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ANNÉE 2007

N°17 - N°19

vendredi 1er juillet 2011, par Le Picot




MARS 2007 (N°17)




PROJETS EOLIENS à VARZY et OISY.

Avec des incitations fiscales alléchantes et l’obligation pour EDF de racheter le KW éolien à un prix très élevé (garanti pour 15 ans) l’investissement dans l’énergie éolienne est soudain devenu extrêmement rentable (20 à 40 % de rendement !). C’est pourquoi de nombreuses sociétés, souvent étrangères, traquent désormais le moindre site susceptible d’accueillir une " Zone de Développement Eolien " et ont ainsi repéré le mont Charlay (alt.359 m), au dessus de Varzy, et les hauteurs de Beaumont près de Feurtiaux (alt.270 m), sur la commune d’Oisy.

La région Bourgogne est parmi les dernières (avec l’Alsace et l’Aquitaine) à se doter d’aérogénérateurs. Tandis que la France a enfin décidé, en 2006, de rattraper son retard par rapport à ses voisins et de se fixer un objectif de 10 000 MégaWatts(1) d’électricité éolienne pour 2010, soit l’équivalent d’une dizaine de réacteurs nucléaires. En 2005, elle se situait au 9e rang en Europe avec 756 MW produits, face aux 18 428 MW de l’Allemagne, 10 027 MW de l’Espagne, 3 128 MW du Danemark, et 1 717 MW de l’Italie.
Une directive européenne fixe pour objectif d’atteindre 21 % d’électricité " verte " (issue des énergies renouvelables) pour 2010. En France, cette part n’était que de 13,5 % en 2003. Après avoir mis tous ses œufs dans le même panier nucléaire depuis 30 ans, le mastodonte EDF se réveille enfin, crée une filiale EDF énergies nouvelles et va investir 3 milliards d’euros dans l’éolien d’ici 2010, soit autant que pour construire la prochaine centrale nucléaire EPR (à eau pressurisée, nouvelle génération). Chacun sait que la question de l’environnement est devenue cruciale, et que les choix énergétiques à faire aujourd’hui sont d’une importance vitale, si on veut sauver la planète en commençant à réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Dans ce contexte, on pourrait penser que tout va pour le mieux, en ce qui concerne les projets éoliens : un gouvernement qui incite fortement par des cadeaux fiscaux (en remboursant aux entreprises 2/3 de la taxe professionnelle les premières années), des investisseurs hypermotivés, des collectivités locales assurées de rentrées d’argent conséquentes (5 000 € par an en moyenne pour une petite éolienne d’un MW à 1 million d’euros) ; et tout ça pour la bonne cause ! Eh bien non ! Comme rien n’est jamais simple en ce bas monde, l’éolien industriel suscite de nombreuses oppositions dans notre pays, et une association vient même d’être fondée à Varzy. Baptisée Coût de vent, elle veut contrer le projet, prévu au-dessus de Varzy, de 8 à 10 aérogénérateurs de 130 m de haut, pour une puissance de 20 MW. L’étude est en cours et les bénéfices seraient partagés entre la communauté de communes du Val de Sauzay et la commune de Varzy, un pactole estimé à 140 000 € par an !

Pourquoi s’opposer au bon vent ?(2)

(Argumentaire de l’association Vent de colère, regroupant de nombreux opposants à l’éolien industriel)
Nous allons essayer de lister les arguments principaux des opposants à " l’éolien industriel ", car ce débat mérite ample réflexion avant d’être tranché, et à priori, on peut avoir beaucoup de mal à comprendre pourquoi certains s’opposeraient à ce qui paraît être l’énergie renouvelable la plus accessible…

- 1) " L’éolien industriel ne réduit pas les émissions de gaz à effet de serre ".
L’argument principal réside dans le fait que le rendement moyen des éoliennes chez nous, étant inférieur à 25 %, du fait du caractère aléatoire du vent. Les opposants en déduisent que pour chaque MW éolien produit, il faut un MW thermique (gaz, pétrole, charbon) pour assurer notre sécurité énergétique ! Donc la réduction de CO2 promise ne serait pas réelle.
Cet argument nous paraît très surfait. La France possède une large marge de manœuvre grâce à sa production d’électricité excédentaire, et le nucléaire possède tout de même une certaine flexibilité, sans oublier l’énergie hydraulique. Donc, plus d’éolien ne veut pas dire plus de centrales thermiques, dans notre cas. En ce qui concerne l’Allemagne, il n’est aucunement prouvé que le recours massif à l’éolien (4,3 % de la production électrique en 2005) ait entraîné la construction de nouvelles centrales thermiques ! Rappelons que ce pays a fait des choix énergétiques différents : 31 % de l’électricité est nucléaire contre 79 % pour nous, 10 % pour le gaz, et seulement 1,7% pour le pétrole. Il leur reste plus de centrales au charbon qu’en France, mais il n’est aucunement question d’en bâtir de nouvelles. Certains spécialistes estiment que l’éolien allemand a permis de réduire les émissions de CO2 de 25 millions de tonnes ! Notons que malheureusement, à cause de la climatisation, la consommation électrique s’accroît de 2 % par an, ici, ces deux dernières années, et que lors des canicules, EDF s’est retrouvé contraint d’importer au prix fort de l’électricité, en plein été. Ce qui pourrait expliquer pourquoi l’opérateur public ressent le besoin de diversifier son approvisionnement.

