Le Picot

Accueil > Dossiers > VIE DE LA CITÉ > ANNÉE 2004

ANNÉE 2004

N°9 - N°10 - N°11

jeudi 23 juin 2011, par Le Picot




MARS 2004 (N°9)




COUAC au snack

Ce vendredi 9 janvier, en ouvrant l’Yonne Républicaine, j’ai eu un choc : le titre en gras, dans la page consacrée à Clamecy, indiquait : " Le snack en rénovation. "

Effet de surprise garanti. Je ne me souvenais pas avoir lu dans les comptes rendus des conseils municipaux la moindre information relative à des projets de travaux concernant ce bâtiment. Qu’importe. L’essentiel n’est-il pas de voir nos élus s’intéresser enfin à un lieu que nous estimons très important pour la ville ? (Voir Picot n° 2)

Faut pas rêver.

C’est avec un certain optimisme que j’attaque la lecture de l’article. Très vite l’optimisme cède le pas à la stupeur puis à la colère.
Une deuxième lecture, moins rapide, ne fait que confirmer la tendance. Une fois de plus, on se paie notre tête. Que l’on prévoie une rampe d’accès semble relever, aujourd’hui, de l’évidence. Par contre, écrire que " les escaliers actuels, très raides, ne permettraient pas aux parents de jeunes enfants d’aller se rafraîchir au snack avec leur progéniture " relève vraiment de l’humour. Voudrait-on nous faire croire que ce malheureux " snack " était encore en activité ? En dehors des tournois de boules organisés par l’association locale, il restait désespérément fermé au public et ce, depuis près de vingt ans.

Y a-t-il un pilote ?

Passons, le pire est à venir. On apprend que les portes et les fenêtres vont être nettoyées, réparées, repeintes mais on cherche désespérément la moindre indication sur les mesures qui vont être prises pour empêcher que le vandalisme ne sévisse à nouveau. Peut-être y aura-t-il un arrêté municipal interdisant aux vandales de vandaliser ? Tout semble se passer comme si on avait entrepris cette rénovation sans avoir le moindre projet relatif à la vie que l’on pourrait redonner à l’ensemble de la Tambourinette. Mais, peut-être, n’est-ce pas l’une des priorités de nos élus. Peut-être même se seraient-ils laissé aller à la démolition du snack s’ils n’avaient redouté les réactions des Clamecycois. C’est que cette malheureuse bâtisse risque de faire piètre figure à côté du " Pharaonesque " ensemble de vestiaires.

Pourquoi faire petit quand on peut faire grand.

Nous avons réussi à nous procurer le plan de la " chose " et nous avons pu constater, qu’une fois de plus, nos élus ont vu grand. Compte tenu de l’activité réelle du lieu, on est dans la démesure. Tant mieux pour les associations sportives qui vont en bénéficier mais on peut quand même se demander si la mariée n’est pas trop belle. Si personne ne conteste la nécessité de construire un ensemble vestiaires/sanitaires, cela n’interdit pas de faire quelques remarques.
En aucun cas cette réalisation ne fera revivre la Tambourinette. Elle apportera un grand confort aux sportifs pratiquants et aux éventuels spectateurs mais elle tourne ostensiblement le dos à ce que nous appelions " la plage ". La buvette s’ouvre du côté du stade et l’entrée est prévue au sud. L’architecte a sans aucun doute envisagé l’hypothèse de débordements intempestifs de l’Yonne. Par contre, le lieu restant désert et isolé la nuit, d’autres débordements restent possibles. Le problème risque de se poser dans les mêmes termes que pour le " snack ". Sans gardiennage, la gestion de ce lieu ne va pas être facile.
Mais, laissons là les grandes réalisations sportives, pour revenir à ce qui était notre point de départ : l’espace " plage " de la Tambourinette.

Imagination en panne ou mauvaise volonté ?

Comment expliquer que l’on ne puisse réaliser ici quelque chose d’équivalent à ce qui se passe à Coulanges-sur-Yonne ? Une fois le local remis en état, il faudrait trouver le moyen de le sécuriser pour pouvoir le refaire fonctionner en lieu de petite restauration, au moins pendant une certaine période de l’année. Nous connaissons au moins deux commerçants qui avaient fait des demandes et qui se sont vu répondre négativement. Peut-être faut-il revoir le problème dans ce sens ou essayer de mettre en place une structure associative qui pourrait assurer la gestion.
La pire des choses serait de reconfier ce local à une association à la recherche d’espace de réunion ou de bureau. Ce serait tuer, une nouvelle fois, ce lieu. C’est pourtant l’hypothèse qui est évoquée à la fin de l’article. Dans le cadre de l’association " Agir en Vaux d’Yonne " une fiche croquis conseil avait été réalisée par M. Joly, architecte conseiller au CAUE de la Nièvre. Sans la reprendre intégralement, il nous avait semblé, à l’époque, qu’elle proposait des pistes intéressantes avec, notamment une passerelle sur l’Yonne. Qui en a tenu compte ?
Nous voici en 2004 et nos élus se retrouvent avec ce " snack " comme des poules qui auraient trouvé une brosse à dents. Ils ne savent pas quoi en faire. Ce n’est sûrement pas une question d’argent.
C’est surtout le refus, difficilement explicable, de redonner, à ce lieu, une activité susceptible de le remettre en valeur et de faire profiter les Clamecycois et les estivants d’un cadre exceptionnel.

