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ANNÉE 2012

N°32, N°33

samedi 6 avril 2013, par Le Picot




AVRIL 2012 (N°32)




Marché crève !

Dans le bulletin municipal on peut lire : “ Les piétons qui arriveront par l’escalier de la Vieille-Rome pourront admirer la façade de l’édifice (la collégiale) sans que ce beau spectacle soit gâché par la présence de voitures. “ Restera-t-il beaucoup de monde pour monter les marches qui ne sont déjà pas tellement pratiquées ? Depuis la création des zones bleues, les touristes cherchent une place en ville pour se garer. Qui n’en a pas croisé, désorientés parce qu’ils n’ont pas de disque et ce d’autant plus qu’ils ne viennent pas pour rester une heure. Quant aux Clamecycois, ils désertent progressivement la ville pour cause d’impôts locaux et le centre pour cause de stationnement.


Les travaux du marché

Bulletin municipal et information

Toujours dans le même bulletin, on nous parle de “ concertation ”. Cette concertation n’a eu lieu qu’avec la commission des marchés, qui est obligatoire et ne représente que les commerçants. Il n’y a eu aucune concertation avec l’association AUCAP qui représente aussi les usagers et il n’a pas été du tout tenu compte de son rapport transmis au maire et conseillers municipaux.

De qui se moque-t-on ?

Lors de la réunion de présentation du projet en septembre 2011 à laquelle étaient conviés les commerçants sédentaires ou non, mais pas l’AUCAP, à la surprise des organisateurs, nous avons voulu débattre du problème de stationnement, vital pour le marché et l’animation du centre ville. Sur le projet d’aménagement extérieur présenté figuraient des places de stationnement sur la place de la mairie et on nous annonçait qu’il y en aurait deux de moins qu’avant le réaménagement, c’est à dire 24 ou 25. Au vu des travaux, l’esplanade devant la mairie a été agrandie, et si on retire la surface nécessaire à la circulation des véhicules en bas, allant de la place Saint-Jean à la rue du Vieux-Château, il ne reste aucune place, sachant que le parvis de la collégiale sera interdit au stationnement. Les jours de marché, il ne sera plus possible de se garer que le long de la collégiale. De plus, les commerçants avaient obtenu à cette réunion que les emplacements préexistants de stationnement de leurs camions soient conservés pour des raisons pratiques et fonctionnelles, mais cela est remis en cause. Comme à chaque aménagement urbain à Clamecy des places de stationnement disparaissent ! La zone bleue destinée à les compenser par des rotations fait plutôt fuir les clients. Le marché est en péril faute de stationnement proche, il n’y a qu’un aller-retour de la navette dans la matinée du marché sans autres transports en commun, et la ville haute n’est animée que les jours du marché. Et toute cette opération est financée pour dynamiser le commerce en centre ville !

Le plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé prévoyait une terrasse devant la mairie jusqu’à la limite des murs de l’ancien château, dont le tracé n’est pas respecté par les travaux actuels. Cet emplacement se justifiait alors par la restitution du volume originel de la place et cette terrasse devait être complétée par un parking de 65 places sous la terrasse et la mairie. Ces travaux auraient coûté sans doute autant que ceux réalisés actuellement, mais avaient un intérêt historique et auraient vraiment facilité la “dynamisation“ du centre ville.


Sylvie Bretaudeau.
Présidente de l’Association des Usagers, Commerçants, Artisans, Producteurs du marché de Clamecy.






Dans son Bocal, Anatole fait des Bulles.

De la part d’Anatole, Celui du bocal, là-haut...



Mesdames, Messieurs, Monsieur Aris Atamian,
responsable de l’agence Fernier et associés.


Dommage vraiment, à la lecture de “Vivre à Clamecy”, que vos pas ne vous aient pas guidés vers la halle de Clamecy, d’où du haut de mon bocal, je ne vous ai que très rarement vu les jours de marché toutes ces dernières années. Vous pourrez bien imaginer, que limité à ce stupide bocal rond qui m’héberge, jamais je ne loupe la régalade que constitue pour moi la matinée du samedi.
A titre anecdotique, vu mon grand âge, l’aspect de la halle originelle avec vue sur la rue de la Halle n’a pas grand chose à voir avec la ”vue 3D” que le journal de la commune présente depuis vos interprétations informatiques. Mon œil exercé de poisson rouge me permet de vous certifier que la rue de la Halle n’a jamais été aussi large. Elle pourrait l’être plus cependant. Il suffirait que vous fassiez sauter le laboratoire Champion et les autres “bicoques” alentour.
Par ailleurs, cette protubérance ferreuse qui semble s’avancer sur la rue de la Halle, ne sera pas aussi fréquentée que sur votre jolie “vue”, d’après ma vieille expérience. Du haut de ce bocal, je vous le certifie, jamais chaland ne s’est attardé en cet endroit. Sombre, venteuse et gelée en hiver, elle devient brûlante en été. La “vue” que vous proposez semble caractéristique de ce qui peut émaner de l’informatique. Elle est totalement étrangère aux mœurs spéciales de ceux que l’on nomme les êtres humains.
L’article que vous proposez parle encore de l’éclairage. Quoi ! Vous qui vous référez à “l’original”, vous supprimez ces luminaires suspendus qui miroitaient doucement contre les parois de mon bocal pour des “fuseau lumineux suspendu”(fautes comprises). l’Intelligence Artificielle ne connaît visiblement pas les artifices de la langue. Les mises aux normes du marché pour les personnes à mobilité réduite de toutes sortes (poussettes, fauteuils, etc.) sont une “pure blague”, du haut de mon “illustre perchoir”, combien de fauteuils roulants, de poussettes, de caddies ai-je vu franchir allègrement le “plancher” de la halle en empruntant une simple rampe d’acier apportée par un des camelots. Son prix, je ne le connais pas, je suis un simple poisson rouge.
Vous ne savez sans doute pas, Monsieur Atamian, amoureux de cette halle lorsqu’elle est vide, que les samedis matins lorsque la saison s’y prête (chaleur, vent ou grands froids), les usagers eux-mêmes referment après leur passage les portes de la halle, pour en protéger l’atmosphère. Moi, du haut de ce bocal tout rond, pour pas un rond, je le sais. Un “bijou” dites vous. Oui, c’est sans doute un bijou que vous pourrez offrir à l’être cher le jour du versement de vos honoraires. Car bien que poisson, j’ai la passion de la lecture.
Ah !! une seule petite demi-journée (de rien du tout) dans une longue semaine de 7 jours !! Pour des petits camelots de rien du tout !! Pour des individus à deux pattes pris dans leurs mesquines petites activités !!! Quel dommage !!! Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber, nimbés dans la lumière des fuseaux suspendus... Ça aurait quand même un autre jus... Vos petits bals y feraient tellement honneur. N’est-ce pas ? Dansons, dansons, dansons en rond. Toutes les incantations et les psalmodies seront bien utiles pour sauver Clamecy de l’uniformisation et de l’hygiénisme stérilisateur.

Anatole.






Comment Clamecy a failli retrouver son passé gallo-romain

Tragédie en cinq actes et trois tableaux.

