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ANNÉE 2005

N°12 - N°13

jeudi 23 juin 2011, par Le Picot




MARS 2005 (N°12)




Finances.

Bernard Bardin a donné pour titre à son éditorial du bulletin municipal de décembre 2004 : " Si on parlait finances… " Justement, parlons-en.

Après le traditionnel couplet sur la conscience de nos élus quelque peu perturbée par la lourdeur de la charge fiscale qui pèse sur les Clamecycois, le maire entreprend de nous démontrer que tout est mis en œuvre pour mettre fin à cette situation.

N’est-ce pas quelque peu indécent de continuer ainsi à nous prendre pour des cons ?
Chiffres à l’appui, l’édito nous prouve que la fiscalité communale de 2004 est inférieure à ce qu’elle était en 1997. Si nous n’applaudissons pas des deux mains, c’est que celles-ci sont occupées à tenir nos diverses feuilles d’impôts. Pas besoin d’être expert comptable pour s’apercevoir que, dans la même période, les taux de la colonne " intercommunalité " avaient subi un mouvement inverse.

Taxe d’habitation 0,789 % passe à 2,06 %
Foncier bâti 1,46 % passe à 3,73 %
Foncier non bâti 3,04 % passe à 7,83 %

Si la commune de Clamecy est parvenue à refiler une partie de ses anciennes charges à la Communauté de Communes, il est normal que cette dernière se tourne vers le contribuable pour en assurer le financement. Bref, après la lecture de l’éditorial de B. Bardin on ne peut que vous conseiller de vous replonger dans le dossier concocté par René Jansen dans le n° 4 du Picot.

Du bon usage des économies.

En 2004, les consignes étaient sévères. Il convenait de réduire très sensiblement les dépenses de fonctionnement. Entreprise louable s’il s’agit de supprimer des dépenses inutiles mais dangereuse si elle remet en cause le bon fonctionnement des différents services.
Nous nous demandions, avec une certaine perplexité, ce qui pouvait se cacher derrière cette soudaine poussée d’austérité financière.
Du fonctionnement à l’investissement.
En fin d’exercice, les sommes prévues en fonctionnement qui n’ont pas été dépensées passent dans le budget investissement de l’exercice suivant.
Entre la baisse du remboursement de la dette et tout ce qui a pu être grignoté dans tous les secteurs d’activité, on arrive ainsi à la coquette somme de 937 000 euros qui va pouvoir être affectée à la poursuite des grands travaux si chers à notre maire et à tous les " béni-oui-oui " qui l’environnent.
C’est quand même tentant de laisser son empreinte quelque part. Même sur une ville morte.

Claude Cogan. René Jansen.







Un bon plan ?

La lecture des bulletins municipaux est une précieuse source d’interrogations pour le Picot et votre serviteur. Ainsi le n° 78 du bulletin municipal de Clamecy (p.9) de décembre 2004 nous présente-t-il la décision du Conseil municipal de réviser le Plan d’Occupation des Sols " afin de permettre par changement de zonage l’implantation d’entreprises sur des parcelles situées à proximité de l’échangeur de Pressures ". Ces parcelles avaient déjà été l’objet de notre attention, il y a quelque temps. Nous devons donc y revenir. L’extrait de plan qu’on suppose cadastral et donc officiel joint à l’information permet de saisir la nuance entre réel et virtuel : sur le plan, apparaissent deux magnifiques bâtiments tout de vermillon qui n’est pas sans évoquer le rude labeur du prolétariat exploité par le capitalisme triomphant (allégorie marxisante, je l’accorde). Sur le terrain, les bâtiments sont heureusement beaucoup moins rouges mais on découvre avec surprise qu’est né de leur union, un peu plus à l’ouest, une espèce de vilain grand canard (l’étable aux poutrelles du Picot de naguère). Le plan nous indique que ce fils indigne n’existe pas et que je vous prierais donc de ne pas le voir, sous peine de poser de vilaines questions. Quant à la nécessité de faire d’un espace où il y avait une industrie une zone industrielle, sans doute bientôt achetée au prix fort par la Communauté de Communes des Vaux d’Yonne et cédée à vil prix à quelque scierie en déshérence, chacun aura loisir de se forger un avis (couardise libérale !) mais cette procédure sent la régularisation a posteriori d’une situation peut-être moins claire qu’il n’y paraissait.

Dominique Girault.