- 2) " L’éolien freine le recours aux autres énergies renouvelables "
Il va de soi que le plus intelligent serait de poursuivre en même temps dans la voie des économies d’énergie et des autres énergies renouvelables : solaire, biomasse, géothermie…
Il ne faudrait pas que le gouvernement remette à nouveau tous ses œufs dans le même panier. Mais le fait que ce soient des capitaux privés qui financent l’éolien pourrait justement permettre à la recherche publique et à EDF de progresser dans d’autres voies, non ? L’argument nous paraît plutôt fragile.

- 3) " L’éolien saccage le paysage "
Bien sûr, tout jugement esthétique relève de la sensibilité individuelle. S’il me semble évident de ne pas mettre des éoliennes dans des sites exceptionnels ou classés, ces géants débonnaires qui vont faire du courant avec du vent me gênent moins que certains silos, bâtiments agricoles, ou projet de centrales au charbon. Argument aisément réfutable.

- 4) " Le coût pour la collectivité est énorme, pour enrichir des sociétés étrangères "
Les opposants veulent comparer le prix du KW éolien avec celui du KW nucléaire en France. Ils oublient que le prix affiché est artificiellement bas, car il n’intègre pas les centaines de milliards d’euros qu’EDF devrait provisionner pour intégrer le coût du démantèlement des 59 réacteurs actuellement en activité. C’est cet obstacle financier énorme qui devrait d’ailleurs empêcher tout gouvernement de pouvoir envisager la privatisation d’EDF.
Quant aux sociétés étrangères, vu les 10 ans de retard pris par la France en matière de technologie, il est vrai que le marché est dominé par les Allemands et les Danois. Mais l’argent gagné par ces sociétés peut ensuite leur permettre d’acheter des produits français, non ? Le coût financier est à comparer au bénéfice écologique, et voudrait-on sortir de l’Union Européenne et rétablir les frontières et le protectionnisme ?

- 5) " L’éolien est nuisible pour les riverains "
Il semblerait que la loi n’ait pas prévu de distance minimum obligatoire, par rapport aux habitations, ce qui est un tort. L’ADEME(3) préconise une distance minimale de 500 m, mais un rapport de l’Académie de médecine pencherait pour 1 500 m. La question des nuisances sonores, à condition de respecter cet éloignement, n’est pas évidente à démontrer. L’Académie conclut qu’il faudrait de plus amples études, mais aussi que la question de la nocivité des infrasons ne se pose pas si la distance est respectée. Notons que dans le cas du projet de Varzy, le lycée agricole privé se situe à une distance comprise entre 1 km et 1,7 km de la ZDE prévue. Les opposants veulent faire croire que les éoliennes peuvent perturber la santé des riverains, jusqu’à une distance de 5 km ! Ce qui reste à prouver. Car on peut penser que la N.151 qui passe juste devant l’établissement doit être autrement bruyante !

conclusion de " Vent de colère "(2) :
" Sans aucun effet sur les émissions de gaz à effet de serre, (…) rackettant la collectivité, ne servant qu’à enrichir outrageusement les promoteurs privés, nuisible de façon multiple pour les riverains, destructeur du patrimoine paysager et du tourisme, dangereux, ne créant aucun emploi permanent, freinant la croissance, dégradant la balance des paiements, L’EOLIEN INDUSTRIEL FRANÇAIS EST UNE GIGANTESQUE ARNAQUE. "

Conclusion du Picot : Les opposants sont gonflés et ne manquent pas d’air ! Comme on l’a vu certains arguments paraissent bien légers, et peuvent être démontés. En Allemagne, la filière emploie 64 000 personnes, mais ce pays est leader dans la construction des aérogénérateurs. Si notre pays n’avait pas pris un tel retard, on pourrait, nous aussi avoir une filière technologique complète. Est-ce en crachant face au vent de l’histoire que nous allons affronter notre futur énergétique ?
Je trouve très choquant de voir que parmi les anti-éoliens les plus farouches se trouvent de solides partisans du nucléaire : se sont-ils jamais souciés du sort des centaines de milliers de m3 de déchets radioactifs pour des milliers d’années, et de leur effet sur la santé ?
Ont-ils jamais manifesté pour un autre motif que celui du syndrome " PDMC " (Pas Dans Ma Cour) ? Cela fait 30 ans qu’on attend le développement d’une énergie propre. Il faudrait la refuser parce qu’on paie 20 euros par an par ménage de " Contribution au Service Public d’Electricité ", sur notre facture EDF ?
Plus je réfléchis et me documente, et plus j’aboutis à la conclusion qu’il s’agirait tout de même, en la matière, de voir plus loin que le bout de son nez !
En effet l’attitude des " antis " me fait penser à ceci : tandis que la maison brûle, des gens qui n’ont jamais pris aucune mesure de prévention contre les risques d’incendie, passeraient leur temps à gloser et à critiquer… la couleur de l’uniforme des pompiers, comme inesthétique !
Chacun a le droit d’avoir ses opinions, mais il faudrait tout de même avoir conscience des enjeux énergétiques et écologiques, qui se jouent au niveau planétaire, de manière urgente, et devraient passer avant ce qui ressemble à des querelles de clochers !

