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ANNÉE 2012

N°33

mardi 16 avril 2013, par Le Picot




OCTOBRE 2012 (N°33)




LE CENTRE HOSPITALIER PREND L’EAU.

En ce début d’automne, ce n’est pas la pleine forme pour le Centre Hospitalier. Il souffre de plusieurs pathologies. Tout d’abord au niveau du scanner. Initialement, il était prévu qu’il soit opérationnel en janvier 2012.

Cet équipement, fruit d’un partenariat public-privé, « ce qui se fait de mieux sur le marché actuel » pour le directeur Thierry Méresse (JdC du 4 mai) a été installé en avril dernier. Dans le JdC du 6 juillet, il était annoncé qu’il devait entrer en service et accueillir ses premiers patients le jeudi 26 juillet. “Nous devons au préalable obtenir de nombreuses autorisations techniques après avoir effectué des essais. En outre, il faut former le personnel” expliquait le directeur. L’inauguration officielle, avec les élus, devait avoir lieu en septembre. Le 19 juillet, le JdC titrait “léger retard pour le scanner”. Dans l’article le directeur, ancien responsable de com dans un établissement hospitalier se montrait plus prudent en annonçant que son démarrage sera reporté de quelques semaines “Nous avons eu des imprévus. Nous devons changer un climatiseur obsolète (Coût 6 500 euros). Nous attendons également une dernière visite de la commission de sécurité”. Avant de poursuivre “il entrera peut-être en service en août mais n’accueillera vraisemblablement pas ses premiers patients extérieurs avant septembre”. Début octobre, le scanner est partiellement entré en service. il accueille seulement les patients internes à l’établissement. Celui-ci attend l’avis favorable de la commission de sécurité et celui de l’agence de sécurité nucléaire. La commission de sécurité est déjà passée deux fois et a émis des avis défavorables à cause de non conformités qui auraient pu être évitées. Les travaux ont été effectués dans la rapidité et la précipitation, sans maître d’œuvre interne. Les corrections demandées ont été assez coûteuses. Ce retard a un coût. Le scanner n’a pas été acheté mais loué (20 000 euros par trimestre). L’établissement a déjà commencé à payer la location.

Fuites d’eau.

Plusieurs fuites ont été constatées sur la toiture et la terrasse de la Maison de retraite et du Centre Jeanne Simpol (V80). Dans cette dernière structure, une chambre endommagée par des infiltrations a dû être fermée. Pour l’heure, l’état des finances de l’établissement ne permet pas d’entreprendre des réparations.
Dernier symptôme du malaise, le conflit qui dure depuis plusieurs mois entre le directeur et des cadres de santé, membres du syndicat Sud Santé-Sociaux. Des actions en justice ont été menées de part et d’autre. Les uns et les autres s’évitent. A tel point que pendant un temps, le directeur ne venait à son bureau qu’après 18 heures. Pendant une période, les cadres étaient en congé maladie. Un centre de repos en somme…

M.M.