Plein d’urbanisme dans nos sabots

Quand on arrive dans ces périodes de Noël et de nouvelle année, on ne peut s’empêcher de se demander ce que nos chers élus vont pouvoir déposer dans nos petits sabots de contribuables, soigneusement alignés sous les traditionnels sapins.

Rassurons-nous. Papa Urbaniste Noël ne nous a pas oubliés. La zone 30 km/h va être agrandie ! Ce gadget, si cher au cœur de nos élus, va donc récupérer une moitié du boulevard Misset et le bas de l’avenue de la Gare (pardon : du Général Leclerc) avec, en prime, une nouvelle priorité à droite pour la rue de… Ça, c’est un vrai cadeau. Tellement beau et tellement inutile. A part un petit problème de stationnement dans le bas de l’avenue de la Gare, qui aurait pu imaginer qu’il y avait un besoin aussi urgent d’intervention ? Naïfs que nous sommes, nous aurions tendance à penser que les plus gros problèmes de circulation dans la cité se situaient route d’Armes. Cette malheureuse route, faute de déviation est-ouest, récupère tous les poids lourds qui se dirigent vers Avallon ou qui en viennent. La présence du Lycée, du Collège et des écoles primaires entraîne, à heures fixes, des flots de cars, voitures particulières, bicyclettes ou engins motorisés. Ajoutons-y quelques tracteurs agricoles avec remorques pour faire bonne mesure. Le tout sur une chaussée relativement large et presque en ligne droite qui entraîne fréquemment des vitesses supérieures aux 50 km/h autorisés. Bref, tout ça pour dire que nous aurions donné priorité à un aménagement de ce secteur bien avant les petites fantaisies du centre-ville. Que cela ne nous empêche pas de continuer à fouiller dans la hotte pour y découvrir la fin programmée de la construction du " complexe sportif " de la Tambourinette (baptisé parfois vestiaires et parfois gymnase). Nous en avons dénoncé la démesure et nous n’avons pas changé d’avis sur le sujet. Par contre nous avons, cette fois, plus de précisions concernant les monuments dédiés à Alain Colas. Le coût, hors taxes, s’élèvera à environ 80 000 euros (520 000 F). Caché au fond de la Tambourinette, Alain Colas ne risque pas de voir son repos dérangé par des hordes de touristes.

Dernier coup d’œil…

Tiens, encore un paquet cadeau !
Sur l’étiquette on peut lire " Rénovation de la rue Marié-Davy et de la place Emile Zola ".
On avait fini par l’oublier celle-là. Nous avions bien vu, il y a deux ans, quelques plans qui devaient servir de base à la concertation avec les riverains. Nous avions même découvert que la construction d’un kiosque à journaux était envisagée…
Nous replongeant dans la presse de l’époque nous avons redécouvert le montant de la dépense envisagée : 1,6 million d’euros hors taxes pour la ville de Clamecy.
Au cours du conseil municipal de décembre 2004, voilà qu’on nous annonce un montant global de 500 000 euros, soit à peine le tiers.

Plusieurs solutions s’offrent à nous.

Cochez ce que vous pensez être la bonne réponse.

- Avec la sagesse qui les caractérise, nos élus ont opté pour un projet plus modeste.

- Le nouvel adjoint aux Travaux réalise de petits miracles.

- Il y a une embrouille là-dessous. On nous ment effrontément.

Claude Cogan.







AU DELA DU RAISONNABLE LE MUSEE DEVIENT

MAUSOLEE À LA GLOIRE DE L’ELU LOCAL !


Dans la vie politique locale, il semble que beaucoup de décisions prises échappent à toute logique et à toute rationalité : du moins à ce qui serait accessible au commun des mortels, le citoyen de base comme vous et moi. Par exemple, ne paraît-il pas difficile de justifier, de manière raisonnable, la décision de doubler la surface du musée municipal, compte tenu de la situation globale de la ville ? Est-ce que l’Autocratie (le pouvoir d’un seul) remplacerait ici la démocratie (le pouvoir du peuple) ?
Pour tenter d’y voir plus clair et essayer de comprendre à quelle logique secrète obéissent les décideurs locaux, Le Picot a fait appel à une spécialiste, chercheuse à l’IRDEPOLOC, (Institut de Recherche sur la Dérive des Politiques Locales), Claire Voyensse, psychanalyste et polito-péquenologue réputée.

L’autocrate cumulard est-il incurable ?