L’imposture du nucléaire.

A l’heure où tout le monde glose sur l’énergie nucléaire qui est " propre " car elle ne rejette pas de petite fumée ; où EDF fait de la pure propagande mensongère sur ce thème, il faudrait tout de même rappeler qu’il n’y a jamais eu aucun débat démocratique à ce sujet dans notre pays, et que les opposants n’eurent droit pour seul argument qu’à la matraque des CRS, dans les années 1970. Et que ce type d’énergie n’est pas sans danger ni inconvénient, tandis que chacun préfére la politique de l’autruche, et que personne (sauf les Bretons) ne vit à plus de 50 km d’un réacteur nucléaire. Et que l’accident majeur, statistiquement probable, avec 59 réacteurs en activité, ne s’est pas encore produit, mais chacun vit avec cette épée de Damoclès au dessus de sa tête.

Petit rappel(4) : le centre de stockage de La Hague, saturé depuis 1994 contient déjà 930 000 tonnes de déchets moyennement radioactifs (plus de 30 ans de nocivité). Au terme de l’exploitation du parc atomique actuel, vers 2040, la France se retrouvera avec 1 à 2 millions de m3 de déchets faiblement radioactifs, 60 000 m3 de déchets moyennement radioactifs, et de 3 500 à 5 000 m3 de déchets hautement radioactifs pour des milliers d’années !
Pour compléter le tableau, précisons que le parc nucléaire français actuel produit ANNUELLEMENT l’équivalent de : 400 camions de 40 tonnes de déchets faiblement radioactifs, 50 camions de 40 T de déchets hautement radioactifs et 10 T de plutonium !
Il faut encore préciser que la durée de vie des centrales, qui était initialement de 40 ans, vient d’être prolongée jusqu’à 60 ans, par EDF. Ce qui n’est pas forcément rassurant, et à terme, il ne faut pas oublier que notre pays sera constellé de plus de 60 sarcophages en béton (les réacteurs), ne produisant plus rien, mais toxiques pour l’éternité.
Même si, techniquement, on sait que l’énergie éolienne ne peut pas remplacer le nucléaire purement et simplement, comment, après réflexion, peut-on refuser une source d’énergie, dont les inconvénients supposés sont sans commune mesure avec ceux, bien réels, du nucléaire ?

Jansen René.



- (1) - 1 MW = 1 million de Watts.
- (2) - Site internet des opposants à l’éolien, sur lequel on a accès à une masse d’informations : www.ventdecolere.org
- (3) - ADEME, Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, rattachée au Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable.
- (4) - QUID 2003 p. 1764, " déchets nucléaires "





SE BATTRE contre des moulins à VENT…

C’est ce que font à Varzy les opposants aux éoliennes, tant il est sûr qu’on n’arrête pas un progrès aussi évident.

Ces opposants, s’ils avaient vécu au XIXe siècle, se seraient-ils battus contre des moulins à vent – des vrais – dont l’usage était à l’époque aussi important que celui des éoliennes actuellement ? Les éoliennes ne sont que des moulins à vent modernes aux lignes actuelles, élégantes et épurées. Elles n’abîmeront pas plus le paysage que les moulins à vent à leur époque, et en tout cas, pas plus que les voitures dont la présence métallique n’étonne plus personne sur les routes, et pas plus que les poteaux des lignes à haute tension dont on se dit qu’ils sont un mal nécessaire. Nécessaire ? Si l’électricité est nécessaire, ses moyens de production actuels sont discutables. Eoliennes ? Ou tours de réfrigération des centrales nucléaires ? Quel est l’équipement qui occupe le plus de volume dans son paysage ? Quel est le plus polluant et dangereux ? L’éolienne nous dit-on fait du bruit, en fait d’un niveau sonore d’une VMC(1), mais là où est l’éolienne est le vent, faudra-t-il aussi supprimer le bruit du vent ? On nous parle d’ondes néfastes. Des études sont à mener, mais ces ondes seraient-elles plus néfastes que celle des antennes relais ?(1). Il suffirait d’éloigner à distance nécessaire les éoliennes de l’habitat, ou bien les transformateurs puisque le courant sortant est en basse tension.

Sylvie Breteaudau.


(1) Evidemment, ceci n’est pas étayé par des chiffres mais par le bon sens, d’ailleurs plus compréhensible que des chiffres.





