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ANNÉE 2006

N°14 - N°15 - N°16

lundi 27 juin 2011, par Le Picot




FÉVRIER 2006 (N°14)




DECHARGE HORS LA LOI A SURGY : Quel toupet !

Dans le N° 81 du Bulletin d’Informations communales de septembre 2005, le Maire de Surgy donne son point de vue sur cette affaire où il apparaît triplement responsable, comme Maire, comme cogérant de la société Debout, et comme ex-cadre de la société Derichebourg. Son système de défense se résume à peu de choses et semble aussi confondant que consternant : nous récapitulons, ici les 4 arguments employés.


- 1) " Je n’étais au courant de rien avant octobre 1981. " Faux. Le Conseil municipal de Surgy a délibéré en date du 02/06/1977 au sujet de la demande d’exploitation de cette décharge par la société Derichebourg.
- 2) " C’est suite à ma démarche que l’arrêté de fermeture a été pris. " Faux.
- 3) " A l’époque la réglementation existante était moins contraignante. " Toujours est-il que ce sont les lois de cette époque qui ont été bafouées…
- 4) " Mais regardez comme je suis devenu bon, grâce à moi la déchetterie trie 4 000 tonnes d’ordures par an, ce qui est plus que la moyenne nationale. " Cela ressemble bien à une tentative de se dédouaner, à peu de frais, de la présence illégale de 247 000 m3 de déchets toxiques, sur le territoire de sa commune depuis plus de 20 ans ! Et cerise sur le gâteau, il s’auto blanchit en concluant : " on ne pourra pas me reprocher un manque de civisme. " Autant de cynisme et de légèreté dans la justification laborieuse, de la part d’un élu qui semble devenu amnésique, cela laisse sans voix…

Jansen René.






BOIS DU FILLOUX LE BIEN NOMME !!!

Ce n’est pas sans un certain aplomb, que notre Président de la Communauté de Communes, et accessoirement responsable de l’environnement, tente de justifier auprès de ses administrés dans le bulletin N° 81 d’informations communales daté de septembre 2005, sa gestion si personnelle de la décharge industrielle illégale de Surgy.

M. Bouquet ne serait-il pas pris en flagrant délit de mensonge, lorsqu’il veut nous faire croire que c’est suite à son intervention qu’un processus de régularisation aurait été engagé. L’ingénieur des Mines déclarait en mai 82 :
- “ c’est en octobre 1981 que M. Bouquet Directeur Régional s’est mis en rapport avec notre service pour essayer de réengager la régularisation de ce site et qu’en définitive les 2 expertises géologiques complémentaires, l’une et l’autre ont montré que le site est inapte à recevoir les déchets qui y sont actuellement déversés. “

Dans ce bulletin, M. Bouquet affirme :

- “ ... CE QUI VEUT DIRE QUE TOUTES LES LETTRES OU INTERVENTIONS CITEES ANTERIEUREMENT A CE JOUR NE RELEVAIENT PAS DE MA COMPETENCE. “
Mensonge, car par un courrier du 24 novembre 1981 le Préfet de la Nièvre écrivait :
- " Depuis 1977, je m’efforce en vain de faire procéder à la régularisation de la décharge de déchets que vous exploitez à Surgy pour le compte de la société DERICHEBOURG. "

Guy Bouquet, dans un début de remords a écrit : " Je sais qu’une plus grande vigilance de ma part aurait peut-être contribué à une surveillance plus assidue qui relèverait d’une structure administrative que n’ont pas actuellement les communes rurales ". Or que dit le code forestier ?
- Article L322-2 " Lorsqu’un dépôt d’ordures présente un danger d’incendie pour les bois, forêts, maquis, plantations ou reboisements, le maire doit prendre toutes mesures utiles pour faire cesser ce danger… "