Comme vous avez pu le constater, le pouvoir personnel absolu, même au niveau d’un village, peut rendre absolument " fou ", dans la mesure où plus aucun argument rationnel ne peut atteindre le politicien ou l’autocrate cumulard. Totalement détaché du sens des réalités car il est grassement payé en indemnités et ne dépense que l’argent des autres, il est capable de prendre les décisions les plus délirantes sans que – clientélisme et phénomène de cour obligent – ses acolytes n’y trouvent jamais à redire.
De plus, quand le politicien est cumulard, son cas s’aggrave forcément : soit il cumule de manière compulsive et abusive tous les mandats électoraux à sa portée (maire, député, président du Conseil général, président de ceci ou de cela…), Soit il les accumule dans la durée, jusqu’à se considérer élu " par la grâce de Dieu " et " après moi le déluge " devient sa devise.

Le Frankenstein de la vie politique locale

On assiste alors à la mise en œuvre du degré zéro de la politique, quand l’élu devient la proie de ses pulsions les plus inavouables, le simple jouet de la puissance de ses instincts. Le goût du pouvoir pour le pouvoir, le plaisir d’écraser l’autre, la folie des grandeurs, tout cela s’exprime souvent dans la " bétonite aiguë ", c’est-à-dire la construction de n’importe quoi, pourvu que cela soit imposant et cher, et se remarque : donc souvent en défigurant tout un quartier ! À ce stade, plus aucun élément de réalité n’est susceptible d’atteindre le politicien, il s’est transformé en véritable Frankenstein de la vie politique locale. Même le revers électoral n’agit plus comme électrochoc ! Regardez tel député perdre en 1993 (face à une femme RPR !) la circonscription de feu le Président de la République : en a-t-il tiré une autocritique quelconque ? Cela lui a été totalement impossible ! Voyez-le récidiver en 2001, avec la " farce tranquille " de sa vraie fausse succession préparée dans le secret (de polichinelle) de son cabinet, l’épaisseur des grosses ficelles utilisées ne soulignant que davantage le mépris qu’il porte à ses concitoyens. Et quand la déroute électorale fut avérée, le même " élu local "en tira-t-il une leçon ? Que nenni ! Il s’en alla par monts et par vaux (d’Yonne) achever sa besogne, tout pérorant de suffisance et clamant que " le peuple de Clamecy n’avait que le sort et les élus qu’il mérite ! "

Plus fort que tout : l’amour de soi et le désir d’immortalité

Il faut considérer que le politicien, à l’instar du tueur en série, possède sa propre logique. Devenu inaccessible à tout sens moral, il est condamné à s’enfermer dans son comportement " limite ", car il n’est plus que le jouet de ses passions mortifères, incarnant ainsi la face sombre de l’humanité.
En effet, comment interpréter cette décision d’agrandir à l’infini un musée municipal déjà très largement proportionné, le tout à grand renfort d’argent public ?
Il s’agit tout simplement de conjurer l’angoisse de sa propre mort, d’inscrire dans le béton et dans la pierre son passeport pour l’immortalité. Ainsi, quand nous aurons tous disparu, Monsieur le Maire, lui, survivra pour les générations futures à travers ce musée ! Et même la " rupture esthétique " (le fait d’avoir défiguré tout un quartier) fait alors sens, elle aussi. Elle symbolise le rêve fou du pouvoir absolu : " je suis plus fort que la mort, je suis l’élu, j’ai le pouvoir de modeler cette ville à ma guise, et rien ne m’arrêtera ". À la lumière de la psycho-polito-péquenologie, c’est ainsi qu’il convient de décoder le comportement de nos hommes politiques : ainsi ce n’est, dans la réalité, plus du tout un musée, mais bien un mausolée à la gloire de " l’élu local " auto satisfait que financent les contribuables ! Et tous ces ronds-points à plus de 150 000 € pièce, quelle est donc leur fonction réelle ? D’après nos recherches, leur fonction est avant tout magique. Pour le décideur, il s’agirait d’imprimer sa marque pour l’éternité, d’où l’aspect souvent monumental. Quoi de mieux, pour atteindre celle-ci, que de se faire construire un monument à sa gloire, le tout financé par la collectivité et construit de son vivant ?
Et cette mairesse d’un bourg tranquille de 1 400 âmes (Varzy) qui a fait raser 70 arbres tricentenaires qui ne demandaient rien à personne, s’agit-il simplement de réaménagement urbain ? N’a-t-elle pas plutôt gagné ainsi sa place pour la postérité, dans les annales de l’histoire comme massacreuse d’un site historique, (sans même évoquer ce que le fait de s’attaquer seule à autant de symboles phalliques de 20 m de haut peut vouloir dire !).

