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ANNÉE 2008

N°20 - N°21 - N°22

samedi 16 juillet 2011, par Le Picot




MARS 2008 (N°20)




Prix des municipales : 2 haridelles, 1 tocard et 1 jeune

poulain au départ.


La population de Clamecy doit prochainement élire le nouveau conseil municipal. La " gauche ", PS et PC au pouvoir, depuis trente ans, est apparemment fractionnée en deux entités distinctes. La liste de Régis Bertrand et celle de Claudine Boisorieux qui aujourd’hui ennemis jurés, en raison d’arrivismes personnels, seront prêts, au second tour, à se regrouper pour faire front contre leur seul concurrent sérieux, la liste de " l’Appel de Clamecy pour la Démocratie Directe " menée par Dominique Girault. Cette liste se caractérise par une réelle ambition pour l’avenir de Clamecy en termes de démocratie et de développement dans tous les domaines. Enfin, une liste sarkoziste camouflée sous l’appellation " Ni gauche, ni droite, pour Clamecy " menée par M. Méchin, qui fut comptable en d’autres temps, n’est pas prêt de créer la surprise, si ce n’est qu’elle camouflerait dans ses rangs 11 UMP et quelques personnes issues du lepénisme du plus mauvais aloi.



POLITECOLOGIE : le printemps est-il là ?

Les jours rallongent. Après les gelées nocturnes qui blanchissent prairies et pare-brise, un soleil radieux réchauffe la terre et les êtres vivants. Les premiers papillons : le Citron, toujours pressé, et le Paon du jour, qui exhibe, un peu présomptueux, ses ocelles au pied des arbres, virevoltent, non sans élégance. C’est la renaissance de la nature, disent les profanes. Mais Citron et Paon du jour ne sont que des rescapés de la saison dernière, comme en témoignent leurs ailes déjà usées. A l’abri dans quelque grenier, de la mairie, peut-être, ou dans une grotte, ce pourrait être la Founetière, ils ont passé l’hiver en catalepsie à attendre le retour de la chaleur. La mésange charbonnière et la grive draine sont les premières à assurer le concert des oiseaux, depuis fin décembre pour la première, depuis mi-janvier pour la seconde. On n’entend plus qu’elles, avant que ne s’imposent les roulades du pinson des arbres et les sifflements du merle noir (début février). Le pauvre rouge-gorge, qui a été le seul à égayer l’hiver de son chant mélancolique et gracieux, tandis qu’il éliminait quelques bestioles nuisibles au jardinier qu’il suivait pas à pas, est réduit au rôle d’accompagnateur, dans l’ombre des ténors. Bientôt arriveront les hirondelles de cheminée. On les croit oiseaux fidèles (mais les ornithologues ont découvert que les populations étaient profondément renouvelées, chaque année, et que les couples se défaisaient parfois même en cours de saison de reproduction), car chaque printemps, avec obstination, l’une d’entre elles (l’occupant humain est persuadé que c’est la même), l’une d’entre elles donc vient frapper à la croisée, sollicitant abri pour sa nichée, promettant qu’elle va changer, qu’elle est expérimentée maintenant, qu’elle ne s’égosillera plus à quatre heures du matin, qu’elle ne souillera plus les abords du nid, qu’enfin elle en terminera avec la peste moustiquiaire... Et bien des habitants, émus de cette pseudo fidélité, cèdent, avant de constater qu’il n’y avait là que de vaines promesses. Certains (au mépris de la loi car l’hirondelle, son nid, ses œufs et ses poussins sont protégés) détruisent le nid mais l’hirondelle revient et, malgré l’échec patent de sa politique passée, colle et recolle de la terre sur la poutre du couloir. Une neige étincelante paraît enfin, immaculée ou lavée de rose, cramponnée à chaque rameau de prunellier, de prunier, de poirier ou de pommier. Seule la brise d’avril l’égrène peu à peu et la répand au sol. C’est alors l’arrivée du coucou. Revenu d’Afrique où, ma foi, l’hiver n’est pas si rude, il claironne à tout vent son cri arrogant. Point de fioritures, ni trilles ni modulations, rythme lancinant et refrain de chanson commerciale. Coucou, coucou ! Pourtant on en a fait le symbole du printemps. Visitant chaque fourré, chaque buisson, il séduit par son élégant costume gris ardoise et son sous-pull rayé, par son apparente bonhomie, par sa feinte disponibilité, par son faux désintéressement. C’est que le coucou cherche le nid d’un autre pour élever ses petits. Lors, pas d’éreintantes recherches de brindilles et d’herbes fines, pas de laborieux entrelacs sur une fourche choisie entre mille, il suffit de disposer dans le nid du rouge-gorge, du troglodyte, de la fauvette un œuf à leurs couleurs, non sans avoir prestement fait disparaître au fond de son gosier l’un des œufs des parents adoptifs malgré eux. Et lorsque naît le rejeton, c’est plus fort que lui. En digne héritier de celui qui l’a amené là, il n’a de cesse de jeter par-dessus bord œufs et poussins voisins, sans aucune reconnaissance pour leur contribution à l’inertie thermique indispensable au bon déroulement de l’incubation, avant d’ouvrir son large bec. Rarement, les parents nourriciers se rendent compte de la supercherie et cessent toute alimentation. Le plus souvent, les petits oiseaux emplissent à corps perdu cet infernal gosier, ce tonneau des Danaïdes, qui bientôt s’envolera pour l’Afrique, sans adieu, ni merci. Coucou ! La tradition veut que celui qui a une pièce d’or dans sa poche, lorsqu’il entend le premier chant du coucou, soit riche toute l’année. Elle est sans doute vraie, si l’on comprend bien qu’il s’agit de la garder bien serrée et de ne la point jeter à l’oiseau séducteur.

Dominique Girault.





Ne plus laisser faire les seuls " SPECIALISTES " !

Face au démantèlement des services publics et conscients de la démission de nombre de nos élus, il nous semble urgent de manifester notre mécontentement et de proposer une nouvelle façon de gouverner notre cité, en prenant en compte les suggestions et vœux de chacun plutôt que de faire entière confiance à ces professionnels de la politique, de plus en plus enclins à servir des intérêts particuliers, au détriment de ceux de leurs administrés. Quel bilan tirer de toutes ces années de gouvernance menées par ces élus reconnus, jusque là, comme seuls capables de gérer cette ville ?

Si l’on s’en tient à l’éducation et à la santé, deux des principaux fondement de notre république, le bilan n’est pas très flatteur :
- Nombre de sections techniques ont disparu du paysage scolaire, au profit du Lycée horticole privé de Varzy. Clamecy reste un des derniers bastions des collèges " semi-Pailleron " (qui crament en 20 mn).
- De nombreux jeunes de notre cité quittent le lycée par manque de sections correspondant à leurs vœux.
- La maison de la formation est aujourd’hui menacée de disparition, sans qu’aucun élu ne réagisse sérieusement.
- Comment croire que le PS veut réellement sauvegarder l’hôpital, quand on a entendu Gaétan Gorce, lors d’un dîner-débat il y a une dizaine d’années, vanter les bienfaits du système social de la Grande-Bretagne, et préciser alors que tous les hôpitaux réalisant moins de 300 interventions par an étaient condamnés ?
- Que dire d’une ex-directrice du Centre Communal d’Action Sociale qui donne des bons alimentaires à une anorexique, ou d’une adjointe au maire qui critique l’Association Culture et Loisirs sans jamais y avoir mis les pieds… et sans provoquer aucune réaction des fondateurs de cette association, présents lors du conseil municipal ? Devant tant de turpitudes, comment continuer à accorder du crédit à ces soi-disant professionnels de la politique qui se disent " de gauche " ? Sans aucune honte, la première adjointe au maire depuis 2001, aussi vice-présidente de la Communauté de Communes (chargée de l’économie et de l’habitat), encore conseillère régionale (présidente de la commission des lycées, de l’enseignement supérieur et de la recherche), sans aucune honte donc, vu l’état actuel de notre cité, cette personne souhaite continuer son action. Vus les résultats obtenus sur le développement économique depuis 7 ans, on peut penser qu’il nous faudra attendre quelques siècles pour en percevoir les aboutissements, au risque de voir cette commune disparaître entre-temps !
Ainsi il nous paraît indispensable de redonner la parole aux habitants de cette ville, et d’arriver à élaborer un programme, n’émanant pas de " spécialistes ", mais demeurant plus proches des aspirations et du vouloir vivre de nos concitoyens.

Tonio Téjada.





Bizarrerie. MUNICIPALES DE 1866 A CLAMECY :

l’opposition républicaine réclame une baisse des taxes locales !

Nous avons retrouvé un document d’archives(1) signé de Monsieur Alapetite (avocat clamecycois qui défendit les insurgés de 1851 et conseiller municipal en 1866), concernant les élections municipales partielles du 30 septembre 1866. Le scrutin normal, qui a eu lieu un an auparavant a été annulé en partie, sur un vice de forme, à la requête de ce même homme de loi.