Dès 1978, les pompiers sont intervenus sur la décharge. Malgré le manque de moyens dont se plaint le maire de Surgy, il était dans sa capacité de prendre un arrêté et de fermer le chemin d’accès à la décharge, quelques tas de terre auraient suffit, mais il ne savait peut être pas que l’on tirait des feux d’artifices toxiques sur le territoire de sa commune ?
En ce qui concerne l’autosatisfaction concernant le bon fonctionnement de la déchetterie, rappelons quand même que la déchetterie a été initiée et exploitée par l’association de défense de l’environnement " Le Varne ", dans un cadre associatif, avec à l’époque une vingtaine d’emplois en réinsertion. Il faut noter au passage, que Surgy était la seule commune non adhérente de l’association. Guy Bouquet, déjà maire, considérait peut être que la gestion des déchets était une affaire trop sérieuse pour être confiée au milieu associatif ? Il faut dire, qu’étant lui-même impliqué avec la société Ecospace dans la gestion des déchets, “ Varne “, représentait à ses yeux un concurrent… Aujourd’hui, la déchetterie fonctionne parfaitement, souhaitons simplement qu’elle reste un outil public au service de tous, et que les responsables de la Communauté de Communes des Vaux d’Yonne sauront la pérenniser et la protéger en cas " d’OPA " des géants du recyclage.
Lorsque notre M. Environnement déclare au sujet de la nouvelle décharge de déchets inertes située entre Coulanges et Andryes : " il faut bien que nos déchets trouvent une issue et que des communes s’y engagent bien entendu et je suis d’accord avec vous dans le respect de la réglementation actuelle. " nous en sommes fort aise, mais pour l’instant toujours pas de clôture, ni de portail pour empêcher les dépôts sauvages ; il est vrai que l’on ne change pas une méthode qui gagne !
Au sujet de la décharge illégale de Surgy, c’est avec plaisir, mais inquiétude que l’on apprend que M. le Maire de Surgy est " en pourparler avec les services de l’Etat et du Département pour engager une étude de réhabilitation du site ", avec plaisir puisqu’une réhabilitation est une nécessité absolue, mais inquiets car qui va payer ??
Le contribuable n’a pas à supporter financièrement les carences des élus, chargés entre autre de la santé publique et de la qualité du cadre de vie ! Et si comme le prétend M. Bouquet :
- " On ne pourra pas nous reprocher un manque de civisme ", eh bien en matière de civisme, on pourrait conseiller à M. Bouquet de mordre la main qui l’a nourri et d’engager une procédure à l’encontre de l’entreprise Derichebourg, jamais radiée du registre du commerce (voir Kbis) et devenue depuis, une société anonyme : CFF Recycling, dirigée par le fils après le décès de son fondateur, fondateur qui fut aussi, rappelons-le, l’employeur et le collaborateur de Guy Bouquet. CFF Recycling, est une multinationale cotée en bourse, riche à milliards ! Et justement, cela tombe bien ! Elle est spécialisée dans le retraitement des déchets et la dépollution. Eh bien qu’ils viennent reprendre leurs saloperies déposées là avec votre bienveillance ! Vous disposez d’un arrêté préfectoral très clair. Courage, faites le appliquer et nous serons derrière vous !


TAS DE FUTS = TAS DE FRIC ? TAS DE FRIC = TAS DE FUTS ?

Il est difficile d’estimer les gains et profits générés par la décharge de Surgy. Toutefois, à l’aide de données chiffrées et vérifiées de l’époque, nous avons tenté de faire une estimation approximative.
Le " système " Derichebourg était simple, il faisait croire à ses clients, avec une image de spécialiste, que les caissons de déchets enlevés sur les sites de Rhône Poulenc, Soubitez, Le Joint Français, la grande surface As-Eco (à Auxerre !) etc… faisaient l’objet d’un recyclage !! facile dans ces conditions d’emporter des marchés aux dépens d’entreprises qui, elles retraitaient effectivement. Dans les années 1982, la décharge agrée et contrôlée de Venoy, à 6 km à l’est d’Auxerre, était le seul site qui traitait les déchets industriels. Derichebourg, a ainsi enlevé le marché avec As-Eco, au détriment de l’entreprise STS (société travaux service) pour un prix de 450 Frs le caisson de 7m3, alors que le retraitement à Venoy était facturé 612 Frs le caisson !! Derichebourg faisait donc cadeau de sa prestation (enlèvement + transport) et payait de sa poche 162 Frs (612-450) pour le retraitement ! Un mécène en quelque sorte ! Mais si la merde était balancée directement dans un trou, alors là, la prestation devenait autrement rentable.
A raison d’une moyenne de 7 tours par jour, la facturation pour un camion, était de 450 Frs X 7 soit 3 150 Frs par jour. Le coût de revient, salaire compris d’un multibenne était d’environ 2 000 Frs/jour soit une marge de 1 150 Frs par camion, au moins 3 camions ont tourné pendant 7 ans.
Soit environ : 1 150 X 3 camions X 20 jours ouvrables X 12 mois X 7 ans = 5 796 000 Frs (883 595 euros).
Pour un volume de : 7 m3 X 7 tours X 3 camions X 20 jours ouvrables X 12 mois X 7 ans = 247 000 m3 foisonnés soit environ 247 000 m3 – environ 20 % de foisonnement = 197 600 m3 desquels il faut déduire la récupération de la ferraille (qui était faite à Surgy puis revendue en particulier en Italie) et les feux allumés régulièrement.
Environ 880 000 euros entre 1977 et 1985 ! sans compter la revente de la ferraille !
Il serait intolérable que l’on n’applique pas le principe " POLLUEUR = PAYEUR " pour réhabiliter le site ! Allez courage M. Bouquet, on vous soutient…

- Les chiffres ci-dessus sont estimatifs, ne permettent-ils pas d’entrevoir malgré tout l’ampleur des profits réalisés ?


MAIS QUE FAIT LA DRIRE ?

C’est en consultant la base de donnée des sites pollués en France, que nous sommes tombés sur une fiche faisant état d’un site ayant fait l’objet d’une réhabilitation (modeste). En effet comment ne pas mettre en parallèle, une action menée par la DRIRE (Direction Régionale de l’Industrie de la Recherche et de l’Environnement) Ile-de-France, pour l’élimination d’une dizaine de fûts ! (voir fiche) et l’immobilisme de la DRIRE Bourgogne. A Surgy, ce n’est pas à une dizaine de fûts auxquels nous avons affaire, mais à des centaines ! entiers ou éventrés, certains encore remplis de produits certainement toxiques. Est ce que l’ampleur du travail terrorise nos vaillants défenseurs de l’environnement ? Ils sont pourtant passés sur le site en août 2001 et en septembre 2005, certainement très vite et par temps de brouillard… Mais là aussi ne désespérons pas, gageons que rapidement, en collaboration avec les élus concernés (suivez mon regard), ils sommeront les responsables de remettre en état cette décharge industrielle illégale, tout en faisant la sourde oreille aux éventuelles pressions des coquins qui ont empoisonné le " Bois du Filloux ", lesquels coquins, n’ont pas au passage oublié, de ramasser le pognon…



Où EN SOMMES NOUS ?

