Le Picot

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ANNÉE 2011

N°29 - N°30 - N°31

mardi 13 septembre 2011, par Le Picot




Avril 2011 (N°29)




COMMENT COULER LA C.C.V.Y.

(ET ACCESSOIREMENT SON PRESIDENT)


La recette Boisorieux est simple : il suffit, dossier après dossier, de refuser toute réforme, surtout si elle est susceptible de créer des économies ou un apport d’aides exogènes, de ne faire aucun pas vers une mutualisation des moyens tout en se proclamant (autant en emporte le vent) la championne de l’ouverture aux partenariats, avec l’univers entier, si possible.

Quelques exemples illustreront ces propos. Le retard de création du Centre Intercommunal d’Action Sociale a empêché la mise en place de la tarification, mesure compensatoire permettant de limiter le coût pour la collectivité de l’aide à domicile. Le refus de faire payer le service de ramassage des déchets aux commerçants et aux « institutionnels » (maison de retraite, collège, lycée, centre d’aide par le travail, etc.), érigé en dogme prétendument d’intérêt public, prive la C.C.V.Y. d’un important apport dont l’absence entraîne le surenchérissement de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour l’ensemble des contribuables particuliers, qui payent ainsi seuls le service rendu à tous. Mais de cela, Madame le Maire de Clamecy, habituée à la prodigalité dans l’usage de l’argent des autres, n’a cure ! Le troisième exemple est la pression exercée par Madame Boisorieux pour faire abandonner la procédure d’appel dans le procès qui oppose l’Office de Tourisme des Vaux d’Yonne (O.T.S.I) à Mme Colomba. En Conseil des prud’hommes, l’O.T.S.I a été condamné à requalifier le poste de Mme Colomba car celle-ci, recrutée comme hôtesse d’accueil, avait obtenu plus tard un B.T.S de tourisme. L’O.T.S.I a été condamné à payer sur-le-champ plusieurs années de différence de salaire entre le poste de recrutement et le poste nouveau, ce qui représente plusieurs dizaines de milliers d’euros. L’O.T.S.I exerce une compétence déléguée par la C.C.V.Y., il est donc autonome mais in fine l’essentiel de ses ressources provient de la C.C.V.Y. L’O.T.S.I joue donc son va-tout pour économiser cette forte somme en gagnant en appel. Les conseils juridiques consultés croient d’ailleurs la victoire de l’O.T.S.I possible : la confirmation de la décision des prud’hommes créerait une jurisprudence explosive : il suffirait qu’un employé soit plus diplômé que ne l’exige son poste de recrutement pour qu’il soit autorisé à obtenir un poste plus qualifié avec les émoluments afférents. Le prétexte à l’arrêt de la procédure d’appel est d’économiser les 2 000 euros des honoraires de l’avocat et pour ce faire Madame Boisorieux serait prête à passer les quelques 40 000 euros auquels a été condamné l’O.T.S.I par pertes et profits ! Il est vrai qu’elle a commis l’imprudence, pour un membre du bureau de la C.C.V.Y., de recevoir Mme Colomba... Monsieur Grillon, président aujourd’hui démissionnaire de l’OTSI, n’a jamais réussi à s’expliquer devant l’assemblée plénière de la C.CV.Y. Et c’est au cours d’une rencontre avec le bureau seulement que la manœuvre d’étouffement a été entreprise. Peu importe que la cohérence des actions soit aussi nette que la surface lunaire. Il suffit de pousser peu à peu les structures de la C.C.V.Y. à s’effriter pour se poser en femme providentielle et cueillir le fruit mûr. Nul doute que l’indemnité afférente au poste de président sera alors reversée à la collectivité, comme c’est sûrement le cas pour celle que reçoit aujourd’hui une vice-présidente pas si mal traitée par les contribuables clamecycois (2 469 euros bruts mensuels).

Dominique Girault.




JUILLET 2011 (N°30)




Dernières nouvelles du front

Depuis la sortie du dernier Picot la situation à la CCVY ne cesse de s’aggraver. Le budget primitif 2011 n’est toujours pas adopté. Il a été rejeté deux fois de même que le compte administratif, à une large majorité, lors de votes à bulletin secret. Une preuve s’il en était besoin du courage des opposants au président.

En conséquence c’est la chambre régionale des comptes qui est chargée de vérifier la validité du budget tel qu’il avait été présenté. Lors de la séance du 28 juin, Denis Forestier conseiller de Surgy, un des relais de Guy Bouquet, dans les conseils communautaires, a tenté d’obtenir la démission de Jean-Louis Lebeau sous l’œil gourmand de Claudine Boisorieux. Cette dernière joue d’ailleurs un drôle de jeu : adjointe chargée des finances, elle refuse systématiquement toute responsabilité dans l’élaboration du budget. “ Comment voulez-vous que je trouve une solution, en quelques semaines ? “ ne cesse-t-elle de dire à chaque séance, depuis des mois. Par exemple son opposition permanente à la mise en place de la redevance spéciale (faire payer le ramassage de déchets non-recyclables produits par les administrations, les commerçants, les institutions et les communes) est une contribution à la mauvaise situation financière actuelle, qu’elle ne cesse de dénoncer. Hélas la collecte et la gestion des déchets telles qu’elles sont conçues par J-L. Lebeau ne sont pas exemptes de défauts. Ainsi la merveilleuse idée de doter chaque foyer de conteneurs de 80 litres pour la collecte de bio-déchets risque de conduire à un fiasco. Quel ménage peut produire 80 litres de ce type de déchets par semaine, les déchets verts étant interdits ? Et si le conteneur peu rempli est vidé chaque semaine, quelle déperdition d’énergie, quel coût ! Ne verra-t-on pas ressortir les petits seaux d’avant, tandis que les gros deviendront réserve d’eau, huche à pain, pot à Yucca, poussette à enfant turbulent, etc. L’argument avancé par J-L. Lebeau. est d’économiser et de supprimer l’achat des sacs biodégradables (42 000 euros par an). L’absence de sacs avec les problèmes d’hygiène que cela posera ne risque-t-elle pas de dissuader les trop rares trieurs… N’aurait-il pas été plus judicieux comme le Picot le préconise depuis quelques années, d’équiper les foyers qui ont un jardin de composteurs, comme cela a été fait dans plusieurs communautés de communes de l’Yonne. De même la location longue durée d’un petit camion (1 000 euros par mois depuis 3 ans) sort du bon sens. L’achat d’un camion aurait sûrement déjà été amorti. Le choix d’une benne neuve à un seul compartiment interdit aujourd’hui de ramasser en une seule fois 2 types de déchets. Les adversaires d’aujourd’hui en sont encore aux frappes chirurgicales, mais les civils que nous sommes ne sont pas à l’abri des dommages collatéraux…