Claude Cogan.







Comment créer des emplois durables.

C’est pourtant bien simple. Il suffit d’aller voir le responsable d’une grande surface commerciale et de lui démontrer que sa clientèle va s’amoindrir avec l’été, s’il ne prend pas quelques dispositions. Le client d’été est en effet soucieux du bien être de sa monture et exige la présence d’un ombrage sur l’asphalte brûlant qui entoure le temple de la consommation. Il faut ensuite conseiller habilement le chef dans la commande des végétaux destinés à cet usage : le parasol ou le vélum sont en effet déconseillés. On évitera soigneusement le marronnier (ou le cocotier selon le climat), à moins que la chaîne ne comporte des centres de réparation des carrosseries automobiles, les arbres à fruits, attractifs pour les enfants ou les oiseaux (cerisiers, figuiers…) : les premiers en cassent les branches, les seconds fientent coloré tandis qu’ils se gobergent ; les ifs associés à l’image de la mort, les sapins qui ne sont en harmonie avec l’offre du magasin qu’un mois par an seront également rejetés. On écartera d’un grand éclat de rire le peuplier d’Italie, célèbre pour son port vertical et le faible diamètre de ses frondaisons et on proposera, dans la foulée, un arbre inconnu des Ecoles de commerce mais dont le nom fleure bon le végétal mesuré, raisonnable : l’aune (ou aulne ou verne). Si le responsable dit oui : Victoire ! Un emploi est né ! En effet, l’aulne pousse lui aussi à peu près comme un sapin, il monte droit et consent peu à étaler ses branchages. Il faudra donc faire venir un coupeur qui étêtera l’arbre pour tenter de lui faire entendre raison, mais quand on n’a plus sa tête, n’est-ce pas ?… Ainsi, pendant de longues années, sur le parking du magasin à l’oiseau (!), fidèles au poste, verra-t-on le guillotineur, son échelle et sa serpe partir à l’assaut des pousses rebelles de l’été, en un vain combat digne de Sisyphe, mais il faut bien s’imaginer Sisyphe heureux puisque c’est là son gagne-pain…
Le coupeur d’aulne est verni !

Dominique Girault.




JUILLET 2004 (N°10)




Clamecy : affaires scolaires

Concernant les affaires scolaires du Primaire (maternelle et élémentaire) à Clamecy, on se rend vite compte qu’il y a beaucoup de faux-semblants et de trompe-l’œil, et qu’il n’y a aucune politique cohérente de la ville en ce domaine, et ce, depuis des années. Le seul objectif qui apparaît implicitement semble être de dépenser le moins possible, et donc de retarder au maximum tous les travaux indispensables. Le mépris démontré par les élus vis-à-vis des enseignants n’a d’égal que celui qu’ils affichent vis-à-vis du personnel municipal travaillant dans les écoles, des parents d’élèves, et finalement, vis-à-vis des enfants de la cité.

On a du mal à admettre qu’au bout de 27 ans de pouvoir, l’équipe Bardin n’ait plus pour seul projet que de se voir attribuer le titre de " ville fleurie ", et que la politique scolaire ne l’intéresse pas davantage, avec autant d’enseignants élus depuis si longtemps au conseil municipal. Même les ateliers d’activités 12h-14h, qui existent depuis bientôt 20 ans et qui firent de Clamecy un site pilote, permettant à tous les enfants de pratiquer gratuitement tout un panel d’activités artistiques, manuelles, ou sportives, même ce vaste chantier qui voit près de 30 animateurs(trices) œuvrer quotidiennement avec des centaines d’enfants, ne semble désormais intéresser la mairie que comme un poste budgétaire à réduire… Le bulletin municipal ne s’en fait jamais l’écho, et on sent bien qu’il n’y a plus aucun souffle pour une politique éducative globale. Espérons que les projets municipaux ne sont pas de supprimer tout le dispositif d’un trait de plume et sans crier gare ! Mais la gestion à la petite semaine d’une question essentielle comme celle de l’éducation, amène immanquablement à la catastrophe et aux conflits, à moyen terme. Une très bonne illustration fut la mobilisation des parents d’élèves de la maternelle Ferme blanche, au printemps 2004, afin d’obtenir, pour leurs enfants, une égalité de traitement par rapport aux enfants de la maternelle Jules Renard, en terme de taux d’encadrement du personnel municipal (Agents Techniques Spécialisés des Ecoles Maternelles et autres employés). En effet, l’évolution des effectifs des deux écoles au cours des 5 années passées a fait que la situation avait fortement changé, sans que personne ne s’en émeuve à la mairie… Ce qui nous amène à poser l’inévitable question : quel peut bien être le rôle et l’action de cet élu, adjoint au maire depuis 1977, chargé des affaires scolaires depuis Dieu seul sait quand et qui touche tout de même un quasi –SMIC (785 € /mois) pour ce faire ? S’il avait réellement fait son travail, ce type de conflit aurait été évité, car il fallait anticiper et décider, en concertation avec toutes les parties. Il aurait fallu, également anticiper le rééquilibrage des effectifs d’élèves entre les deux écoles du centre ville et celles de la Ferme Blanche, ce qui aurait permis, sans aucun doute, de conserver un des postes d’instituteurs retirés par l’Education Nationale (5 depuis 1999). Mais, bien entendu, il est plus facile de ne rien faire et de simplement voter des motions municipales grandiloquentes lors du retrait (par la Droite ou la Gauche) des postes d’enseignants, qui suivent l’indéniable et catastrophique baisse démographique.