Le point de vue des naturalistes

Les spécialistes européens (voire mondiaux) que possède la France en matière d’oiseaux, de mammifères, d’insectes ou de plantes le sont devenus par passion et une infime fraction d’entre eux vivent de cette activité : l’immense majorité des connaissances acquises en France dans le domaine de la nature est (et a été) le fruit du travail de bénévoles. Comme pour l’ensemble de la population dont ils sont un échantillon, les avis des naturalistes sur le développement des éoliennes, par exemple sur l’aspect paysager, sont très variés.

Les trois grands groupes animaux qui peuvent pâtir des éoliennes sont ceux qui se déplacent dans les airs : les insectes, les oiseaux et les chauves-souris. Pour les premiers, il ne semble pas exister de données précises quant à l’impact des éoliennes, comme on peut en trouver sur les effets meurtriers des phares et des éclairages publics. Les oiseaux pourraient trouver, à cause des éoliennes des obstacles supplémentaires, notamment au cours de leurs migrations, les espèces sédentaires ayant largement le temps d’apprendre l’emplacement des dangers de leur territoire. C’est pourquoi les ornithologues de la Station Ornithologique du Bec d’Allier - (SOBA Nature Nièvre) dont le siège social est à Marzy déconseillent la mise en place d’éoliennes dans le grand " couloir de migration " entre Clamecy et La Charité-sur-Loire, ainsi que dans les zones où se concentrent les oiseaux d’eau, en hiver surtout. C’est là que passent par dizaines de milliers chaque année les grues cendrées, mais aussi vanneaux huppés, pigeons ramiers, petits passereaux et cigognes blanches et noires, un des fleurons ornithologiques de la Nièvre. Dans le cas d’une implantation dans cette zone, la SOBA préconise d’installer des champs d’éoliennes et non quelques éléments dispersés, afin de rendre l’installation plus visible et moins inattendue pour les migrateurs. Le problème est différent, pour les chauves-souris. Leurs poumons peuvent exploser, lorsqu’elles passent dans la dépression créée par la rotation des pales. Il est donc inopportun d’installer des éoliennes à proximité des secteurs connus pour une forte concentration de ces petits mammifères déjà très menacés par la disparition de certains de leurs lieux de reproduction (greniers devenus inaccessibles, arbres creux abattus…) et l’empoisonnement généralisé des insectes dont ils se nourrissent.

Dominique Girault.







Le point de vue d’un lecteur de Varzy : “ Un projet plus

que discutable sur son fond autant que sur sa forme. “


Un grand merci pour ta bouffée d’oxygène socio, écolo politico… pure et propre que tu m’insuffles à chaque parution. Cependant je me permets de t’alerter sur ta pseudo proposition d’installer 33 éoliennes sur les 32 cantons nivernais.

OK pour l’éolien c’est cent mille fois mieux que le charbon ou les décharges à ciel ouvert (ou fermé d’ailleurs). Attention aux dérives ! je m’explique :
La très soudaine PASSION écolo de nos petits élus locaux en mal de reconnaissance (ou en mal tout court), les boites privées et leurs prospecteurs en chasse avec des techniques de communication dignes des grands groupes du CAC 40 amènent à des projets à la va-vite. Mal réfléchis, ils desservent l’image de l’éolien protecteur de l’environnement. L’exemple du projet de VARZY est plus que discutable sur son fond autant que sur sa forme. Courant décembre les élus de VARZY invitaient par voie d’affichage la population (95 % des gens toujours pas au courant à cette heure) à une réunion d’information sur le projet éolien de la Communauté de Communes présenté par le prospecteur au discours bien rodé et culpabilisateur. Sur les dix sites potentiels de la CC - Oh miracle ! - était retenu celui de la commune de VARZY comme par hasard penseur du projet sans parler de l’origine de propriété des terrains concernés… car il faudrait d’abord vérifier ! Le mutisme constipé des élus lors du débat ultra démocratique (ben oui vous n’aviez qu’à y être à cette réunion) qui a suivi laisse perplexe... Voilà pour le fond. En ce qui concerne la forme, ce projet se situerait au pied du mont Charlay à 500 ou 600 mètres du Montlidoux, des Petit et Grand Montois, du mont May et du mont Châtelet certains classés ZNIEF 1 ou 2 et d’une zone NATURA 2000. En plein sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle, rien que ça...! Les éoliennes serviront de repère aux marcheurs depuis VEZELAY et OUAGNE et remplaceront les chênes arrachés par le dernier remembrement de la Nièvre à CUNCY LES VARZY en 2006. Et pour ceux et celles qui connaissent le coin, cet endroit est un des sites paysagés les plus remarquables du Haut Nivernais. C’est étrange de constater cette capacité qu’ont les élus à promouvoir avec force et arguments le développement du tourisme vert, les entendre vanter avec enthousiasme les paysages magnifiques et intacts de leurs contrées chéries, jurant au « grand diable » le respect de l’architecture et des paysages etc… et accepter à l’unanimité, sans complexe, ornés de leur toute récente auréole verte, le choix d’un site plus que discutable tout ça pour quelques milliers d’euros salvateurs (50% du bingo exigés par VARZY et CUNCY les miettes à partager pour les autres communes de la CC qui n’auront que l’avantage de pouvoir contempler de plus ou moins près les marguerites tournantes ). Il existe des zones peut-être un peu moins ventées, moins destructrices, pas très loin mais suffisamment pour que VARZY ne puisse plus s’en mettre plein les fouilles ! Et peut-être moins loin du poste électrique de CLAMECY. Toute considération financière mise à part, un compromis de ce type ne servirait-il pas mieux la cause vertueuse de l’éolien ?