Pour une bête atteinte, faut-il abattre tout le troupeau ?

Si cette question mérite d’être posée en matière de lutte contre la maladie de la vache folle (ESB), elle peut l’être également en matière de vie politique locale. Il est en effet très frappant de constater combien les conseillers municipaux semblent atteints de mutisme, de paralysie totale quand il s’agit de prendre leurs responsabilités et de faire vivre la démocratie, et donc de l’ouvrir, de ramener sa fraise, d’ameuter l’opinion publique si besoin. Comme certains comportements de dirigeants semblent relever davantage de la psychopathologie que de la politologie, pourquoi les laisser œuvrer si longtemps, sans rien dire ? Faudra-t-il, à l’avenir inventer le délit de complicité de non-assistance à démocratie locale en danger ?

René Jansen.




AOÛT 2005 (N°13)




POPULATION EN BAISSE CONTINUE.

Plus dure sera la chute ?

Les premiers résultats du recensement de la population de mars 2004 ont été publiés par l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) au début de cette année et ils confirment que l’hémorragie démographique se poursuit au même rythme que durant les années 1990/99 : Clamecy compterait désormais 4 570 habitants. (4 607 en 1921) La ville aurait ainsi perdu 236 personnes (- 4,91 %) depuis 1999, ce qui, malheureusement, confirme l’estimation donnée par Le Picot n° 9 en mars 2004.
Mais il faudra attendre 2008, quand tout le reste du canton et du département aura été recensé, pour savoir si, comme par le passé, la commune de Clamecy se dépeuple au profit des petites communes alentour. Du côté de la mairie, M. Bardin est passé en quelques années d’un optimisme béat et sans aucun fondement à un fatalisme sans borne, toujours en proférant d’un ton docte des demi-vérités ou demi-mensonges, sans jamais se livrer à un minimum d’analyse des chiffres. Ce qui lui fait croire qu’il peut simplement s’en laver les mains à bon compte. Pourtant, un maire élu à la tête d’une ville qui comptait 5 922 habitants en 1977 lors de son 1er mandat et qui n’en comptera vraisemblablement que 4 382 à l’issue du 4è en 2007, peut-il réellement faire comme s’il n’avait rien à voir dans l’histoire ?

" Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ? "

Le maire déclarait en janvier 2000, lors de la publication des estimations du recensement de mars 1999 (1) :
" … on ne perd pas plus d’habitants que les autres… je pense que nous avons atteint le point bas…"
Il convient de noter que cette affirmation est totalement fausse et démentie par les chiffres, comme nous l’avons déjà démontré.(2)
En effet, de 1990 à 1999, quand le département perdait 3,46 % de sa population, le canton en perdait 3,44 %, mais la ville de Clamecy 9,04 % !
Le maire, en février 2005(3) à propos du dernier recensement se résignait, tout en refusant de voir la réalité, et en se défaussant lourdement : " … il n’y a aucune raison que cette tendance se ralentisse… Clamecy est en diminution de population depuis 30 ans… "
On sait (voir le Président de la République) qu’un politicien est capable de dire tout et son contraire, mais on est au moins en droit d’attendre que le spectacle se fasse de manière professionnelle, sans qu’on voie les grosses ficelles utilisées !
Mais il est vrai qu’ici on ne se refuse plus rien, comme de tenter de faire croire que la fiscalité communale a baissé (voir Picot n° 12), alors que le pékin moyen voit bien sa note fiscale globale continuer d’augmenter, pour cause de transfert des charges et des impôts sur la CCVY (communauté de communes des Vaux d’Yonne) !
Nous avions déjà indiqué ici que la pression fiscale élevée avait fait fuir plus de 200 habitants de Clamecy vers les communes alentour : les chiffres sur la période 90/99 parlaient d’eux-mêmes.
Mais que les habitants du canton se rassurent, le Sieur Bardin tient la solution. En 2025, pour ses 91 ans et son 9è mandat, il promet que les impôts locaux auront atteint le même niveau élevé sur tout le territoire de la CCVY, et que les quelques 3 673 Clamecycois (4) restant n’auront plus de raisons fiscales d’aller voir ailleurs si c’est moins cher !
" … Dans 20 ans, on aura une fiscalité qui sera la même sur un territoire comme une communauté de communes…(3) "
Pour une fois, il semble que cette affirmation soit plus que vraisemblable…

René Jansen.