C’est sur les conseils d’une lectrice assidue du Picot, retraitée à Clamecy, et fortement concernée par les problèmes liés à l’environnement étant elle-même ancienne responsable de la DPPR (Direction de la Prévention des Pollutions et des Risques) que l’association le " Varne " et le Picot ont envoyé conjointement le 7 décembre 2005 un courrier à Mme la Ministre de l’Ecologie et du Développement durable.
Ce courrier, était assorti d’un dossier décrivant notre " verrue " locale située à quelques mètres d’une zone ZNIEFF (Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique). A ce jour 27 janvier 2006, nous n’avons pas de réponse du DPPR, les arcanes des circuits de distribution du courrier au ministère sont complexes. Nous ne désespérons pas. Il est vrai que les copies envoyées à notre Préfet, au Député, à la DRIRE et au maire de Surgy n’ont jusqu’à présent fait l’objet d’aucune réponse !? Les circuits de distribution doivent également être complexes ! ou alors il fallait garnir les fonds de tiroir…
Sur le site, depuis le début de l’année 2006, environ 300 m3 de terre venant probablement du décaissement du chemin d’accès ont été stockés sur la plate forme de la décharge, soit une surcharge de près de 400 à 500 tonnes sur des matériaux non compactés, avec probablement des poches molles ou des vides dûs au fermentescibles dégradés et aux feux qui ont ponctué la " vie " de la décharge. Existe-t’il un risque de modification des infiltrations des eaux de surface ? la rivière souterraine la Pisserotte qui aboutit à l’Yonne, voire au canal, ne pourrait-elle pas se charger d’un tas de produits toxiques encore bien présents, avec pour conséquence une grave pollution à longue distance et à long terme ? Mais ne nous alarmons pas, la DRIRE doit veiller à tout cela ! Nos apprentis sorciers sont sous haute surveillance !
La première des précautions, plutôt que de tenter de camoufler toutes ces cochonneries en catimini, serait de mettre en place les outils de mesure nécessaires au contrôle des niveaux de pollution des eaux de ruissellement et d’infiltration, d’effectuer des sondages pour déterminer la nature des polluants, et en toute première urgence de clôturer le site. Il suffit en fait d’appliquer à la lettre l’arrêté préfectoral de 1985 ! Là encore ne désespérons pas, après tout, ça ne fait que 20 ans que les responsables de la décharge s’en moquent ! Et puis avec la ZNIEFF à proximité, on pourra toujours organiser des circuits touristiques d’observation de nouvelles espèces de champignons fluorescents, de lapins à trois têtes et de chevreuils à six pattes…

Alain Chasseuil.



Région : Ile de France
Département : 94
Site numéro : xxxx
Date de création de la fiche ou de sa dernière mise à jour : 24.01.2006
Auteur de la qualification : xxxx
Localisation et identification du site : xxxx
Nom usuel du site : xxxx
Commune : Champigny sur Marne
Responsable(s) actuel(s) du site : Propriétaire, il s’agit du dernier exploitant.
Propriétaire(s) du site : xxxx

Description du site :
Il s’agit d’un terrain particulier mal clôturé sur lequel ont été découverts des fûts fermés contenant des hydrocarbures et des dérivés chimiques.

Description qualitative à la date du :17.01.2006
Suite au signalement par la Mairie, ce dépôt sauvage d’une dizaine de fûts a fait l’objet d’un Arrêté Préfectoral du 19.05.1999 imposant au propriétaire l’élimination de ces produits.
Les produits ont été éliminés le 01.07.1999 et la parcelle a été débarrassée des produits toxiques qui s’y trouvaient. Les justificatifs d’élimination (BSDI) ont été fournis.
Fiche disponible sur le site :
basol.environnement.gouv.fr/fiche.p...
internet : http://basol.environnement.gouv.fr




JUIN 2006 (N°15)




Décharge toxique de Surgy.



INCROYABLE MAIS VRAI ?!

DEGUISE EN MAIRE DE SURGY

UN PLAISANTIN PROVOQUE LES CITOYENS !!!

De nos envoyés spéciaux aux Roches de Basseville.



Le samedi 20 mai 2006, après avoir déposé une motion à la Sous-Préfecture le matin, de nombreuses associations (Les Verts-58, le VARNE, l’ADED, la Ligue des Droits de l’Homme, Réagir en Vaux d’Yonne, la Fédération Française de Montagne et d’Escalade) avaient invité les élus et les citoyens à venir visiter la décharge du Bois du Filloux, tandis que le club de grimpe local déroulait une banderole sur les rochers, marquée : décharge toxique à 100 m, avec 3 têtes de morts en illustration. Le Club Alpin Français, lui, avait prévu une opération de nettoyage du site, mais son président, qui grimpe ici depuis plus de 20 ans nous a déclaré, effaré, qu’il ne soupçonnait pas l’existence d’un tel monceau de déchets chimiques tout à proximité !

