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ANNÉE 2005

N°12 - N°13

jeudi 23 juin 2011, par Le Picot




MARS 2005 (N°12)




Rentabiliser l’école ?

- Oui à la culture ! Non à la censure !
Peut-être ce slogan, ne vous est-il pas inconnu ? En effet, c’est celui que, nous, lycéens, avons clamé dans les rues de Clamecy, le 2O janvier et le 8 mars derniers, en réaction au projet de loi de notre ministre de l’Education, François Fillon. Celui-ci souhaite réformer le système scolaire afin de garantir une meilleure égalité des chances et instaurer " un socle commun de connaissances indispensables " à tous les élèves. Pour cela, M. Fillon prévoit la suppression d’un certain nombre de postes d’enseignants, le regroupement de sections différentes comme E. S. qui est une filière générale avec S.T.T., filière technologique, la suppression des T.P.E. (Travaux Personnalisés Encadrés) et d’options proposées à l’entrée en Seconde, telles, histoire de l’art, langue vivante 3, arts plastiques... Mais aussi la régionalisation du bac avec l’instauration du contrôle continu, mis en suspens pour le moment. L’école est, c’est indéniable, un ascenseur social. Mais elle n’est pas que cela, c’est aussi une porte ouverte à l’enrichissement personnel, l’ouverture d’esprit et la tolérance de l’autre. Or, la réforme proposée par la loi Fillon concernant le socle commun de connaissance nous ferme cette porte ! Supprimer les TPE, qui constituent pour nous une première approche vers le travail en autonomie et la recherche personnelle, pénaliserait nos études post-bac. Supprimer une option à l’entrée en Seconde signifie nous couper l’accès à l’histoire des arts, aux 3èmes langues... Des matières sans doute considérées par le gouvernement comme secondaires alors qu’elles contribuent à enrichir notre culture générale et permettent notre épanouissement. D’autre part, nous déplorons les suppressions de postes prévues pour la rentrée 2OO5. Certaines classes étaient déjà surchargées, la qualité de l’enseignement n’en serait que plus dégradée. Une régionalisation du bac va entraîner d’énormes inégalités entre ceux qui auront obtenu leur bac dans un lycée réputé d’Ile de France et ceux qui l’auront eu dans une région plus en marge comme la nôtre. Le gouvernement ne doit pas céder à la pression des entreprises qui veulent de la main-d’oeuvre moins qualifiée et par conséquent moins chère. Il doit renoncer à des restrictions budgétaires trop poussées qui nuiraient à notre enseignement. Si l’école publique continue à se dégrader, la dualité de la société va s’accentuer, avec, d’un côté, les plus riches, qui pourront payer l’école privée à leurs enfants et de l’autre, les plus pauvres qui devront se contenter d’un enseignement public limité.
Nous nous sommes mobilisés et nous sommes prêts à recommencer, jusqu’à ce que M. Fillon nous entende.

Des Élèves du Lycée de Clamecy.







EDUCATION :

Retour à la craie et au tableau noir

pour les écoliers nivernais ?


On savait déjà que le gouvernement Chiraco-Raffari-nesque (comme on dirait cauchemardesque ou abracadabrantesque !) avait mis au point une infernale machine à remonter le temps, en matière d’acquis sociaux, entamant une nette marche arrière après des siècles de progrès ininterrompu…

