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ANNÉE 2011

N°29 - N°30 - N°31

mercredi 14 septembre 2011, par Le Picot




AVRIL 2011 (N°29)




Le pavé dans la halle

Lors de la réunion d’information organisée par la mairie le 28 février, concernant les travaux d’aménagement de la halle et des extérieurs, nous avons appris que les pavés anciens de la halle ne pouvaient pas être conservés, car ils seraient poreux !

Avant la finalisation du projet, comme il est d’usage, les maîtres d’œuvre ont consulté différents services de l’État, dont les services de la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales, et l’architecte des Bâtiments de France. L’architecte des Bâtiments de France était favorable à la conservation de ces pavés et avait demandé un essai de dépose pour leur repose avec réfection des joints. La mairie a fait procéder à un essai de dépavage pour voir s’il était possible de les retirer sans les casser : essai concluant car les pavés sont posés sur un lit maigre de chaux à l’exception de quelques zones où ils ont été rejointoyés au ciment, joints qui se décollent et doivent donc être faciles à retirer. Lors de son passage, l’agent de la DDASS a déclaré les pavés poreux, donc gélifs l’hiver après lavage, et de toute façon non hygiéniques après lavage puisqu’absorbant les eaux sales et ayant une surface non plane. La conservation des pavés a été refusée par ce service de l’État. L’architecte des Bâtiments de France s’est donc résolu à accepter la suppression de ces pavés mais en demandant que le calepinage2 soit conservé avec la pose de pierres de Bourgogne . Or, ces pavés ne sont pas poreux pour une raison toute simple : ce sont les mêmes que ceux des trottoirs qui entourent la halle dont on peut constater qu’aucun n’a gelé et ce d’autant qu’ils ont été rejointoyés au ciment ce qui favorise le gel des pierres ainsi traitées. Si quelques pavés sont abîmés dans la halle, c’est parce qu’ils ont reçu des coups, ce qui n’est pas étonnant sur un marché, et parce qu’ils ont peut-être subi des micro-fissures lors de leur taille. Certains aussi peuvent être légèrement différents suivant les couches d’extraction. D’autre part, les pavés proposés en pierre calcaire de Bourgogne ne sont-ils pas poreux ? Car les anciens pavés en pierre de Bourgogne de la cour de la DRAC1 à Dijon sont poreux et gélifs, et j’ai l’expérience de dalles en pierre de Bourgogne vendues pour non gélives afin d’être posées à l’extérieur et qui ont gelé au bout d’une dizaine d’années (durée de la garantie). Alors que les pavés de la halle datant du XIXe siècle ont passé plus d’un siècle sans avoir gelé. De plus les nouveaux pavés devraient être anti-dérapants, donc peu aptes à un nettoyage hygiénique. Outre leur résistance mécanique, ces pavés ont une valeur esthétique en raison de la « matière » qu’ils apportent au sol de la halle (la matière d’une surface est donnée par la nature de ses matériaux mais surtout par l’irrégularité d’assemblage et, ou de forme de ses matériaux, par ses reliefs et ses couleurs). Il n’est pas toujours prêté une grande attention au revêtement d’un sol. Pourtant celui-ci participe à la définition d’un espace, (par exemple sous la halle, le calepinage2 reproduit la disposition des voûtes) et à la perception sensible de notre environnement. Les touristes qui arrivent avec un oeil neuf ne s’y trompent pas, détaillent et admirent le marché et la halle, ses voûtes et ses pavés lors de leur visite du marché tout en prenant des photos.