Le conseiller municipal républicain se trouve alors opposé au maire qui, lui, appartient au parti de l’ordre. L’homme de gauche dénonce " le système suivi jusqu’alors, et qui, au moyen de dépenses exagérées avait conduit la ville à des emprunts onéreux et à une augmentation considérable d’impôts…" Pour arriver à réduire les dépenses globales, les membres de l’opposition municipale s’en prennent même aux frais de bureau de M. le maire, se proposant de réduire ceux-ci de 40 % ! " Nous avons pensé que 1 000 francs suffisaient pour cela et que cette réduction de 600 F. devrait conduire à supprimer un luxe d’employés et de dépenses inutiles…" Ils se proposent encore de réduire de 200 F. le traitement d’un certain M. Notelet, dont nous ignorons les fonctions, ainsi que celui d’un M. Cliquet, préposé de l’abattoir municipal. Sans oublier la baisse de 300 F. des émoluments du médecin chargé de constater les décès, " fonction inutile à nos yeux ". En outre, 15 ans après le soulèvement contre le coup d’Etat du 2 décembre 1851, Maître Alapetite se plaint de la mauvaise réputation faite à cette ville par les partisans de l’ordre et du pouvoir. " Nous avons saisi toutes les occasions de protester contre tout ce qui tend à faire passer la ville de Clamecy comme une ville ingouvernable, comme un foyer permanent de désordre…" Cette mauvaise réputation fait " Qu’au lieu de 1 300 F. portés au budget pour un commissaire de police de 4ème classe, on nous impose depuis l’année dernière un commissaire de 3ème classe, avec le traitement porté à 1 733 F. Mais (…) nous avons repoussé du budget cette augmentation qui, pour la ville constitue une dépense qu’elle ne doit pas et dont elle n’a pas besoin. Nous avons considéré que c’était une peine injuste qu’on infligeait à notre ville, et à ce titre, nous avons dû la repousser…" Au moins, il y a 142 ans, on peut constater qu’il y avait de vrais débats au sein du conseil municipal de notre ville et que les hommes de gauche ne craignaient pas de défendre leurs opinions, même sous la dictature impériale de Napoléon III !

René Jansen.

(1) Document de 4 pages dactylographiées intitulé " Elections municipales de Clamecy des 29 et 30 septembre 1866 ", signé " Alapetite ". Imprimé à Auxerre chez G. Perriquet. L’original a été confié à la Société Scientifique.



Clamecy municipalité " bananière " ?

C’est dans un rapport de la chambre régionale des comptes daté de 2002 que nous avons découvert un exemple de la pratique " démocratique " du conseil municipal. Le fait que Bernard Bardin ait voulu prendre en main l’ensemble du travail de consultation des entreprises et toute la procédure qui en découle relèverait-il d’un excès d’autoritarisme ? Ou peut-être d’un manque de confiance dans une équipe qu’il jugeait incapable ? Pas rassurant en tout cas lorsque l’on voit le nombre de sortants qui se représentent sur certaines listes, à méditer…


- " Par une délibération prise au début de la procédure, le conseil municipal de Clamecy a l’habitude d’approuver le dossier de consultation des entreprises, d’autoriser le maire à lancer un appel d’offres et à signer toutes les pièces se rapportant au dossier. Sur le fondement de cette seule délibération, l’ordonnateur signe soit un marché avec l’entreprise retenue par la commission d’appel d’offres, soit un marché négocié avec l’entreprise qu’il choisit en cas d’appel d’offres infructueux ."


- " L’autorisation de signer le marché ainsi donnée par le conseil municipal est prématurée ; cette autorisation ne peut être donnée que lorsque les éléments essentiels du marché sont connus (CAA de Bordeaux, commune de Remoulins n° 95 BX 01715 - 27 avril 1998) ".


- " La chambre a constaté que lors de la conclusion des marchés de travaux, la concurrence entre les entreprises ne jouait pas de façon satisfaisante : très faible nombre d’entreprises candidates (en particulier pour la première tranche de la rénovation du musée), petit nombre d’offres dont le montant est inférieur ou voisin du coût estimatif (notamment, aménagement de la place du Commandant Boidot). Un allongement du délai de remise des offres pourrait être de nature à favoriser le développement de la concurrence ".*

Alain Chasseuil.

*http://www.ccomptes.fr/CRC05/docume...



Démocratie Directe ou démocratie indirecte ?

La liste " Appel de Clamecy pour la Démocratie Directe ", fait campagne sur l’implication des citoyens dans la vie de la cité, allant même jusqu’à proposer que 30 % du budget d’investissement soit directement voté par eux dans trois ans. Pour tenir de tels engagements, un véritable processus de démocratie directe impliquant tous les Clamecycois des quartiers, des hameaux, du monde associatif, les jeunes, les " usagers ", les seniors et autres, devra être mis en place. Comment espérer en effet, que les citoyens puissent voter une partie du budget s’ils ne sont étroitement liés à l’élaboration des propositions émanant d’eux mêmes ou de la municipalité ? Rude travail en perspective lorsque l’on regarde d’un peu plus près le déficit d’intérêt pour les élections municipales, imputable très certainement a un déficit démocratique récurrent. On ne peut pas sérieusement demander aux citoyens de venir voter tout les six ans et les remercier chaleureusement en leur disant : “ à la prochaine “ (élection bien sûr) ! On ne pourra pas non plus leur demander de bosser bien longtemps sur des dossiers, si on les remercie à la fin de l’année du travail fourni en leur demandant de rentrer à la maison, pendant qu’entre décideurs on dépensera leur argent ! Et ce n’est certainement pas, en promettant des conseils de quartiers sans expliquer ce qu’ils contiendront, ou en promettant des conseils de quartiers " annuels ", qu’on les bernera sur la volonté de certaines listes d’instaurer une " démocratie indirecte ". La défiance actuelle de l’électorat clamecycois n’est peut-être pas usurpée…

Alain Chasseuil.





Les listes en présence pour les municipales à Clamecy

À propos de la liste " Clamecy, Agir Maintenant " de Régis Bertrand Lors de la constitution de cette liste, il a déclaré que " faire une liste est une tâche difficile. C’est un exercice périlleux, délicat, qui relève de la chimie, d’une arithmétique compliquée ". Nous comprenons bien qu’il s’agit du cumul de deux contradictions qui se résument, à la volonté de domination des partis politiques aggravée par l’ambition de quelques-uns. Et de ce point de vue, il a lui-même beaucoup de problème pour faire oublier son appétence incompressible pour le pouvoir qui l’a conduit jusqu’ici.

Quand il est dit dans le même temps que la liste est poussée " par l’amour de Clamecy et de ses habitants " une certaine perplexité nous gagne. C’est de l’amour ou de la rage du pouvoir ? Comme preuve d’amour, nous suggérons à Régis Bertrand et aux dix autres sortants de se retirer au second tour. Cela nous évitera de voir les huit anciens élus de la liste Bertrand et les cinq de la liste Boisorieux se réunir pour reconduire le conseil actuel sans Bernard Bardin. L’exercice du pouvoir, au mépris des habitants, pratiqué depuis trente ans pourra reprendre de plus belle. D’ailleurs, le programme en dehors des éléments concrets empruntés au programme de " l’Appel de Clamecy pour la Démocratie Directe ", s’appuie sur une charte comprenant d’une part la " démocratie participative " dont on sait ce qu’elle signifie comme foutaise puisqu’il la pratique depuis sept ans et le " développement durable " caractérisé, sans doute, par la maison du Grand Marché qui vient de gagner un habillage en bois effectivement " durable ". Hélas ! Enfin, on est en droit de se demander pourquoi il leur aura fallu tant de temps pour " Agir Maintenant ". Que faisaient-ils toutes ces années quand, par exemple, Bernard Bardin a appelé les CRS pour libérer la grue qui a permis de construire ce magnifique édifice contre l’avis des Clamecycois qui avaient fait des tas de manifs et de pétitions pour demander simplement qu’on en débatte ? Aujourd’hui cette liste leur demande leurs voix c’est compter sur leur stupidité. Les Clamecycois accepteront-ils de passer pour des andouillettes ?

À propos de la liste " Nouvelle Gauche " de Claudine Boisorieux

Nous sommes toujours surpris du sang-froid dont peut faire preuve Mme Boisorieux. Le tract distribué dans les boîtes aux lettres, présente " une équipe formée autour de Claudine Boisorieux et de conseillers sortants expérimentés, solidaire et décidée à s’investir dans le développement de notre ville. "
Après une trentaine d’années de gouvernement Bardin, Mme Boisorieux, qui totalise également quelques décennies de bons et loyaux services, s’apprête à sortir de ses starting-blocks pour un décollage fulgurant. L’escadrille des anciens conseillers tirera Clamecy vers le haut. Finis les conseillers muets qui se contentaient d’entériner les décisions soumises par Bardin.
Il faut d’ailleurs s’attendre à ce qu’il soit dénoncé par ces papillons comme le responsable des erreurs du passé et de l’immobilisme conduisant à la désertification de notre ville sous un pouvoir autocratique. Nous avons déjà entendu dire que Mme Boisorieux a toujours eu de bonnes idées, inapplicables à cause de Bardin. Nous ne la connaissions pas si rebelle et si inventive. C’est vrai que trente ans, ça fait un peu court pour une période d’essai. D’ailleurs à propos d’inventivité, le tract d’une " Gauche Nouvelle pour Clamecy " n’en porte pas trace. Pour nous réserver la surprise sans doute ?

Les Clamecycois seront-ils dupes ?