Une inégalité de traitement choquante.

Quand on connaît la situation des 4 écoles primaires de la ville, on ne peut qu’être profondément choqué de l’inégalité de traitement, que rien ne justifie. Dans telle école (Claude Tillier), tous les ordinateurs sont reliés en réseau et peuvent être connectés à l’Internet, ce qui n’est pas le cas à la Ferme Blanche élémentaire, où, en outre, il manque encore 3 unités centrales, non remplacées après un vol.
La directrice de Jules Renard Maternelle ne peut même pas lire le courrier électronique adressé par l’Inspection Académique, vu que l’ordinateur de son bureau n’est pas connecté, et en panne la moitié du temps. Faute d’une ligne à part, l’école ne peut plus être jointe au téléphone, si celle-ci se connecte à l’Internet avec un autre ordinateur, dans la salle informatique.
Il convient de noter que la mairie s’est précipitée début 2001 (avant les élections), pour l’achat de tous ces ordinateurs, sans souscrire (apparemment) aucun contrat de maintenance, ni penser à la mise à jour des antivirus : ce qui fait qu’en 2004, près du tiers des engins sont hors service. Quelle belle réussite de gaspillage !
Il reste une école dotée d’un photocopieur en fin de vie (Ferme Blanche élementaire) pour 115 élèves, alors que les 3 autres sont correctement équipées. Il faut noter à ce propos que jusqu’aux années 90, la mairie se déchargeait de ce budget " photocopie " sur les coopératives scolaires : c’était donc le bénévolat des enseignants et la bonne volonté financière (kermesse) des parents qui permettaient aux écoles de fonctionner normalement !
Les mêmes élèves de la Ferme Blanche élémentaire ont droit aussi régulièrement à de très fortes odeurs nauséabondes émanant des toilettes de l’école : après diagnostic de la mairie, il est décidé de ne rien faire, car il faudrait tout casser. Bardin, lors d’une de ses visites quasi décennale, a promis (- au moins -) que ces locaux à la couleur glauque seraient repeints dans un proche avenir : on attend toujours. C’est plus facile de se gargariser avec le conseil municipal des jeunes ! La même école attend toujours qu’on répare les fuites dans le toit, qu’on repeigne un couloir, qu’on prenne des mesures quelconques pour éviter un nouveau cambriolage : ceci est écrit à longueur d’année dans les comptes-rendus officiels des Conseils d’écoles adressés à la mairie. (Liste non exhaustive)
Concernant la gestion à la petite semaine, 2004 nous a également appris que le budget des petites fournitures scolaires était, lui aussi, inégalitaire : En effet, en 2003, telle école a dépensé 60 € par enfant, une autre 43, celle-ci 38 et celle-là 30 € ! (Chiffres donnés par M. Cadena lors d’une réunion en mairie en avril 2004).
On ne peut qu’être étonné d’un tel mode de (non-)gestion où personne n’a une enveloppe définie au départ et qu’il ait fallu si longtemps pour appliquer une règle économique aussi élémentaire, ce qui sera fait dès l’année prochaine : au risque, bien entendu, d’aligner tout le monde par le bas.
Vu le type de gestion calamiteuse en œuvre depuis plus d’un quart de siècle, on peut avoir peur quand la même équipe décide de mettre en place une politique de " rigueur budgétaire ", car ils auraient enfin réalisé qu’il conviendrait de faire une pause de la fiscalité locale. Ce ne sont pas les énormes investissements inutiles (vestiaires à 700 briques) qu’on va remettre en cause, mais on va chercher à faire des économies de bouts de chandelles sur le dos, par exemple, des budgets scolaires et éducatifs…
On a vu avec la gestion de la cantine : on laisse se creuser un énorme déficit, puis on crie au feu, puis on réclame des sommes astronomiques aux petites communes, et au bout du compte ce sont les familles et les enfants qui trinquent, pour payer les erreurs résultant de l’incompétence des gestionnaires.

Le mépris comme mode de relation aux écoles ?