- Acte I - Samedi 28 janvier, au marché. Un copain du VARNE me signale que les travaux de confortement de la place de la mairie ont mis à jour un chapiteau de colonne.
- Acte II - Même jour, salle polyvalente. Deux adjoints confirment et précisent. Je leur raconte l’histoire qu’on lira ensuite.
- Acte III - Même jour, rue du Vieux-Château. Je constate que cette pierre dépasse de la berme au revers d’un solin déjà ferraillé.
- Acte IV - Même jour, salle polyvalente. J’avertis les deux adjoints et Mme le Maire qu’il s’agit probablement d’un entablement et non d’une base, qu’il y a 80% de chances que ce soit gallo-romain, que j’ai déjà trouvé une tuile à rebord devant la mairie au siècle dernier, et, bref, qu’il faudrait donner un petit coup de godet pour dégager ce morceau de colonne et le déposer en lieu sûr pour mieux l’étudier. J’avertis aussi le SRA1 de Dijon par mail.
- Acte V - Mardi matin, rue du Vieux-Château. J’ai pris un seau, une truelle, une brosse et un casque de chantier. Un beau béton encore humide recouvre le solin précédent et la colonne avec… à moins qu’un inconnu l’ait enlevée avant, auquel cas il pourrait se manifester s’il lit Le Picot.

Entendons-nous bien : je ne suis pas de ceux qui crient au loup dès qu’apparaît un vestige archéologique, qui bloquent les chantiers pendant des jours pour élargir les trous, rebaptisés sondages. Combien de propriétaires sont venus me voir avec des objets qu’ils avaient récupérés en creusant une piscine ou autre, à Entrains en particulier ! À Entrains, il n’est nul besoin d’ajouter dix tessons pour confirmer tout ce qu’on y a déjà trouvé. À Clamecy ou à Varzy, c’est tout différent.
Il y a déjà le mur du château par-dessus, donc cela ne bougera pas pendant des siècles. Mais on aurait pu connaître un objet d’étude… d’autant qu’au même moment des archéologues de l’INRAP2 opéraient, justement, à Entrains. Ils auraient pu prendre une demi-heure pour effectuer le prélèvement. Y a-t-il une communication entre le SRA et l’INRAP ?
Tout cela est d’autant plus lamentable qu’un dogme veut que Clamecy n’ait pas d’existence gallo-romaine ; un élément monumental aurait prouvé le contraire et confirmé les déductions de feue Vaux d’Yonne Archéologie que je résume ci-dessous.
Pour le commandant Surugue, dans son Histoire de Clamecy et (surtout) de l’évêché de Bethléem, la ville n’existe pas avant le VIIe siècle où elle prend le nom d’un supposé curé Clementius. Et pour Ruby, qui faisait encore autorité à la Scientifique voici trente ans, LA voie d’Entrains à Autun (rien moins !) par Brèves aurait contourné la ville par l’ouest et le sud (Sembrèves, Vanne du Gour ou la Galette, Beaugy). Une voie romaine en plaine marécageuse, traversant le Sauzay et le Beuvron dont on connaît les crues, pourquoi pas ?
Mais cette voie, nous l’avons suivie d’Entrains à Billy, où elle sert de limite de communes à Fondelin ; à Laré, où l’on a trouvé des monnaies ; à Paroy et au Chaumont, où nous l’avons fouillée en 1987 ; et au-dessus de Moulot jusqu’à la Croix des Récollets et à la rue du même nom. Impasse des Récollets a été trouvée une jolie stèle funéraire (visible dans un mur), qui prouve, selon la coutume d’installer les nécropoles le long des route à la sortie des villes, qu’elle passait bien par là pour traverser le Beuvron, où (renseignement oral difficile à vérifier) des piles de pont auraient été vues une vingtaine de mètres au nord du pont actuel : donc entre la rue des Granges et l’avenue Wilson.
Il est difficile, dès lors, de ne pas comprendre les escaliers de Vieille-Rome comme une déformation de “ voie romaine “ et le Grand Marché comme une chaussée qui menait au bois du Marché, précisément, où elle est bien visible jusque vers le château de Cuncy, où elle doit traverser l’Yonne en direction non de Brèves, mais de Metz-le-Comte. On voit la levée en bordure est du bois du Dixième, où se trouvait l’octroi médiéval.
Le trésor monétaire anciennement trouvé rue du Grenier à Sel, qui serait au Cabinet des Médailles, et les “ médailles “ romaines trouvées par “ le jeune Marchand “ en Sembert, en 1996, ne confirment pas grand-chose, car en période de troubles on enfouissait ses biens un peu n’importe où… mais pas loin des habitations, comme l’indique le dépôt de 271 trouvé jadis à Oisy, au lieudit la Croisillotte, à côté d’une autre voie supposée romaine.
L’intérêt d’un pareil vestige aurait été de montrer qu’existait sur la butte, à l’emplacement de la mairie, un ensemble monumental qui pouvait être aussi bien une riche villa privée (pourquoi pas de Clementius, ou plutôt de Clemens pour respecter le latin ?) qu’un centre urbain, un forum, une basilique.
Des découvertes fortuites indiquent que Varzy fut un bourg important, avec peut-être un théâtre, mais les autorités dijonnaises ont traité de fou celui qui en avait proposé l’hypothèse ; ce théâtre supposé est au lieu-dit les Arènes (aujourd’hui Haleines), comme à Reims où un théâtre est reconnu rue du Mont d’Arène. Cela se tient, et le bruit courait voici vingt ans que quelqu’un y aurait déterré un bout de mur de moellons, non loin du silo.
Mais, dans les années 80-90, Entrains et Compierre se disputaient les 9/10e des subventions départementales, pour des fouilles inutiles, une exposition d’été ou du gardiennage, sans aucune avancée scientifique. En conséquence, il n’y avait plus de fonds pour Clamecy, pour Varzy, ni même pour Nevers qui finit par avoir un archéologue municipal.
J’ai déjà dénoncé dans Le Picot le gâchis de Chevroches, autre preuve d’une archéologie ministérielle à courte vue, qui gaspille pour quelques sites visibles et n’a plus un fifrelin pour les bénévoles qui, eux, connaissent le terrain.
De mon temps, voici dix ans, on pouvait parler à un conducteur de travaux sans avoir un huissier devant et un avocat derrière.