Le Picot.


Bonne affaire

N’en déplaise à certains, les erreurs de gestion ne sont pas l’exclusivité de Lebeau. Qui a fait acheter à la CCVY un magnifique bâtiment avec vue sur l’Yonne, pour en faire son siège social, sans s’interroger sur les risques d’inondation et sur la proximité de l’usine Rhodia classée Seveso ? Acquise pour 114 000 euros en 2000, la bonne affaire de Bardin vient d’être vendue à un particulier 75 000 euros. Soit une perte de 40 000 euros, hors inflation, auxquels il faut ajouter 48 000 euros pour solder l’emprunt contracté à l’époque.




NOVEMBRE 2011 (N°31)




Le Picot lit l’avenir dans le marc de café

Pensant trouver dans les événements récents de l’été du non dit ou du non su à propos de la C.C.V.Y, nous avons lu tout ce qu’a rapporté le quotidien local. Puis nous avons recherché sur le site du Picot ce qui a été écrit sur ce sujet depuis le début du journal. Une conclusion s’impose, Le Picot est un groupe de sorciers capables de prédire l’avenir. Pour l’essentiel, tout ce qui a trait...
- A la gestion calamiteuse de la C.C.V.Y.
- Au bâtiment du bord de l’Yonne acheté et revendu moitié prix.
- A la casse du centre de tri des déchets recyclables
- Au village de vacances de Chevroches où a été détruit, pour l’intérêt de fabricants de cabanons sur dalle de béton et pin de Norvège, un site archéologique exceptionnel qui représentait lui une véritable richesse.
- Aux locaux de l’OTSI repris à Nièvre Habitat dans un bâtiment dont les Clamecycois ne voulaient pas et qui fut cédé pour le franc symbolique.
- Aux conseils payés hors de prix à des cabinets amis.
- Aux conseils et à la supervision du S.I.E.E.E.N dans diverses opérations telles que les déchets.
- Aux luttes picrocholines entre les factions mouvantes de cette armée d’intellectuels aspirant à gérer notre quotidien.
… s’est déroulé comme prévu.

L’acharnement des uns à occuper l’espace en brûlant l’herbe sous les pieds des autres, à recombiner sans fin leurs alliances, à servir toujours la soupe aux gagnants de ce monde trop heureux de trouver des alliés à qui il ne sont même pas obligés de glisser un petit billet car ils sont déjà rémunérés par les contribuables pour être inopérants. Sans compter les retombées de leurs projets de pharaons provinciaux, dilapidant l’argent public en détruisant l’espace commun, sur les cabinets d’experts amis. Dans quelle mesure les citoyens vont-ils continuer à servir ces avides de pouvoir, cette clique d’incapables ? Nous avons vu, par exemple, de vieux amis distribuer leurs tracts afin d’expliquer que le domaine de Noé allait créer de l’emploi. Etaient-ils eux-mêmes convaincus ? Ou d’autres honnêtes gens, se retrouver à servir ces idéologues de salon, en complétant leurs listes puis à s’en trouver prisonniers. Mais les citoyens sont-ils mûrs pour chercher un autre mode de fonctionnement politique ? La lisibilité de leurs luttes pour le pouvoir semble gêner la caste supérieure puisque Christian Paul et Gaétan Gorce sont intervenus pour faire cesser le pugilat. Eux qui savent très bien changer d’alliés à longueur de temps craignent-ils que les luttes de leurs vassaux ne finissent par lasser ? Ou bien par rendre trop voyante l’ambition qui motive leurs rixes à la veille de rajouter une couche d’élus gérant les Pays ? Le pays des flotteurs âpres au débat, à la moquerie et si besoin est à l’insurrection, a-t-il décidé de se laisser dépérir en supportant encore et encore leurs présences ? Nous souhaitons que la lecture dans le marc de café n’ira pas jusqu’à ce constat et que le ressaisissement soit prochain. A vos plumes citoyens, que ce journal concentre vos réflexions et vos solutions pour l’établissement de la démocratie directe et le grand ménage politique qu’elle exige.

Le Picot.



- Les gestions déséquilibrées au sein de la cité ou des Vaux d’Yonne. (Claude Cogan en 2001 dans le Picot N°1)
“Quand l’argent public est dépensé pour un aménagement sportif, la construction d’une salle de spectacles, l’aménagement d’une bibliothèque ou d’une école de musique, le contribuable moyen a le sentiment que la ville s’est enrichie de services supplémentaires – même s’il y a toujours des voix pour contester le coût. Par contre, quand on commence à remplacer un parc à “bagnoles” ordinaire par un parc à “bagnoles” de luxe, le même contribuable commence à se poser des questions quant au bien fondé de l’opération.”