La maréchaussée était présente, pour s’assurer qu’il n’y avait aucun trouble à la circulation ou à l’ordre public, et plusieurs gendarmes en ont profité pour constater de visu l’existence de la décharge et l’étendue des dégâts.
Un clone de M. Bouquet intervient en public…
Tous les élus du secteur devaient sûrement avoir d’autres chats à fouetter, mais il semblerait que Monsieur Bouquet (Maire de Surgy, Président de la Communauté de communes, ex-gestionnaire de la décharge) ait été victime d’une farce grossière. En effet il apparaîtrait qu’un individu ait cru bon de se déguiser en clone de M. Bouquet, et d’intervenir auprès des manifestants.
Car nous ne pouvons tout simplement pas croire que cet excentrique qui s’est présenté sous le nom de Bouquet, et a tenu des propos totalement baroques et décalés, puisse réellement être un élu, responsable devant les 8 100 habitants de la Communauté de Communes des Vaux d’Yonne !
Car il a semblé aux observateurs qu’un élu responsable ne ferait jamais preuve d’autant d’inconséquence, surtout pour proférer publiquement, avec un aplomb considérable, un tel tissu de contrevérités et d’approximations, un vrai salmigondis de propos consternants où la sottise le dispute à la mauvaise foi : non, ce n’est pas possible, un élu ne peut pas tomber aussi bas, il doit y avoir supercherie !

" Ce doit être une bonne blague ! "

C’est ce que tous les participants se sont dit, quand le personnage leur a d’abord souhaité la bienvenue sur " son " territoire puis a enchaîné sur le fait que cette manifestation pourrait bien être hors-la loi et présenter un risque pour la sécurité. Quelqu’un de l’assistance a alors crié " ça fait 30 ans qu’il bafoue les lois et il vient nous parler de légalité ! "
Ce M. Quetbou se prend-il pour le marquis de Cambyse chassant les manants de ses terres ? Nous voilà dans un nouveau Moyen Age où les élus se croient propriétaires des terrains publics, alors qu’ils ne sont que désignés, temporairement, par la collectivité pour servir le bien commun !
Non M. Quetbou ou qui que vous soyez, les Roches de Basseville ne vous appartiennent pas. Elles sont la propriété de tous les citoyens du monde qui savent respecter leur antique beauté naturelle et minérale, qui a été souillée par ces déchets !

Ne rien faire pendant 30 ans au mépris des lois, puis faire casquer les contribuables…

(Et faire la leçon aux manifestants !)
Le farceur qui se présentait comme le maire de la commune informa ensuite le public que le conseil municipal de Surgy avait déjà voté un budget pour " sécuriser les accès du site " et donc, l’entourer d’une clôture. Ainsi les pollueurs s’en tireraient à bon compte : à eux les bénéfices encaissés, aux contribuables les dépenses présentes. On espère que les citoyens de Surgy ne vont pas accepter une telle injustice !
L’Arrété préfectoral n° 85-2671 du 09/9/1985 est toujours exécutoire et stipule que " la société Derichebourg doit consigner entre les mains d’un comptable public une somme répondant du montant des travaux à réaliser…" (L’enlèvement de tous les déchets)
A la question " Pourquoi n’avez-vous rien fait depuis 1977, alors que vous en aviez l’obligation ? ", ce M. Quetbou se contenta de répondre par un rictus ridicule, dans un silence lourd de sens. Il faut noter que le vrai Bouquet, jusqu’alors et contre toute évidence continuait d’affirmer : " je n’étais pas au courant ".
L’étrange sosie se lança ensuite dans un amalgame incroyable qui laissa l’assistance médusée. Confondant déchets ménagers et déchets industriels, il affirma qu’il y avait à l’époque 300(1) décharges en Bourgogne, alors une de plus ou de moins ! Et renversant la charge de la preuve et niant l’évidence, il mit les manifestants au défi de prouver qu’une décharge de classe 2 (déchets industriels inertes) pouvait polluer les sols et les nappes d’eau.
Mais ce mensonge énorme ne pouvait passer auprès de personnes qui avaient visité la décharge, et constaté la présence de ces centaines de fûts dégueulant encore leur contenu chimique après plus de 20 ans. Si cette décharge illégale devait être classée, ce serait en classe 1 (déchets industriels nocifs.)
On dirait bien que ce M. Quetbou prend les gens pour des demeurés, et ne s’en cache même pas ! Pensez-vous qu’un véritable responsable politique, pourrait envisager de continuer à nier sa responsabilité quand toutes les preuves existent ?
Et quand on sait que notre eau potable, à Clamecy comme à Surgy, contient un taux de nitrate parfois supérieur au maximum légal, rien qu’à cause des traitements agricoles, voilà un drôle qui demande qu’on lui prouve que les substances chimiques, entraînées par les eaux de pluie arrivent bien dans la nappe phréatique !
A la question " Que comptez-vous faire maintenant ? ", ce M. Quetbou n’eut pour seule réponse de dire que l’administration avait repris le dossier en main, qu’il suffisait d’attendre…

" Rendez vos indemnités d’élu ! "

" BOUQUET, DEMISSION ! "
Chauffé par toutes ces provocations, le public répliqua vertement. En effet, si un élu trahit la confiance de ses administrés et se contente de ne rien faire, il n’y a aucune raison qu’il continue à toucher les indemnités (619 € comme maire de Surgy + 1 502 € comme président de la CCVY, soit 2 121 € par mois). En plus, n’aurait-il pas profité personnellement de cette décharge illégale, comme gestionnaire et comme employé ?
Alors s’il refuse de se retourner en justice contre Derichebourg, pourquoi ne payerait-il pas la clôture de sa poche ? Les pollueurs doivent être les payeurs !