- (1) Journal du Centre 31janvier 2004 : " Bernard Bardin balaye les rumeurs. "
- (2) Le Picot n° 9 de mars 2004 " Un train de dépopulation peut en cacher un autre. "
- (3) Yonne Républicaine du 23 février 2005 " Clamecy, la population diminue toujours. "
- (4) Chiffre obtenu en poursuivant la tendance constatée sur 1990/2005.





TOUS LES CULOTS.

Dans le Journal du Centre du 16 juin, Bernard Bardin donne, une fois de plus, une explication de la fiscalité élevée de la ville de Clamecy. Après l’avoir niée avec véhémence, voilà qu’il faut trouver sans cesse de nouvelles causes. Cette fois, ce sont la médiathèque et les équipements sportifs comme la piscine et le gymnase qui coûtent cher. Comme par hasard, haro sur des structures qui sont considérées comme utiles par une majorité de la population. Pas un mot en revanche sur les fastes et la démesure de ces dernières années que nous dénonçons à longueur de colonnes. A croire que toutes ces " magnificences " sont généreusement offertes par une giboulée de mécènes. Rappelons à B. Bardin que, dans le secteur culturel il y a un musée dont les peintures sont à peine sèches et, dans le domaine sportif, des vestiaires flambant neufs. Ça lui évitera, peut-être, de remonter au comblement du canal dans la traversée de Clamecy pour justifier taxe foncière et taxe d’habitation.

Claude Cogan.







ça roule ma poule…

Il faut dire que, là encore, il y a matière à dire. Quel est l’intérêt de limiter la vitesse à 50 km/h, alors que l’on pourrait rouler à 70 sans présenter un réel danger ? C’est juste bon pour se faire piquer au radar. Autre endroit autre délire : le boulevard Misset. On a installé des chicanes qui, certes, limitent la vitesse en journée, mais demandent de zigzaguer comme si on avait 2 grammes, tout en croisant vélo, bus et camion. C’est bien de diminuer un danger mais si c’est pour en créer d’autres, c’est, comme qui dirait, un coup d’épée dans l’eau. Il faudrait que nos élus pensent aussi qu’il n’y a pas que des jeunes qui viennent d’avoir le permis et qui peuvent facilement s’adapter à ces aménagements ridicules, il y a aussi dans cette ville des seniors qui sans remettre en cause leur capacité à conduire doivent être tendus à l’approche de ces aménagements. La palme de l’absurdité reste l’avenue du Général-Leclerc. Là, on a concentré les risques toujours en voulant en supprimer un… la vitesse. Contrairement au boulevard Misset, rien n’oblige de rouler moins vite. En rendant les rues du parc et de la DDE prioritaires, en oubliant qu’à 20 mètres se trouve une caserne. Que justement ceux qui se rendent à la caserne roulent vite et qu’une fois qu’ils sortent avec leurs camions rouges ils roulent encore plus vite. Là où la municipalité devrait faciliter la circulation, elle la rend encore plus compliquée et surtout plus risquée. Là, où elle souhaite réduire l’allure des voitures, elle transforme la chaussée en parcours du combattant oubliant que, côté sécurité, on aurait pu aménager une voie cyclable. C’est plus utile que des places de parking surtout quand il y en a un à 30 mètres, souvent vide. Par contre, là où il serait urgent de faire quelque chose, notamment route d’Armes, rien n’est fait. On a vraiment du mal à voir la cohérence et la logique de l’action politique de la municipalité. Finalement, ce qui est sûr c’est qu’il n’y a pas que les élus nationaux qui sont coupés de leur base.
A Clamecy, la municipalité nous en donne la preuve à chaque réalisation. Chapeau !

Stéphane Lessire.







Centre Jeanne Simpol : on rénove.