Et que je te recule l’âge de la retraite tout en réduisant son montant par ci, que je te pique un jour férié par là, que j’te fasse sauter les 35 heures en douce par ailleurs, tout en ne faisant raquer que le pékin moyen pour soi-disant sauver la Sécu. La Droite fait mentir l’adage qui disait " On n’arrête pas le progrès ". Eux, Ils peuvent le faire ! Dans l’Education Nationale, la casse générale est bien entamée depuis 2002 : disparition de 10 000 pions dans le secondaire et de 15 600 aide-éducateurs, remplacés par moins de 16 000 assistants d’éducation. Moins 9 600 emplois, c’est sûrement comme ça qu’on va favoriser la réussite de tous et la lutte contre la violence scolaire ! (C’est pourtant ce qu’on veut nous faire croire !)(1) Sans oublier la délocalisation sauvage, en 2005, de 96 000 emplois d’agents techniques et d’ouvriers des collèges et lycées de l’Education Nationale vers les départements et régions qui n’avaient rien demandé, et surtout pas un tel fardeau financier ! Raffarin ou le Napoléon de la décentralisation à marche forcée. Qui ne voit pas que l’Etat libéral cherche simplement à dégraisser ses effectifs en transférant les charges aux collectivités locales ? Les 20 régions de gauche (sur 22) seront bien obligées de prévoir une sacrée hausse des impôts locaux dans les années à venir. Rira bien qui rira le dernier… En ce qui concerne notre beau département de la Nièvre, l’Autorité locale en matière d’éducation n’est pas en reste, côté mode rétro (" Pas besoin de la météo pour savoir d’où vient le vent " comme chantait Bob Dylan dans les années 60), soit sur ordre ministériel, soit manière d’être plus royaliste que le Roy. Il apparaît en effet que l’Inspecteur d’Académie en poste à Nevers, Directeur des Services Départementaux de l’Education Nationale (tel est son titre officiel), a décrété en septembre 2004 qu’il ne devait quasiment plus y avoir dans les écoles élémentaires, d’intervenants extérieurs, que les petits de la maternelle, eux, avaient bien assez de leurs institutrices, et que les intervenants pouvaient aller se faire voir ailleurs. Le bizarre de l’affaire, a priori, est que ces intervenants sont soumis à agrément des autorités de l’Education Nationale, qui ont aussi avalisé les Projets d’Ecole rédigés par chaque équipe enseignante pour la période 2003-2006. Il apparaît donc que l’Inspecteur d’Académie revient sur sa signature et décide, à la rentrée 2004 de mettre des bâtons dans les roues de toutes les écoles en empêchant la mise en œuvre de projets d’actions éducatives réalisés en partenariat… Il applique ainsi tout son zèle à empêcher les écoles de fonctionner, en retardant tous les projets en cours, alors que chacun se doute bien que la dernière chose dont les élèves aient besoin, c’est de l’incohérence installée au sommet ! Sous couvert de remettre à la mode la " polyvalence de l’instituteur " (qui a bon dos), ne s’agit-il pas, plutôt, de la même marche en arrière, du retour (fantasmatique) à l’école de grand–papa, avec la craie et le tableau noir pour uniques outils pédagogiques ? Cela fait plus de 25 ans qu’on demande aux écoles de s’ouvrir sur l’extérieur pour rendre l’enseignement plus vivant et 15 ans qu’on leur demande de rédiger des Projets d’Ecole : faut-il rayer tout ça d’un trait de plume en 2004, selon le bon vouloir d’un responsable administratif, avant même le vote de la Loi d’Orientation sur l’avenir de l’Ecole ?

Pour les parents, l’éducation n’a pas de prix.

Mais pour le gouvernement actuel, elle a un coût exorbitant et il convient d’endormir l’opinion avec des discours lénifiants pour mieux agir par derrière : sous couvert de modernisation(2), il s’agit d’un véritable jeu de massacre destiné à réduire à tout prix la dépense de l’Etat en matière d’Education. " L’école est le bien le plus précieux de la nation " (3) nous assure le ministre Fillon.
Dans le même temps, il a laissé entendre à plusieurs reprises que la scolarisation des enfants de moins de 4 ans en maternelle était loin d’être une priorité, que les familles feraient mieux de s’occuper d’élever leurs bambins, permettant ainsi à son ministère de récupérer quelques milliers de postes d’instituteurs !