Ci-dessous la réaction du SRA (courriel du 21/02) :
« Cher Richard,
Je n’ai pas pu suivre en direct les derniers développements de ce dossier, bien qu’ayant participé à une réunion de chantier sur place, le 12 janvier dernier.
L’accord obtenu alors avec le maître d’ouvrage ne concernait que la conservation des vestiges du château. Le chapiteau, inattendu et mis au jour par la suite, doit être considéré comme une découverte fortuite. Depuis, nous n’avons eu ni le temps, ni les moyens, de diligenter une enquête pour savoir qui est fautif dans sa disparition prématurée : la mairie, Nièvre Aménagement, l’entreprise, un ouvrier lambda...
Cette disparition est fort regrettable, j’en conviens, mais il aurait fallu être sur place pour réagir vite et de manière appropriée. Mon collègue Franck Faucher devait passer à Clamecy, aujourd’hui même pour, entre autres, visualiser l’état actuel des travaux devant la collégiale, dans le cadre d’une tournée Monuments Historiques. Dommage qu’il n’ait pas pu s’arrêter pour jeter un oeil dans le trou de la route d’Entrains1. Note bien que dans ce second cas, comme dans le précédent, nous sommes en potentielle "découverte fortuite", avec une marge de manoeuvre juridique très étroite et malaisée. J’ai fait suivre ton information aux collègues susceptibles de passer par là. L’INRAP, quand bien même ils interviendraient dans la parcelle d’à côté, n’a aucune autorité pour intervenir en quoi que ce soit, sauf à risquer de se retrouver au centre d’un imbroglio juridique ! Eh, oui, le cadre réglementaire n’est plus ce qu’il était et a peu de chance d’y revenir un jour : o tempora, o mores !
Amicales salutations, »


1- Le site auquel fait allusion mon correspondant est un autre que je lui ai signalé à la Galette, où deux pelleteuses ont creusé vers le 15 février, où, en 1974, avaient été trouvés quelques éléments galllo-romains intéressants.



Richard Adam.



1- SRA : Service Régional de l’Archéologie - dépendant de la DRAC donc du ministère de la Culture (et des paillettes).
2- INRAP : Institut National de Recherches Archéologiques Préventives - celui qui peut bloquer des chantiers à condition d’agir en amont (voir Chevroches).




DEMOGRAPHIE

CLAMECY A PERDU 1 046 HABITANTS EN 20 ANS

L’I.N.S.E.E (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques) vient de publier les chiffres de la population légale 2009 entrant en vigueur au 1er janvier 2012.

Le déclin démographique de la Nièvre se poursuit. Elle a perdu près de 5 000 habitants en dix ans passant de 225 198 à 220 119 habitants (moins 2,29%). Le solde naturel (la différence entre les naissances et les décès) est négatif (0,3%). Le solde migratoire bien que positif ne parvient pas à enrayer le déclin démographique. Elle est la seule des quatre départements bourguignons à voir sa population baisser. Celle de la Bourgogne a augmenté de 1,99% passant de 1 610 407 habitants à 1 642 440. Au plan national, la Nièvre est le 4è département à perdre le plus d’habitants derrière la Haute Marne, la Guadeloupe, les Ardennes. Elle occupe la 12è place des départements les moins peuplés.
Le canton de Clamecy qui compte 14 communes (les 13 qui appartiennent à la communauté de communes plus Pousseaux) n’échappe pas à cette tendance. Il a perdu 561 habitants en dix ans, 876 en 20 ans. Sa population passe sous la barre des 8 000 habitants. Il en compte 7 986 contre 8 547 en 1999 et 8 852 en 1990. Une baisse qui est due notamment à celle que l’on constate pour Clamecy. En effet, si on ne comptabilise pas la population de Clamecy, la baisse n’est que de 3 habitants depuis 99 (3 748 en 2009 contre 3 751 en 99). Sa population avait même augmenté entre 90 et 99, passant de 3 558 à 3 751. L’une des principales raisons de cette situation, des impôts locaux moins élevés dans les communes périphériques qu’à Clamecy. Parmi les communes qui ont vu leur population augmenter constamment depuis 90, on trouve Villiers-sur-Yonne, Armes, Billy-sur-Oisy, Chevroches, Surgy. Ouagne qui avait vu sa population légèrement progresser entre 90 et 99 enregistre une forte baisse depuis 99 (moins 45). Breugnon, après une baisse, enregistre une légère progression.
Depuis 1990, la cité des Flotteurs a perdu plus de 1 000 habitants. Une baisse qui s’accentue (moins 478 entre 90 et 99 et moins 568 entre 99 et 2009). Clamecy compte donc 4 238 habitants contre 4 806 en 99 et 5 284 en 90. Avant d’envisager, comme l’avait fait Claudine Boisorieux dans son programme pour les municipales, que la population clamecycoise atteigne les 6 000 habitants en 2015, les élus devraient agir pour stabiliser le nombre actuel. Une tâche ardue, les prévisionnistes de l’I.N.S.E.E. prévoient une poursuite de la baisse de la population nivernaise. Celle-ci devrait se chiffrer à 215 000 habitants en 2040.
Au niveau de l’arrondissement, deux chefs-lieux de canton voient leur population baisser depuis 20 ans ; ainsi, à Corbigny elle passe de 1 802 habitants à 1 632 ; à Lormes, de 1 464 à 1 361. Brinon, Tannay et Varzy, après avoir enregistré des baisses entre 90 et 99, voient leur population augmenter. Pour Brinon (259, 211, 219), Tannay (667, 584, 619), Varzy (1 454, 1 302, 1 329). Toutes les villes nivernaises de plus de 5 000 habitants connaissent une baisse constante depuis 90. A Nevers, la population passe de 41 939 habitants à 37 470. A Varennes-Vauzelles (de 10 602 à 9 475), Decize (de 6 876 à 5 792). La Charité (de 5 626 à 5 203). Fourchambault (de 5 037 à 4 658).

Michel Melka.






Beyant

Clamecy, terre de contraste.

Si le centre ancien de Clamecy (place de la Mairie et rue du Grand Marché) fait l’objet de travaux somptueux et coûteux, le quartier des flotteurs dit de Beyant, tout autant historique est de plus en plus à l’abandon. Une dizaine de maisons acquises par la ville au fil des ans tombent en ruine et donnent une image peu reluisante de l’une des principales entrées de la ville. En novembre 2006, un projet de réhabilitation du faubourg de Bétlhéem qualifié de grandiose, présenté par Régis Bertrand, maire adjoint chargé des travaux, avait été adopté à l’unanimité par la municipalité dirigée par B. Bardin. Depuis celle présidée par C. Boisorieux semble avoir tiré un trait sur ce projet (voir Picot 26). Quel est donc l’avenir de ce quartier ?




Clamecy, t’es médiévale !

Bernard Bardin l’avait rêvé. Claudine Boisorieux l’a réalisé. Définitivement !