C’est le " BOUQUET " ou pas ?

Il faut avouer que si l’objectif était d’enlever tout crédit à M. Bouquet, c’est une réussite. Car l’usurpateur n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, en n’employant que des arguments caduques et des raisonnements douteux, et même des traits d’humour déplacés, allant jusqu’à demander pourquoi on avait attendu 30 ans pour manifester !
Si le vrai M. Bouquet veut porter plainte contre son sosie, qu’il sache que le Picot détient l’intégralité filmée de cette intervention aux Roches de Basseville, en sus de l’épais dossier déjà en notre possession. Et que nous sommes tout prêts à collaborer avec la justice de notre beau pays… Le vrai maire de Surgy peut aussi déposer plainte contre un certain Bouquet, gestionnaire de fait de cette décharge.
Pour en finir, il serait juste, pour sauvegarder ce qui reste de l’image de marque de M. Bouquet, qu’il publie un démenti, affirmant que ce n’était pas lui qui a proféré tous ces propos scandaleux, ce jour là, mais quelqu’un qui s’est fait passer pour lui… C’est la seule explication plausible, nous semble-t-il.
Précisons, aussi que des citoyens légitimement en colère étaient prêts à se servir de goudron et de plumes, pour rhabiller le personnage. Vous savez bien, comme à la fin des histoires de Lucky Luke, où c’est le traitement habituel réservé à certains joueurs…

Jansen René.


- (1) Comme par hasard, ce chiffre de 300 est utilisé également par le maire de Chevroches, dans un autre contexte, pour dire que des chantiers de fouilles archéologiques comparables à celle du Domaine de Noé, il y en a 300 en Bourgogne. Donc ça ne doit pas être grave si on en massacre une partie ?






QUESTIONS PUBLIQUES AU PRESIDENT DE LA
COMMUNAUTE DE COMMUNES AU SUJET
DE LA DECHARGE ILLEGALE DE SURGY.



Il nous paraît important de porter à la connaissance du public le texte intégral de l’intervention faite devant le Conseil Communautaire, réuni à Trucy le 01/03/2006, par Fabienne Frédéric, déléguée communautaire et co-secrétaire départementale des VERTS 58.

" Monsieur le Président de la Communauté de Communes des Vaux d’Yonne, responsable environnement et maire de Surgy :
Différentes associations m’ont contactée, en tant que déléguée communautaire, ainsi que notre conseiller régional Vert, concernant les déchets industriels stockés dans le Bois du Filloux, sur votre commune.
Plusieurs arrêtés ont été prononcés, avant 1986, or, à ce jour le site demeure en l’état. Il est dangereux pour l’environnement, surtout par son accessibilité au tout venant. Je vous rappelle qu’il est dans un endroit touristique, au pied des Roches de Basseville où circulent bon nombre de randonneurs et de grimpeurs.
Je suis allée me promener sur ce chemin, et ce que j’ai vu était hallucinant, par le monticule de tonneaux présent d’où sortaient des produits de différentes couleurs, et aux étiquettes indiquant des termes chimiques.
N’importe quel enfant de votre commune ou autre peut aller jouer sur ces tas, sans compter les dégâts souterrains que ces produits ont dû engendrer depuis 20 ans. Il me semble inadmissible que le gestionnaire de ce site n’ait jamais été mis en cause et obligé, au moins, de clôturer pour en sécuriser l’accès.
Nous avons transmis notre dossier à la DRIRE (Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement).
Mes questions :
Qu’est-ce que vous comptez faire aujourd’hui ?
Quelles actions pouvons-nous mener, en tant qu’élus locaux de la C.C.V.Y, tout en sachant que l’existence de ce site sur notre territoire est incompatible avec la démarche environnementale de notre Communauté de Communes ? "

Frédéric Fabienne,
déléguée communautaire.