Aujourd’hui, c’est de la halle de la mairie et de la place du 19 août qu’il s’agit. Sans aucune étude sérieuse des besoins des commerçants sédentaires ou forains, des clients et des riverains, madame Boisorieux a décidé de tout "réhabiliter".Travaux somptuaires qui vont faire disparaître un des derniers grands espaces de la ville intérieure, "redynamisation" du centre qui passe par un accès rendu encore plus difficile aux véhicules des visiteurs, touristes et clients...

- Le bâtiment de la C.C.V.Y. acheté au bord de l’Yonne et revendu moitié prix. (Picot N°1 2001)
“C’est ainsi que tout le débat au Conseil Communautaire s’est concentré sur le choix entre la rénovation d’un bâtiment ancien ou la construction d’un immeuble neuf. Personnellement, ce qui m’étonne le plus c’est que l’on ait besoin de seize bureaux, de deux garages et d’une salle de réunion (que j’imagine grande) pour gérer quelque chose d’aussi modeste que notre Communauté de Communes. Même en comptant sur le ralliement de nouveaux adhérents, même en anticipant la disparition du SIVOM, on peut penser que les employé(e)s n’auront pas à souffrir de la promiscuité. Sauf à considérer qu’une grande partie des bureaux sera réservée aux élus. Y a-t-il besoin d’une salle de réunion ? Dans un périmètre aussi petit, n’était-il pas bon que ce soient les communes qui, alternativement, accueillent les Conseils Communautaires ? De plus, les chiffres qui sont donnés concernent les coûts au mètre carré. Après, il va falloir meubler et équiper l’ensemble. Sûrement pas avec du matériel ou mobilier de récupération. Une petite rallonge sera nécessaire. Ont-ils au moins pensé à la climatisation ? La conclusion de Bernard Bardin est sidérante. D’une part il affirme qu’il sera possible d’agrandir si nécessaire. Cela semble supposer que ce qui est prévu peut s’avérer trop petit. Aurait-on l’intention d’annexer des communes dans les autres cantons ? D’autre part, il fait référence au quartier de Beillant et son ancienne population de flotteurs. Je pense, qu’à l’époque des flotteurs, les élus n’auraient pas eu l’audace de venir les narguer dans leur faubourg avec de tels gouffres à finance. Ils avaient trop peur des picots.”

- Mars 2008 N° 20
“Le bâtiment situé quai de Bethléem acquis pour 116 584 euros par la C.C.V.Y en 2001 est inexploité. Sa vente a été proposée pour 146 150 euros. Texte sobre de la part de nos élus, mais qui a attiré notre attention. Tout le monde se rappelle du scandale de cet achat, par la C.C.V.Y sous la présidence de Bernard Bardin. Bâtiment pour lequel il y avait de si grands projets. Mais les élus n’avaient pas entendu parler des zones Seveso et des inondations possibles de l’Yonne. Encore bravo pour ce sens aigu des bonnes affaires ! (A la condition que les élus arrivent encore à trouver un acquéreur à ce prix-là vu la crise de l’immobilier.)”

En 2011, le Conseil communautaire décide d’acheter 8 hectares situés près de la Bussière, proposés par le département de la Nièvre, "afin d’en faire une décharge de produits inertes". Certes, le prix n’est pas à la hauteur de l’investissement dans la maison du bord de l’Yonne, mais là aussi l’achat est présenté comme la bonne affaire à ne pas manquer avant même de savoir si le site convient à cet usage, si l’accès est possible et simple, s’il n’y a pas des contraintes de protection paysagère ou naturelle.


- La casse du centre de tri depuis l’exclusion du Varne qui l’avait créé avec la réussite que l’on sait, réussite que Bardin et ses alliés rêvaient sans doute de s’attribuer avant de la rendre inopérante afin de la livrer comme une patate chaude aux amoureux de la nature, du recyclage et de l’économie publique que sont les voyous du tri -très- privé.

- Mars 2004 N°9
“A l’époque, le Président Bardin promettait qu’à terme tout ce système permettrait des économies(1) : "l’économie réalisée sera importante. Si on se fonde sur un tonnage annuel de l’ordre de 2 500 tonnes pour notre communauté, l’économie serait de l’ordre de 600 000 F/an."
1 Lettre d’information, complément au bull. n°3 de la CCVY, p.4.


- Et en 2009 N°23
“Ces débats se sont curieusement conclus par un vote à bulletin secret ! Vote qualifié de “bel exemple de courage d’élus qui n’osent pas afficher publiquement leurs convictions“ par la journaliste du JdC ! Résultat du scrutin, 20 voix pour, neuf contre, 4 abstentions... Revenons sur les faits. Lorsque Jean-Michel Forget, nouveau vice-président chargé de l’environnement déclare, “Il faut vivre avec son temps !“
Que doit-on comprendre ? A propos de ces changements, en général ? Et tout particulièrement à propos de la fermeture du centre de tri appelé CRVD (Centre de Récupération et de Valorisation des Déchets) ? Désormais, après le vote “courageux” de nos élus locaux, le tri des déchets recyclables sera assuré par l’entreprise privée SITA, (filiale du groupe SUEZ, l’un des leaders du domaine), dans son centre de tri de Sauvigny-le-Bois, près d’Avallon. Un contrat a dû être signé entre les deux parties. Quelle en est la teneur ? Quels en sont les termes, la durée, les montants ? Personne n’a posé la question et ne se l’est apparemment posée ! Nos élus ont donc entériné une décision prise par qui ? Et pourquoi ? (…) Mais après ? Qu’adviendra-t-il ? “Le loup est entré dans la bergerie“, ou plutôt “SITA est entrée dans la déchetterie“ ce qui revient au même. La SITA se contentera-t-elle d’assurer simplement une prestation de tri ? L’appétit de déchets, marché juteux s’il en est, ne va t-il pas aiguiser sa voracité ? Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Les élus ont une lourde responsabilité dans leur choix concernant la gestion des déchets. Ce n’est pas dans une fuite en avant hasardeuse que le citoyen s’y retrouvera. Plutôt que d’approuver mollement des décisions qui pourraient s’avérer désastreuses, pourquoi ne pas avoir étudié la solution d’une redevance incitative ? Solution beaucoup plus juste, puisque les habitants paient suivant le poids de leurs ordures résiduelles produites.