Après une longue itinérance à travers le temps, de l’âge artisanal à l’ère industrielle, des manouvriers aux machines agricoles surperfectionnées, des disettes au temps du gaspillage, Clamecy revient enfin au Moyen-Age. La " cité médiévale ", expression pompeuse qui faisait sourire ceux qui avaient eu la chance de visiter Troyes ou même simplement le centre d’Auxerre, est en passe de sortir de terre. Au centre de la ville, le Château, protégé des manants par une nouvelle et impressionnante muraille de béton... armé et dont l’attaque frontale est rendue beaucoup plus difficile grâce à la présence d’un escalier très large, assez élevé et aux marches suffisamment étroites pour couper l’élan de quelque groupe aussi hostile qu’il soit. Sur cette structure pyramidale : cour du bas, cour du haut, perron de la mairie surmonté du balcon du pouvoir, règne désormais la Comtesse, pas tout à fait Mahaut de Courtenay, sauf par la longévité aux affaires et l’intransigeance aux débats. Maîtresse de la commune, elle l’est aussi devenue d’un vaste territoire, rassemblant derrière son étendard une poignée de hobereaux timorés. Elle gère la seigneurie et les fiefs d’une main de fer. D’aucuns prétendent qu’en fait c’est le grand chambellan qui tient tout. Il est certes bien difficile de les contredire ; le nombre de décisions récentes de la communauté de communes auxquelles il a été " associé " semble leur donner raison : mise en régie directe de l’Office du tourisme, éviction d’une des deux employées puis réaffectation de celle-ci au Centre Intercommunal d’Action Sociale, recrutement de deux animateurs économiques, sans compter celles qu’on ne peut révéler sous peine de mettre en péril les informateurs. Madame Boisorieux elle-même, au cours du Conseil municipal du 8 mars 2012, a confirmé ses interventions tout en affirmant qu’elles étaient " bénévoles ".
La Comtesse exerce aussi une mutualisation tout à fait médiévale." Ce qui est bon pour la commune est bon pour la communauté de communes, ce qui est bon pour la communauté de communes est bon pour la commune " a-t-elle déclaré le même soir. Elle a juste oublié que le fonctionnement mutualiste dont elle se réclame tant est tout sauf vassalique. La prise de décision doit s’opérer d’égal à égal, tous au même niveau, après avoir pesé les avantages et les inconvénients pour chacun et pour la communauté. Au lieu de cela, les conseils communautaires, comme nous l’avions prédit lors de l’élection du président, sont les répliques exactes des conseils municipaux de Clamecy : une parole centrale, unique, le plus souvent tranchante et péremptoire, qui a tôt fait de clore tout éventuel débat entre les vice-présidents, manifestement considérés comme inaptes à l’argumentation, et de rares questionneurs d’évidences. Tantôt " on verra plus tard ! ", tantôt " il faut se dépêcher de faire cela, on ne va pas attendre 2020 ! "
Ainsi le centre de Clamecy redeviendra ce qu’il était au Moyen-Age, la collégiale et le château, cernés de pavés qui seront les substituts des pierres tombales ou des stèles d’antan, sur une place morte où nul autobus de touristes ne pourra stationner, nécropole des mutations irréfléchies, mausolée glacial où reposeront pour des siècles les dépouilles de l’intelligence urbaniste et de l’aménagement concerté.

Dominique Girault.






Courrier d’outre tombe

Il y a bien longtemps que l’on m’avait oublié, ce qui n’était pas pour me déplaire, en haut du Grand Marché d’où je voyais les générations succéder aux générations et de temps à autre une tête ou une voix me rappelant l’un de mes vieux amis avec qui nous aimions tant rire des puissants et des calotins.

Le dos à la pharmacie j’étais idéalement placé pour que de ma chère ville je puisse tout saisir, tout voir et tout entendre. Les vents tournoyants entre les deux marchés, la ruelle de la Tour-Lourdeau et la descente de la Butte me rapportaient les murmures de la ville et parfois les clameurs quand la joie succédait aux périodes sombres de notre histoire ou que la révolte grondait. Année après année j’ai vu naître et mourir tant de Clamecycois qui remontaient le Grand Marché que j’ai parfois de la peine à me souvenir de tous. Mais je garde quelques secrets de regards croisés entre amoureux que je revoyais par la suite, accompagnés de cris d’enfants ou de petits-enfants. Ceux-ci vinrent longtemps s’abreuver à la fontaine placée à mes pieds et l’endroit s’il était froid l’hiver était particulièrement agréable l’été en raison de son exposition au nord et de l’ombre fraîche qui m’environnait. Les murmures d’eau s’étaient tus depuis que la fontaine avait gelé mais de fait j’entendais avec plus de netteté les bruits de la ville. Je savais presque tout de ce que l’on dit ou de la colère de ses habitants qui peinent tellement à faire entendre leurs voix. Sans doute vous souvenez vous de la lutte contre la reconstruction de la maison Roland là où les Clamecycois voyaient l’urgence de réfléchir avant de faire une sottise. Et l’idée d’une place ouvrant les deux marchés n’était pas pour me déplaire. La lumière chaude des fins d’après-midi ensoleillait la terrasse de Mon Oncle Benjamin et du coup on pouvait se prélasser plus longtemps et rire davantage. Je ne pouvais pas joindre ma voix à la leur, mais l’ouverture de l’espace et la perspective dont je jouissais déjà me réjouissaient. Le bâtiment fut construit en dépit de la volonté des citoyens et sa laideur a gagné un aspect de place militaire avec l’adjonction d’une couverture en zinc de l’élégance d’un blockhaus. Ces derniers temps, les araignées ont commencé à s’installer sur le crépi comme c’est le cas de ces enduits désastreux qui remplacent pauvrement la chaux apportant un peu de fantaisie à l’austérité de l’ensemble. Nous avons assisté au grand chambardement de notre place et par à-coups successifs, les monstres mécaniques ont envahi et dévasté le Grand Marché. L’amour de l’urbanisme chichiteux et zigzagant semble l’avoir définitivement emporté sur la ligne et la perspective. Cela m’épuisait la vue et j’attendais d’assister aux finitions quand dans un élan incompréhensible, alors que je pensais faire pour longtemps partie du lieu, on est venu me déboulonner. Depuis, je suis coupé de tout. Les ouvriers qui s’occupent de moi, me traitent bien mais les informations sont rares, et je ne sais pas vraiment si la rumeur selon laquelle on va me remettre en place après avoir fait glisser mon perchoir de treize mètres et quelques est réelle. J’ai également entendu que le prix avancé de 150 000 euros semble dément, comme laisse incrédule le motif que ce serait pour gagner deux places de parking quand on en supprime plusieurs dizaines. Cette histoire de parking ne me regarde pas et ce que l’homme laisse défaire par plus néfaste que lui, il peut toujours le refaire pour quelque argent, s’il en a. Un bruit par contre me chauffe d’avantage les oreilles, il se serait agit de m’aligner sur le clocher. Au nom de quel concept ? Pour me rapprocher de l’église ? Veut-on me faire une messe ? L’installation de Pessoa à la terrasse d’un bistrot lisboète me semble mieux appropriée. Certains semblent avoir lu ceux qu’ils déplacent. Dans ce même élan, et tant qu’à faire, pourquoi ne m’a t-on pas installé à la terrasse de Mon oncle Benjamin et plutôt si possible le dos à l’église. J’aurais mieux compris la perte de la perspective et des sons provenant des ruelles qui m’environnaient.

Transmis au Picot par un certain Claude Tillier.




-  Réponse du Picot :
Cher Monsieur, nous avons pris note et pour vous présenter nos excuses en lieu et place des andouillettes qui nous gouvernent, nous demandons votre réinstallation sur roulettes et vous invitons chez Benjamin.


OCTOBRE 2012 (N°33)




Tout ça pour ça ?

Après des mois de travaux, les Clamecycois (et les autres) ont pu découvrir le formidable aménagement de ce qui s’appellera bientôt le carrefour Boisorieux, entre Romain Rolland (prix Nobel de littérature et lycée d’en haut) et Giroud de Villette (passager de la première bulle de papier gonflée d’air chaud et collège d’en bas).

