Le Picot

Accueil > Accueil > EDITO

EDITO

mardi 19 juillet 2011, par Le Picot

2015 - Réflexion sur les élections








Irrégulomadaire issu de la résistance à l’apathie, Le Picot, créé en 2001, tiré à 1 350 exemplaires est diffusé à Clamecy et dans sa région.

Clamecy, ville de 4 200 habitants est située dans le nord de la Nièvre en Bourgogne. Cité médiévale sur l’Yonne, elle a été entre le XVe et le XIXe siècle la capitale du flottage qui alimentait Paris en bois de chauffage. Elle devint au début du XXe siècle une ville de la chimie du bois. Sa population majoritairement ouvrière s’est réduite au cours des quarante dernières années en raison principalement de l’arrêt de la carbonisation du bois qui a toutefois laissé place à des fabrications de chimie fine n’employant plus qu’une centaine de personnes. Aujourd’hui, elle est active dans diverses entreprises liées à l’agroalimentaire, quatre cents emplois et les appareils pour cycles une centaine d’emplois. Comme pour beaucoup de petites villes sujettes à la désertification et au chômage, elle a été victime du démantèlement des services publics et tout particulièrement de son hôpital avec la fermeture de sa chirurgie et de sa maternité pourtant réputée être l’une des meilleures en zone rurale. Administrée par la gauche et les différentes combinaisons de ses unions et désunions depuis 1971 elle a vu aux dernières élections s’affronter une liste PS/PC et une liste dissidente qui au delà des combats personnels n’ont eu pour résultat que de reconduire les aspects antidémocratiques qui la caractérise. Sa population qui s’est soulevé contre le coup d’état du 2 décembre 1851 de Louis Napoléon Bonaparte, s’est toujours caractérisée par un esprit frondeur et largement ancré à gauche. Le succès du Picot que n’envisageait pas son fondateur est lié au besoin de débat démocratique ressenti par une large majorité de la population et de nos lecteurs toujours en bute aux décisions arbitraires de la municipalité et de la communauté de commune.








Voici comment, Claude Cogan, son fondateur, en résumait l’orientation en 2003 :

Après les élections calamiteuses du mois de mars 2001, quelques personnes ont créé, à Clamecy (58), l’association " Réagir en Vaux d’Yonne " dans le but d’éditer une publication destinée à lutter contre l’apathie ambiante. Le No 1 du " Picot " est sorti de l’imprimerie au mois de juin 2001.Tiré, modestement, à 250 exemplaires, il a disparu des présentoirs en l’espace de deux jours. Dès ce premier numéro, la ligne était fixée : Une critique sévère des choix faits par les politiques, tant sur le plan municipal qu’au niveau communautaire. Un humour plus ou moins féroce pour exprimer ces critiques, aussi bien dans les textes que dans les dessins. La volonté de s’ancrer dans une pensée qui rejette le racisme, la xénophobie, l’affairisme, la magouille politicienne avec toutes ces luttes de pouvoir qui mobilisent les énergies des partis politiques de droite et de gauche. Dénoncer ce qui nous apparaît comme des erreurs dans la gestion des municipalités ou des organismes communautaires. Montrer du doigt les abus de pouvoir, à quel que niveau que ce soit. Militer pour le droit à une certaine qualité de vie dans nos régions rurales en stigmatisant aussi bien les agressions de toutes sortes contre l’environnement que la remise en cause des services publics ou l’exploitation éhontée de ceux qui n’ont d’autre choix que d’accepter des conditions de travail qui nous ramènent quelques dizaines d’années en arrière. Le succès rencontré nous a conduit à tirer à 1 500 exemplaires et à rentrer dans le réseau officiel de distribution de la presse. La parution est irrégulière mais nous sortons trois numéros par an. Notre but n’est pas de récriminer pour le plaisir. L’accueil qui est fait à notre magasine montre bien que ce que nous écrivons correspond à ce que pense une partie de la population. Notre souhait est donc d’être entendus par les " décideurs " et de voir certaines de nos idées mises en application.

Claude cogan



CONTACTEZ-NOUS
Le PICOT ” est un magazine quelque peu frondeur, quelque peu moqueur, quelque peu contestataire. Ceci dit, faire sourire ou rire les lecteurs en leur parlant de politique ou de gestion municipale, n’enlève rien au sérieux de la démarche. Montrer que la résignation n’est pas obligatoirement à l’ordre du jour, que si nos élus se paient trop souvent notre tête, on peut aussi se payer la leur. Quelles que soient les motivations qui les ont conduits à postuler à des fonctions de responsabilités, il est quand même utile de leur rappeler qu’ils sont, avant tout, nos représentants et qu’il ne serait pas incongru de se préoccuper de ce que nous pensons. Cela ne doit pas faire de l’élu l’ennemi n°1. Ce n’est pas si simple que ça d’être maire ou maire-adjoint et il est très rare de faire l’unanimité, même dans les plus petits villages. Tout ce que nous trouvons mauvais ne sort pas forcément d’une mairie et tout ce qui sort d’une mairie n’est pas forcément mauvais. Maintenant nous souhaiterions nous faire les porte-paroles, non pas des râleurs systématiques, mais de ceux qui ont quelque chose à contester ou des idées à proposer et qui n’ont aucun moyen d’expression à leur disposition.
Souvent, les gens nous disent qu’ils ont peur de ne pas savoir s’exprimer d’une manière suffisamment claire. Qu’ils nous contactent pour nous exposer leurs problèmes et, si nous jugeons que cela peut entrer dans le cadre du “ Picot ”, nous nous chargerons de la rédaction.
Ceci est donc un appel aux “ Jeunes ” et aux “ Vieux ”, aux lycéens et aux lycéennes, à ceux qui bossent ou à ceux qui n’ont pas de boulot, à ceux qui habitent la ville ou dans un village, à ceux qui savent tricoter aussi bien qu’à ceux qui ne savent pas… A tout le monde quoi.

Portfolio