En tout cas c’est émouvant d’assister à la naissance d’une chrysalide fraîchement sortie de son cocon de premier adjoint où elle sommeillait depuis trente ans en espérant la libération d’un trône de maire. D’un cocon à l’autre, ou la lente mutation d’une ambition personnelle. Vertigineux !
Pour ce qui concerne le programme, il est sans surprise : c’est Boisorieux et le " développement durable ", bien entendu… Par contre, elle démolit la " démocratie participative " qui est selon elle " galvaudée ". C’est vrai qu’elle en sait quelque chose !
Un autre élément concerne la défense du service public et de ce point de vue, il nous faut rappeler que c’est une des personnes qui a siégé pendant des lustres au conseil d’administration de l’hôpital avec le succès que l’on connaît. (Voir l’article sur la maternité).
Elle aussi doit compter sur l’amnésie des Clamecycois pour être élue. En plus d’être pris pour des andouilles nous devons être oublieux des pratiques anciennes de la candidate qui tout de go devient écologiste ou démocrate pour la circonstance. Si demain les Clamecycois retournent massivement à la messe, elle se fera bonne sœur…
Et effectivement, la découverte des pratiques démocratiques ou non polluantes au bout de trente ans d’exercice tient du miracle…

À propos de la liste " Ni de droite, ni de gauche, pour Clamecy " de M. Méchin :

Lorsque la liste de M. Méchin était incomplète, il recherchait " des personnalités et des femmes… ". Ce qui revient à dire que les femmes ne peuvent être des personnalités aux yeux de ce candidat. Dans la mesure, où l’égalité, l’anti-sexisme et l’antiracisme comptent parmi les orientations fondatrices de ce journal, les femmes, considérées comme figurantes ou " êtres inférieurs " aux yeux de ce monsieur devraient déserter cette liste, à moins qu’elles n’affectionnent le statut de " crêpe ".
Quant au fait d’espérer le vote des citoyennes, nous verrons, si Méchin peut compter sur elles. A n’en pas douter, cette liste qui mêle délicieusement le sexisme au sarkozisme, lui-même victime d’une chute tellement vertigineuse qu’il finira sous terre, creuse pour séduire les taupes femelles…
Pour que les électrices se reconnaissent dans ce joli mammifère M. Méchin devra piocher encore. Si la sortie de la taupinière de la sottise n’est pas garantie, elle n’est pas non plus impossible. Courage M. Méchin…
Que cette liste soit élue paraît heureusement exclu. Mais nous regarderons avec inquiétude son score dans une ville où l’anticapitalisme, l’antifascisme et l’esprit de résistance sont plutôt les conceptions du monde en vigueur.
Le programme de ce Monsieur comporte quelques niaiseries sécuritaires qui peuvent séduire les esprits faibles. Il veut simplement créer une milice et interdire aux adolescents de sortir le soir après 10 heures.

L’Appel de Clamecy pour la Démocratie Directe conduite par Dominique Girault :

Cette liste est la vraie nouveauté de cette campagne. Elle est constituée de citoyens ne représentant qu’eux-mêmes et non un parti opportuniste cherchant à bénéficier de positions occupées par ses militants pour scléroser la pensée et la vie en général en maintenant un fonctionnement mêlant intérêt privé et clientélisme. C’est un engagement politique au sens fort du terme, au service de la cité.
La philosophie du programme est basée sur la démocratie réelle incluant à terme le vote par les citoyens d’un budget participatif.
Son programme ayant été construit par enquête auprès des citoyens, on comprendra que Démocratie Directe a d’ores et déjà entamé la métamorphose du fonctionnement de la cité.
Les Clamecycois auront-ils la volonté de rompre réellement avec le passé ? Cela ne pourra se faire ni avec Régis Bertrand, ni avec Claudine Boisorieux car ils sont rompus aux pratiques du PS et tout particulièrement à la lutte de factions et d’hommes pour un pouvoir sans partage, qu’ils l’appellent ou non " démocratie participative ". Nous préférons la démocratie directe.

Yves Pupulin.





FIN DES ANNES BARDIN : ELOGE FUNEBRE ?

On sait bien qu’une fois disparu, on ne retient d’un homme que ses qualités, ses défauts disparaissant avec lui, en quelque sorte. On sait aussi que " le cirage de pompe est devenu un sport national aujourd’hui en France ", comme le faisait remarquer le centriste devenu féroce, Bayrou. Et que la presse locale a toujours su tenir son rang dans ce type d’activité. Mais concernant Bernard Bardin qui est toujours vivant, même s’il s’apprête à passer la main après 31 ans passés à la mairie, on ne peut qu’être surpris, malgré tout, par la tonalité " tout le monde-il-est-beau-il-est-gentil " employée par la presse. Aucune mise en perspective des actions réalisées en 5 mandats, que de trop rares échos des critiques formulées par une large partie de la population de la ville : cela pourrait ressembler à de la désinformation, mais fait davantage penser à un véritable " Eloge funèbre " réalisé " Ante mortem ", tant le Saint homme parait dépourvu de défaut ! Mais heureusement, à travers les propos de gens " normaux " interrogés transparaît tout de même une sorte de bilan largement contrasté : ici on parle " des impôts locaux importants ", là on dit que " Bardin aurait pu faire plus pour la ville quand il était député ou Président du conseil général ", ailleurs on dit que la réfection des rues " aurait pu se faire plus simplement " et on évoque " la désertification et le vieillissement de la cité ", ainsi que " le mandat de trop ".

Ce qu’on aurait pu mieux faire

- faire vivre la démocratie municipale en acceptant des débats au sein du conseil et en constituant des comités de quartier ; être à l’écoute de la population. La preuve qu’il s’agit d’un gros point noir, les deux listes constituées à 40 % de revenants pour R. Bertrand et 18,5 % pour C. Boisorieux, mettent ce point en avant dans leurs programmes.
- Urbanisme : tout aurait pu se faire à moindre coût en consultant la population, en proposant à chaque fois plusieurs projets. Toutes les réalisations sont profondément discutables et ont déjà très mal vieilli, comme le musée ou la place du Cdt Boidot. L’immeuble des Arcades est une insulte à l’intelligence et un monument permanent témoignant de la bêtise de notre élite locale et du mépris qu’elle affiche pour l’avis des habitants. A-t-on déjà oublié le rond point raté qui fut à refaire, en bas de la Mirandole ?
- Plan de circulation dans la ville : imposer, toujours sans aucune consultation ni justification, les priorités à droite semble étonnant ! Que dire alors d’un aménagement routier qui rend impossible la circulation à vélo dans le centre-ville, alors que partout en France on commence à réaliser des pistes cyclables pour attirer le touriste ? Ici, on le fait fuir ! Belle réussite ! Et la place du piéton dans la cité ? On voit bien qu’on n’y a pas pensé une seconde : prenons pour preuve la disparition du passage piéton devant la librairie du Beuvron, qui était pourtant placé à un endroit pratique et cohérent.
- Ecologie, environnement : tout reste à faire ! Arrêter d’utiliser du désherbant toxique dans toutes les rues de la cité, de tailler les arbres à tort et à travers. Une mesure urgente est de simplement isoler tous les bâtiments municipaux (écoles…), et de les doter de systèmes de chauffage modernes et performants ; sans oublier thermostats et programmateurs. A vue de nez, l’économie sur la facture énergétique pourrait être de 25 %, ce qui veut dire que ces travaux seront vite rentabilisés ! Imaginez le gâchis de ces 31 ans où on n’a pas voulu mettre un seul centime dans les économies d’énergie ! Le comble est que ceci figure dans le programme " Bertrand ", alors qu’il y a des revenants de cette liste qui siégèrent 31 ans à la municipalité, y compris comme adjoint !
- Le musée : nous n’insisterons pas davantage sur cet énorme ratage architectural et culturel ! Ce machin surdimensionné, si plein de vide, n’évoque même pas l’insurrection de 1851, ni la Résistance ! On peut se demander si notre petite ville aura toujours les moyens de se payer en nombre suffisant le personnel capable d’animer et de rendre vivant une telle structure ! (Et combien a coûté le tunnel percé à grand frais, en 1985, pour relier le musée et la Maison Redde, et qui n’est plus utilisé ?).
- Le même problème se pose à notre médiathèque-bibliothèque. Le nombre de lecteurs a baissé de manière significative. Il ne suffit pas d’avoir une superbe bibliothèque. Il faut avoir les moyens de la faire vivre, par exemple en organisant des animations destinées aux plus jeunes, afin qu’ils prennent l’habitude de fréquenter l’écrit en général et ce lieu en particulier. Pourquoi n’avoir pas perpétué " L’heure du conte " de manière continue, qui était un très bon moyen d’attirer les jeunes ou futurs lecteurs ? (faute de personnel !)
- Même notre superbe salle polyvalente n’est pas exempte de graves défauts : rappelons la dimension ridicule du bar et de la salle attenante qui ne peut même pas accueillir de simples repas de familles ou de mariages ! Ainsi que l’énorme et coûteux système de portique mobile soit-disant destiné à accueillir les éclairages, qui n’a jamais pu vraiment être utilisé. Faut-il évoquer encore le parking qu’il a fallu attendre presque 20 ans et qui a coûté la peau des fesses ?

Ce qu’on aurait pu éviter de faire

- négliger l’entretien de la piscine municipale, au point qu’en 2003, elle fut fermée pendant tout l’été de la canicule. Petits et grands remercient encore l’équipe en place pour cette réussite époustouflante !
- Se mettre à acheter à tort et à travers toutes sortes de bâtiments plus ou moins en ruines, sans avoir ni les moyens de les réhabiliter ni l’ombre d’une idée quant à leur utilisation (cf le vieux Leclerc), plombant encore davantage les finances de la ville.
- Après avoir littéralement écrasé cette ville sous la pression fiscale pour financer tous ces projets démesurés, on a tenté de faire croire que les impôts baissaient depuis 2001. Alors que le maintien ou la baisse des taux municipaux seuls ne suffit pas à garantir une réduction du montant global de l’impôt (taxe d’ordure, communauté de communes, région, Département continuant d’augmenter leurs prélèvements).

2008-2014 : un futur plus radieux pour notre ville ?

Les élections municipales de 2008 ont l’avantage de présenter un véritable choix aux électeurs, contrairement au scrutin honteux à liste unique de 2001. Le choix se situerait entre deux listes semblables dirigées par des apparatchiks qui se proposent de faire demain ce qu’ils n’ont pas su faire au cours des 36 années passées à la mairie pour l’une, et de 7 années pour l’autre ? Heureusement, une alternative existe : celle de faire confiance à des citoyens non-encartés dans un parti quelconque, non mouillés dans la calamiteuse gestion précédente, et soucieux du bien de leur commune, sans être dévorés par l’appétit du pouvoir ou l’ambition personnelle. La liste des Clamecycois qui veulent enfin tourner la page Bardin, qui a fait tant de mal ces 19 dernières années, est celle de " l’Appel de Clamecy pour la Démocratie Directe " !