Aujourd’hui, il n’y a toujours pas moyen de connaître les détails des coûts du traitement des déchets, ni des recettes engendrées par la revente de chaque type de déchet. La redevance spéciale, premier pas vers la facturation de la pollution au pollueur a été refusée à deux reprises par les opposants à Jean-Louis Lebeau, au pouvoir dorénavant. La C.C.V.Y continue de louer, depuis deux ans un camion de collecte, faute de matériel adéquat, aucune ouverture ne s’est faite en direction de la la pesée embarquée ou de l’incitation au compostage à domicile, en individuel ou en collectif. La C.C.V.Y, un temps à la pointe du progrès, est aujourd’hui envasée dans l’archaïsme en matière de déchets.


- A propos des locaux de l’OTSI acheté à Nièvre Habitat dans un bâtiment duquel les Clamecycois ne voulaient pas et qui fut cédé pour le franc symbolique.
“Dans ce cas on comprend aisément que la transparence n’était pas à l’ordre du jour. Nous ne saurons sans doute jamais si nous n’étions qu’une minorité à penser que l’on pouvait faire autre chose que cette reconstruction sans imagination, et donc renvoyer le Petit Marché à son isolement. On va restaurer à grands frais des arcades inutiles que les touristes auront bien peu de chances de découvrir. On va créer deux espaces commerciaux dans une ville où fonds de commerce et pas-de-porte ont bien du mal à trouver des repreneurs. S’il y a un lien entre les loyers qui seront demandés et le coût de l’opération on peut craindre que ces locaux restent vides, à moins que la Collectivité ne décide d’y installer l’Office du Tourisme aux frais du contribuable.”

La plus impardonnable erreur de Bernard Bardin et de Claudine Boisorieux alors première adjointe fut d’imposer la construction de l’immeuble dit des Arcades à l’emplacement du bâtiment du magasin Roland détruit par un incendie. A l’époque, la mobilisation avait été importante contre ce projet (manifestations, collage d’affiches, réunion avec le maire, pétition recueillant plus de 3 000 signatures). Les forces de l’ordre étaient même intervenues, à la demande de la mairie, pour “libérer“ la grue de chantier. Et tout cela pourquoi ? Soi-disant pour aménager des logements (il y avait bien d’autres endroits dans Clamecy), accueillir des commerçants au rez-de-chaussée. Aucun n’a été intéressé. Le maire et ses adjoints ont forcé la main à Jean-Louis Lebeau pour y installer l’Office du Tourisme voyant que les locaux restaient vides. Ouvert toute l’année, l’O.T.S.I dispose de locaux immenses, les frais de fonctionnement sont importants. Et pour quel résultat ? Sans parler de la façade triste et des appuis de fenêtres qui sont rouillés.
L’O.T.S.I est mort en tant qu’association. La gestion de l’entité a été confiée à un administrateur et la C.C.V.Y se trouve condamnée à payer des dizaines de milliers d’euros à Mme Colomba, résultat d’une gestion hasardeuse du personnel pendant des années, sous les trois mandats précédents.
Rappelons que c’est seulement depuis trois ans que cette gestion a été rationalisée sous la conduite d’Yves Duvignaud, maire de Breugnon et vice-président de la Communauté, chargé du personnel (de la C.C.V.Y, pas de l’O.T.S.I !). Le nombre de visiteurs de l’Office s’est effondré si tant est qu’on puisse se fier aux statistiques et les deux employées actuelles ne peuvent se supporter, avec ce que cela implique pour l’accueil des désormais rares touristes qui en franchissent le seuil. Une réussite totale...


- A propos du pays dont le Picot a toujours dit qu’il était le mariage de la carpe et du lapin et qu’on ne perçoit pas son intérêt autrement qu’en plaçant encore et encore des gestionnaires incapables et ruineux.

- Avril 2009 N°23
“Le président de la communauté de communes des Vaux d’Yonne lance des études à tour de bras. Dans le budget voté à la fin mars, les honoraires des cabinets d’études (166 300 euros) représentent la ligne de dépenses qui connaît la plus forte augmentation. (...) Ainsi, pour le projet de territoire dont la signature doit intervenir avant mars 2010 le coût de l’étude s’élève à 80 000 euros. Le cabinet d’études choisi après un appel d’offres devra faire un état des lieux complet. Est-il vraiment nécessaire de passer par un cabinet d’études pour ce genre de mission ?
“Il nous faudra faire un toilettage complet de nos compétences, voir les contours à donner, déterminer un plan d’action, pour arrêter de se marcher sur les pieds“ a-t-il expliqué. D’autre part, 117 500 euros ont été budgétisés pour lancer des études avant d’entreprendre des travaux de rénovation et de réaménagement de l’Ecole de Musique. Leurs objectifs : connaître, fin 2009, le coût des dits travaux.”(…)