Au-delà des questions financières, il est très étrange de voir comment sont traitées les relations écoles-mairie : il est courant que des courriers adressés au maire restent sans aucune réponse.
Par exemple, la maternelle Ferme Blanche attend toujours une réponse concernant une action prévue au projet d’école en 2003 ! Une simple question écrite concernant une histoire de parking est, elle aussi, restée sans réponse, Bardin jurant ensuite qu’il n’a jamais reçu un tel courrier.
Il doit y avoir " un broyeur fou " à l’œuvre dans les bureaux de la mairie, qui fait disparaître le courrier ! Même les menus travaux réalisables par les employés municipaux, il faut quelquefois attendre des mois, voire des années, pour les voir aboutir : il s’agit donc bien de mauvaise volonté, de mépris, et pas d’une histoire de gros sous.
Quand une directrice d’école maternelle informe la mairie que les parterres autour du bâtiment grouillent de rats, pourquoi commence-t-on à lui rire au nez, avant de se décider à venir voir ? Quand, dans la même école, des asticots tombent du plafond de la salle de jeux sur les enfants, on ricane encore : en fait, une fouine avait stocké les cadavres de ses proies dans l’espace du faux plafond.
Même les questions où il y aurait un risque sanitaire pour les enfants sont traitées par-dessus la jambe, et à chaque fois les enseignants ont l’impression d’être pris pour des imbéciles.
Il semble même que le chargé aux affaires scolaires ne lise pas le courrier qui lui est adressé : en avril 2004, il programme une réunion avec les directeurs(trices) d’école le même jour et à la même heure qu’un conseil d’école, dont la date était fixée depuis 10 jours. Les convocations à ce conseil avaient été lancées largement à l’avance et il était censé y siéger comme représentant de la ville.

Le bon sens loin de chez vous ?

En conclusion, comme on a pu le voir, il semble bien qu’il n’existe aucune politique scolaire à Clamecy. Il n’y a pas non plus de prévision des travaux de maintenance à réaliser, de programmation : un bâtiment léger comme celui de la Ferme Blanche Elémentaire, au bout de 35 ans, commencerait à réclamer un programme de rénovation conséquent, à étaler sur plusieurs années.Rien n’est fait.
Concernant les bâtiments scolaires plus anciens du centre ville, regardez les boiseries et les éléments métalliques (grilles, portes) qui n’ont pas été repeints depuis l’époque de Jules Ferry : est-ce vraiment économiser que de laisser tout se désintégrer ?
Nous ne parlerons pas de l’état des bureaux de l’Inspection de l’Education Nationale à Clamecy : moquette trentenaire, carreaux fendus non remplacés, absence de rideaux sur les antiques fenêtres non repeintes : on voudrait faire fuir ailleurs l’Inspection, qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Cette ville a vraiment besoin d’être davantage déclassée ?
Nous ne parlerons pas, non plus de la gouttière percée le long du bâtiment de l’école Jules Renard : si vous marchez sur le sublime trottoir en pierre de Bourgogne, prenez garde à la douche gratuite, à l’endroit où trois sortes de lichens ont poussé. Cette négligence a sûrement un but éducatif caché.
Il est certain que le nouvel adjoint chargé des travaux, Régis Bertrand, a du pain sur la planche : mais il lui suffit de relire les comptes-rendus des conseils d’écoles depuis 4 ans pour savoir ce qu’il doit faire !

Jansen René.







TOLUOM

Il est un riant hameau proche de Clamecy, peuplé d’irréductibles qui résistent encore et toujours à l’envahisseur. Si vous n’y êtes pas né, vous n’en serez jamais. Comme le siège de la commune est loin et que les villageois ont longtemps mal voté (c’était visible, ils avaient leur propre bureau de vote) le hameau est tenu à l’écart. Oh, pas totalement, lorsqu’il s’agit de payer des taxes locales. Là, même un Clamecycois éloigné est un bon Clamecycois ; mais quand il s’agit d’installer un assainissement, des trottoirs, un aménagement pour ralentir les véhicules pressés dans la longue ligne droite qui coupe le hameau en deux, c’est trop cher ou trop difficile ou à l’étude, ce qui revient au même. On a donc décidé de laisser ce hameau à l’agriculture et à l’architecture du même tonneau, on aurait pu dire bidon, on dit aujourd’hui tôle. Ceux qui ne pensent qu’à l’envers appellent d’ailleurs ce hameau TOLUOM, ce qui veut dire des tôles ou des hommes. Car la tôle n’abrite que des animaux, des machines, des engins, des récoltes… Les hommes vivent à côté dans de vraies maisons qu’ils restaurent, parfois, sous la tendre houlette des services d’urbanisme clamecycois, réputés pour leur largeur d’esprit, leur sens de la cohérence architecturale (voyez l’harmonie des toitures du CAT, l’ondoyante esplanade fluviale du musée…) Eh bien, il se trouve des grincheux qu’exaspère la place toujours plus grande accordée libéralement à la tôle, plate ou ondulée, de fer de fibrociment ou de plastique, rouge, grise ou translucide, en haut, en bas, et le long des routes, quand on exige d’eux crépis à l’ancienne et petites tuiles de Bourgogne… Et le pire, c’est qu’ils ne réclament pas plus de liberté pour eux mais un peu d’exigence pour les autres… Claude Tillier avait-il raison ?

Dominique Girault.







Bâtiment d’équipement sportif à la Tambourinette.

Décidément, il vaut mieux écouter Régis Bertrand en privé que dans le cadre du Conseil Municipal. Dans ce cadre, il fait feu des quatre fers pour tenter de justifier, à tout prix, les délires de ses prédécesseurs. Emporté par l’élan, il n’hésite pas à nous faire passer pour des cons.