René Jansen.

Course au cumul de rémunérations

M. Ventalon a déclaré à la presse que Mme Boisorieux émargeait à plus de 3 000 € par mois en considérant l’ensemble de ses mandats. Les politiciens parviennent à bouffer à tous les râteliers en faisant semblant de s’occuper de la vie publique. Que Mme Boisorieux gagne bien sa vie, on s’en moquerait s’il ne s’agissait de l’argent des citoyens, utilisé en pure perte. Une personnalité politique devrait toucher un salaire maximal équivalent à deux smic, et ce serait déjà bien payé. On n’y verrait que des gens qui souhaitent faire avancer le monde plutôt qu’un ramassis de rentiers somnolents, quand ils ne profitent pas de leur situation pour commettre quelques irrégularités rémunératrices. Elle s’agite au moment des élections, en faisant du porte-à-porte dans les quartiers afin de promettre la lune à ceux qui ne voient jamais arriver la fin du mois sans orages. Et tout ça, pour additionner à l’ensemble de ses cachets celui de maire de Clamecy.







Arcades : une deuxième couche

Devant le nouvel immeuble du Grand Marché, nous pouvons maintenant admirer un auvent au-dessus de l’ancien passage latéral vers la rue du Petit Marché, destiné à abriter des vélos, et un auvent devant les locaux qui vont abriter l’Office du Tourisme (OTSI), destiné à le signaler et à étoffer la façade plate, en rappelant les stores qui garnissaient l’ancien immeuble au début du XXe siècle. La façade en bois, c’est pour évoquer un train de bois, paraît-il ?

De qui se moque-t-on ?

- Des 3 200 personnes qui ont signé la pétition contre la construction du nouveau bâtiment de la rue du Grand Marché, pour une place urbaine entre les deux rues ?
- Des commerçants de la rue du Petit Marché qui sont devenus encore plus invisibles qu’ils ne l’étaient ?
De l’architecture de la ville médiévale, en bouchant la seule vue vers l’alignement des maisons avec pignons sur rue du XVIe de la rue du Petit Marché ?
- De l’architecture de la rue du Grand Marché principalement constituée de maisons du XIXe ?
En construisant sur un pastiche d’immeuble XIXe un ouvrage lourd souligné de bois, qui fait injure à l’élégante verrière métallique lui faisant face, et qui est, elle, traditionnelle de cette époque et plus généralement représentative des ouvrages réalisés en métal dans notre région de forges (balcons, rampes d’escaliers extérieurs, balustrades, verrières, marquises).
A moins que le bois n’ait été choisi comme référence à la " campagne ", Clamecy se transformant lentement en bourg, conséquence de l’exode des services publics, passés et à venir.

Sylvie Bretaudeau.


NB : Pourquoi la mairie d’habitude si prompte à préempter l’achat d’immeubles ou de commerces n’a-t-elle pas racheté les locaux de la défunte bijouterie située au coin en face de l’emplacement actuel de l’OTSI ? Le choix de cet immeuble du XVIe siècle aurait été plus approprié pour un OTSI que celui d’un immeuble pastiche du XIXe siècle. Sans doute pour aider Nièvre Habitat à boucler financièrement une opération périlleuse, tout en ne voulant toujours pas admettre l’intérêt de conserver un dégagement entre les deux rues.





Si l’on parlait du flottage.

Depuis des siècles l’histoire de Clamecy et des Vaux d’Yonne est étroitement lièe à celle du flottage.
L’exposition au musée de Clamecy de nombreuses maquettes, des manifestations diverses pour mettre en valeur ce patrimoine avaient pour objectif de faire connaître cette histoire. Une fête du flottage est organisée cette année les 26 et 27 juillet. On peut cependant regretter que ce soit plus un aspect touristique avec le canal du Nivernais et un aspect folklorique qui soient pris en compte au détriment de l’aspect historique. De nombreux ouvrages ont été publiés sur l’histoire du flottage sur l’Yonne et ses affluents. Malheureusement ces ouvrages reprenaient ce qui avait été écrit dans des textes précédents. Or, des documents importants, entassés dans les couloirs de la bibliothèque municipale n’avaient jamais été exploités. Ils étaient déjà mentionnés par Guy Thuillier dans un bulletin du Centenaire de la Société Scientifique et Artistique de Clamecy (1977). Depuis plusieurs années, Emile Guillien, assisté de Martine Lemaître, bibliothécaire, a entrepris un immense travail de dépoussiérage, de classement, d’archivage de ces documents inédits. Ils permettent de mieux comprendre la véritable histoire du flottage dans les Vaux d’Yonne. A partir de ces archives, E. Guillien a entrepris la rédaction d’un ouvrage intitulé : Quand la " moulée " du Morvan descendait à Paris. La première partie de cet ouvrage, fort intéressante, est déjà publiée. Elle s’intitule : “ Les courues du Morvan aux Vaux d’Yonne. “ Pour tous ceux qui veulent mieux cerner cette histoire du flottage, je les invite à se procurer cet ouvrage en librairie.

Jean Petit.







2ème partie 1989–2008 : Clamecy ma ville de cœur

Dans le précèdent Picot, j’ai retracé les années que l’on peut considérer comme " acceptables " des équipes de Bernard Bardin. Hélas, les mandats suivants ne seront pas dans la même philosophie que les premiers. Les années passant ce sera de pire en pire…

Comme nous l’avons dit et redit, le cumul des mandats d’un élu nuit à son image (ça c’est son problème) mais surtout à son action publique, à nos besoins réels. On ne peut pas être partout en même temps. Comment rester au contact des difficultés de sa commune tout en étant député à Paris, président de conseil général à Nevers, président de conseils d’administrations comme ceux du S.D.I.S* à Varennes Vauzelles, et de l’hôpital de Clamecy. Pour y arriver il faudrait que les journées durent au moins 72 heures et que l’être humain se transforme en ordinateur infaillible sans autres besoins naturels que de travailler, travailler, encore (ça plairait sûrement à Sarkozy). Bernard Bardin est donc l’exemple parfait de ce que nous ne pouvons plus accepter. L’image d’un homme politique rongé progressivement par une maladie grave connue de tous : la boulimie du pouvoir.

L’excès de pouvoir nuit à votre entourage

Même les sanctions électorales n’y changeront rien. La première sanction des urnes arrivera avec le printemps 93 et les législatives. 140 voix seulement feront basculer, à droite cette circonscription, bastion de la gauche, détenue par François Mitterrand jusqu’en 1981. A l’époque, j’avais 17 ans, et je me rappelle que ce soir là, en voyant les résultats définitifs à la mairie de Clamecy, j’étais écœuré. Avec le recul, je me dis que c’était finalement un mal nécessaire mais qui aurait dû déboucher sur un autre remède.
La 2ème débâcle électorale arrivera en 2001 avec l’élection du conseiller général de notre canton. Après avoir tenté de parachuter son dauphin, Régis Bertrand, en quelques semaines sur Clamecy pour le remplacer au conseil général, Bernard Bardin, au second tour, soutiendra ainsi que Régis Bertrand (3ème après le 1er tour) Cèdre Cadéna (PCF). Les trois compères tenteront sans succès de faire barrage au dissident Jean-Louis Lebeau (exclu du PS) pour l’empêcher de gagner le fauteuil laissé vide par Bardin. Côté municipales, la liste de Bardin aurait dû repasser comme une lettre à la poste puisqu’elle était la seule en lice. Pour rappel, elle a été élue avec 26,25 % (833 voix) des inscrits. Le taux d’abstension s’élevait à 46,39 % et on comptabilisait 27,36 % (868) de votes blancs et nuls. (Du jamais vu dans la cité des Vaux d’Yonne). Tout le monde connaît ces résultats calamiteux obtenus après plus de vingt ans de pouvoir. Mais notre maire ne remettra pas en cause sa façon de gérer cette ville. Il accentuera même les dépenses luxueuses, continuera dans la non concertation et dira à qui veut l’entendre que ceux qui gueulent ce sont uniquement des gens de l’opposition. C’est tellement plus simple…

Le clinquant pour une ville de pauvres...