Quand le rideau de fumée du débat sur l’école se dissipe…

Les grands partis politiques n’ont plus guère d’idées sur l’éducation. L’UMP n’a de cesse que de saborder l’énorme paquebot que constitue l’Education Nationale.
La gauche, avec des ministres comme Chevènement, Jospin, et le butor d’Allègre, a montré à la fois son impuissance et son manque d’idées novatrices.
Dans le présent, il suffit de mettre en corrélation la volonté de notre Inspecteur d’Académie de bouter les intervenants extérieurs hors de l’école avec la volonté gouvernementale de réduire l’enseignement public aux matières fondamentales, pour que tout s’éclaire.
Le ministre Fillon peut bien assurer que " l’Etat s’engage à mettre en place à tout moment de la scolarité pour tout élève ayant des difficultés (…) un soutien personnalisé ", il ne s’agit là que d’un mensonge supplémentaire. En faisant disparaître 10 000 adultes des établissements scolaires et en ne remplaçant plus tous les enseignants partant en retraite, il est évident qu’un tel soutien sera impossible à mettre en place.
Si l’école a besoin de réformes pour prendre en compte la réalité de la société, ce n’est certainement pas en la ramenant plus de 50 ans en arrière qu’elle pourra jouer son rôle.
Quand on sait que plus personne ne veut être directeur d’école dans ces conditions (4 500 directions vacantes au niveau national, 34 dans la Nièvre), il faudrait peut- être raison garder, car quand les adultes abusent, rappelons-nous qu’au bout du compte, ce sont toujours les enfants qui trinquent…

Gilles Nicolat.

(1) Canard enchaîné 03/02/2003 " Une Rentrée et beaucoup de sortis ".
(2) Voir " La barbarie douce ou la modernisation aveugle des entreprises et de l’école " Jean-Pierre Le Goff Ed. La Découverte 2003.
(3) Discours du ministre François Fillon présentant le projet de loi d’orientation sur l’avenir de l’école devant le CSE le 16/12/2004 disponible sur Internet : [www.education.gouv.fr]





" Les Spécialistes des questions " et l’Internet Haut Débit :

Alors que les socialistes, en accord avec toute la droite, se sont pliés aux vues libérales européennes exigeant la mise en concurrence, et donc, la privatisation de France Télécom, Charmant (Président du Conseil Général) est fier d’annoncer en 2003 à propos de l’ADSL :

- " Les opérateurs n’investissent que là, où le retour leur paraît compatible avec leurs intérêts. Il nous faut donc nous substituer à la carence et nous avons décidé de le faire. " Le préfet, qui ne voulait pas être en reste, avait affirmé qu’il accompagnerait " le projet de façon substantielle ". Des aides européennes devaient compléter ce dispositif. France Télécom, qui vendra les lignes ADSL et, avec ses concurrents, les accès, ne participant que pour 15 millions d’euros sur les 41.5 prévus en 2003. L’article du Centre de l’époque signale : " si 40 % de la population nivernaise peut accéder à l’Internet haut débit de type ADSL, 0.3 % seulement a fait ce choix ". D’où l’urgence d’équiper les 60 % restants, à ce prix ! Pour faire passer la pilule, on annonçait que les collèges seraient dotés de " cartables électroniques ", en stipulant que l’opération était également justifiée par " l’imagerie médicale des hôpitaux, le transfert rapide de fichiers pour les universités et les centres de recherche, les vidéoconférences pour les administrations et les liaisons entre entreprises ". Or, l’université, la plupart des entreprises ou les hôpitaux du Val de Loire et de Clamecy, étaient situés dans les 40 % déjà prévus pour l’ADSL. De plus, les hôpitaux menacés de fermeture, pourront être transformés en e-cafés, pour s’y faire soigner par Internet, et, les entreprises liquidées à tour de bras, pourront déposer le bilan ou licencier en haut débit. Quant aux " vidéoconférences pour les administrations ", ne s’agit-il pas, pour nos élus et cadres de l’Etat, de se contempler le nombril ? Nous aimerions savoir, en fonction de quels critères a réellement été dimensionné le projet nivernais, pour arriver à une telle enveloppe. Il est surprenant de constater que rien ne filtre jamais à ce niveau, comme si les citoyens étaient incapables de comprendre, dans un projet, autre chose que les belles images issues des cerveaux simplificateurs des experts en communications… En admettant que le haut débit soit indispensable au développement de notre département, cette décision pouvait, peut-être, attendre une solution technologique moins coûteuse… La privatisation de France Télécom, qui a eu lieu, alors que le gros des infrastructures était réalisé, a été justifiée par le prix de développements indispensables, parmi lesquels le Haut-débit, qu’il fallait faire retomber sur les abonnés et non sur les contribuables… C’est réussi ! La concurrence devait ouvrir la voie au " performant " et au " pas cher ". La multiplication des réseaux s’apparente au bricolage à grands frais et la " libre concurrence" s’est soldée par la condamnation de la plupart des groupes de téléphonie, pour entente abusive… Dans Le Centre du 05/03/05 : J.L. Rollot, nouveau venu au rang des " spécialistes " explique le financement de la téléphonie mobile dans le Morvan… Etant moins rapides à analyser leurs abus, qu’eux à les réaliser, nous n’en parlerons que dans le prochain Picot