Rétablissons un peu la vérité.
Nous savons, depuis le début, qu’une partie de la construction (à peine un tiers) est destinée au CKC. Encore heureux. Faut-il rappeler que l’importante subvention du ministère de Jeunesse et Sports a été obtenue grâce à l’existence de ce club et aux championnats d’Europe de Chalaux. Que la ville de Clamecy profite de l’occasion pour améliorer le confort des utilisateurs des installations sportives de la Tambourinette, pourquoi pas ? De là à nous faire croire qu’il s’agit d’un " équipement sportif d’une certaine complexité " il n’y a qu’un pas que Régis franchit toutes voiles dehors. Nous avons, sous les yeux, le plan du bâtiment et nous n’y trouvons que des vestiaires (3 pour le rugby, 2 pour le foot, 1 pour le CKC, 2 pour les arbitres). En dehors de ça, quelques recoins pour le rangement du matériel, des sanitaires publics, un minuscule réduit pour le tir à l’arc. Figurent aussi une salle de musculation et une infirmerie. Ce sont peut-être ces deux lieux qui permettent d’évoquer une certaine complexité. À moins qu’il ne s’agisse de la rue intérieure, voire de la buvette. Je ne sais pas qui a parlé de 1000 mètres carrés mais j’aimerais faire remarquer à Régis qu’il est passé, si la presse a fidèlement rapporté ses propos, d’un Conseil Municipal à l’autre, de 850 m2 à 800 m2. (Pour un architecte, 50 m2 en plus ou en moins, ça n’est pas sans importance.) Que Régis Bertrand, Daniel Tapin et Bernard Bardin se croient obligés de justifier leur choix, rien d’étonnant. En ce qui nous concerne, nous continuons à penser que, si un tel type d’installations était nécessaire, nos élus ont, une fois de plus, plongé dans la démesure.

Claude Cogan.







Rénovation à la Tambourinette.

La chose nous avait fait bondir et dans notre numéro précédent, nous n’avions pas manqué de manifester notre indignation face à la vacuité de l’entreprise. Nouveau sursaut en lisant dans “ l’Yonne Républicaine ” le bilan du chantier d’insertion. Publier dans la presse les jugements que l’encadrement a pu porter sur les stagiaires a, pour nous, quelque chose de choquant. Bien sûr, les noms des personnes concernées ne figurent pas. Seulement les initiales. De quoi savoir très vite de qui il s’agit. A notre avis, ces appréciations, n’avaient pas à être livrées au public. Quand on regarde de près le bilan du stage (1 CDD espaces verts, 1 CDD de marinier en Bretagne et deux propositions de Contrat de qualification ou de CES) on peut se demander si nos " formateurs " peuvent se sentir satisfaits de leur travail. Imaginons, un instant, que les stagiaires, fassent état, dans la presse, du jugement qu’ils portent sur ce genre de chantier et son encadrement. Quel scandale !

Le Picot.




NOVEMBRE 2004 (N°11)




Y’EN A QUI MANQUENT PAS D’AIR !

C’est, en l’occurrence, le cas de nos élus qui se hâtent de reprendre à leur compte (Bulletin municipal de juin) les résultats des analyses effectuées par Atmosf’air Bourgogne, de l’air que nous respirons à Clamecy. " Bilan rassurant " nous dit-on.
Il y a bien " une forte pollution en monoxyde de carbone, en oxyde et dioxyde d’azote " mais ça n’est pas mortel. Juste de quoi provoquer " des maux de tête, des nausées ou des gênes respiratoires… " (admirons, au passage, les points de suspension). Bref, si l’on faisait abstraction de ces petits détails, notre air serait pur.

Mais d’où proviennent ces saloperies qui perturbent notre respiration ?
Nos " experts " nous le disent. Ils citent en vrac, les véhicules au ralenti, les chaudières mal réglées, le transport (c’est à dire les véhicules pas forcément au ralenti), l’industrie et la fumée des cigarettes. On peut s’étonner qu’ils aient oublié les moteurs de tondeuses, de débroussailleuses ou motobineuses ainsi que les fumées des barbecues, les pétards du 14 juillet et les pets des charolais dans les prairies environnantes.

Quitte à nous prendre pour des cons, ils auraient pu aller jusqu’au bout.
C’est quand même ce qu’ils tentent de faire dans la suite de l’article. La déviation a fait diminuer le trafic en centre ville et tout le monde sait que les gaz d’échappement, comme les nuages radioactifs, sont priés de ne pas dépasser les frontières fixées. C’est dommage pour les habitants de la Route d’Auxerre et de la Route d’Armes mais leur pollution, ils doivent se la garder. Quant à l’usine Rhodia, elle a remplacé sa chaudière à fioul par une chaudière au gaz naturel. Un grand bravo mais, pourquoi raconter que cette chaudière est plus éloignée des habitations que l’ancienne alors qu’elle se trouve au même endroit ? De toutes façons, il y aura bien quelques mauvais esprits pour faire remarquer que les fumées jaunes que les Clamecycois connaissent bien ne sont jamais sorties de la dite chaudière. En réalité, il s’agit de nous prouver que si les élus et les industriels ont fait ce qu’il fallait, ce sont les habitants de la cité qui, individuellement, sont responsables de la pollution de l’air.