LA REPONSE DU PRESIDENT BOUQUET, telle qu’elle apparaît dans le compte-rendu officiel de la réunion du Ier mars 2006, affiché dans les mairies de la CCVY :

" Madame Frédéric donne lecture d’un courrier s’adressant à Monsieur Bouquet.
Monsieur Bouquet dit que ce texte relève de l’incompréhension de la situation. Il expose les faits qui se sont déroulés depuis 1977. Il expose que des contacts ont été pris avec la DRIRE et le co-gérant de la société. A l’époque, la réglementation était différente de celle d’aujourd’hui. Il précise que les lieux seront sécurisés rapidement. Il conclut en disant qu’à l’heure actuelle il existe qu’une seule décharge dans la Nièvre mais qui ne peut tout recevoir, ce qui implique que nos déchets partent dans les départements limitrophes (Yonne, Cher, Saône et Loire, Loiret). Il en découle des coûts de transport très importants.
Monsieur Lebeau dit que cette affaire relève de 2 points particuliers. L’un consiste à sécuriser les lieux, l’autre à réaliser un diagnostic. "

(Extrait du Compte-rendu de la réunion communautaire du 01/03/2006)

Commentaire du Picot :

TANDIS QUE L’UN NOIE LE POISSON, L’AUTRE S’EN LAVE LES MAINS…

Monsieur Bouquet tente de noyer le poisson, en ne répondant jamais précisément à des questions précises, et en essayant d’éluder toutes ses responsabilités, qui sont pourtant écrasantes, à plusieurs titres : en tant qu’ex-cadre de la société Derichebourg, co-gérant de la société Debout, maire de Surgy depuis 1977, et Président de la CCVY depuis 2001. Les contacts qui ont été pris, l’ont été par le VARNE, par les VERTS-58, à la suite de quoi la DRIRE et le Préfet ont commencé à réagir.
Malgré les articles parus dans la presse depuis août 2005, il semble que le Président n’ait pas levé le petit doigt… Sauf pour dire que les lois étaient différentes à l’époque, mais c’est bien celles-ci qui ont été bafouées.
" Il précise que les lieux seront sécurisés rapidement " : les citoyens aimeraient savoir quand, comment, par qui, et qui règlera la facture ? La notion de rapidité étant toute relative, semble-t-il.
LES POLLUEURS NE DOIVENT-ILS PAS ETRE LES PAYEURS ?

LA CHARTE DE L’ENVIRONNEMENT DEVENUE LOI CONSTITUTIONNELLE DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE.

Adoptée en mars 2005, cette charte fait désormais partie de notre constitution, et représente donc une loi fondamentale de notre Etat de Droit. Nous ne résistons pas au plaisir de porter à la connaissance de nos responsables, la teneur de 2 articles.

ARTICLE 4. “ Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement, dans les conditions définies par la loi.

ARTICLE 5. Lorsque la réparation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution (…) à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. ”

Comme chacun le sait, une des spécialités de notre beau pays, est de voter un nombre incalculable de lois, sans se soucier ensuite de leur application… A l’heure où on fait plancher les enfants de l’école primaire sur cette Charte de l’Environnement, va-t-on leur démontrer ici le peu de valeur que nos élus locaux accordent aux lois sur l’environnement ?

Jansen René.







DES NOUVELLES DES BIDONS…

Autour de la décharge, le 20 mai, le Varne a organisé une journée de sensibilisation des citoyens et des élus pour envisager une sortie rapide et juste, en application du principe pollueur/payeur, de ce qui semble devenir un non évènement pour nos responsables et élus locaux. En effet, malgré le temps abominable qui a accompagné la manif du samedi matin, et le rassemblement aux " Roches de Basseville " de l’après midi, il est rassurant de constater que nos concitoyens se soient plutôt bien mobilisés, merci à eux ! Et regrettable que nos élus et responsables n’aient pas même daigné répondre à l’invitation qui leur avait été faite. Ils devaient avoir de bonnes raisons pour cela !



Sur l’ensemble de la CCVY, CCPCY (Communauté de Communes de Coulanges sur Yonne), le sous Préfet, la DRIRE, le Conseil général, le Député, soit environ 240 invitations, seuls huit élus se sont manifestés ! Christian Paul (Député) a rencontré dès la veille une délégation du VARNE. Jean Louis Lebeau (Conseiller général), Guy Bouquet (Maire de Surgy Président de la CCVY), Wilfrid Séjeau (Conseiller Régional Vert), Jean Michel Doix (Elu de Coulanges sur Yonne), Stéphane Casset et Odile Lacoste (élus de Dornecy), Fabienne Frédéric (élue de Brèves), étaient présents sur le site et/ou à la manif du matin… Si l’on exclut les " sympathisants ", RIEN ! Seul Guy Bouquet nous a gratifié d’un festival de mauvaise foi ! Certains (ils se reconnaîtront) ont fait des promesses non tenues à ce jour ! Ni contact téléphonique, ni courriel, courrier, pigeons voyageurs, RIEN de RIEN ! Rien non plus dans les questions diverses lors du conseil communautaire qui a eu lieu trois jours plus tard à Surgy ! Comme d’habitude la tentation de jouer le pourrissement doit l’emporter dans l’esprit de certains de nos représentants ! Ils se fourvoient car renseignements pris auprès des responsables du VARNE, ceux ci nous ont fait part de leur écœurement et de leur colère ! Et surtout de leur détermination à continuer la lutte ! Le terrain judiciaire pourrait bien être la nouvelle aire de jeux ! Le mépris et le manque de dialogue de la classe " surplombante " envers les citoyens et les associations, ne fait qu’éloigner un peu plus les citoyens des décideurs politiques, des urnes, et inévitablement de la démocratie, compliquant de plus en plus le travail des élus dignes de nous représenter.

Le Varne.