Yves Pupulin.


En résumé

- Les affairistes libéraux récupèrent les sociétés publiques à bas prix avec la complicité de l’ensemble du personnel politique de gauche et de droite.
- La modernisation de ces sociétés continue à être financée par l’argent public dans les zones dites non rentables avec la même complicité.
- Les sociétés privées s’entendent pour empêcher une réelle concurrence sur les prix et accroître leurs profits… Aprés que ces sociétés aient été condamnées, le PDG de l’une d’elles est nommé ministre des finances…
- Mais, les élus de gauche continuent sans sourciller à promouvoir l’Europe libérale et le soutien au privé.




AOÛT 2005 (N°13)




PYLÔNES

Les spécialistes des questions et la téléphonie mobile.
Au risque de nous répéter indéfiniment, il est à la fois surprenant de constater que les militants socialistes sont frappés d’amnésie quand aux conséquences des privatisations de France Télécom par un gouvernement socialiste et consternant de surprendre leurs interprétations de ces mêmes conséquences.
Rappel des faits :

- Le gouvernement d’Union de la gauche décide de la privatisation de France Télécom.

- Les ténors de la gauche locale et nationale restent silencieux face à ces mesures.

- Ils constatent ensuite que les sociétés privatisées " n’investissent que là où ça rapporte ".

- Ils décident donc d’investir l’argent public pour pallier à l’incurie des sociétés de téléphonie.