Olivier Dieudonné.




NOVEMBRE 2007 (N°19)




LES ARGUMENTS DES ANTI-EOLIENS,

NE VOLENT PAS HAUT…


Sur près de 22 000 adhérents que revendiquent la FED (Fédération de l’Environnement Durable), VdC (fédération Vent de Colère) et Vent du Bocage, seules quelques centaines de manifestants se sont rendus devant le ministère de l’Environnement le samedi 6 octobre 2007. Ils étaient pourtant soutenus par CPNT (Chasse Pêche Nature Traditions) et une pléiade d’associations traditionalistes de sauvegarde du patrimoine et autres. Ce ne sont pas les moyens financiers qui manquaient pour se rendre à Paris, mais les châtelains, barons et autres " possédants " n’avaient peut être pas envie de co-voiturer avec des manants ? Le fait est, cette " première " manif nationale des anti-éoliens fut un " bide " !

La presse a peu relayé l’évènement. Même TF1 (la chaîne anti-éolienne) n’a que timidement parlé de cette " petite " manif. Ceci est à mettre en perspective avec le résultat d’un sondage, commandé à LH2 dans le cadre du Grenelle de l’environnement, qui montre que les français sont à 90 % favorables au développement de l’énergie éolienne.(1) Le " Collectif du 6 octobre " était pourtant conséquent. A côté de la puissante FED, présidée par Jean Louis Butré (également président de Vent du Bocage et ex directeur du site Rhône-Poulenc de Clamecy à la fin des années 80), qui déclarait le 8 janvier 2007 à la Nouvelle République " Je pense malheureusement qu’il n’y a pas d’autres solutions que le nucléaire à l’échelle des besoins mondiaux. Face à une demande en progression exponentielle, c’est la seule réponse qui s’appuie sur des ressources répertoriées et à la hauteur des enjeux. " (2), on trouvait la fédération Vent de Colère, présidée par Alain Bruguier (retraité d’EDF). Un rappel : VdC a été créée dans l’Aude par Pierre Bonn. Cet ancien retraité de la chimie s’est un jour aperçu que des éoliennes devaient être installées près de chez lui. Il n’a pu le supporter : " J’ai engagé le combat parce que je ne veux pas de leurs machines à côté de chez moi ". En tant qu’ancien des services de renseignements dans l’armée, c’est lui qui a mis au point la très minimaliste prose anti-éolienne que colportent ses amis partout où des projets devraient voir le jour. VdC fédère plus de 300 associations. On y trouve un grand nombre de retraités d’EDF et du nucléaire. Membre également du collectif du 6 octobre, VMF (Vieille Maisons Françaises). Sur leur site internet, on peut lire : " Nous sommes depuis plusieurs années confrontés à une forme tout à fait nouvelle d’agression brutale : l’invasion des éoliennes géantes qui, si nous ne réagissons pas, risquent de transformer en véritables zones industrielles les sites et le cadre des monuments les plus emblématiques de France. La protection de nos demeures n’est plus qu’une garantie fragile, voire illusoire ".(3) Mais aussi la SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France) qui compte dans son " comité d’honneur " un certain Jean d’Ormesson, la FNASSEM (Fédération Nationale de Sauvegarde des Sites et Ensembles Monumentaux) présidée par Kléber Rossillon, triple châtelain en Dordogne, polytechnicien et " père " d’un étage de la fusée Ariane… Les associations de sauvegarde du patrimoine, sont regroupées dans le " G8 Patrimoine " et ont fait une déclaration commune sur l’éolien(4). Parmi les signataires de cette déclaration, un certain Edouard de Cossé-Brissac, président de la Sauvegarde de l’Art Français, mais aussi, en tant que maire de Fayel (60), parrain de Le Pen en 2002, et signataire de l’appel des maires anti-Pacs. On ne peut oublier Alain De Tonnac, qui s’exprime publiquement au nom du président de la FED(5). Adhérent de l’AEPN (Association des Ecologistes Pour le Nucléaire(6), cet ancien chargé de mission auprès de la direction générale de Framatome, a écrit un ouvrage intitulé " Arguments sur le nucléaire et les autres sources d’énergie électrique ". L’AEPN a été fondée en 1996, son président n’est autre que Bruno Comby auteur du " remarquable " ouvrage " Le nucléaire, avenir de l’écologie ". A noter, que Patrick Moore, l’un des fondateurs de Greenpeace en 1971, a rejoint l’AEPN… Il a certainement été attiré par leur slogan : " Ensemble, construisons un monde meilleur et plus propre, grâce au nucléaire écologique "… Mais revenons à l’argumentation anti-éolien mise au point par VdC, et largement relayée par nos loueurs de châteaux nucléocrates, et plus pitoyablement par nos loueurs de gîtes (pas tous heureusement…).