Juste un rappel : c’est à la suite du refus de la Commune de Clamecy (maire : Mme Boisorieux) de créer le Centre Intercommunal d’Action Sociale, et à sa demande, qu’une étude a été commanditée sur ce thème. Les mêmes qui reprochaient parfois avec raison la gabegie des dépenses d’étude ont donc contribué largement à ces dépenses pour finir par admettre la création du C.I.A.S, sans compter le manque à gagner important créé par le retard dans la création du C.I.A.S et la dissolution du S.I.V.O.M. Le nombre de délégués clamecycois au Conseil d’administration a été obtenu par la Commune de Clamecy au prix d’un chantage qui a laissé de piètres souvenirs : "on doit avoir 4 (/12) délégués ou alors le C.I.A.S se fera sans nous" n’a pas hésité à affirmer Claudine Boisorieux.


- Et enfin, à propos des luttes picrocholines entre les factions mouvantes de cette armée d’indigents intellectuels.

- Février 2003 N°6
“En matière de démocratie, il faut rappeler que les dirigeants de la Communauté de Communes sont élus de manière tellement indirecte (nommés par les conseils municipaux) qu’en définitive ils ne représentent qu’eux-mêmes et ceci expliquerait pourquoi ils n’ont aucun compte à rendre à quiconque”(…)

- Mars 2004 N°9
“Mais comme on l’a vu lors de la crise ouverte d’avril 2002(4), le Président Bouquet est au-delà de toute critique, ne répond jamais sur le fond, se contente d’ânonner des banalités qui feraient rougir de jalousie un Raffarin. (Pourtant expert en la matière) Quand un des vice-présidents, J.L. Lebeau, prononce un véritable réquisitoire public, dénonçant une absence totale de vision, une gestion "qui n’est qu’un empilement de dépenses.", le haut responsable se contente de répondre "il est difficile de contenter tout le monde"(…)
(4) En mars 2002 le budget communautaire a du mal à être adopté et J.L. Lebeau prononce un réquisitoire contre la politique du président Bouquet qui, plutôt que de répondre, se contente de lui couper la parole (Journal du Centre 05/04/02).

(…) ”La conclusion est forcément cruelle, car nous sommes obligés de résumer l’affaire : la C.C.V.Y semble être un truc antidémocratique et incontrôlable, géré par un président qui n’a l’air de rendre de comptes à personne, qui se contente d’empiler les dépenses, et d’augmenter toutes les taxes, et ce n’est qu’un début ! Là encore, on se demande si les autres élus communautaires sont simplement irresponsables ou sourds, muets et aveugles pour n’avoir jamais rien à dire ?”


- MARS 2008 N°20
“Il s’agit aujourd’hui, plus prosaïquement de la présidence de la Communauté de Communes des Vaux d’Yonne, qui est passée des mains de Guy Bouquet (2001/2008) à celles de Jean-Louis Lebeau, conseiller général, lors de la séance du 09/04/2008. Nous n’évoquerons pas les tractations qui ont dû avoir lieu en coulisses, car Guy Bouquet parut très surpris de constater qu’il lui manquait deux voix pour garder son fauteuil. Guy Bouquet fit alors remarquer : "on aurait d’abord dû demander aux conseillers s’ils veulent 2 autres vice-présidents, avant de changer les statuts. Vous êtes en train de créer de nouvelles vice-présidences mais il ne faut pas surdimensionner notre structure. Vous dites qu’il faut générer des recettes, mais ce sont des charges que vous générez. La fiscalité sera directement concernée. Je vous demande de faire attention. Nous sommes une très petite structure, pas très riche." On n’avait pas connu notre homme aussi lucide et modeste, économe des deniers publics, vu que du temps de sa présidence les taxes n’ont fait que croître année après année ! Mais ce n’est pas tout ! Il a même osé attaquer de front le cumul des mandats opéré par Madame le nouveau maire de Clamecy, ci-devant vice-présidente de la C.C.V.Y et conseillère régionale, sous prétexte que cette dernière réclamait d’avoir une suppléante au bureau communautaire "pour pallier ses nombreuses absences." Plus langue de vipère que jamais, notre homme a considéré publiquement que : "l’économie, l’emploi, les finances… Cela faisait beaucoup pour une seule personne et que les indemnités méritaient de la disponibilité…" Claudine Boisorieux n’a pas souhaité répondre à autant de bassesse, surtout venant d’un maire qui accumule les mandats depuis 1971 et entame son 7è, après 37 ans de règne ! Bien sûr, nous préférons attribuer cette récente intelligence dans les commentaires de Guy Bouquet à une soudaine crise de lucidité, et non pas à la simple amertume de s’être fait piquer son fauteuil de président !”

- Avril 2009 N°23
“Jean-Louis Lebeau a expliqué que “l’objectif était de faire évoluer les contenants et d’améliorer les conditions de collecte pour les personnels qui le demandent et nos concitoyens”. (...) Guy Bouquet avait estimé que “l’on va à l’aventure“. (...)
Unis pour ne pas reconduire Guy Bouquet à la présidence de la C.C.V.Y, Jean-Louis Lebeau devenu président et Claudine Boisorieux, maire de Clamecy, toujours vice-présidente, ne le sont pas restés longtemps. Leurs divergences sont de plus en plus fréquentes.
Dernière en date : à propos du projet de création d’un centre intercommunal d’action sociale qui nécessite la modification des statuts de la C.C.V.Y. Lors du dernier conseil municipal de Clamecy, au cours duquel le conseil a voté contre la modification des statuts, l’opposition socialo-communiste a dénoncé "cette situation inacceptable qui tient à des blocages issus de querelles stériles" et a demandé "que chacun range son orgueil pour un travail constructif. La dignité des familles vaut mieux que les gesticulations politiciennes". La polémique s’est poursuivie quelques jours plus tard. Toujours dans le JdC, le 14 octobre 2009, Jean-Louis Lebeau juge "dommageable" la position de Clamecy sur ce dossier et conclut : "J’ai déjà interpellé la Ville de Clamecy à ce sujet. Sans réponse". Bonjour l’ambiance !”