- Ils continuent à parler de " service public ", plus agréable à l’oreille que service privé ou mafia…
Nous avons vu dans le N° 12 comment Charmant finance le passage de la Nièvre au haut débit. Voyons maintenant comment J.L. Rollot, vice président du même Conseil Général s’y prend pour valider la mise en place des relais de téléphonie mobile sans bourse déliée pour les opérateurs France télécom, Bouygues et SFR. Il déclare dans le Journal du Centre du 05/03/05 : " Le fait qu’il y ait trois opérateurs privés présents de façon active et dynamique sur ce marché de téléphonie mobile est sans doute très bien, mais nous constatons, malheureusement, que si on habite des grandes villes, l’investissement est fait par les opérateurs, alors que dans le Morvan, le client doit payer deux fois : une fois en qualité de client comme tous les Français et une deuxième fois en tant que contribuable car c’est de l’argent public que va mettre le département ". En réalité, " vingt-sept pylônes seront construits dans la Nièvre pour un coût total de 3 950 000 euros (soit 150 000 euros pièce). Le Conseil Général prend à sa charge, 25 % du coût total… Les fonds européens Feder 33 %, L’Etat 28 % et la Région 14 %. " Contrairement à ce que dit J. L. Rollot, les contribuables européens, français, bourguignons et nivernais sont mis à contribution à 100 %. Il est facile de comprendre que le Nivernais l’est quatre fois, le Bourguignon trois fois, le Français deux fois et l’Européen une fois… Quel rôle assument donc, de façon " active et dynamique " les opérateurs qui facturent les communications ? Ils s’engagent " en contre-partie à équiper l’ensemble des pylônes selon les principes de l’itinérance (l’opérateur qui équipera seul un pylône relaiera les communications des abonnés de tous les opérateurs). Ce sont d’ailleurs les négociations à l’échelon national sur ce dernier point qui ont retardé la construction des pylônes. " Les opérateurs qui doivent équiper les relais de leurs propres matériels et trouver entre eux un accord, traînent des pieds. Ayant déjà été condamnés pour entente illégale, ils devraient réussir à s’entendre, mais il est vrai qu’en insistant un peu, les Conseils Généraux peuvent également payer le matériel spécifique de mise en réseau et son installation. Ce qui était dit pour le haut débit dans le Picot N° 12 s’applique intégralement mais dans ce cas c’est 100 % de la facture que s’offre le contribuable. Si " deux mille sept cents communes sont concernées en France dont quatre-vingt sept dans la Nièvre ", le prix payé par les contribuables sera d’environ 124 000 000 euros qu’il faut déduire du prix de vente de France télécom. Si on fait la même opération pour le Haut débit, on se rendra vite compte de l’irréalité du bénéfice tiré de l’opération de cette privatisation par l’Etat… Et de la réalité du déficit pour le consommateur… Le téléphone devrait tendre vers la gratuité, une fois amortis les investissements… Ce n’est pas pour demain !

Yves Pupulin.







France laïque, France démocratique ?

Il me semblait que notre pays, la France, était une république laïque et démocratique. En quelques semaines mes certitudes ont été sérieusement mises à mal.
En ce qui concerne la laïcité, ce fut l’épisode de l’agonie du Pape Jean-Paul II, son décès et la désignation de son successeur Benoît XVI, qui a mis en évidence sa remise en cause. Quel battage médiatique pendant deux semaines, presse écrite, radios et télévisions, tant du service public que du privé. Ce fut tellement excessif, tellement indécent parfois, que certaines autorités catholiques ont été amenées à manifester leur réprobation. Et puis, le calme revenu, voici qu’est arrivé le référendum sur le traité constitutionnel européen. Cette fois c’est la démocratie qui a été scandaleusement bafouée par le pouvoir politico-médiatique. A la fin de l’année 2004, Jacques Chirac se prévoyait un référendum tout en douceur, puisque les sondages donnaient le oui largement en tête. Malheureusement pour lui, peu à peu les nuages se sont amoncelés. Alors nous avons eu droit à un référendum dans lequel nous avions deux réponses possibles : le oui ou… le oui ! Quelle conception de la démocratie ! Et puis, au fur et à mesure que le non progressait en France, ce fut un véritable déchaînement de la part des pouvoirs établis, responsables politiques et médiatiques confondus. Les partisans du non étaient accusés de tous les maux : ringards, xénophobes, fossoyeurs de l’Europe, froussards, conservateurs… Pendant la campagne électorale les règles les plus élémentaires de l’équité ne furent pas respectées, à l’image d’une république bananière. Heureusement, face à ce déni de démocratie, les citoyens se sont mobilisés et se sont appropriés ce vote. Ils ont dit m… à ces élites, ces maîtres à penser, qui voulaient leur dicter la conduite à tenir. Aujourd’hui le NON l’a emporté. C’est une victoire. Souhaitons simplement que cette prise de conscience citoyenne ne reste pas sans lendemain !

Jean Petit.