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ASNIÈRES-SOUS-BOIS

lundi 18 novembre 2013, par Le Picot




AVRIL 2013 (N°34)




La carrière : un mini Notre-Dame-des-Landes ?

Malgré un avis favorable à la demande d’exploitation d’une carrière à Asnières-sous-Bois, la commission d’enquête publique avait souligné "une expression du public majoritairement opposée au projet".
Sa conclusion : "Quelle que soit la décision de l’autorité préfectorale, il est à craindre que les dommages constatés (au sein de la population) soient irréversibles et sans doute durables dans le temps. Cet aspect doit être médité par le porteur du projet". (L’Yonne Républicaine - 19 septembre 2012)
"Des dommages irréversibles et sans doute durables dans le temps", c’est digne de Pierre Dac. Ce qui est moins drôle, c’est l’autorisation d’exploiter délivrée par l’arrêté préfectoral du 14 février dernier.
Une soupe aux cailloux pour la Saint Valentin, aux yeux de l’ADCVA 89 (Association pour la Défense du cadre de vie d’Asnières-sous-Bois et de ses environs) qui, cependant, s’attendait à la décision.
"Cet arrêté nous permet de demander à notre avocat de finaliser l’analyse des éléments pour engager une prochaine procédure en justice, car il n’est pas question de baisser les bras" assure Michel Huet, président de l’ADCVA 89.
Sans revenir sur les détails de l’affaire, parfaitement exposés sur le site de l’association, il est bon de rappeler l’inquiétude générée par le projet sur le plan sismique et hydrogéologique, mais également en termes de pollution par poussières, bruit et nuisances de circulation.
"Notre association n’est pas anti-carrière par principe, précise Michel Huet, mais nous remettons en cause la validité des expertises réalisées et la sous-évaluation des risques collatéraux".
Malgré une alerte adressée au procureur de la République, restée sans suite, Michel Huet déplore la stigmatisation de l’action militante restée pacifique : "Nous sommes officiellement surveillés par les renseignements généraux et considérés comme de dangereux agitateurs. C’est tout de même un comble quand on connaît les diverses agressions qu’ont du subir certains membres de l’association."
Michel Huet n’hésite pas à dénoncer un climat délétère et un statut associatif déconsidéré par une volonté de désinformation. Sans nier la valeur de nombreux élus et fonctionnaires, il insiste cependant sur une forme de collusion des réseaux d’influence aboutissant à une irresponsabilité générale de la part des institutions.
"Nous entrerons dans la carrière, quand nos aînés n’y seront plus". Que mente la Marseillaise !

Lionel DESCHAMPS.



Site à consulter sans modération : http://adcva89.pagesperso-orange.fr