Belle illustration du déni de démocratie : les délégués communautaires de beaucoup de communes ont démissionné sans consulter les conseils municipaux qui les avaient mandatés. Sans honte, ni vergogne, ils ont demandé ensuite à ces mêmes conseils de les réélire aux mêmes fonctions. Ce qui fut fait : point de citoyens dans ces décisions. Mais la morale est sauve car la mairesse d’Ouagne, Mme Coudret, à égalité de suffrages avec une conseillère d’opposition, a dû lui céder la place au bénéfice de l’âge : qui va à la chasse perd quelquefois sa place ! D’autre part, pour éviter les critiques acerbes du Picot, entre autres, la présidente de la Communauté et ses vices-présidents ont dû consentir une baisse de leurs indemnités, sans aller jusqu’à la situation de la Communauté de Tannay : la Fleur du Nivernais, dans laquelle aucun élu ne reçoit d’indemnité.


Les astrologues, les numérologues, les chiromanciens et les sorcières du Picot ne se sont pas penchés longtemps sur leurs constellations, leurs nombres et mains préférées avant de se prononcer sur l’avenir de la C.C.V.Y. Ni quelques haruspices n’ont éventré aucune volaille pour en extraire les entrailles. Tous ont été d’accord pour prédire que l’avenir de la C.C.V.Y serait sans aucun doute conforme au présent de la commune de Clamecy : immobilisme de tradition et courte vue sans horizon.




C.B.V.Y

La crise qui agitait la C.C.V.Y depuis plusieurs mois aura-t-elle connu son épilogue à la fin août ? Face à la fronde d’élus de plusieurs communes conduites par Claudine Boisorieux, première vice-présidente, Jean-Louis Lebeau, le président, élu en 2008, a jeté l’éponge en démissionnant.

Tous les deux sont d’anciens membres du Parti Socialiste, qu’ils ont quitté à la suite de leur refus d’entériner la candidature (décidée par le P.S) de Régis Bertrand, comme tête de liste aux municipales de Clamecy pour ce qui concerne C. Boisorieux et auparavant comme conseiller général, pour J.L. Lebeau. Claudine Boisorieux, maire de Clamecy, qui fête cette année ses quarante ans de vie politique, préside désormais aux destinées de la C.C.V.Y, la première comcom créée dans la Nièvre en 1992. Elle a été élue par 19 voix face à Dominique Girault (11 voix). Elle est secondée par de vieux routiers de la politique locale, les trois Guy, Wendehenne, Bouquet, ancien président de la C.C.V.Y de 2001 à 2008, détrôné (par deux voix) par Jean-Louis Lebeau en 2008, Bonhomme ancien vice-président sous les présidences de Bernard Bardin et de Guy Bouquet. Les deux autres vice-présidents, Jean-Michel Forget et Jacky Dutarte faisaient partie de l’ancienne équipe dirigeante. Depuis l’élection de la nouvelle présidente qui a en charge l’environnement et les déchets, le conseil communautaire s’est réuni une fois. Claudine Boisorieux n’a pas fait de “déclaration de politique générale“ dans laquelle elle aurait pu annoncer ce qu’elle comptait faire, quelles étaient les nouvelles orientations.

Chronologie d’une crise

Unis tacitement pour ne pas reconduire Guy Bouquet à la présidence de la C.C.V.Y en 2008, Jean-Louis Lebeau, maire de Chevroches, conseiller général, devenu président et Claudine Boisorieux, maire de Clamecy, élue première vice-présidente, chargée de l’économie, ne le sont pas restés longtemps. Peu après, leurs divergences devenaient de plus en plus fréquentes. Dans un article intitulé “Duel à OK Intercommunal” (Le Picot n° 25, octobre 2009) nous en évoquions une portant sur la création d’un centre intercommunal d’action sociale qui nécessitait la modification des statuts de la C.C.V.Y. Le conseil municipal de Clamecy votait contre. A l’époque, l’opposition socialo communiste de Clamecy dénonçait “cette situation inacceptable qui tient à des blocages issus de querelles stériles” et demandait “que chacun range son orgueil pour un travail constructif”.

Le 15 avril 2010 : lors d’un vote à main levée, le budget est adopté grâce à la voix prépondérante du président. 12 élus ont voté pour, 12 dont des représentants de Clamecy ont voté contre, 9 dont Claudine Boisorieux se sont abstenus.

Novembre 2010 : la redevance spéciale sur les déchets devant être payée par les communes, les institutions et les commerçants est rejetée par 19 voix (déjà) 12 pour, 3 abstentions, alors que la proposition ne concernait que quelques organismes, qui avaient pourtant déjà formulé leur accord.
Mai 2011 : le budget est rejeté deux fois.