Ah, mesdames et messieurs les riverains, affolés par le bruit éventuel des remorques brinquebalantes et des freinages stridents, vous alliez voir comment la dite Boisorieux allait anéantir tout risque d’accident dans ce secteur périlleux ! Elle disait même qu’elle préférait de loin cette gêne riveraine à la mort d’un enfant. Un peu de pathos ne nuit pas et couvre de façon bienvenue l’absence de discussion. [Il est vrai qu’elle était déjà conseillère municipale depuis 4 ans en 1975 (date d’inauguration du lycée) et que ces près de quarante années d’angoisses nocturnes et d’insomnies risquaient fort de finir par altérer son caractère aimable et primesautier.]
Voyons le résultat - des plus mirifiques - élaboré sans doute par des concepteurs issus de la même académie que ceux du virage devant l’école Claude Tillier (passage simultané d’un bus et d’une automobile impossible, pour mémoire) et de l’espiègle pente près de l’escalier de la place de la mairie (déjà une voiture faisant le poirier). Si ce ne sont pas les mêmes, avouons que la compétition est rude et qu’élire l’aménagement du siècle à Clamecy sera tâche difficile, avec d’aussi géniaux inventeurs de chausse-trapes au quotidien.
Tout commence à hauteur de la rue du Port (celle qui mène à la plage) où l’idée d’une prédirection matérialisée par une série de voies et de “haricots”, qui donnait pourtant toute satisfaction en fluidifiant le passage, grâce à ses deux voies montantes et ses deux voies descendantes, a été balayée par celle d’un trottoir au milieu de la route, avec un angle droit au virage vers la Plage et une seule voie descendante-montante en direction d’Armes. Ainsi on oblige astucieusement les véhicules à ralentir, voire à s’arrêter pour franchir ce périlleux cap. D’abord ceux qui montent la route d’Armes sont obligés de se déporter sur la gauche, indiquant à ceux d’en face qu’ils vont sûrement trop vite s’ils ont eu peur. Ensuite les chauffards de la route de Vaugorges, descendant de Sembert à toute allure, sont enfin calmés au carrefour par un virage à négocier face à des véhicules assez statiques, plus question de passer simultanément ! Enfin la possibilité pour une automobile de contourner par la droite une autre attendant pour emprunter la route de Vaugorges, à sa gauche, n’existe plus, à cause de ce satanique trottoir. Du joli travail, tout cela sans aucun panneau supplémentaire (sauf provisoire et mobile, lui) pour indiquer le danger...
Une fois échaudé par ce passage autrefois sans problème et devenu guet-apens, l’automobiliste est prêt à affronter le carrefour Boisorieux dit “Gauche nouvelle”, c’est-à-dire étroit et bien borné. Il s’agit, là aussi, de bordures de trottoirs, disposées au petit bonheur la chance et qui interdisent à un véhicule montant au lycée en venant d’Armes d’en croiser un autre descendant du lycée, sauf à être vraiment détaché des valeurs bassement matérielles que sont l’aile et le phare avant-gauche. Je ne parlerai même pas de ce qui se passe lorsqu’un éventuel autobus ou plus régulièrement les camions de livraison du lycée doivent emprunter cette voie alpestre. Au niveau de la route d’Armes, on a aussi élargi les bas-côtés et le trottoir pour ne pas priver les chauffeurs des bus tri-quotidiens de l’esprit sportif développé depuis Magny-Cours, à l’arrivée comme au départ. Leur sortie du parking, qui n’était pas si simple, est maintenant corsée d’un petit exercice apéritif qui consiste à éviter de toucher la bordure d’en face, avant d’attaquer le carrefour de Vaugorges, le giratoire de Bethléem et celui de la place du Commandant Boidot, pour certains d’entre eux.
Pourtant la critique est mal venue : les fameux ralentisseurs, dont M. Collenot affirmait il y a encore deux ans qu’il était tout-à-fait impossible de les installer, sont là, l’un au milieu de la route, l’autre au pied du passage piéton étriqué et tellement mal placé que le Proviseur du Lycée a dû faire passer une circulaire dans les classes pour informer les élèves. En effet, ceux-ci continuent de passer des bus au lycée et retour par la voie la plus directe (où se trouvait un passage protégé il y a peu) et se retrouvent maintenant, par la grâce de l’aménagement de sécurité, au milieu de l’unique voie d’accès au lycée. L’ensemble pentu et bien lisse, avec son immense esplanade de bitume aux futurs trois arbres et autant de lampadaires, mais sans bancs, ni abris, deviendra un aimable jeu de hasard, lorsque les conditions climatiques deviendront hivernales : on n’ose imaginer la trajectoire d’un véhicule hors de contrôle dans la descente, un jour de neige ou de verglas...
Était-il si compliqué de poser deux ralentisseurs, avant et après un passage entièrement protégé par une surélévation, comme en regorgent La Charité-Sur-Loire ou Nevers, pour ne citer que ces deux villes ? Le projet n’a été présenté qu’en Commission des Travaux, dont nous ne connaissons pas le travail ni les conclusions, mais jamais en Conseil municipal, qui a donc voté le budget sans savoir à quoi il correspondait exactement. Magnifique ! Mais “c’est votre opinion, monsieur Girault“ comme dit qui vous savez.

Dominique Girault.






Clamecy passe l’arbre à gauche (nouvelle)

L’été clamecycois a vu se multiplier les surfaces bituminées tant dans le secteur sauvegardé ( voir “métaphores des halles” dans ce même numéro) qu’entre le lycée et le collège où elles ont recouvert de grands massifs de rosiers. L’ami des arbres peut bien zieuter tant et plus : pas la moindre plantation en vue. L’ère Bardin que nous avons tant critiquée, du moins dans sa phase finale, a eu au moins pour effet de voir s’implanter de nombreux arbres, même incongrûment en bac, place du Commandant Boidot. L’ère Boisorieux, dont on commence déjà à souhaiter qu’elle s’achève vite, est sœur jumelle de l’ère glaciaire, à bien des égards d’ailleurs.
C’est l’abandon de tout fleurissement pour cause de sécheresse en début d’été 2011 (mais la suite a été bien arrosée), sans même chercher chez les sedums ou les joubarbes, plantes qui survivent à des mois de sécheresse, tout en restant vertes et en fleurissant à qui mieux mieux. Ce sont quelques arbres, toujours place du Commandant Boidot, déprimés par le ginkgo dégingandé, avec ses trois bretelles de caoutchouc, auprès du monument aux morts, qui décident de les rejoindre (les morts). C’est la décapitation, si on peut dire, car c’est au niveau de la ceinture que ça se passe, donc plutôt le découpage de quelques tilleuls décatis, avenue de la Gare, sans qu’aucun remplacement ne soit programmé. Même la “réhabilitation urbaine“ de la Ferme-Blanche, enflure langagière pour dire changement d’habitat, semble, d’après les plans préliminaires, vouloir faire table rase de la plupart des ailantes ou vernis du Japon, aujourd’hui majestueux en dépit d’un traitement stalinien que nous avions dénoncé il y a quelques années dans Le Picot.
Clamecy ne manque pourtant pas de surfaces foncières pour installer des arbres ou des arbustes et le centre-ville serait bien moins réfrigérant si des végétaux bien choisis venaient combler les espaces intersticiels, comme disent les urbanistes, autrement dit les trous entre les bâtiments et les espaces de circulation. Mais c’est trop demander à un maire qui, lorsqu’on la questionne pour savoir si tel terrain vendu par la commune ne serait pas intéressant pour la biodiversité, répond qu’elle n’y a “vu aucune plante particulière“ (Conseil municipal du 29/06/12). Nous avons une mairesse botaniste et nous ne le savions pas !
Et qu’on ne parle pas d’économies : combien d’arbres peut-on acheter pour le prix d’une borne métallique, laide et sans avenir, qui certes n’encombrera pas notre oreille de son bruissement au vent, nos narines de ses fragrances printanières, nos yeux du flamboiement de ses feuillages automnaux, notre âme de sa seule présence vivante...