On se souvient que Mitterrand a cherché à laisser une certaine trace architecturale à Paris (Pyramide du Louvre, Grande Arche de la Défense, Bibliothèque de France…). Bernard Bardin s’est inspiré du maître pour laisser la sienne à Clamecy. Des travaux, il en fait faire mais à quel prix ! Perte de l’identité de notre ville au profit de pavés de granite breton que l’on trouve dans toutes les villes de France, de cette pierre dite de Bourgogne qui vieillit si mal avec le gel (voir les trottoirs vers l’Ile Margot), qu’on peut se demander si ce n’est pas un produit contrefait en Asie. Mais le comble de l’absurdité revient certainement à ce faisceau lumineux, place des Jeux qui ne fonctionne plus aujourd’hui. Ce qui n’est pas plus mal puisqu’il vous emmenait directement aux toilettes du port (les architectes ont parfois de drôles d’idées). Autre lieu, autre dépense : le musée. Un rideau d’eau vert algue l’été, inexistant l’hiver, des toiles offertes par Mitterrand qu’il faut tirer comme si vous étiez chez Auchan pour acheter un poster. Enfin, une belle salle du flottage mais qui manque cruellement d’interactivité. On pourrait aussi parler de la stabulation " Alain Colas ", de l’abandon de la Tambourinette, de l’absence de projet écologique mais on en a déjà tellement écrit au cours de ses sept dernières années que l’on deviendrait vite rébarbatif. Mais est-ce vraiment de notre faute ?
Dernier point qui restera dans le lourd passif du bilan de Bernard Bardin : Le fameux projet des Arcades qui entraina une mobilisation importante de la population et la création d’une association. Souvenons-nous. Nous sommes début 2002. La municipalité qui a acheté les établissements Roland rue du Grand Marché, détruits par un incendie en 1992, les donne (ou les vend pour pas cher) à Nièvre Habitat en vue de créer un immeuble à loyer modéré. Une fois les murs abattus, la population découvre alors que ce lieu est plus agréable sans remettre un bâtiment d’une hauteur de plus de 10 mètres. Mettre en valeur les arcades, créer une place couverte, c’est tout ce que demandent les Clamecyçois. De plus, l’ouverture faite dans ce quartier permet de dégager le Petit Marché et de rendre le lieu moins austère. Des discussions sont engagées avec le maire de Clamecy et le président de Nièvre Habitat sans résultat. Chacun rejette une décision politique d’ouverture et de concertation. Les multiples manifs n’y changeront rien ! On nous donnera juste la parole dans un conseil municipal fantomatique orchestré d’avance. Nous, les vilains, avions le droit de nous exprimer devant nos élites mais il ne fallait pas espérer en retour un quelconque échange de points de vue. Seul le boss s’est exprimé…
Notre dernier baroud d’honneur fut le blocage avec nos véhicules de la grue devant le collège. Le maire se rendit sur place mais nous ignora, nous les vilains. Le seul son de sa voix était pour les forces de l’ordre à qui il demanda… de faire respecter l’ordre. A 14h00 précises, 5O gendarmes mobiles soit autant que de manifestants, débarquèrent devant notre oiseau d’acier et nous demandèrent de quitter les lieux avant d’intervenir. N’étant pas complètement fous, nous savions que nous ne pouvions rester des jours sur place. Notre objectif étant atteint, faire parler de nous dans la presse locale et régionale, nous levâmes le blocus vers 16H00.
Voilà comment un homme politique respectable après plus de 30 ans de mandat finit sa carrière politique avec autant de critiques. Même ses collègues du parti attendent 2008 depuis de nombreuses années. Les bonnes réalisations, les bonnes intentions du départ, sont aujourd’hui diluées à tel point qu’on les oublie très vite. On ne refera pas l’histoire mais je reste persuadé qu’en quittant la mairie 2 mandats plus tôt, il aurait gagné en reconnaissance d’un certain travail accompli. C’est dommage !!!
Allez bonne retraite !!!

Stéphane Lessire.

*SDIS : Service Départemental d’Incendie et de Secours

Clamecy, une ville richissime…

Il y a quelque temps, dans le quartier historique des flotteurs, M. X décide d’acheter une ruine.
Coût de l’achat : 7000 euros hors frais. Dans ce quartier, l’encore actuelle municipalité préempte à tour de bras. Mais, là pour des raisons que nous ignorons, pas de préemption. Rien, on laisse passer. Peut-être n’est-ce pas assez cher, allez savoir ?
Quoi qu’il en soit, M. X prend possession de son bien et engage des travaux. En quelques mois, la ruine se refait une beauté, et un coquet petit logement peut ainsi être offert à la location, pas facile à louer dans l’environnement dégradé du quartier.
Un an plus tard, M. X décide donc de mettre son bien en vente. L’affaire sera rondement menée. Un acquéreur se présente promptement, certainement alléché par la fabuleuse affaire.
Les Clamecycois seront certainement ravis d’apprendre que grâce à la performante équipe qui les administre, ils viennent de devenir propriétaires d’un joli 3-pièces neuf, voué de surcroît à la démolition, et ce pour la modique somme de 45 000 €, hors frais ! Perte sèche : 38 000 € !
Voilà la politique menée à Clamecy depuis des décennies... On ne peut que conseiller à la future équipe municipale de réaliser un audit de la situation patrimoniale de la cité, cela pourrait leur éviter bien des désagréments…

Alain Chasseuil.




JUILLET 2008 (N°21)




Claudine à la mairie…"(1)

Il est encore beaucoup trop tôt pour évaluer l’action de notre nouvelle municipalité, et s’il paraît correct de ne juger les gens qu’à leurs actes, pour l’instant nous avons surtout les paroles de Claudine Boisorieux à nous mettre sous la dent.

Le Picot laisse sa chance aux 14 nouveaux venus et aux 5 anciens, pour qu’ils nous prouvent qu’ils veulent œuvrer au bien commun et tourner la page de l’ancienne équipe et de ses pratiques discutables. Notons que le directeur des services administratifs, François Collenot, ne change pas après 28 ans de fonction, et qu’il est impossible de savoir quelle part Mme le maire revendique dans le bilan de l’ancienne municipalité, où elle était 1ère adjointe. En effet, elle ne s’est jamais exprimée publiquement au cours de toutes ces années (élue comme conseillère en 1971 !), et il est difficile de savoir quelle est sa part dans les réalisations municipales, comme elle a toujours vécu dans l’ombre du maître, Bernard Bardin, sans jamais moufter, ces 19 dernières années ! Par contre, une fois aux commandes de la ville elle n’est plus avare de paroles, et se montre capable de nous surprendre. Sur le cumul des mandats : " Y’a eu bien pire que moi ! " Dès le 21/03/2008, Mme le maire réplique à ce sujet dans la presse locale, en déclarant tout de go : " on a eu ici des élus qui ont cumulé des mandats bien plus importants ! ". Voudrait-elle viser ici un certain Bardin, autrefois député maire, président du conseil général, président de la CCVY ? Bien sûr, elle-même cumule tout de même 3 mandats électifs (maire de Clamecy, vice-présidente de la CCVY, conseillère régionale présidant une commission). Et les citoyens peuvent être amenés à se demander si cela ne fait pas trop, pour une seule femme, s’il est réaliste de vouloir mener toutes ces activités de front. Il y en a même pour dire que près de 5 000 euros cumulés d’indemnités, ça fait beaucoup pour la même personne ! Mais foin de cette médisance, Claudine affirme bien haut : " les jours où je serai à Clamecy, je serai disponible ! " Et bien voilà ! C’est pas compliqué. Les Clamecycois grincheux qui veulent la rencontrer n’auront nullement besoin de se rendre à Dijon ! Ils attendront sagement leur tour, le samedi matin par exemple et voilà la chose bien réglée ! De la même façon, Claudine n’entend pas s’en laisser compter concernant le montant de son indemnité de maire : elle a droit au maximum à 2 469 € par mois et ses adjoints à 803 €, pris sur le budget de la ville, et il n’est pas question d’en laisser une miette. C’est ce qu’elle a expliqué lors du premier conseil municipal le 28 mars. " Le montant des indemnités est identique à ce qui se pratiquait lors du mandat précédent ", a-t-elle indiqué, pour solde de tout compte. Les habitants de la ville, dont beaucoup ont du mal à joindre les deux bouts, seront heureux d’apprendre qu’à 75 km de là, à Tonnerre (5 500 habitants) le nouveau maire a décidé en mars 2008 de baisser son indemnité de 21 %, à 1 694 € et de ne donner que 415 € aux adjoints, le tout permettant à chaque conseiller municipal de toucher 270 € par mois ! Voilà qui a quand même de la gueule, non ?

" Mon programme, c’est un état d’esprit "

Il est vrai que les premiers tracts de janvier/février 2008 étaient d’une extrême pauvreté et les deux listes Bertrand/Boisorieux ont allégrement puisé dans la boîte à idée de la liste " Appel de Clamecy ", pour présenter quelques propositions concrètes, en mars. Mais une fois élue, Claudine (JDC 31/03/2008) nous donne la clé de ces idées restées assez vagues : " En fait, mon programme est un état d’esprit qu’il faut mettre en place ".
Dans la même interview, on apprend des choses assez stupéfiantes. Ainsi : " contrairement à ce que pensent certains, la situation financière de la ville n’est pas préoccupante. Elle l’a été lorsqu’elle a pris en charge le financement des établissements Jacquet. " Donc, si les contribuables locaux ont pu se sentir asphyxiés par le passé, c’était pour la bonne cause, afin de permettre au premier employeur de la commune de continuer à sous-payer ses ouvriers et les traiter plus bas que terre. Et quand l’ancienne mairie rechignait toujours à la moindre dépense, dans les écoles par exemple, ce n’était donc que de la mauvaise volonté, car l’argent était là ! Il fallait que ces choses-là soient dites, madame l’ex-première adjointe ! Il existe un exemple tout simple d’un problème qui a enfin été résolu après ces élections, alors que durant des années on a laissé traîner les choses sans réagir, du côté de la mairie. En effet, le chauffeur du car municipal qui transporte soir et matin petits et grands, réclamait, pour des questions basiques de sécurité, d’avoir une personne chargée de l’accompagnement des enfants, à bord du véhicule, car lui-même ne pouvait assurer la conduite et la discipline en même temps. Après mars 2008, les enfants peuvent enfin circuler en sécurité, et la ville a enfin su financer quelques heures de travail par semaine : mais pourquoi Claudine n’a-t-elle pas réagi auparavant ?