Comme on nous le dit gentiment :
" il ne reste plus qu’à faire appel au civisme des habitants " (Pour faire dans le vent, j’aurais appelé à un réflexe citoyen) D’où une série de conseils, tous plus judicieux les uns que les autres, à condition de les sortir du contexte. Conseiller aux Clamecycois d’utiliser les transports en commun relève de la bouffonnerie. Demander aux fumeurs d’arrêter de fumer pour améliorer la qualité de l’air de la ville, c’est sûrement du domaine de la plaisanterie. Nous sommes nombreux à aérer chaque jour les pièces de notre logement mais nous n’avons jamais pensé que cela puisse modifier en quoi que ce soit le degré de pollution de l’air qui nous entoure. Plus sérieusement, si j’ose dire, on nous parle de véhicules moins polluants et d’énergies nouvelles et renouvelables, de marche ou de déplacements en bicyclette.

Très bien, mais, qu’attendent nos élus pour donner l’exemple ?
Vous en voyez beaucoup garer leur deux-roues sans moteur devant la mairie ou arriver à pied, la " sacoche " sous le bras ? Combien peut-on compter de véhicules électriques ou GPL dans le parc automobile de la ville de Clamecy ? Combien d’immeubles communaux utilisent les énergies renouvelables ? Même pas un malheureux chauffage au bois mais un affreux gaspillage dû à des installations vétustes et inadaptées.

Comme le dit le proverbe, les conseilleurs ne sont pas les payeurs.
C’est vrai qu’une vieille bagnole est sûrement plus polluante que les modèles tout frais sortis d’usine. Seulement le prix de ces derniers dépasse souvent de beaucoup les capacités d’investissement d’une grande partie des habitants de la ville. Si vous ne pouvez comprendre tout ça, arrêtez quand même de nous pomper l’air. Même s’il est pollué.

Claude Cogan.







QUAND BATEAUX RIME AVEC EUROS

Le port de Clamecy ne manque pas de charme et les plaisanciers, dans leur grande majorité, semblent l’apprécier. On peut séjourner dans un cadre agréable offrant un confort appréciable (eau, électricité, sanitaires) et ce, à quelques centaines de mètres du centre ville et de ses commerces. Jusqu’à cette année, aucune taxe de stationnement n’était exigée.

Comme toujours, lorsqu’un service est gratuit, quelques abus ne tardent pas à faire leur apparition. Ainsi a-t-on pu assister à un gaspillage d’eau assez important. Non contents de remplir leurs réservoirs, certains n’hésitaient pas à utiliser l’eau potable pour laver consciencieusement le pont de leur bateau. De quoi hérisser le poil des contribuables clamecycois qui avaient l’occasion d’assister régulièrement à ces prélèvements outranciers. Informés du problème, nos édiles ont entamé une longue période de réflexion. On pouvait penser qu’ils allaient chercher à supprimer les abus sans pénaliser, pour autant, tous les usagers. Non point. Tout ce qui a pu sortir d’une si laborieuse cogitation c’est l’idée lumineuse de faire payer tous ceux qui auront l’imprudence d’amarrer leur objet flottant dans le port. Ça me rappelle tristement le coup de la punition collective qui pouvait être infligée à tout une classe ou tout une étude. On n’a jamais rien trouvé de plus stupide comme moyen de faire respecter une certaine discipline. Bref. Quoi qu’on puisse penser de l’opportunité d’une telle mesure, il faut se poser la question de son application sur le " terrain ". Faire payer implique qu’il y ait une personne chargée de récupérer les sommes dues. Ça tombe bien, dit le maire, on voulait justement embaucher quelqu’un pour seconder l’agent de ville actuel. Voyez comme le hasard fait bien les choses. Il a déjà une occupation trouvée. La taxe étant établie en fonction de la longueur des bateaux, on l’imagine déjà mesurant les diverses embarcations avant d’annoncer à leurs occupants la note à régler. Et comment expliquer à ceux qui n’ont accès ni à l’eau ni à l’électricité qu’ils doivent raquer comme les autres ? N’aurait-il pas été plus judicieux de rendre payant uniquement l’accès aux bornes d’alimentation ? Le tourisme fluvial étant l’un des atouts les plus importants de la ville de Clamecy, en période estivale, on se demande comment on peut traiter ce problème avec tant de légèreté. Il y a quelque chose de contradictoire entre le fait d’essayer d’animer la ville et celui de matraquer ceux qui souhaiteraient y séjourner. Vouloir taxer les usagers du canal, au moment où l’on enregistre une baisse de fréquentation, ne nous semble pas de nature à les retenir dans notre cité. On peut parier que beaucoup choisiront un autre lieu de stationnement. Quel sera le bénéfice réel d’une telle mesure ? Une fois de plus, la " sagacité " de nos élus, toujours unanimes lorsqu’il s’agit de décider une stupidité, nous laisse pantois. Ils ont quelques mois devant eux pour examiner de plus près toutes les conséquences d’une telle décision. Sauront-ils en profiter ?