Dominique Girault.






La démocratie passe par les cabinets

Dans une démocratie moderne, les cabinets sont partout. On pourrait même être tenté de penser que la démocratie n’est pas celle des citoyens, mais celle des cabinets.

Après tout, pourquoi pas, osons même : est-ce que la démocratie ne serait pas plus simple sans citoyens du tout. Il se dit dans les milieux autorisés qu’un bon cabinet, dans les études produites par les cabinets d’études sur les cabinets, vaut bien un quota plus ou moins important de citoyens.
Le gros avantage de ce mode de fonctionnement est évident : les citoyens n’ont plus besoin de se fatiguer à faire vivre la démocratie et peuvent conséquemment être entièrement absorbés par des tâches d’une autre nature. Collectionner les affiches de thés dansants, pratiquer le karaté acrobatique ou la postméditation transcendentale seront toujours ça de pris sur la vie politique. Celle-ci peut très bien être laissée aux élus qui représentent le peuple et aux cabinets qui font le travail. C’est la fameuse “démocratie sans le peuple“, chère à je ne sais plus qui, mais épatante de simplicité et de tranquillité. A Clamecy, notons-le, cette méthode fonctionne très bien. Il y a quelques astuces à connaître avant de pratiquer : confondre, notamment, consultation et information, ou débat et information, ou tout autre terme permettant à une idée qui n’est ni celle des élus ni celle du cabinet à l’oeuvre sur un projet, d’émerger. On peut alors constater tout le profit que la communauté peut tirer de la méthode. Partant de l’axiome fameux “si on ne fait rien on est fichus“, sachant qu’il y a des gens dont le métier est de se faire payer avec les impôts pour avoir des idées, il suffit d’avoir l’idée de demander à ces gens d’avoir des idées. Peu importe que l’idée n’ait rien à voir avec rien, que personne n’ait rien demandé, qu’elle ne serve à rien ou même qu’elle déserve bien, au moins quelque chose aura été décidé et peut-être même fait. Du coup, on n’est plus fichus.
Pour finir, une petite devinette (les réponses sont cachées dans d’épais dossiers en mairie) : combien de cabinets et de choses de conseil ont été consultés sur le projet de réaménagement de la Halle ? Et combien de citoyens (ou groupes de citoyens) ont réellement pesé sur les décisions prises (ceux qui ont simplement été informés sont hors-jeu) ? Avec les deux chiffres, faites une règle de trois, et vous obtiendrez le degré de démocratie moderne de notre cité.

Le Picot.






Le contraste du beau centre-ville et ses à-côtés

Je me souviens du temps où je travaillais comme indépendant dans les travaux publics il y avait des règles. A cette époque (pas si lointaine) tous les déchets polluants comme l’amiante, les goudrons et autres, ainsi que les gravats devaient passer en décharge de classe A, payante, avec des variantes selon les matériaux polluants. Par ailleurs, on ne peut plus faire de ciment directement sur le sol pour éviter toute pollution. Eh bien, Quai St-Roch, la mairie se lâche ! Une décharge en pleine ville ! On accepte de polluer les eaux et les sols pour éviter que les “gueules sales” en caravane, fassent du camping. On préfère les touristes à “gueules blanches“ qui se garent un peu partout avec leurs camping-cars. Est-ce que les autochtones se posent la question de la discrimination ? Précisons que ce sont en plus des locaux que l’on cherche à gêner.

Rick et Roc.








Métaphores des halles

On me dit que les concepteurs de l’aménagement urbain du centre-ville ont voulu évoquer deux spécialités clamecycoises : la faïence et les andouillettes. Bon, la faïence coûte cher et c’est plutôt fragile. Alors on l’a remplacée par du pavé certes un peu moins raffiné (surtout comme tasse à thé), mais plus longévif, et si vous ne croyez pas qu’il peut être même vif tout court, allez jeter un œil à ceux qui peuplaient le giratoire de Bethléem. Si ce n’est pas du pavé voyageur, alors c’est du roc façon Rolling Stones. Mais voilà que le pavé, ça coûte un peu dans une ville qui voit tout en grand, alors on l’a remplacé par du bitume, du beau bitume bien noir. C’est bien moins salissant et la crotte de chien ne peut échapper au regard du touriste étourdi. D’ailleurs si les émirs nous visitent, ils seront sans doute sensibles à cette délicate attention, leur faire fouler du résidu pétrolier en s’extasiant sur les prouesses architecturales des bâtisseurs médiévaux. Par contre, Angliches, gare aux soirées arrosées : en France, on roule à droite, et le trottoir a vite fait d’être confondu avec la chaussée : même largeur, même couleur, be careful !
Quant aux andouillettes, elles sont bien présentes dans la ville. Non, je ne me permettrai pas, comme me le suggère maint critique local, de le confondre avec les échevins de la majorité (gauche nouvelle !, souvenons-nous, pas gâche et nivelle !). Non, elles sont là, alignées par dizaines, stylisées à l’extrême, dans leur belle parure chromée. Il en a éclos une tripotée entre la rue de la Monnaie (qu’elles ont dû coûter) et la collégiale. Elles ne sont certes pas d’un style très flamboyant et leur bilan écologique doit être assez désastreux mais chacune d’entre elles a son secret. Dans le tube creux, m’a-t-on dit, les conseillers municipaux ont glissé un rouleau manuscrit qui recèle ce qu’ils ne peuvent jamais exprimer au Conseil. Je ne sais pas si c’est vrai mais cela expliquerait le nombre considérable des petits mâts dressés dans le quartier. Reste à y accrocher des voiles et l’hommage à Alain Colas sera parfait. Manu rêva d’esthétique urbaine et puis disparut, là-bas, à tout jamais, sans doute outré de tant d’irrespect à l’égard d’un secteur supposé sauvegardé.

Dominique Girault.






La maison citoyenne de Clamecy

pompe-t-elle l’argent du contribuable ?


C’est connu, les associations loi 1901 bénéficient de l’argent public. Parfois pour le meilleur, souvent pour le pire. Si ça vient du privé, on appelle ça plutôt une fondation, comme celles créées par Total, Hulot, Cartier, Véolia… Parfois pour le pire, souvent pour le pourri.

Jean Luc Martinat, conseiller régional UMP a découvert l’évidence de cette loi de 1901 en novembre 2011. Une dépendance financière pour la Maison Citoyenne qu’il s’est empressé de souligner lors d’une session du conseil régional. Bel à-propos de la part d’un élu payé par le contribuable, mais totalement imprécis pour ne pas dire à côté de la plaque.
Jean-Luc Martinat que nous abrégerons par J-L.M (par usage et avec une pensée pour D.S.K que certains d’entre nous admirent beaucoup au Picot) et qui qualifiait le budget de cette association placée au cœur de Clamecy de grotesque.
Avant tout, il faut comprendre que l’association de base, constituée en 2005, s’est divisée il y a déjà plusieurs années en deux pôles distincts : "Maison Citoyenne" et "Graineterie".