" La piscine est pourrie, le pays devra en financer une nouvelle "

Voici en gros la teneur des déclarations faites par Claudine, qui appellent de multiples commentaires. Ce sont bien les équipes municipales d’union de la gauche dont elle faisait partie (1971-1977/1977-1983) qui ont décidé la construction de l’ancienne piscine, sans subvention et contre l’avis du représentant de l’Etat, à l’époque. Cette réalisation qui n’a que 30 ans en 2008 a-t-elle été correctement entretenue, pour qu’on songe à son déclassement ? Ou alors a-t-elle été si mal conçue ? La question mérite d’être posée. Mais il est plus simple de dire " qu’il-faudrait-envisager-la-construction-d’une-nouvelle–piscine-et-ce-serait-le-pays-qui-paierait-mais-nul-ne-sait-quand-ni-comment ! " Ca ne mange pas de pain, pour une élue. Mais allez donc causer " aménagement du territoire du Pays " et " subventions " au furieux de l’Elysée ! De plus, souvenez-vous, nous sommes la 5ème roue du carrosse dans ce pays de " Bourgogne Nivernaise Côté Loire ". Justement, 75 % des habitants sont dans le Val de Loire. Alors, la nouvelle piscine, il est clair que les " chie-dans-l’yau " vont l’attendre un moment !
Mais bon, soyons optimistes, prenons Claudine au mot, qui nous disait en janvier : " je serai beaucoup sur le terrain. Notre rôle, c’est d’être des facilitateurs de la vie de nos concitoyens, de rendre la vie plus conviviale… " Elle s’est même rendue à Moulot plus d’une fois, c’est vous dire !
Par contre elle a avoué à la presse ne pas avoir lu le rapport Larcher sur l’hôpital, sorti à la mi-avril. (Et vous, vous arrivez à lire, sur la route de Dijon ?) Personne n’est parfait… Nous ne demandons qu’à être agréablement surpris, ça ferait tellement de bien aux citoyens de cette ville… Alors, vas-y, Claudine !

René Jansen.


(1) - Nos lecteurs connaissent les 4 romans de Colette du début 1900, " Claudine à l’école ", " Claudine à Paris ", " Claudine en ménage ", " Claudine s’en va ".





Développement de l’économie, ou économie de

développement


Vu dans le journal : Une entreprise clamecycoise (Prisme) qui désire s’étendre, ne peut le faire à Clamecy faute de terrain suffisant, et envisage de partir à Auxerre (information transmise en conseil municipal par Rosanna Clément, sans succès) " il n’y a pas de terrain ", discussion close.

Cette situation n’est pas la première, déjà 3 entreprises en 4 ans (à ma seule connaissance) se sont trouvées dans cette même situation, et encore une fois, on peut constater que lors de l’élaboration du POS les terrains prévus étaient trop petits ; plus de grands terrains auraient permis de répondre à cette demande, et s’il y en avait eu trop, il restait la possibilité de les diviser. La précédente municipalité a vu les choses par le petit bout de la lorgnette, et la municipalité actuelle lui emboite le pas . Quand il s’agissait de dépenser, les vues étaient plus larges ; sauf quand il s’agissait de réaliser un investissement rentable. Toute l’économie de la ville a été axée sur le tourisme. L’embellissement de la ville destiné à attirer les touristes a couté fort cher, mais aucun équipement public adapté et attractif payant par les touristes n’a été prévu pour rentabiliser cet investissement. Le camping est obsolète sans animation, l’agrandissement du port est trop petit, et celui du musée présente des œuvres vides d’intérêt, à part d’avoir engendré du personnel municipal supplémentaire, mis en place sous Mme Boisorieux responsable alors et toujours du personnel municipal. Ces travaux sans contrepartie ont relevé le niveau des impôts locaux, ce qui fait que les propriétaires clamecycois surchargés n’ont pu participer à l’embellissement de la ville, qui se trouve donc limité aux espaces publics, et que les entreprises s’enfuient face aux dits impôts. Toujours pas de prospective , ni de perspectives.

Sylvie Bretaudeau.







" TOUT VA TRES BIEN MONSIEUR LE MARQUIS ! "

Entre les deux tours des élections municipales, Bernard Bardin a fait une déclaration assez stupéfiante à la presse locale (JDC 11/3/2008), une véritable " perle " brute qui laisse la porte ouverte à de nombreuses questions ou interprétations. Le Picot va tenter d’aider le lecteur à y voir clair, bien que la tâche paraisse ardue…La perle : " le pourcentage réalisé, dimanche, aux élections municipales par les deux listes de gauche et celle de l’extrême-gauche réunie, 88,8 % est du jamais vu dans la cité. "

Comme chacun le sait, l’ancienne équipe Bardin a explosé en vol et s’est scindée en deux, incapable de s’entendre, l’ex-premier adjointe à la mairie prenant la tête d’une liste et étant exclue du PS. Le dauphin désigné, maire adjoint lui aussi, étant oint par le PS local et ce qui reste du PC. Donc au bout de 31 ans de règne, 2 ex-adjoints et collaborateurs s’écharpent sur la place publique, incapables de faire passer l’intérêt de la ville avant leurs ambitions personnelles, et leur chef de file, Bardin, se contente de sourire, comme si la situation l’amusait au plus haut point ! Nous aussi on se poilerait si toute cette farce ne revenait pas à se foutre royalement des citoyens et à se payer leur tête ! Car essayons de comprendre le sens de la phrase citée en exergue ainsi que les nombreux sous-entendus qu’elle implique. Monsieur B. Bardin, pour qui décidément " Tout va très bien monsieur le marquis " comme le dit la chanson, veut peut-être dire que :


- 1. " Malgré tout ce que j’ai pu faire en 31 ans passés à la mairie, dire qu’il se trouve encore 88,8 % d’électeurs pour voter à gauche ! "
- 2. " Grâce à moi, la gauche se porte comme un charme dans cette ville, et 88,8 % des électeurs me félicitent ! "
- 3. " Grâce à moi, les électeurs ont le choix entre 3 listes de gauche, et me plébiscitent à 88,8 % : j’aurais peut-être du rempiler ! "
- 4. " C’est incroyable de voir que mes deux apprentis, Bertrand et Boisorieux, puissent faire autant de voix, leur palmarès n’est pourtant pas reluisant ! "
- 5. " On va droit dans le mur, mais au moins on y va en klaxonnant à fond et en rigolant, c’est vachement bath ! "
- 6. " Bien sûr cette ville a perdu 27 % de sa population soit 1622 habitants sous mon mandat depuis 1977, mais qui va me remercier d’avoir totalement fait disparaître la droite locale ? 3 listes de gauche à 88,8 %, quel triomphe pour moi ! "

Tout ceci rappelle fortement la pub pour le loto : " 100 % des gagnants ont tenté leur chance ! " Le lecteur pourra continuer la liste de lui-même… On pourrait aussi penser, par analogie, au concepteur du Titanic qui était à bord du navire et a disparu dans le naufrage, déclarant avant de sombrer : " c’est fantastique, tous mes calculs se sont avéré faux, mais au moins l’orchestre a joué jusqu’au bout, pour le plaisir des passagers ! " A ce stade on ne sait plus ce qui domine, de la bêtise ou de l’inconsistance… A vous de juger !

René Jansen.







Le Picot vous aime !

Le Picot aime Sarko... Le Picot aime les gens..., tous les gens, les bêtes aussi, surtout celles qui ne font pas partout... Le Picot aime la terre entière, l’incommensurable, le moyen, le microscopique, le médiocre, ce qui sent bon, ce qui pue... Le Picot n’est qu’amour... ! Et n’en déplaise à tous ses détracteurs, le Picot aime aussi : Dieu, Monsanto et ses OGM, le Loto, la TVA, les sous-marins nucléaires et surtout ce gouvernement altruiste qui a décidé de ne produire que des réformes gravides d’amour - loué soit Sarkozy ! Que Shiva le protège jusqu’à la fin de son mandat ! Réformes donc, sur les retraites, la justice, le pouvoir d’achat, la famille, les services publics, la santé, avec pour cette dernière, un séisme orgasmique rarement atteint par chez nous et qui a vu naître parmi notre petite communauté clamecycoise, une mobilisation sans précédent. Un Clamecy en liesse, sens dessus dessous, au bord de l’explosion, bousculé, maltraité, bafoué, un Clamecy humilié, mais un Clamecy réconcilié... Tant de ferveur autour de l’hôpital faisait chaud au cœur. Vous ne trouvez pas ? Si ça, c’est pas de l’amour !... Bardin et son baroud d’honneur aux côtés de tous ces élus, petits et grands, maires et députés, tous écharpés de bleu-blanc-rouge, de gauche, de droite, Sarkozystes pour certains, Royalistes pour d’autres, sans étiquette (revendiquée pour les incertains), étiquetés (pour les incertains sans revendication)... C’était beau ! Magnifique ! Enivrant ! Personne n’a été insensible à cet exquis parfum d’amour qui a plané en ce début de printemps, même pas nous au Picot. Et nous avons gagné, oui gagné !... La considération, la compassion, l’intérêt de la nation entière, enfin ça ! C’est ce qui aurait dû se passer... À l’heure du bilan, une certitude : le gouvernement s’en fout... Pire, il ricane. Mais que dire du reste ? Sommes-nous encore représentés par nos élus locaux ? Ont-ils encore un rôle à jouer ? Et sous quelle forme ? Ou bien s’accrochent-ils simplement à leur écharpe dans un dernier soubresaut républicain. Leur menace de démission collective semble avoir été oubliée. Reste les manifs, les pétitions, les grèves de la faim, les interviews, autant dire : rien de bien nouveau sous la Ve République. Sarko peut dormir tranquille et continuer à butiner dans ses rêves un défilé d’anorexiques de chez Versace en faisant " bling-bling ! " La démocratie va mal. Et exit les mauvaises langues, de celles qui accusent parfois le Picot, d’être assassin, immoral et offensant. Nous ne pouvons que constater : la maternité ferme et la ministre de la Santé, dans son immense bonté - louée soit sainte Roselyne ! Que Sarko la soutienne jusqu’à la fin de son mandat ! - nous donne des ailes ! Un bout d’hélicoptère... Mais quoi d’autre ? Nous avons beau chercher, il n’y a rien. Et le pire reste peut-être à venir. La lutte semble avoir été vaine. Nous avons été impuissants à changer les choses. Nous sommes condamnés à tout réinventer.