- Sur le bruit : pour VdC, une éolienne serait audible à des kilomètres, vrai ! Mais à quel niveau ? 0,00000001 db ? Plus sérieusement, une éolienne de 2,5 Mgw produit environ 60 db, soit une voiture qui roule à 60 km/h à 200 m. Pour deux éoliennes, ce sont deux voitures etc… En aucun cas, on ne peut comparer les nuisances au trafic d’une autoroute ! Les toutes dernières éoliennes ne produisent plus que 45 db, (Science et Vie n° 957 p.147) inaudible à 200 m ! Eh ! Les anti-éoliens, allez donc visiter un parc, au lieu de reprendre bêtement les affirmations éculées de VdC !
- Sur l’impact visuel : pour VdC, “ Tristes augures que cette multitude de projets éoliens qui surgissent dans les moindres recoins de notre pays en prédisant des jours hantés de squelettes plus ou moins tournoyants, et des nuits déchirées par des flashs rouges toutes les secondes…”. Il est vrai qu’une éolienne peinte en bleu ou en vert pourrait se fondre plus facilement dans le paysage. Toutefois, cela reste très subjectif, et bien loin du film d’épouvante décrit par VdC ! Les détracteurs de l’éolien se gardent bien de critiquer les lignes à haute tension (95 000 Km), et les pylônes (250 000), rançon du tout nucléaire ! Et que dire de nos entrées de villes défigurées par les zones de tous types ! Quant au riverain (même éloigné) d’une centrale nucléaire, d’un incinérateur, d’un silo, d’une autoroute, d’usines, pas un mot de compassion ! Il est vrai que les châteaux sont souvent érigés sur des hauteurs, (tiens comme les éoliennes) et qu’il serait intellectuellement plus honnête de dire que c’est la peur de la dépréciation de leur patrimoine foncier qui anime la rancœur anti-éolienne d’une poignée " d’aristos ". Mais que les petits loueurs de gîtes se rassurent, certains les trouvent belles les éoliennes…
- Sur la faune : pour VdC, les éoliennes sont des " hachoirs à oiseaux ". Sur leur site internet, sous une éolienne en fonctionnement, défilent des photos d’oiseaux morts, mutilés. VdC est extrêmement compétente en intox et propagande. Il faut faire pleurer dans les chaumières sur la mort des " petits zozios ". Après le " poids des mots ", le " choc des photos ", procédé minable et qui ne s’appuie sur rien en ce qui concerne les oiseaux. La LPO rappelle dans sa brochure " L’énergie éolienne et la conservation de la nature "(7)" La Ligue pour la Protection des Oiseaux travaille sur la thématique des impacts des parcs éoliens sur l’avifaune en France depuis 1995. Elle soutient le principe de l’exploitation de l’énergie éolienne à des fins de production d’électricité et comprend les enjeux liés à l’aménagement durable des espaces ruraux et au développement de ces territoires. La mise en place de parcs éoliens doit se faire dans le cadre d’une réflexion locale de développement durable (maîtrise des consommations d’énergie, soutien aux autres énergies renouvelables, respect de la biodiversité…" Rappelons qu’un parc d’éoliennes ne peut être érigé que dans une ZDE (Zone de Développement d’Eoliennes) si l’opérateur veut bénéficier de l’obligation d’achat de l’électricité éolienne par EDF. Les ZDE prennent en compte les vents, les lieux de vie, le tourisme, les zones de circulation, la faune, etc… Une étude d’impact, obligatoire, porte sur le paysage, le bruit, et doit être suivie d’une enquête publique ! On n’installe pas des éoliennes n’importe où n’importe comment, mais ça VdC ne doit pas le savoir ! Pour en revenir aux " zozios " voici les chiffres communiqués par l’Association Canadienne de l’Energie Eolienne(8). Pourquoi le Canada ? La LPO n’a pas encore procédé à des comptages d’envergure, aucun chiffre n’est donc disponible en France pour l’instant.