Le 28 juin : le compte administratif est désapprouvé (16 contre, 11 pour, une abstention)

Le 26 juillet : cinq délégués titulaires et neuf suppléants de Clamecy et de Villiers démissionnent. Ils rappellent “le refus d’adoption du budget 2011, la non approbation du compte administratif 2010.” Ils reprochent au président “son mode de non gestion et de ne rien changer à sa méthode et à sa politique” poursuivant “Nous souhaitons que vous puissiez en tirer enfin les conclusions qui s’imposent à savoir votre démission.” Le budget 2011 est adopté par le préfet de la Nièvre qui a suivi l’avis de la Chambre régionale des comptes. Celle-ci a considéré que le budget permet le fonctionnement normal de la collectivité. Elle invite celle-ci à délibérer en vue de la mise en place de la redevance spéciale sur les déchets.

Fin juillet : 13 autres titulaires dont Claudine Boisorieux, Guy Wendehenne, vice-président et 7 suppléants démissionnent.

Le 31 août : Jean-Louis Lebeau démissionne “dans un souci d’apaisement.”

Le 9 septembre : à Clamecy, réélection des huit délégués démissionnaires dont Claudine Boisorieux, absente lors de la réunion du conseil municipal et Serge Fresneau, membre de la liste d’opposition socialo-communiste. Dans le même temps, les communes d’Armes, Dornecy, Le Ouagne, Surgy, Villiers font de même. Tous les démissionnaires sauf le maire du Ouagne Marie-Christine Coudret sont réélus.

Le 23 septembre : A Rix, Claudine Boisorieux est élue face à Dominique Girault (élu de la liste d’opposition “l’appel de Clamecy pour une démocratie directe”, non démissionnaire) par 19 voix contre 11, trois blancs et un nul. Maintien à la vice-présidence de Guy Wendehenne (qui passe premier vice-président chargé de la famille et de la solidarité), Jean-Michel Forget (maire de Rix, quatrième chargé des ressources humaines, de l’organisation et de la mutualisation), Jacky Dutarte (maire d’Oisy, cinquième chargé de la vie associative). Retour de deux dinosaures de la politique locale : Guy Bouquet (maire de Surgy, deuxième vice-président chargé de l’économie, du tourisme et de la formation) et Guy Bonhomme (maire de Dornecy, troisième chargé des finances et de la programmation budgétaire).

Sit comcom

Réunion du conseil communautaire consacrée à l’élection de la nouvelle équipe dirigeante. Lors du vote pour l’élection du troisième vice-président, la présidente Claudine Boisorieux annonce la victoire de Guy Bouquet qui vient d’être élu deuxième vice-président. En fait, le vainqueur est Guy Bonhomme. Claudine Boisorieux (émue ? tête en l’air ? victime de confusion mentale ?) explique son erreur “ C’est que des Guy ! C’est les mêmes initiales ! ”
Après que les vice-présidents ont été élus, la nouvelle présidente déclare “ J’ai proposé et on a décidé une diminution du taux d’indemnité du président et des vice-présidents ” rappelant que l’indemnité du président était de 1 393,45 euros. Puis, elle s’est lancée dans une explication pas très claire “ Le taux était de 41,25%. Nous avons décidé un abattement de 40%. Il passe à 24,75%.” Quel est le montant de l’indemnité ? Mystère. En revanche, elle annonce celui des indemnités des vice-présidents qui subit une baisse de 10% passant de 562 à 507 euros. Finalement, à la fin de la réunion, Guy Bonhomme demande à la présidente de préciser le montant exact de son indemnité. Elle l’annonce enfin “ Elle s’élève à 840 euros. ”

RESPONSABILITES PARTAGEES

C’était prévisible après des mois de conflits et de fronde contre le président de la C.C.V.Y, Jean-Louis LEBEAU a démissionné. Ce nouvel épisode de Je t’aime moi non plus est donc entré dans sa phase ultime le scénario de la terre brûlée. Claudine BOISORIEUX a repris les rênes. Aujourd’hui chacun accuse LEBEAU de tous les maux, il serait responsable de tous les problèmes que connaît la C.C.V.Y. Inutile de chercher en moi une quelconque défense du président démissionnaire mais je n’aime pas l’injustice et la mémoire sélective de certains élus. Replongeons-nous dans 20 ans de Communauté de Communes. Côté gestion, personne n’a oublié l’achat d’un bâtiment le long de l’Yonne, qui devait abriter le siège de la C.C.V.Y et qui a dû être revendu à perte. Côté matériel, que dire de ces véhicules au G.P.L dont la capacité de ramassage était ridicule mais dont l’entretien coûtait très cher. A l’époque peu d’élus ont monté une fronde contre le président BOUQUET. La raison était que derrière le président il y avait un certain Bernard BARDIN. Alors Jean-Louis LEBEAU a des torts, c’est évident. Le premier et sans doute le plus important est le cumul des mandats. On l’a déjà dit 1 000 fois. Comment un homme peut-il être maire, conseiller général, président d’une Communauté de Communes, président du syndicat mixte d’équipement touristique du canal du Nivernais, président de l’agence de développement touristique de la Nièvre et instituteur… Pendant qu’il était occupé à autre chose, les loups s’organisaient… pour le déstabiliser. Quant aux frondeurs, inutile de leur rappeler le nombre de fois où il leur a été demandé de voter par oui ou par non, et où ils ont préféré s’abstenir. Des élus choisis par le peuple pour ne pas prendre position… On rêve les yeux ouverts. On aurait pu imaginer que l’intérêt collectif pouvait l’emporter sur les intérêts individuels, c’est encore loupé. La région n’est pas assez sinistrée pour que ces élus se battent pour un territoire et non contre un homme ? Quelle belle image de la politique ils font passer. Il y en a beaucoup qui souhaitent re-re-refaire un mandat après cette débâcle. C’est bien la preuve que le ridicule ne tue pas !!!

S.L.






Désolé, on n’en a qu’une...