Deux parties distinctes avec deux comptes bancaires séparés.

La Maison Citoyenne c’est avant tout de nombreux bénévoles soutenus depuis cinq ans par les compétences d’un emploi tremplin certes, mais en passe d’être pérennisé fin 2012. Et des compétences, il en faut : l’association gère une bibliothèque alternative, un pôle internet, un autre sur l’éco-construction, une salle de réunion permettant à des intervenants d’organiser de petites causeries le samedi matin (rassurez-vous, il y en a pour tout les goûts), mais c’est aussi et presque chaque année un éco-festival, des échanges nord-sud, une participation au mois de l’économie sociale et solidaire. Pour faire court : sensibilisation aux pratiques écologiques, ouverture sur le monde, solidarité. Cela suffit-il à justifier la dépendance aux deniers publics ?
La Graineterie quant à elle, magasin de produits bio tenu par trois salariées, regroupe plus de 400 adhérents consommateurs et fonctionne avec une trentaine de producteurs locaux. Vitrine complétée par une épicerie provenant essentiellement de France et pour le plus exotique issue exclusivement du commerce équitable.
J-L.M doit comprendre qu’avec 25 000 euros de chiffre d’affaires par mois, la Graineterie n’a nul besoin de subventions. Elle est assujettie à la TVA, paye son électricité, son eau, son chauffage. J-L.M devrait donc s’extasier devant l’autogestion de ces salariées qui sans l’aide d’un DRH ont choisi des CDI à temps partiel : 30 h, 26 h, 20 h et rémunérés à un taux horaire de 10% supérieur au SMIC.
Les locaux, communs aux deux parties, sont loués par la mairie pour la somme de 200 euros par mois. Un beau coup de pouce s’il en est, ou peut-être pour J-L.M un vrai scandale comparé au marché locatif et aux pauvres spéculateurs qui rament dans certaines grandes villes à placer un studio avec chiotte sur le palier à 1 000 euros par mois.
La Maison Citoyenne comme la Graineterie restent ouvertes à tous. La Graineterie par sa devanture est devenue représentative de l’association. Certains y voient un magasin "bobo". Si des clients aisés la fréquentent, il y a aussi des personnes âgées fidèles à une épicerie qui leur prête une oreille attentive, des touristes de passage, des gens du quartier, ceux qui viennent au marché le samedi. Les marges pratiquées par la Graineterie et qui restent faibles expliquent peut-être cela. Un choix éthico-commercial qui rend la plupart des produits de qualité abordables (voir Picot N°32 : Du bio a et pour gogo). Une "idéologie" qui fait des émules. De nombreux projets similaires dans la région sont soutenus par l’association.

Thierry Rochet.



Pour Info :
La Maison Citoyenne, adhésion : 10 euros
La Graineterie, adhésion consommateur : 1 euro
2 rue de la monnaie 58500 Clamecy
maisoncitoyenne@orange.fr




Il est retrouvé

Qui ? Le chapiteau perdu fin janvier. J’avais laissé entendre dans mon dernier article qu’il y avait quand même l’espoir que l’entreprise l’ait récupéré avant de couler le béton, et c’est bien ce qui s’est passé : l’espoir qu’il soit bientôt déposé au musée Romain Rolland se concrétise donc, l’entrepreneur l’a proposé spontanément, et il reste à attendre une délibération municipale, l’avis de la Conservatrice, et surtout un bâti suffisant pour l’exposer en hauteur, si possible.
Car il s’agit bien d’un chapiteau et non d’une base, et la pièce dégagée est bien plus importante que ce qu’on entrevoyait à travers le ferraillage : chapiteau complet, avec carré de fixation au plomb au centre de la face inférieure ; entablement carré de 70 à 75 cm de côté, fût de 46 cm de diamètre, deux tores et un feston de demi-oves à la jonction avec l’élément inférieur.
De plus l’entreprise Pousseaux Bâtiment a eu l’excellente idée de vérifier dans les déblais qu’il n’y avait rien d’autre, ce qui n’est pas étonnant puisque ce morceau d’architecture se présentait à l’envers et à un niveau anormal, donc ne risquait pas d’être en place ; rappelons que le morceau de tuile romaine trouvé dans les années 90 était sur une voûte du XIIIe siècle, donc pas vraiment en place non plus.
Mais gallo-romain, justement ? Je n’en suis toujours convaincu qu’à 90% et il faudra feuilleter beaucoup de gros ouvrages pour s’en assurer (il y a toujours la possibilité d’un élément d’église).
Le contexte élargi fournit évidemment beaucoup d’éléments à Entrains, à Compierre, et de moins connus à Druyes ; là, au Boulois, le long d’une voie déjà étudiée, près du gué du ru de Druyes, on a peut-être des thermes. Ici, en ville haute, on songera plutôt à un portique, c’est-à-dire une salle de réunion municipale et de marché : preuve, sous réserve de la datation, que Clamecy était bien une vraie ville gallo-romaine, ce que j’étais seul à dire il y a vingt ans. Pourrait-on finalement être prophète en son pays ?

Richard Adam.






VUE DE LA ROUTE...

Une petite impasse charmante terminée par un escalier abrupt, non loin de la collégiale. Récemment pavée, elle arbore hélas son lot de quilles brillantes pour interdire l’accès aux véhicules à quatre roues.

RUE DE LA VOUTE...

Des riverains malmenés par madame le maire, qui a décidé (toute seule) d’empêcher le passage de tout véhicule dans cette venelle en refusant de donner aux riverains les clés de la borne prétendue escamotable qui en verrouille l’accès. Madame le maire a, par contre, autorisé le café d’à côté, qui dispose pourtant d’une terrasse aménagée aux frais du contribuable, sur l’espace public, de disposer des tables “sur la chaussée“. Le terme est de madame Boisorieux dans une lettre du 19/06/12, dans laquelle elle décrit cette rue comme “piétonne“, alors que l’arrêté du 22/05/12 avec effet rétroactif au 21/05/12, signé par M.Collenot, directeur général des services, qui n’est donc pas un élu, la place en “zone de rencontre“, c’est-à-dire à priorité aux cyclistes et piétons, avec vitesse des véhicules et engins motorisés limitée à 20 km/heure.
Une première confrontation avait eu lieu entre ces riverains, d’une part, et l’entreprise Pousseaux Bâtiments, chargée des travaux, et les représentants de la Commune de Clamecy, d’autre part, à propos d’un banc et de moellons de pierre dépendant des maisons riveraines, que les propriétaires avaient logiquement revendiqués. La municipalité préférait-elle les stocker près de l’ancienne École Primaire Supérieure de Jeunes Filles, route d’Armes, en libre service pour certains ramasseurs bien connus, déjà spécialistes du déménagement du concassé blanc gardé en ces lieux ? Quelques jours de canicule ont certes marqué le mois d’août, mais de là à évaporer du calcaire... Ou alors voulait-elle en faire une jolie corbeille comme celles qui adornent le passage de la Ferme-Blanche vers le Chemin des Amoureux ou les abords du quai Saint-Roch, visible dans ce même numéro du Picot ? Nul ne le saura puisque les pierres convoitées sont aujourd’hui à l’abri, envoûtées...
Le conflit n’est pas terminé et le Conseil d’État devra peut-être confirmer sa décision du 14/03/2011 considérant que le “libre accès des riverains à la voie publique constitue un accessoire du droit de propriété […] liberté formidable“ et obligeant une commune à ôter des bacs à fleurs bloquant l’accès des véhicules des riverains à une rue pourtant piétonne.
Voilà encore un bel exemple de concertation, d’écoute et pour finir de l’esprit raisonnable et impartial de madame le maire.