Le CLER (Comité de Liaison Energies Renouvelables), vient de présenter le prévisionnel 2007, les énergies renouvelables représentent 4 % du montant total de la CSPE :


- 51 % pour la péréquation tarifaire (surcoût de production dans des zones îliennes non connectées au réseau.
- 38 % pour la cogénération gaz.
- 4 % pour les EnR (45 % pour l’hydraulique, 31 % pour l’éolien). En conclusion, l’éolien représente donc 31 % de 4 % ! soit environ 1,5 % de la CSPE… Infime partie du total de la " note ", bien loin de l’escroquerie évoquée par VdC ! Il est également malhonnête, de parler de " surcoût exorbitant " entre le tarif de rachat du Kwh éolien (0,07 €/Kwh) et du nucléaire (0,03 €/Kwh) imposé à EDF par les pouvoirs publics. Les centrales nucléaires seraient amorties, pas les éoliennes. En 2015, ce rapport s’inversera, VdC oublie totalement de prendre en compte le démantèlement des centrales, le traitement des déchets nucléaires et l’éventuel accident qui n’aurait aucune commune mesure avec la casse de quelques éoliennes… Les éoliennes et les GES (Gaz à Effet de Serre) : VdC non content de dire à peu près n’importe quoi en arrive à affirmer que les éoliennes produisent des GES ! VdC s’appuie sur l’exemple de l’Espagne qui a augmenté ses émissions de GES de 40 % en dix ans. Comment les éoliennes pourraient-elles en être la cause, dès lors que l’Espagne compense son déficit énergétique en nous achetant de l’électricité ? En 2006, les émissions de GES ont au contraire baissé (-2,7 %), ceci est à mettre en perspective avec le développement galopant du PIB espagnol, vraie cause de l’augmentation des GES ces dix dernières années. Il est à noter que pour la France, pas une seule centrale thermique n’a été mise en chantier parallèlement au développement de l’éolien, et que le RAC (Réseau Action Climat) vient de déclarer lors du Grenelle de l’environnement " que l’énergie éolienne permet déjà à la France d’émettre 5 % de CO2 en moins… ". L’argument de VdC visant à dire : " une éolienne ne fournit que 25 % d’électricité, il faut donc compenser par du thermique gros producteur de GES " est pour le moins fallacieux. Une éolienne fournit en effet 25 %, mais de sa capacité nominale… Les centrales nucléaires elles-mêmes ne tournent jamais à 100 % de leur capacité. Le recul en matière de prévisions météorologiques, et la modélisation par informatique de la production d’une éolienne à un emplacement défini est maintenant très performant. Il est dès lors peu compliqué de prévoir précisément la capacité de production d’un parc éolien. Rappelons que la France s’est engagée à diviser par 4 ses émissions de GES d’ici 2050, et que sans une politique énergique en faveur des énergies renouvelables ce n’est pas gagné. Alors, l’éolien c’est tout rose ? Soyons honnêtes, pas vraiment ! Il ne faut surtout pas répéter avec l’éolien les erreurs du passé. Miser sur le tout éolien serait catastrophique, à l’image du tout nucléaire. Cela aurait pour conséquence d’occulter les autres EnR que sont le photovoltaïque, le micro-hydraulique, l’éolien individuel, la bio-masse, mais aussi et surtout, de ne pas engager la réflexion sur l’inévitable réduction de consommation d’énergie électrique et d’énergie fossile en général. Avec près de 80 % des Français vivant en ville, dont certains seulement locataires de leur logement, les solutions individuelles ne peuvent être que marginales. Les choix sont d’ores et déjà inéluctables, la production d’énergie électrique devra se faire à grande échelle. L’éolien industriel est une des réponses à ce formidable défi, mais la production industrielle devrait impérativement rester dans le service public. La pression sur les collectivités locales et territoriales doit être incessante afin que nos élus s’emparent enfin des choix énergétiques de demain. Il est impérieux, de ne pas laisser au secteur marchand, aux investisseurs et faiseurs de fric rapide de tous poils les " coudées franches " en ce qui concerne notre production/distribution de l’énergie électrique. On voit déjà le chaos (voir les USA) qui pourrait s’ensuivre, lorsque la jungle des règles du marché et du capitalisme affecteront ce secteur : faillites, fusions, acquisitions, ce sera pour nous la chandelle ! Compte tenu de l’urgence due au réchauffement climatique, que des groupes s’emparent du marché soit, mais dans un cadre strict, systématiquement sous la tutelle de l’Etat et sans détournement d’argent public. Les anti-éoliens mènent une " lutte " d’arrière-garde archaïque, manipulés par le lobby du nucléaire et par les intérêts particuliers convergents de néo-ruraux égoïstes, et de châtelains (eux-mêmes subventionnés par de l’argent public pour occuper ou louer très cher leurs modestes demeures au nom du patrimoine). L’association " Coût de Vent " créée il y a peu à Varzy, membre du " collectif du 6 octobre ", n’échappe pas à la règle. Lors de la manifestation du 3 octobre 2007, à Varzy, les arguments avancés contre le projet d’installation d’éoliennes sur le mont Charlay étaient à quelques mots près ceux de la FED et de VdC, sur les craintes de dépréciation touristique. Un conseil : allez donc voir sur le plateau de Millevaches, en Corrèze, la commune de Peyrelevade y organise un éco-festival au pied même des éoliennes, une chance pour le tourisme(9) ! Dommage qu’une telle énergie soit utilisée pour relayer les " vents nauséabonds " de VdC, FED… La centrale EPR de Flamanville qui nécessitera à elle seule l’installation de 600 à 900 pylônes de plus, soit à peu près le nombre d’éoliennes en service en France eut été un sujet autrement sérieux ! Mais voilà il y a une constante chez les anti-éoliens, c’est la " culture " du NIMBY (Not In My Back Yard = Pas Dans Ma Cour) pratique associative " étasunienne " qui est simplement le reflet d’une société individualiste et peureuse, repliée sur elle-même. Les enfants et petits enfants jugeront…

Alain Chasseuil.