DÉCEMBRE 2006 (N°16)




Décharge de Surgy : " A l’automne tombent les plaintes… "

" Comme d’habitude la tentation de jouer le pourrissement doit l’emporter dans l’esprit de certains de nos représentants ! ils se fourvoient car renseignements pris auprès des responsables du VARNE, ceux-ci nous ont fait part de leur écœurement et de leur colère ! et surtout de leur détermination à continuer la lutte ! Le terrain judiciaire pourrait bien être la nouvelle aire de jeux ! " (Picot n°15 juin 2006).

C’est fait ! Le 22 septembre dernier, le VARNE a porté plainte auprès du Procureur de la République de Nevers. Une plainte contre X, il faut le remarquer, car ni l’Etat, ni les collectivités locales, ni même les élus en charge à l’époque des faits ne sont directement visés par cette plainte. Le VARNE espère par cette action judiciaire que les chaînes de responsabilités seront clairement établies, et qu’une réhabilitation sérieuse dans le cadre pollueur/payeur pourra rapidement être engagée. Les apports importants de terre, bois et gravats durant le mois d’août 2006, en infraction grave avec l’arrêté préfectoral de fermeture de 1982, ont également contribué au dépôt de cette plainte, les " commanditaires " de ces dépôts illégaux n’ont-ils pas donné l’impression de vouloir dissimuler les déchets toxiques ? Les réactions ne se sont pas fait attendre, les téléphones des associatifs ont été pris d’assaut par la Sous Préfecture. Le 6 octobre, le Sous-Préfet recevait trois membres du VARNE, notre Député quant à lui, a communiqué via la presse locale à la vitesse de l’éclair, puis le Préfet s’est fendu d’un communiqué mettant en garde " contre toute action ou prise de position spectaculaire mais inopérante, qui pourrait compromettre l’équilibre de cette solution contractuelle, amiable et efficace pour remettre le site en état dans les meilleurs délais " (Journal du Centre du 30.09.2006). Qu’un simple dépôt de plainte provoque un tel raffut, alors que la voix des citoyens largement relayée par les médias locaux depuis près de 20 mois n’a pas été entendue. C’est le signe d’un immense vide entre les élus et les représentants de l’Etat et les simples citoyens que nous sommes ! Comportement à mettre en parallèle avec les " 10èmes rencontres de la Démocratie Locale " qui se sont tenues à Dijon les vendredi 20 et samedi 21 octobre 2006*. On ne résiste pas à reproduire un extrait de la plaquette de présentation. Le VARNE semble donc apparaître aujourd’hui comme " l’empêcheur " de réhabiliter, le perturbateur, le grain de sable dans le ronronnement bien huilé des conciliabules de cabinet et d’antichambre de nos décideurs ! Mais sans les actions de communication, d’information, sans l’interpellation des responsables locaux, actions réfléchies, graduées, cohérentes toujours menées avec le souci d’une solution juste, où en serait-on aujourd’hui ? Pourquoi donc un tel dédain des responsables locaux envers ceux qui les ont alertés ? Pourquoi un tel manque de communication et de concertation envers les associations ? Aucun des responsables, élus et représentants de l’Etat ne s’est fendu, d’un coup de téléphone voire d’une simple réponse aux courriers et invitations pourtant nombreux (voir historique des actions) ! Il serait bien entendu totalement déplacé d’y voir une quelconque interaction avec l’approche des élections. Pouvoir s’imaginer que l’annonce triomphale d’une réhabilitation, ou la réalisation d’un projet bien compromis et ce " grâce à moi tout seul " constitue pour les " porteux d’gamelles " locaux un ravalement de blason plus que terni ne peut être qu’une vue d’esprits fatigués, tordus, archaïques… Mais quand donc tous ces Néron descendront-ils de leur piédestal ?

Alain Chasseuil.

* http://www.adels.org/





DECHARGE DE SURGY (HISTORIQUE)


- Février 2005 : Découverte par des membres de Réagir en Vaux d’Yonne, qui alertent le VARNE.
- 7 avril 2005 : Le VARNE et Réagir en Vaux d’Yonne (Le Picot) rencontrent Guy Bouquet Maire de Surgy.
- 30 avril 2005 : Courrier au Préfet de la Nièvre et à la DRIRE Nièvre, avec copies au Maire de Surgy, DIREN, DRIRE Bourgogne, Conseil Général 58.
- 5 août 2005 : Courrier au Préfet accompagné d’un communiqué de presse. 9 novembre 2005 : Courrier conjoint du VARNE et du Picot à Mme la Ministre de l’environnement.
- 28 avril 2006 : Campagne d’affichage sur la CCVY " Surgy ! Les pollueurs doivent payer pas nous ! "
- 14 mai 2006 : Stand d’information du VARNE sur la décharge de Surgy à " Faites des Fleurs " à Billy sur Oisy.
-  Mai 2006 : constitution d’un collectif " du 20 mai ", l’ADEDN, la LDH, HNSP, Réagir en Vaux d’Yonne (Picot), les VERTS 58, rejoignent le Varne, soutien du Club Alpin Français local.
- 19 mai 2006 : Rencontre de deux membres du VARNE avec Christian Paul Député et Jean-Louis Lebeau Conseiller Général.
- 20 mai 2006 : - manifestation de rue. - dépôt d’une lettre à la sous Préfecture. - stand d’information sur le site. - communiqué de presse. - invitation de plus de 200 élus à venir visiter le site.
- 20 août 2006 : Embarcation polémique " Bouquetfinal " lors de la descente bidon à l’initiative de Réagir en Vaux d’Yonne (Picot), l’ADEDN, HNSP, le VARNE.
- 30 août 2006 : Remise par le collectif du 20 août de la coupe du bidon le plus polluant gagné lors de la descente bidon à M. Bouquet. 22 septembre 2006 : Le VARNE porte plainte contre X.

