2,12 euros, ça fait, aussi sensiblement, 0,21 euro le comprimé. Donc, le comprimé générique coûte 2,25 fois le prix du médicament “ de marque “. Le raisonnement de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), relayé par Ameli : ” …ils coûtent en moyenne 30 % moins cher… “ aurait dû ramener le prix de la boîte de 10 Teva à 0,66 euro soit 1,46 euros d’économie pour la “ sécu “, alors là, j’ai honte d’avoir participé, en toute innocence, au creusement du trou abyssal.

Michel Ledru.




NOVEMBRE 2010 (N°28)




DUR DUR D’ÊTRE PÉPÉ,

DUR DUR D’ÊTRE MÉMÉ ?


A Clamecy il ne fait pas bon être sous tutelle.*

Ce service est centralisé à Nevers, et certaines tutrices ne se déplacent pas jusqu’à Clamecy c’est trop loin. Le résultat, ou la cause ? Est que les personnes âgées dépendant de ces tutrices sont considérées comme des dossiers. Tant que vous êtes en bonne santé les choses vont cahin-caha. Si vous devez être hospitalisé les ennuis réels commencent. Que vous soyiez en état ou non de réintégrer votre domicile, vous êtes dirigé directement vers la maison de retraite ou pire le V80. Vous rejoignez alors les malheureux relégués qui y sont déjà. “ Cela fera un dossier à traiter en moins “ (sic). Quant à votre chien si vous en avez un, il sera manu militari envoyé à la SPA, meilleur sort que celui de votre chat qui sera mis directement à la rue avec ceux qui y sont déjà pour les mêmes raisons, en compagnie des abandonnés des vacances. A la maison de retraite vous aurez tout le loisir de les pleurer, car on n’aura pas le temps de s’occuper de vous. Si vous avez un peu de mal à vous déplacer, de crainte sans doute que vous n’arriviez à temps aux toilettes on vous mettra une couche dès le premier jour, ce qui fait que si vous n’étiez pas incontinent vous allez le devenir, infantilisé et dégradé. On vous installera automatiquement dans un fauteuil roulant si bien qu’au bout d’un certain temps vous ne pourrez plus du tout marcher, vos muscles ayant ramolli. La majorité des pensionnaires se voient administrer des calmants tous les matins car pas question d’agités dans ce havre de paix ! Pour ce qui est des personnes sous tutelle, ni consommateurs, ni électeurs, qui s’intéresse à elles ?

Sylvie Bretaudeau.



* article 425 du code civil 1er alinéa : « Toute personne dans l’impossibilité de pourvoir seule à ses intérêts en raison d’une altération, médicalement constatée, soit de ses facultés mentales, soit de ses facultés corporelles de nature à empêcher l’expression de sa volonté peut bénéficier d’une mesure de protection juridique prévue au présent chapitre.  »
- Commentaire personnel : il y a apparemment une extension sans limite de la notion d’altération des facultés mentales ou des facultés corporelles de nature à empêcher l’expression de la volonté.