Claude Cogan.







Le devoir de réserve ou le droit de la boucler ?

Monsieur le Maire n’a de cesse de rappeler à la centaine d’agents municipaux sous ses ordres qu’ils sont, comme tous les fonctionnaires, soumis au " devoir de réserve ". Ce qui, de toute évidence, équivaut purement et simplement au " droit de la boucler ", le premier des Droits de l’Homme, dans la conception de notre élu, décidément grand démocrate humaniste éclairé… Il aimerait bien, aussi, clouer le bec à ce vilain petit canard qu’est Le Picot, coupable d’étaler de bien cruelles vérités. Pour ce faire, il s’est cru autorisé de dénoncer aux Autorités Académiques en place à Nevers, l’auteur d’un article (Picot 10, Affaires Scolaires) qui se trouve être instituteur, dans le civil. Grâce à quoi Le Picot a donc gagné de nouveaux lecteurs parmi les Décideurs ! Le plus cocasse étant que désormais les plus hauts responsables de l’Education Nationale dans la Nièvre sont parfaitement informés de l’étrange situation des affaires scolaires à Clamecy ! Bien sûr, ce n’est quand même pas joli-joli de voir un ex-instituteur en dénoncer abusivement un autre, auprès de sa hiérarchie ! Le Devoir de réserve nous impose de ne pas commenter davantage autant de mesquinerie et de bassesse. Mais gardons en mémoire la devise du Canard Enchaîné : " la liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas… "
Démocratie locale, quand tu nous tiens…

Le Picot.







Crise d’hyperactivité estivale à la mairie de Clamecy !

Dans le Picot n°10 de juillet 2004, nous relations l’incompréhensible mais incontestable forme de mépris affichée par la municipalité pour ce qui relève des affaires scolaires, vu la manifeste mauvaise volonté démontrée à effectuer petits ou grands travaux demandés dans les écoles, avec divers détails et exemples concrets à l’appui. Pourquoi tant de négligence ? On se demandait également, s’il y avait bien un pilote dans l’avion des questions scolaires…

Force est de constater que la réponse à de nombreuses questions nous a été fournie la veille de la rentrée du Primaire, par le maire lui-même, qui a bien voulu confirmer point par point toutes les anomalies et bizarreries rapportées par le Picot. (Journal du Centre du 24/8/2004 Derniers préparatifs de rentrée) Ainsi le premier magistrat reconnaît que ses services sont organisés en dépit du bon sens car, concernant les travaux dans les écoles, " les demandes sont nombreuses et s’accumulent d’année en année " et il souhaiterait donc " une meilleure répartition pour ne pas avoir à tout traiter sur les 2 seuls mois d’été "… Alléluia ! Tout arrive ! Au bout de 27 ans de pouvoir, le maire (enseignant émérite) voit enfin la lumière : il se rend compte qu’il y a d’autres périodes de vacances scolaires propices à la réalisation des travaux dans les écoles ! (10 jours à la Toussaint, 15 à Noël, 10 en février et 10 à Pâques, cela laisse le temps d’en faire des choses !) Car il nous a expliqué auparavant que, contrairement à ce que d’aucuns pourraient croire, l’été n’est pas la meilleure période pour réaliser des travaux dans les écoles, puisque services techniques et entreprises sont en vacances aussi : mais comment fait-on dans tous les autres établissement de France et de Navarre pour assurer l’entretien des locaux ? Il nous apprend aussi que " la priorité est donnée aux travaux de sécurité ". Pour illustrer ce propos, il nous informe que le chantier des gouttières et de la toiture de l’école Jules Renard a pris un an de retard, faute de réponse à l’appel d’offres… Faut-il un an pour refaire un appel d’offres, quand la chose est prioritaire ? Il nous indique ensuite que des travaux d’étanchéité de la toiture (pour 21 528 €) débutent " ces jours-ci " à l’école Primaire Ferme Blanche. Il s’agit des fuites dans le toit signalées depuis des années dont le Picot faisait état en juillet. L’entreprise aurait été contactée à cette date pour intervenir en urgence. Et nous voilà le 25 août, jour de rentrée des élèves, avec échafaudages et ouvriers en action dans l’école : le simple bon sens ne commande-t-il-pas de réaliser ce genre de travaux quand l’école est vide ? Nous laissons le soin aux parents d’élèves de juger de " la priorité donnée aux travaux de sécurité ". L’été 2004 a été exceptionnel dans notre bonne ville : jamais une telle tornade d’hyperactivité n’avait agité la mairie afin de prouver que l’Edile " est attentif aux désirs des personnels des écoles de la ville. " Ainsi, dès la rentrée, 3 photocopieurs neufs étaient en action dans les écoles, et la nouvelle directrice de la maternelle Jules Renard se voyait dotée d’un ordinateur flambant neuf en remplacement du vieux coucou dont nous parlions. Et il paraîtrait même que la mairie chercherait enfin une solution pour assurer la maintenance de tous les ordinateurs des écoles ! Les services techniques, fortement sollicités, ont su réagir avec rapidité et efficacité, car il a fallu traiter des situations d’urgence : le plafond d’une classe s’était effondré à Claude Tillier, suite à une grosse entrée d’eau lors d’un orage cet été. Le problème résulte d’une accumulation de feuilles mortes entre 2 pentes du toit qui finit par empêcher toute évacuation de l’eau : ceci avait été signalé à la mairie et avait déjà provoqué des dégâts à plusieurs reprises, mais rien n’avait été fait pour y remédier… Remarquons que la solution délirante proposée maintenant serait de couper purement et simplement les 5 plus-que-centenaires et magnifiques tilleuls de la cour intérieure de l’école : on croit rêver ! Par ailleurs, la journée de pré-rentrée a été éprouvante et mouvementée pour les enseignants du primaire cette année, car la banale livraison des fournitures scolaires a viré au cauchemar. En effet, la totalité du matériel concernant les 4 écoles et 23 classes de la ville était complètement mélangée au hasard dans les cartons, et ceux-ci pas forcément déposés au bon endroit ! En s’arrachant quelques cheveux, il fallut tout trier et redistribuer en demandant aux services techniques de retransbahuter les cartons : de quoi démarrer l’année scolaire de bonne humeur ! Merci qui ? Il semblerait qu’un tel fiasco résulte du changement de fournisseur causé à la fois par une loi raffarinesque inepte (qui réclamerait un appel d’offres au premier euro dépensé) et par la volonté municipale de réaliser quelque économie : mais ce n’est ni aux enseignants, ni aux enfants de trinquer dans cette histoire… Au chapitre des économies, il se confirmerait que la mairie ait demandé au coordinateur des ateliers d’activité, Christian Canetta, de réduire le budget et la voilure d’environ 25 % : donc moins d’animateurs et moins d’activités proposées aux enfants… Pour ce qui concerne la classe de la maternelle Jules Renard menacée de fermeture par L’Education Nationale, il apparaît que la mairie se soit enfin décidée à agir, en effectuant un rééquilibrage des inscriptions entre les 2 écoles de la ville, ce qui a permis de sauver (pour l’instant) cette classe, prouvant ainsi que si elle avait réagi de même par le passé, elle aurait certainement pu sauver une des 4 classes passées à la trappe ces dernières années. Une fois n’est pas coutume, nous remercions ici le maire d’avoir démontré que, si la volonté politique existe au sommet, les problèmes scolaires peuvent se régler rapidement, dans cette ville. Il suffit de sortir de cette attitude de mépris, de négligence, de laisser-aller, de ce mélange de mauvaise volonté et d’incompétence qui ne mène qu’au gaspillage et à l’inefficacité. Une seule question demeure pourtant : mais où est passé l’adjoint chargé des affaires scolaires ?