Lorsque, dans notre numéro de mars, nous avons publié le témoignage de Mme Devilliers sur le V80, nous savions que d’importants travaux de rénovation étaient programmés. Nous ne pouvons que nous réjouir d’apprendre que ces travaux sont en bonne voie et que leur achèvement est prévu pour la fin de l’été.
Il n’empêche, cela n’enlève rien aux conditions scandaleuses dans lesquelles les pensionnaires étaient accueillis depuis plusieurs années. Les Clamecycois n’hésitaient pas à parler de mouroir. Un mouroir aux tarifs relativement élevés. Nombreuses étaient les personnes âgées terrorisées à l’idée d’y échouer un jour mais aucune voix ne s’élevait pour dénoncer l’état de délabrement des lieux. On peut comprendre que, dans le contexte difficile du centre hospitalier, certains aient jugé prudent de taire ce qui pourrait paraître négatif. La politique de l’autruche n’a pourtant jamais été vraiment utile. La meilleure preuve, c’est que, selon le Journal du Centre du 11 juin, l’établissement comptait 20 lits inoccupés. A quoi bon torturer le langage pour faire croire que tout allait bien et que ces travaux ne font qu’apporter un plus. C’est pourtant ce que suggère le titre de l’article : " Des locaux encore mieux adaptés. " Le Docteur Casset en rajoute une louche en déclarant : " Cela nous permettra d’accueillir les personnes âgées dans des conditions encore meilleures ". Ca s’appelle ne pas manquer d’air. Pour notre part, notre seul souhait est que les personnes âgées dépendantes soient enfin accueillies dans de bonnes conditions. Cela ne pourra qu’avoir un effet positif sur le taux d‘occupation du Centre.

Claude Cogan.







Sport : le Tour du Nivernais Morvan

Arrivée par la Mirandole, l’étape clamecycoise du TNM s’est terminée par une boucle Crôt-Pinçon/Beaugy/Abreuvoir/Crôt-Pinçon qui devait se répéter plusieurs fois. Une échappée d’une douzaine de coureurs finissait son troisième tour et attaquait l’abreuvoir. Au sommet de celle-ci, au carrefour, un jeune gendarme tentait de réguler à grand peine la circulation des automobiles qu’il ne savait dans quelle direction envoyer. Par la Mirandole devait affluer le gros du peloton. Envoyer les automobilistes dans cette direction, c’était leur donner une bonne chance d’écraser quelques cyclistes... Par l’Abreuvoir, c’était égal sinon pire puisque l’échappée roulait à fond dans une rue étroite... Par le Crôt-Pinçon, tous devaient passer... La quatrième rue étant en sens interdit, le pauvre pandore se trouvait fort dépité et ses gesticulations incapables de gérer quoi que ce soit et tout particulièrement la circulation. Il envoyait donc les voitures dans toutes les directions comme des boules à la recherche de quilles. Le hasard, joueur, réunit le groupe de tête et le peloton dans un embouteillage au bas du Crôt-Pinçon parmi les invectives, les ordres contradictoires, les coups de sifflet et les éclats de rire. Le groupe étau stoppa net devant le gymkhana des échappés au milieu des voitures. Aucune force supérieure n’ayant vitrifié ce Waterloo de la circulation en une fresque immortelle, la circulation s’éclaircit peu à peu. Au dernier tour, deux gradés arrivèrent au pas de course pour tirer leur collègue de la mélasse où on l’avait plongé et résoudre un problème qui le fut naturellement par la fin de l’étape.
" Habituellement, les courses sont organisées par les supporters du Vélo Club de Clamecy sans incidents ni embouteillages " nous a déclaré un supporter du VCC.

Yves Pupulin.







CIRCULATION

Voilà bien un vrai sujet à polémiques : la bagnole. Le piéton a son point de vue, le cycliste aussi et l’automobiliste itou. Inutile de dire que ces points de vue divergent considérablement jusqu’à pouvoir être parfaitement opposés. Le même individu peut réagir différemment quand il est au volant de son auto ou quand il a oublié celle-ci quelques instants pour pratiquer la marche à pied. Inutile de dire qu’il n’est pas facile, dans ces conditions, de prendre des mesures qui puissent donner satisfaction à tous. A défaut, il faudrait, après réflexion, définir une politique claire qui aurait, au moins, le mérite de la cohérence. Dans beaucoup de grandes villes asphyxiées (à tous les sens du terme) par la bagnole, les municipalités entreprennent de développer les transports en commun et de favoriser d’autres moyens de déplacement comme les vélos (avec ou sans moteur). Si ces mesures ne font jamais l’unanimité, elles peuvent, à terme, montrer leur efficacité et obtenir l’approbation d’une majorité. A Clamecy, la politique en matière de circulation semble se résumer à quelques formules que nos élus aimeraient magiques : Zone trente, priorité à droite. Or, si la ville commence à être sérieusement encombrée par la voiture automobile, il n’est pas possible d’envisager sérieusement le développement de transports en commun urbains. D’autant plus difficile que viennent, chaque jour, travailler à Clamecy des personnes résidant dans les villages des environs. Peut-être, dans un premier temps faudrait-il rendre plus aisé et moins dangereux l’usage de la bicyclette.