Une idéologie loin d’être nouvelle est en train de l’emporter :

l’individualisme. Un chacun-pour-soi initié par l’Élysée, repris par Matignon, et qui doit devenir un modèle pour nous tous. La nouvelle France, c’est ça ! Les acquis sociaux sont devenus des privilèges ; la solidarité, un machin qu’il serait bon de supprimer ; le libéralisme (qui libère de quoi d’ailleurs ?) une évidence qu’il faut accepter. Désormais un seul mot d’ordre : " démerdez-vous ! "... C’est ce qu’on fait. Mais c’est con..., ça ne nous empêche pas de penser !
Le Picot c’est un peu comme le poil à gratter, les plus maladroits d’entre nous en sèment parfois plus qu’il n’en faut, c’est vrai, mais le moins possible dans le slip et les chaussettes, question de principe. Les méchants sont ailleurs et bien plus vicieux, composés de censeurs, d’intégristes, de faux démocrates, de : " c’est pas si simple ", de carriéristes, de tourneurs en rond, de sans humour, tous pétris de convictions et qui lanceraient bien quelques cabales, histoire de remettre de l’ordre dans notre jolie république. Face à ces boules de haines, le Picot, mes bien chers frères en vérité, je vous le dis, n’est qu’amour. Alors, parfois, lorsque ça vous démange un peu, comprenez qu’on vous dise où gratter...

Thierry Rochet.






Retour sur les élections 2008.

LES CHIFFRES PARLENT D’EUX-MÊMES ?

Les dernières élections municipales semblent déjà loin et on peut avoir l’impression que tout a déjà été dit à ce sujet. C’est toutefois loin d’être le cas, car les chiffres peuvent donner lieu à moult analyses et commentaires, et la configuration, avec 4 listes se maintenant au 2ème tour, était aussi surprenante qu’inédite. Avec le recul de quelques mois, nous tenterons d’effectuer une petite analyse de la situation, à partir des chiffres. Population en baisse continue.

Premier enseignement, le nombre d’électeurs inscrits baisse de 6,68 % entre 2001 et 2008, passant de 3 173 à 2 961. Si on applique le même calcul à la population totale de la ville, toujours fixée légalement depuis 1999 à 4 806, on obtient 4 485 habitants pour 2008. La chose la plus inquiétante étant que la baisse globale de la population est certainement plus importante que celle du nombre d’électeurs (enfants, conjoints, non-inscrits) : ce qui voudrait dire que le chiffre actuel de la population est forcément plus proche de 4 300 que d’autre chose ! L’INSEE, qui évaluait la population de Clamecy à 4 570 début 2005, devrait nous donner de nouveaux chiffres fin 2008, afin de fixer la nouvelle population légale. Malheureusement, nous constatons que tous les chiffres donnés par Le Picot dans le passé (voir N° 9 p.12 et N° 13 p.3) s’avèrent des plus proches de la réalité. En 2004, nos calculs évaluaient la population de cette ville à 4 469 pour 2008, et en août 2005 nous disions que fin 2007, la ville serait à 4 382. Mais il n’y a pas de quoi jubiler, car on aurait préféré avoir tout faux sur un tel sujet ! Surtout, pas de panique : la nouvelle mairesse n’a pas fait beaucoup de promesses, hormis celle de ramener la population à 6 000 habitants (sans indiquer sa méthode, ni l’échéance, l’an 2050 ou 3670) ?!

Près d’un électeur sur deux s’en tamponne le coquillard !

On se souvient qu’en 2001, les élections à liste unique, n’avaient mobilisé qu’un électeur sur deux, avec un taux d’abstention de 46,39 % ! Mais la surprise de 2008, avec 4 listes sur la sellette est de constater un taux presqu’identique, soit 44,12 % de moyenne d’abstention sur les deux tours. Cela signe forcément un fort détachement de la chose publique : en bref la moitié de la population n’en a rien à cirer de ce cinéma ! 31 ans de règne " bardinesque " ont-ils eu pour résultat de dégoûter durablement les gens de s’intéresser à la gestion de leur ville ? Ou notre population s’est-elle tellement appauvrie, tant sur le plan matériel qu’intellectuel, qu’on n’a plus les moyens de s’intéresser à la politique municipale, à la vie de la cité ? Il n’y a nullement de quoi être fier, quand un citoyen sur deux ne se sent pas concerné par le sort de sa ville et n’exerce pas son droit de vote, alors même qu’il y a le choix entre 4 listes ! De plus, si l’on cumule l’abstention avec le vote blanc, sur les deux tours, on est à 49,26 % des électeurs !

ATTENTION, DEMOCRATIE LOCALE EN DANGER.

Mme le Maire est très mal élue, par 21,24 % des électeurs inscrits !
Bien sûr, chacun sait que Mme Boisorieux a gagné au 2ème

" Malheur aux vaincus "…

Les tenants de la liste Bertrand sont bien sûr les grands perdants, eux qui étaient en tête au premier tour (de 54 voix) et se voyaient déjà à la mairie (à sabler le champagne entre anciens et nouveaux membres du PS et ce qui reste du PC local). Ils ont beau jeu de réclamer que l’opposition soit davantage prise en compte par le nouveau maire : comment B. Bardin a-t-il traité les élus de l’opposition entre 1983 et 1995 ? Et ce système électoral a été mis en place en 1983 sous Mitterrand, ouvrant la porte des conseils municipaux à une opposition très minoritaire, du fait de la prime au vainqueur. C’est ainsi que 3 voix d’écarts donnent 5 sièges pour la liste Bertrand, et 19 pour la liste Boisorieux. Le PS aurait pu, s’il en avait eu la volonté politique, modifier la loi électorale dans un sens plus démocratique. Imaginons une répartition des 27 sièges strictement proportionnelle au nombre de voix obtenues au 2ème tour par chaque liste. Cela donnerait un conseil municipal au plus proche du choix opéré par les électeurs : 11 pour Boisorieux, 10 pour Bertrand, 4 pour Girault et 2 pour Méchin. On peut toujours rêver, non ?

La " Démocratie Directe " a fait recette.

On ne peut que saluer le score de cette liste indépendante de tout parti qui a réalisé un score important, avec 19,46 % des voix au premier tour (287) et 16,15 % au deuxième (270). Cette liste a beau n’avoir que 2 élus, personne ne pourra donc lui dénier une forte légitimité populaire.
Quant à la 4ème liste (Méchin), qui n’avait ni ligne politique très claire ni vrai programme et qui n’a pas été capable de rédiger à temps un tract électoral, il est surprenant de noter qu’elle a obtenu 11,39 % des suffrages au premier tour et 8,79 % au deuxième ! La suite en mars 2014…

René Jansen.




DÉCEMBRE 2008 (N°22)




A CLAMECY

Une épicerie solidaire... de... Carrefour !


Dans l’Yonne Républicaine du 23 septembre dernier, on apprend que le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) pourrait devenir gestionnaire d’une épicerie solidaire à Clamecy.

D’après le CCAS, en un an à Clamecy, " les demandes de bons alimentaires auraient augmenté de 42 % " ! Le CCAS craint que cette spirale infernale prenne plus d’ampleur encore " avec l’augmentation du prix du gaz et de l’électricité " ! Un simple constat, si Clamecy connaît une augmentation de 42 % de ces demandes, largement au-delà des chiffres nationaux, il serait de bon ton dans un premier temps de s’interroger sur les causes et d’envisager d’y remédier avec des mesures dignes de ce nom. Si, dixit, la hausse du prix du gaz et de l’électricité favorise cette augmentation, il n’y a qu’à geler le prix de ces services, et prendre en charge, au niveau communal le différentiel. Malheureusement, il y a bien d’autres causes au développement de la pauvreté. Que sont les épiceries solidaires ? En creusant un peu il n’est pas bien difficile de trouver qui se cache derrière. C’est l’association ANDES, présidée par le journaliste Jérôme Bonaldi qui a fondé ce " concept ". Dans l’objet de l’association, on peut relever : " Servir d’interface entre les épiceries, les industriels, les pouvoirs publics, les réseaux nationaux, les fondations... Intervenir en prestations de services auprès des épiceries, des collectivités territoriales ou de tout porteur de projet pour soutenir la création, le développement d’initiatives dans les domaines de l’insertion et de la solidarité... De publier tous documents afférents à ce type de projet, organiser réunions, colloques, études, relations presse... De mettre en place, de gérer et d’exploiter toute activité permettant de fournir aux épiceries tous produits ou services nécessaires à leur activité ". Cette association a été financée en 2006/2007 par la Fondation Internationale Carrefour qui déclarait alors : " Au-delà d’un financement, la Fondation apporte un travail de réflexion sur des pratiques de l’aide alimentaire, sur les partenariats avec les entreprises et sur le projet ANDES ". Depuis sa création, ANDES travaille avec des " partenaires " : Bahlsen, Cadbury France, Cniel, Danone, Henkel France, Jacquet, Lactalis, Maisons du Monde, Nestlé, Nexia, Socavie, Unilever, etc. Toutes ces entreprises trouvent là un moyen pratique d’écouler les produits qui arrivent en date limite de vente, sans frais de personnel ni de locaux puisque la collectivité fournit tout ! Ce sont ces mêmes entreprises qui alimentent " le marché de la misère " en permanence à coup de délocalisations, de réductions d’effectifs, d’emplois précaires, de temps partiels non choisis, il est facile ensuite de se redorer la façade en faisant " du social " ! Il est à noter, qu’on entrevoit rarement une détermination à en finir avec la misère, on l’accompagne, en prenant bien garde de préserver ce qui pour certains représente un marché... Être producteur de légumes et de fruits plutôt que consommateur passif Est-ce faire " du social " que de distribuer des repas ou vendre des produits alimentaires même à bas prix, sans que l’on offre aux malheureux bénéficiaires la possibilité d’une certaine autodétermination ? L’action sociale, doit-elle seulement se résumer à " nourrir les gens " ? Ne devrait-elle pas fortement s’attaquer aux causes de cette misère galopante ? Ne pas tenter de ramener les plus pauvres à la dignité en leur donnant la possibilité de contribuer activement à leur devenir ? Ne pas les aider à prendre conscience des causes de leurs maux ? A Clamecy par exemple, pourquoi ne pas associer les ayant droits à la production de légumes dans les jardins municipaux inexploités ? Pourquoi ne pas créer des vergers à la toute proche périphérie ? Dans des locaux aménagés à cet effet, que l’on pourrait appeler " épicerie solidaire " pourquoi ne pas offrir la possibilité d’élaborer des plats issus de ces récoltes, les conditionner, et en faire bénéficier ceux qui en ont besoin ? Qualité, convivialité, " se rendre utile ", " vivre ensemble ", pédagogie, ne valent-ils pas mieux qu’un bref passage " aux restos " ou que le sentiment d’être un consommateur de troisième zone dans une simple épicerie solidaire de vente ? On ne doute pas un seul instant, que le CCAS et la municipalité, sauront trouver des idées afin de dépasser la notion de charité. Et si une épicerie solidaire devait voir le jour, qu’elle soit surtout solidaire de ceux qui en on besoin, plutôt que des sociétés désireuses avant tout d’écouler leurs produits. Il faut dépasser l’idée que c’est en remplissant les " ventres creux ", que l’on achète la paix sociale. Il faut arrêter de racheter les consciences, à grands renforts de distributions de filets garnis de mauvais produits. Ce n’est pas en accompagnant la misère qu’on la combat. Il serait vraiment temps que les responsables politiques l’admettent et agissent, mais peut-être que l’idée de citoyens qui commenceraient à comprendre ce qui leur arrive les effraye ? Une anecdote, lors de la journée nationale du refus de la misère 2007 à Dijon, François Patriat, dans le cadre de la semaine de l’économie sociale et solidaire a remis le prix " Talents des cités " à une association qui gère une épicerie solidaire, et qui a reçu cette année là, 40 000 euros de subventions. Le même François Patriat, fier d’annoncer qu’à titre exceptionnel le Conseil Régional de Bourgogne accordait une subvention de fonctionnement supplémentaire de 12 000 euros déclarait alors : " Et ce, afin que cette épicerie sociale et solidaire, qui a déjà permis à 302 ménages, soit plus de 700 personnes, de redevenir consommateurs à part entière, puisse accueillir 500 ménages ". Formidable projet politique ! On donne de l’argent public, ce qui permet au passage aux multinationales pourvoyeuses et productrices de misère d’écouler leurs invendus, pour que les pauvres redeviennent des consommateurs. C’est ahurissant ! Consommateur toi-même ! Décidément, la pensée ultra-libérale et sa doctrine politique " il faut laisser faire le marché ", entraînent le monde vers le précipice...