Sur la crise à la C.C.V.Y, nous avions projeté d’interviewer les deux principaux protagonistes. Seul Jean-Louis Lebeau accepte de répondre, Claudine Boisorieux a refusé de s’exprimer.

Le Picot - Lors de votre élection en 2008, vous vous êtes allié à Claudine Boisorieux pour battre Guy Bouquet le président sortant. Peut-on parler de “pacte” ?

J-L. Lebeau - J’ai annoncé à Claudine (première vice -présidente sortante) que je souhaitais être candidat. Elle ne s’est pas opposée à cette décision. Mais il n’y a pas eu de “pacte”.

Le Picot - Une de vos principales actions à la tête de la C.C.C.Y a été la suppression du centre de tri et donc le transfert au privé et l’abandon des caissettes et leur remplacement par des sacs pour la collecte des déchets recyclables (sauf le verre). N’était-ce pas une erreur ?

J-L. L. - Le secteur déchets était une “usine à gaz”. Le gyro tri dont il n’existait qu’un seul autre type d’équipement semblable en France, sur l’île de la Réunion n’était plus aux normes. Il était à bout techniquement et sa mise en œuvre très coûteuse. Les conditions de travail pour les personnels, des contrats aidés, n’étaient pas satisfaisantes. De même pour ceux chargés de la collecte. De plus, le personnel encadrant, pour le tri, n’était pas formé pour faire de l’insertion sociale. L’insertion devrait se faire ailleurs comme dans le chantier d’insertion. L’effectif total était de 16 emplois permanents et de 4 à 6 emplois aidés. Nous n’avons pas remplacé deux départs. En revanche, nous avons affecté un troisième poste à la déchèterie. Je pense que l’on peut encore réduire le nombre d’employés dans le secteur déchets si l’on optimise le fonctionnement et les affecter à d’autres tâches. On peut encore rationaliser la collecte des résiduels sur Clamecy hors centre ville et dans ses hameaux en ne passant qu’une fois par semaine. Les délégués de la liste majoritaire de Clamecy étaient toujours opposés à la modification des collectes. La prestation doit être identique sur le territoire, si une commune veut une prestation supplémentaire, elle doit payer plus. Pour la collecte du verre, le porte à porte devait être supprimé. Le nouveau système n’est toujours pas en place. D’autre part, le coût de la déchèterie est deux fois supérieur à celle de Cosne par exemple. Je voulais faire une étude sur une déchèterie de deuxième génération. Je pense que l’on peut encore mieux maîtriser les dépenses dans ce secteur tout en améliorant notre politique environnementale et son efficacité. Dans le secteur public, je préfère de l’emploi dans l’éducatif, dans le social.

Le Picot - Donc pour vous tous ces changements, ces modifications, pas compris par bon nombre d’usagers, sont un succès ?

J-L. L. - Avec l’abandon des caissettes, on a augmenté le tri. Le tonnage des résiduels a été diminué par deux. Mais les dépenses continuent d’augmenter tels la TGAP (Taxe générale sur les activités polluantes) et le fuel pour les camions. Il n’est pas normal que nous soyons la seule collectivité à fournir gratuitement des sacs pour les bio déchets. Le coût est de 42 000 euros, celui des autres sacs est de 24 000 euros. Il faut encore faire de la pédagogie, je voulais mettre en place des comités d’usagers.

Le Picot - Et la redevance spéciale sur les déchets ?

J-L. L. - J’ai dû faire face à l’opposition systématique notamment de Clamecy.

Le Picot - Et la pesée embarquée qui serait incitative et plus juste ?

J-L. L. - C’est un outil parmi d’autres. Il y a eu des problèmes à Coulanges-la -Vineuse.

Le Picot - Dans ces colonnes, nous vous avions reproché à plusieurs reprises d’être le champion des études.

J-L. L. - J’avais demandé une étude de 6 000 euros pour la création du CIAS. (Centre communal d’action sociale) Clamecy a demandé une étude complémentaire de 50 000 euros qui n’était pas subventionnée. Elle n’a pas été utilisée. Celle pour le projet de territoire était subventionnée à près de 70%.

Le Picot - Vos adversaires vous reprochent votre gestion, votre méthode ?

J-L. L. - J’ai fait des propositions claires. J’ai essayé de faire un projet éducatif local. Je n’y suis jamais arrivé. Dans plusieurs domaines, je n’ai pas pu faire ce que je voulais. Ainsi, dans le secteur déchets, deux communes ont refusé de participer aux commissions. Je voulais créer une recyclerie et une ressourcerie, il n’y a pas eu de réflexion. Quelle est la richesse de ce territoire, il n’y a jamais eu débat. Sur le tourisme, comme dans d’autres sujets on manque de collégialité.

Le Picot - Alors pourquoi n’avoir pas démissionné plus tôt ?

J-L. L. - Je savais qu’il allait y avoir des démissions collectives. J’ai fait le choix de ne pas démissionner. C’était à mes adversaires d’aller au bout de leur raisonnement.

Le Picot - Face à cette crise entre deux protagonistes de gauche, il a du y avoir des tentatives de conciliation de la part des ténors du P.S (dont l’un et l’autre étiez membres) ?

J-L. L. - Oui, de la part de Christian Paul et de Patrice Joly, président du Conseil général.

Le Picot - Que comptez vous faire ?

J-L. L. - Il faut réintroduire fortement du débat sur ce territoire, notamment dans sa version noble, lui donner des perspectives autour d’une cohésion sociale partagée. Nous subissons une crise économique et sociale sans précédent qui touche nos concitoyens. Nous devons être, en priorité, proches de leurs problèmes telle est ma conviction et tel est mon engagement.