Gilles Nicolat.







La Tambourinette

Encore, allez vous dire ! C’est vrai que ça peut paraître comme une idée fixe. Il faut dire que nous n’arrivons pas à comprendre comment une municipalité, aussi bornée soit-elle, peut laisser en friche semblable partie de son patrimoine.
Une telle obstination dans le refus finit par nous inquiéter. Serions nous les seuls à imaginer qu’on puisse utiliser un tel cadre pour y développer une forme de vie susceptible d’attirer autochtones et touristes. L’association " Clamecy – Cadre de vie " vient de nous communiquer les résultats de l’enquête qu’elle avait commandée à des élèves de BTS du Lycée Romain Rolland. Nous voilà rassurés car nous ne sommes pas seuls. Les deux tiers de la population clamecycoise déclarent fréquenter le site, tel qu’il est actuellement. La plupart des personnes interrogées connaît la " guinguette " de Coulanges- sur-Yonne et la quasi totalité de ces personnes souhaite trouver, à Clamecy, le même type d’aménagement. Les priorités vont aux jeux pour enfants (65,5 %) et au fonctionnement du snack en lieu de restauration rapide (83 %) avec des concerts ou spectacles ponctuels (près de 71 %). Presque tous pensent que l’aménagement du chemin le long de l’Yonne serait un élément positif et près de 90 % pensent que l’on pourrait mettre à l’étude la construction d’une passerelle reliant le camping à la Tambourinette. Les résultats de cette enquête ont été communiqués au maire de Clamecy, dans l’espoir qu’il en informe les adjoints et les conseillers municipaux. Parions que cela ne débouchera sur rien. " Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre " dit le proverbe. Il est évident que, pour des raisons que nous ignorons, la réhabilitation de ce site ne fait pas partie des préoccupations de nos élus. On ne voit pas, dans ces conditions, d’où pourrait surgir l’étincelle.

Claude Cogan.



Quels sont les souhaits de l’Association " Clamecy-Cadre de vie " ?


- Que le site retrouve vie et attire à nouveau les Clamecycois. Cela implique une réouverture de la " guinguette ", donc la réalisation d’un certain nombre de travaux pour que cela soit possible.

- Que le chemin qui longe la rivière soit praticable de jour, comme de nuit. Pas question de grandes illuminations. Quelques points lumineux suffiraient.

- Que l’on mette à l’étude le problème de la passerelle pour que l’on puisse juger si la dépense n’est pas trop importante par rapport à l’enjeu.