Alain Chasseuil.







Numéro 22 : le v’la !

L’attention de nos lecteurs ne s’est-elle pas émoussée au fil de ces années ? Notre grand concours international : le Plan Fée (ou l’art du rideau de fumée) permettra de le vérifier. Si vos reconnaissez l’auteur des lignes qui suivent, dissimulé sous un pseudonyme, écrivez au PICOT, Le Bourg 58460 Breugnon. A gagner : un numéro ancien du Picot, à votre choix (sauf le numéro 1, épuisé et aujourd’hui objet de collection).

Alain Didier.



Ce texte a été rédigé pour le concours de pamphlets, organisé par la médiathèque de Clamecy en 2008. Le thème du concours était : sujet libre.
Un concours de pamphlets ! Inédits ! Ecrivains, mettez-vous à votre table de travail et essorez votre cervelle ! L’essai que vous n’avez pas écrit car aucune indignation ne vous l’a dicté, l’article que vous n’avez pas publié parce qu’aucune révolte ne vous a poussé à faire le siège des journaux, la lettre ouverte que vous n’avez jamais envoyée à une revue parce qu’elle ne vous semblait concerner aucun lecteur ou parce que vous n’aviez pas l’orgueil de croire que vous aviez le talent de la rédiger, il faut que vous les extirpiez des limbes circonvolutoires de votre masse cérébrale.
Un pamphlet inédit : sommes-nous encore dans le domaine du pamphlet ? N’avons-nous pas rejoint le monde des écrivaillons amateurs de titres plus que porteurs de messages, de ceux qui ornent la quatrième de couverture d’une liste grandiloquente de Grand Prix de l’Académie du Roseau pensant, de Premier Prix des Lecteurs d’Ici, de Prix d’Honneur des Analphabètes à Concours, de Premier Accessit du Site des Scythes (je cite), de ces écrivailleurs dont le bureau rappelle plus les portes des étables d’autrefois avec leurs plaques colorées que le lieu ardent d’une création incoercible, de ces écriverons, car c’est en écrivant qu’on..., qui prolixes mais pas trop dura lex ont la plume lactifère, au gré des concours...
Alors que dans pamphlet, il y a pan : pan d’habit mondain qu’on tire en pleine cérémonie, Pan et ses satyres, excès et satires, dérèglements de comptes et jeux osés, pan du coup qu’on porte et pan du soufflet qu’on reçoit. Claude Tillier a-t-il jamais écrit un texte qui ne risquât de lui coûter son emploi ? A-t-il jamais attendu de l’acidité de sa plume autre chose que la lente dissolution de la vanité des puissants ? A-t-il jamais espéré de la morsure de ses phrases plus que le délitement progressif du pouvoir des notables ? A-t-il jamais écrit ce qu’il pensait pouvoir plaire à un quelconque jury ?
Eh bien non ! Je refuse d’entrer dans le jeu convenu de la feinte indignation, de la révolte simulée, de la mutinerie de salon, de l’insurrection de clavier ! Sujet libre ? Eh bien, pas de sujet ! Pas d’acharnement thérapeutique sur les fossoyeurs de services hospitaliers. Pas de noms d’oiseaux pour les linottes qui nous gouvernent, ni pour les alouettes qui se laissent prendre aux éclats des miroirs qu’ils brandissent. Pas de lames savamment aiguisées pour pourfendre les éternels porteurs d’armures féodales. Pas de crapauds rageusement écrasés pour intoxiquer les grenouilles de bénitier ressuscitées. Non rien de tout ça. Pas de pamphlet et pas de concours !
Et toc !





Mais où est passé le périmètre Seveso ?

Ce périmètre autour de Rodhia a été rétréci (lu dans le journal), mais où passe-t-il maintenant ? Aucune information n’a été communiquée aux habitants, pourtant très concernés. Dans ce périmètre, il est interdit de construire, d’agrandir ou de réparer son habitation, seuls les travaux légers d’entretien sont tolérés. Mais pourquoi se soucier d’où passe ce périmètre concernant les bâtiments, alors que même les habitants sont négligés ! Lors de la création de la zone Seveso, les habitants de Clamecy ont reçu une plaquette d’information accompagnée d’une affichette à placarder chez eux, indiquant les modalités des alertes et les consignes à tenir dans ce cas. Depuis, les nouveaux arrivants à Clamecy ne savent rien, et se montrent sceptiques quand on les renseigne, par exemple lors des essais de contrôle de la sirène. Dommage que le périmètre n’ait pas diminué autant que la taxe professionnelle versée par Rodhia, il n’en resterait qu’une peau de chagrin autour du terrain de l’usine.

Sylvie Bretaudeau.







A quand le bulletin municipal ?

...Nous attendions avec impatience le bulletin municipal de juillet... Nous pensions que Claudine Boisorieux, la nouvelle maire, avait beaucoup de choses à nous dire, entre autres nous dévoiler tous les projets qu’elle comptait réaliser maintenant qu’elle le pouvait (On a tellement entendu qu’avec Bernard Bardin rien n’était possible). Peut-être des projets moins coûteux, certes, mais des projets quand même. Elle aurait pu montrer une volonté de communiquer avec la population et essayer de comprendre quelle était l’attente des Clamecycois dans des réalisations futures. Comment compte-t-elle connaître leurs aspirations ? S’en préoccupe-t-elle ? Où en est la création de commissions de quartier promise dans son programme électoral ? Où en sont la participation et la concertation, le respect de l’environnement et l’utilisation d’énergies renouvelables, autres points forts de ce programme. La réponse sera peut-être dans le bulletin de décembre ? Le temps doit lui manquer, partagée dans les rôles de maire, conseiller régional, responsable de la CCVY, etc. Mais prenons le pari qu’avec une équipe rajeunie et un secrétaire de mairie efficace tout ça devrait s’arranger. Au fait a-t-elle été réintégrée dans le groupe socialiste ? Nous en saurons beaucoup plus dans le prochain numéro de cette nouvelle ère qui paraîtra un jour, peut-être… Autrement, il faudra que Le Picot fasse encore le boulot des élus, comme d’habitude.

Monique Cogan.







Fautes à la pelle, c’est la faute à 68

Tout fout le camp, mon pauvre monsieur en particulier au niveau de l’orthographe. Comme le dit notre président, c’est la faute à mai 68. Certains totems du sentier d’interprétation des Flotteurs implantés sur les berges du canal du Nivernais et de l’Yonne entre Clamecy et Chevroches, sur une boucle de quatre kilomètres, sont truffés de fautes d’orthographe. En particulier, ceux situés à des endroits stratégiques, au port des Jeux, au camping du pont Picot. Parmi les perles qui sautent aux yeux : empillage, longeur, des verbes transitifs conjugués au participe passé qui se terminent par un " s " tel " révoltes qui ont émaillés " ou inversement des verbes intransitifs pas accordés " action est appelé ". Les correcteurs d’orthographe des ordinateurs auraient dû combler ces lacunes. A moins que ces erreurs ne soient intentionnelles pour être en phase avec l’époque des Flotteurs qui ne fréquentaient pas l’école chère à Jules Ferry.

Michel Melka.