Claude Cogan.







CIRCULATION AU CENTRE-VILLE :

LE NON-SENS PRES DE CHEZ VOUS !


Il en va de la circulation comme d’autres choses, dans notre bonne ville : on se demande toujours si les 27 élus du conseil municipal vivent sur la même planète que nous, et sont confrontés quotidiennement aux mêmes problèmes que tous les Clamecycois.

Ainsi, depuis 2001, comme tout un chacun, ils ont eu le temps de réaliser que le régime " priorité à droite " est délirant car il rend la traversée de la ville inutilement dangereuse, et transforme chaque carrefour en véritable casse-tête pour les automobilistes, sans rien apporter de positif. Eh ben non ! Faut croire que les 27 trouvent ça bien car, comme un seul homme, la municipalité décide, en 2005, d’étendre ce régime incongru à tout le centre ville. Et que le premier Clamecycois qui a compris à quoi tout cela rimait écrive au Picot, car il n’y a eu aucune campagne de communication ou d’explication pour nous faire savoir quel était le but poursuivi. Et voilà la ruelle sortant de la piscine qui devient prioritaire sur l’ex-RN 151 du boulevard Misset ! On avait déjà le traquenard de la rue des Moulins, de la rue de la Gravière, sans oublier celui de la Caisse d’Epargne ou de l’école C.Tillier, à savoir le bordel permanent à chaque carrefour, nous voilà maintenant avec un boulevard Misset, où on peut à peine se croiser, même à 30 à l’heure ! Et où le plus petit camion de livraison venu est obligé de rouler au milieu de la chaussée, sous peine de se frotter à chaque arbre ! (La prochaine crétinerie sera peut-être d’abattre tous ces feuillus ?) Et au lieu de mettre en place des panneaux compréhensibles par tous car répertoriés au code de la route européen, on invente ces ignobles panneaux jaunes que visiblement 90 % des touristes étrangers ne comprennent pas. Si leur voiture est bousillée au carrefour, on espère peut-être qu’ils en profiteront pour visiter la ville ?

Stress et bras d’honneur permanent.

Le stress naît quand on a l’impression de ne pas exister pour nos dirigeants qui passent leur temps, semble-t-il, à nous mettre des bâtons dans les roues, sans qu’on comprenne les tenants et les aboutissants. Mais à quoi jouent-ils ? Pourquoi tant de haine et de mépris ?
Depuis 4 ans, il aurait été très simple de demander l’avis de la population, au sujet du plan de circulation, à condition, bien sûr que cet avis intéresse la mairie. Un simple questionnaire inclus dans le bulletin municipal, à déposer en mairie ou dans des urnes placées chez les commerçants. La démocratie, ça ne coûte pas forcément cher, simple question de volonté politique.
Mais il paraît plus simple, pour nos décideurs, de mettre en œuvre une politique incohérente en matière de circulation dans la cité, sans se soucier d’aucune communication quant aux buts poursuivis. Deux résultats garantis, l’exaspération des locaux et la fuite rapide des autres vers des lieux plus cléments aux automobilistes de passage. Merci Bernard !
Pour aider la municipalité à mieux faire passer son message auprès des visiteurs, nous lui proposons un modèle d’affiche qui ne fait que rendre explicite le message implicite perçu par tous à travers ce plan de circulation catastrophique : au pont de Bethléem, l’incohérence saute aux yeux : pour quelle raison faire traverser la ville au trafic se dirigeant vers Nevers/Cosne/La Charité ? A quoi bon engorger tous ces carrefours avec des véhicules qui seraient très bien sur la déviation ? Vu le parcours du combattant, croit-on vraiment que la périlleuse et laborieuse traversée de la ville incitera les automobilistes de passage à visiter Clamecy ? Et où sont-ils censés se garer ? On a réduit le nombre de places en centre ville. Et si on veut que les touristes se garent à la piscine ou la salle polyvalente, il y a intérêt à faire un effort de signalétique, tant pour les piétons que pour les roulants. Et le rétrécissement des chaussées, cela aurait pu permettre la mise en place de pistes cyclables, non ?

René Jansen.