- Sur l’aspect économique : VdC affirme que " la plus grosse partie de la taxe ", la CSPE (Contribution au Service Public de l’Electricité) est prélevée sur nos factures d’électricité, et " sert à payer le surcoût de l’éolien industriel ".
(1)http://www.notre-planete.info/actua...
(2) http://www.lanouvellerepublique.fr/
(3) http://www.vmf.net/home.php
(4) http://www.lepinay.org/patrimoine/p...
(5) http://www.tivipro.tv/chaine_salons...
(6) http://www.ecolo.org/intro/introfr.htm
(7) http://www.lpo.fr/etudes/eolien/doc...
(8) http://www.canwea.ca/images/uploads...
(9) http://www.energiespourdemain.net/





VU DANS LA PRESSE :

" Belleville s/Loire : LA CENTRALE ENGAGEE DANS LE

DEVELOPPEMENT DURABLE…"

(Journal du Centre p.12 du 30/06/2007)



L’œil du lecteur ne peut être qu’attiré par un tel titre ! Car, à l’évidence, on se demande bien à quel genre de " développement durable " peut bien participer une centrale nucléaire ? Hormis bien sûr, le développement de déchets radioactifs très très durables, vu que certains éléments peuvent être radiotoxiques pour des milliers d’années ! Vous savez, Belleville, c’est le réacteur atomique le plus proche de chez nous : environ 40 Km à vol d’oiseau sous les vents d’Ouest, ce qui fait qu’en cas d’accident majeur et de fuite radioactive, nous sommes tous bons pour nous retrouver Tchernobylisés d’emblée.

Dormez, braves gens !

Mais grâce à notre presse locale, on apprend qu’EDF est vraiment une entreprise très écologique, car la direction de la centrale " a réalisé une opération en faveur de la biodiversité, en finançant la plantation de 300 peupliers noirs, espèce emblématique des bords de Loire."
S’il nous arrive de mourir irradiés, ce sera dans la verdure, avec l’esprit anesthésié par une presse tranquilisante. L’article prend pour argent comptant tous les chiffres bruts communiqués par la direction du site de production EDF. On apprend que “ 25.26 m3 (sic ?) de déchets d’origine nucléaire ont été produits, dont 97 % de déchets conventionnés, valorisés recyclés ou incinérés. " Ce qui ne veut strictement rien dire ! Chacun sait qu’il n’y a strictement aucun moyen de " recycler ou valoriser “ le moindre déchet d’origine nucléaire ! Il n’y a que le stockage jusqu’à la fin des temps, en attendant que s’affaiblisse la radioactivité ! Même les vêtements de travail portés par les employés de la centrale sont stockés dans des fûts étanches . Et l’incinération risque de rajouter de la pollution atmosphérique, si les philtres qu’il faut également recycler ne sont pas étanches !

Les terribles dangers de l’énergie éolienne ?

Mais on sait qu’en France, on est aussi bien protégé par le gouvernement, que par les médias, du risque nucléaire ! En 1986, grâce à un gros mensonge d’Etat, le nuage de Tchernobyl a su éviter de survoler notre beau pays !
Et en 2007, grâce à notre quotidien nivernais, on sait tout des " terribles dangers de l’énergie éolienne ". Ce dernier ayant à plusieurs reprises fait sa " Une " et ses gros titres sur ce risque atroce ! Tandis que jamais, dans toute son histoire il n’a consacré sa première page aux dangers, bien réels ceux-là, du nucléaire !
Voilà donc la population bien informée ! Mais cette presse à la solde d’EDF, sponsor publicitaire par excellence, va probablement changer son fusil d’épaule prochainement, en arrêtant de faire du bourrage de crâne sur les dangers supposés des éoliennes, car EDF (via sa filiale) va investir massivement dans ce secteur. Alors ami lecteur, ne t’étonne pas, si dans quelque temps, ton quotidien fait ses choux gras sur " les bienfaits de l’énergie éolienne ", car la liberté de la presse a bien un prix, celle de la manne publicitaire ! En attendant, le dernier chic à la mode du " politiquement correct " est d’aller manifester contre les éoliennes, au titre du syndrome " PDMC " (Pas Dans Ma Cour) et de raisonnements curieux. Tandis que rougeoient au cœur les 59 réacteurs qui nous entourent, Tchernobyls en puissance, qui turbinent sans être dérangés, en attendant d’être (dans les 20 ans qui viennent) transformés en autant de sarcophages de béton, radioactifs pour l’éternité… Mais l’air de rien le vrai danger c’est sans doute le vent qui fait tourner les cervelles d’oiseaux ?

Jansen René.