Descente bidon, vous avez dit bidon ?

Il faisait bien frisquet ce dimanche matin d’août, mais rien ne pouvait arrêter la joyeuse équipée de " lascars " bien déterminés à renouer avec l’esprit polémiste des descentes bidon d’antan. L’occasion était trop belle de rappeler à certain de nos élus que l’on ne peut impunément " faire le mort ", ces quelques bidons orphelins assemblés pour former le radeau baptisé " Le Bouquetfinal ", ont dérivé vers l’aval à la recherche de leurs frères cachés dans les " Bois du Filloux ", entourés d’un halo de colorant alimentaire rouge, surmontés d’un gibet lui-même orné d’un superbe bouquet de chardons…
Cette œuvre de haut vol a obtenu le prix du bidon le plus polluant ! la coupe remise devant un public nombreux, a ensuite été restituée, accompagnée d’un certificat d’honneur, à Guy Bouquet sans qui rien ne serait arrivé ! Merci encore à lui, tous les honneurs lui reviennent…








Rencontre de comptoir
(Toute ressemblance avec des personnes existantes serait purement fortuite.)





Réhabilitation de la décharge illégale de Surgy, où en est-on ?

Sans être une victoire, sous la pression des associations de défense de l’environnement local, et la plainte contre X déposée par le VARNE, la possibilité d’une réhabilitation juste dans l’esprit Pollueur/Payeur se dessine. Les élus, les représentants de l’Etat, les responsables locaux ont semble-t-il commencé à prendre conscience de l’ampleur des dégâts, et de la nécessité d’agir. La stratégie du " pourrissement " n’est plus de mise, mais il faudra être extrêmement prudent et attentif.
Une réhabilitation est donc possible. La filiale de Suez Environnement, SITA (qui a racheté en 1996 l’entreprise DERICHEBOURG à WASTE MANAGEMENT FRANCE, filiale du numéro un mondial du traitement des déchets) s’est engagée à réhabiliter le site. Un budget a déjà été alloué à l’opération, mais sera-t-il suffisant ? Le diagnostic initial, passage obligé auquel les associations devraient participer doit être réalisé par un bureau d’étude " indépendant " ? (si cela existe !) sous le contrôle de l’Etat (DRIRE). On peut espérer que les conclusions et les préconisations de réhabilitation ne seront pas " complaisantes " afin de " coller " au montant de l’enveloppe budgétaire ! Ce serait évidement une tromperie, mais dans cette histoire on n’en est plus à ça près… Au cas où les résultats de l’étude seraient catastrophiques, mettant en évidence une méthodologie lourde le budget initial sera ridicule, que se passera-t-il alors ? SITA se désengagera-t-elle du processus ? une rallonge budgétaire pourra-t-elle être obtenue ? Si oui, les nuisances et pollutions seront éliminées en accord avec le principe Pollueur/Payeur, principe incontournable. En cas de dépassement budgétaire, le Sous-Préfet nous a assuré que l’Etat engagerait des poursuites en responsabilité, celà risque d’être bien long et les responsables seront-ils inquiétés ? En tout état de cause, ces points cruciaux ne devraient-ils pas être consignés dans le protocole d’accord qui doit être conclu entre l’Etat et SITA afin de ne pas se retrouver dans quelques mois en situation de blocage ? Ce protocole devrait également préciser que les associations seront étroitement liées à l’ensemble du processus par un représentant dûment désigné. Comment par ailleurs interpréter la relative " générosité " de SITA ? S’agit-il d’une réelle volonté de réparation ? La somme engagée provient-elle du budget communication afin de se " verdir " la façade ? Est-ce un numéro de charme à l’endroit des élus et de leurs administrés pour envisager d’emporter des marchés locaux ? Ne soyons pas grincheux, dans quelques mois, une clôture promise par SITA sécurisera le site, les déchets et fûts de surface seront éliminés en centre de stockage agréé. Leur provenance et leur contenu seront identifiés, cela s’appelle la " traçabilité ". Mais la vigilance reste de mise, car n’oublions pas que les élus, et les Sous-Préfets passent, mais qu’à Surgy la merde reste…

Alain Chasseuil.





Justice : A l’audience du 28/9/2006 du tribunal de police de Clamecy, des jeunes gens sont jugés pour avoir jeté 5 canettes vides par la fenêtre de leur voiture, sur le terrain de foot d’Armes. Le verdict est salé : 250 euros d’amende pour chacun des majeurs. Commentaire du père de l’un d’entre eux, à la sortie du tribunal (publié dans le Journal du Centre) : " 19 ans, sans emploi, 250 euros d’amende pour avoir jeté une canette de bière dans un champ. 200 000 m3 de produits toxiques dans les Bois du Filoux : L’impunité ". Sans commantaire...

Jansen René.