Dominique Girault.






Une navette, un Ave ?

Le retour de madame Colomba comme chef unique à l’Office de Tourisme de la C.C.V.Y. a été marqué par deux évènements particuliers. Ce fut d’abord l’affluence accrue des voyageurs venus constater de visu la véracité d’une nouvelle diffusée des confins de l’Himalaya aux contreforts des Montagnes Rocheuses. Ainsi Clamecy qui recevait piteusement 5 239 visiteurs dans la saison estivale 2011 se vit submerger par 6 227 curieux en 2012 (chiffres Office du tourisme). L’autre événement fut la résurrection d’un fossile supposé éteint : l’idée que le touriste est enfant de Bohème et n’a jamais jamais connu de loi. Alors, fi des économies, foin de la légalité ! La Communauté de communes a décidé à l’arraché d’organiser une navette Clamecy-Vézelay par 29 voix pour et 1 contre (Devinez qui est le grincheux jamais content. Un indice : Jean-Louis Lebeau était absent). Hors de la loi, puisque le règlement intérieur de la C.C.V.Y. l’interdit, le projet a été proposé en cours de séance, sans donc être à l’ordre du jour, sans note de synthèse et même sans autre explication que celle de votre serviteur. L’esprit critique des délégués communautaires, naguère si exigeants en matière de démocratie, si pointilleux en matière de budget, surtout dans le domaine touristique, semble avoir été sérieusement anesthésié par le retour des trois B au pouvoir...
Quel est le principe de cette navette ? L’ensemble des contribuables de la Communauté va payer pour que les pauvres cyclistes errants de la véloroute et d’autres, éventuellement plus fortunés, puissent prier pour eux en la basilique Sainte-Madeleine. Ainsi Vézelay (963 525 visiteurs annuels, chiffres du Conseil régional de Bourgogne, 2010) sera sauvé de la faillite par Clamecy.
Mais détaillons un peu l’œuvre d’art. Le service a été assuré tous les mardis, jeudis et dimanches du 24 juin au 30 septembre 2012. Remarquez que la décision présentée plus haut a été votée le 5 juillet, soit 11 jours après sa mise en application, et aucun délégué n’est choqué par ce signe de l’immense considération que la Présidente Boisorieux a pour sa fonction... Cela signifie que même les dimanches où ont eu lieu des animations à Clamecy ou dans ses alentours, souvent elles-même subventionnées par la Communauté (jugez de la cohérence) : fête de l’andouillette, fête du flottage, descente bidon pour ne citer que les plus attractives, on a pris bien soin d’en éloigner les amateurs de vélo. Le départ a eu lieu à 9 heures de Clamecy pour un retour à 16 heures ou 17 heures, c’est-à-dire que, là aussi, on a protégé les touristes de ce que probablement on juge être des gargotes locales pour les ramener à l’heure du goûter, afin d’être bien sûr qu’ils aient le temps de rallier une autre ville pour y prendre pension. C’est dire dans quelle estime on tient l’hôtellerie et la restauration des Vaux d’Yonne et à quel point on tient à les voir se développer.
Le financement, à lui seul, mérite le détour et c’est peut-être en fait ce qui explique la subite affluence plus haut soulignée. 43 trajets avaient été prévus pour un coût de 8 002,30 euros (T.T.C.). Bien entendu, le bus (15 places) est supposé par les organisateurs plein à craquer à chaque trajet (3 fois par semaine, rappelons-le). Sur la base de 8 adultes à 7 euros et de 7 enfants à 3 euros, l’ensemble des voyages devaient rapporter 3 311 euros, soit un déficit planifié de 4 691,30 euros pour l’été, bus plein à chaque fois, il est cruel d’insister. Il avait donc été prévu une couverture des frais engagés pour ce service aux touristes à hauteur de 41,37% ! Remarquable activité économique qui va probablement faire de Clamecy le modèle de la création d’emplois et du développement, du moins tant que les contribuables locaux auront les moyens de l’assurer, le tourisme est en de bonnes mains ! Mâme Boisorieux, qui n’a jamais peur des comparaisons oiseuses lorsqu’elle doit défendre une absence d’idée, prétend qu’elle trouverait anormal d’être à 10 kilomètres du Mont-Saint-Michel et de ne pouvoir y aller. Mais est-elle allée voir combien de petites communes d’en face, qui ne jouissent que par contrecoup de l’impact touristique de l’îlot ont organisé une navette pour le rejoindre ? N’y-a-t-il donc aucune entreprise de taxi à Clamecy, achetant des véhicules et du carburant sur place et employant des habitants de la région pour assurer à prix réel, sans argent public, le déplacement jusqu’à la colline éternelle ? N’aurait-on pu, avec ces taxis, organiser réellement ce transport en rendant le voyage collectif, pour 2 ou 3 familles à la fois et ce, quel que soit le jour, mais pas le dimanche, jour des fêtes, des concerts, etc ? Évidemment, cela demande beaucoup de réactivité au quotidien, des prises de contact, de l’ouverture, ce qu’on pourrait qualifier d’esprit de service. N’aurait-il pas fallu, au rebours de ce qui a été prévu, prévoir d’attirer les touristes de Vézelay dans les Vaux d’Yonne par des animations spécifiques, des forfaits visites-repas, une offre logistique ciblée ? 1% des 900 000 arpenteurs de basilique, ce serait 9 000 mangeurs d’andouillettes, c’est-à-dire quelque chose comme 150% de clients supplémentaires en puissance pour l’Office de tourisme du pays des flotteurs de bois. J’en connais à qui ça donnerait le tournis et c’est peut-être le fond du problème. Le bilan serait plus flatteur que celui d’avoir soustrait 43 X 15 = 645 personnes par été (sur 6 500 touristes c’est du 10% !) de la zone économique des Vaux d’Yonne ! Les touristes sont censés dépenser leur argent pour enrichir les zones qu’ils fréquentent, pas vider peu à peu les caisses des collectivités qui les reçoivent.
Simples pistes, ces réflexions proviennent de discussions avec divers acteurs locaux, déjà engagés dans la recherche de la valorisation des attraits touristiques des Vaux d’Yonne. Faut-il préciser qu’aucun d’entre eux n’a même été contacté par ceux-là même qui n’ont que le mot de concertation à la bouche, ni par leurs techniciens ? Prions Sainte-Madeleine...

Dominique Girault.