Rappelons s’il est nécessaire le règlement de Secteur Sauvegardé3

Le bâtiment de la mairie est classé « remarquable » et à ce titre les façades sont protégées. « Les mesures de conservation s’étendent aux éléments d’architecture intérieure tels que les escaliers, rampes, limons, encorbellements, lambris, vantaux de portes, cheminées, ainsi qu’aux motifs sculptés et tous éléments décoratifs appartenant à l’immeuble par nature ou par destination ». Le pavage est un élément décoratif qui par sa résistance et son histoire est lié directement à la nature et à la destination du lieu, à savoir une halle abritant un marché ; les marchés au XIXe siècle étaient tous pavés de cette sorte.
Ces pavés sont les derniers à Clamecy à couvrir intégralement leur surface d’origine. Dispersés dans la ville les mêmes pavés ont été conservés ponctuellement dans des caniveaux, des parties de trottoirs.
En effet, au fil des réfections de chaussées et aménagements urbains à Clamecy, ces pavés ainsi que les larges dalles en pierre calcaire de Chevroches bordant de nombreuses maisons ont été déposés pour être remplacés par des pavés en granit gris divers et variés et du goudron, même dans le périmètre du Secteur Sauvegardé. Ce qui constitue une perte du patrimoine et de l’identité de Clamecy auxquel les Clamecycois sont très attachés.
Ces pavés provenaient de la carrière de Saint-Révérien, extraits et taillés par des bagnards. Ils ont pavé tout Clamecy à l’époque ainsi que de nombreuses rues à Paris. Déposés à Paris après mai 68. Craindrait-on une révolution à Clamecy ?
L’AUCAP propose de conserver ces pavés, si possible en place en refaisant des joints assez épais pour diminuer leur volume saillant tout en conservant un peu de leur « matière » qui, rajoutée à leurs couleurs différentes, les différencie de pavés neufs et secs d’aspect. Les pavés abîmés et les manques pourraient être remplacés par des pavés identiques dont la mairie possède un stock.
Ce rejointoiement les rendrait plus aptes à recevoir une circulation de Personnes à Mobilité Réduite, et permettrait de les laver. Précisons qu’il est prévu dans le projet de la mairie une dépose des pavés existants et une repose de pavés plats et neufs avec une pente vers un siphon central pour l’écoulement des eaux de lavage.
Qu’ils soient laissés en place, ou déposés pour être reposés, la solution possible pour les laver serait d’utiliser une laveuse rotative-aspirante pour le lavage avec produit moussant, plus efficace qu’un lavage au jet d’eau. Ils seraient alors tout aussi propres que des pavés anti-dérapants qui accrochent la saleté autour des picots surtout s’ils ne sont lavés qu’au jet.
L’achat de cette machine serait compensé par l’économie faite sur l’achat de nouveaux pavés, car même en posant des pavés neufs il faudra déposer les anciens pavés pour ne pas relever le niveau du sol.
En résumé, la conservation de ces pavés en place, tout en préservant un témoignage de l’histoire locale et un patrimoine de qualité, constituerait une réelle économie en comparaison de leur remplacement.

Pour ce qui concerne l’ensemble du projet de la halle

Dans le Journal du Centre du 23 mars, on peut lire dans un article décrivant le projet de la mairie, que les travaux de destruction des volumes parasites pris sur le volume d’origine et la suppression des chemins de câbles sous les voûtes vont « redonner à la halle son aspect d’origine ». Sans doute pour ces travaux, mais peut-on parler d’aspect d’origine sans les pavés d’origine, typiques des marchés, et avec la création d’un éclairage indirect vers les voûtes dont l’ambiance créée n’aura rien à voir avec celle créée par les points lumineux de lampes pendantes marquant le centre des travées, donc l’espace plutôt que le décor. Les voûtes en briques n’étaient pas un décor au XIXe siècle, époque de construction, mais une technique économique largement utilisée .
De plus la présence d’équipements techniques tels que des chemins de câbles dans une halle n’a rien d’anachronique. Elle est simplement le fruit d’une évolution technique nécessaire bien acceptée mentalement donc visuellement, d’autant que l’installation est propre et peu visible avec l’éclairage plus bas et dirigé vers le bas.

Les deux visions, celle du projet de la mairie et celle de l’AUCAP sont différentes

Pour la mairie, un projet « décor » dans lequel est installée une activité tant bien que mal, qui déplaît aux commerçants, aux usagers et qui déplaira aux touristes qui admirent le marché tel qu’il est pour son aspect traditionnel.
Pour l’AUCAP, un projet conservateur du patrimoine, pratique et économique, pour une activité dans un lieu adapté pour elle, à savoir la halle, dont c’était la fonction d’origine.

Sylvie Bretaudeau.
Présidente de l’Association des Usagers, Commerçants non sédentaires, Artisans et Producteurs du marché de Clamecy.



N.B : S. Bretaudeau a été directrice du CAUE4 de la Nièvre et architecte des Bâtiments de France-Adjoint de la Nièvre.
1- DRAC : Direction Régionale des Affaires Culturelles.
2- Calepinage : dessin d’un assemblage de pierres, briques, galets, etc.
3- En 2012 on fêtera le cinquantenaire de la loi Malraux sur les secteurs sauvegardés.
4-CAUE : Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement.




Des nouvelles de l’AUCAP1 et du marché

Suite à la dernière réunion d’information du 28 février 2011 organisée par la municipalité, l’AUCAP entend transmettre à tous son inquiétude sur plusieurs points concernant le projet d’aménagement de la halle et du quartier du haut de Clamecy.

Nous avons appris qu’une fois le marché forain installé sur les places du 19-Août2 et St-Jean3, les emplacements de stationnement restant disponibles rue du Grand Marché pour les usagers et les commerçants de la halle seraient au nombre de 17 places en zone bleue4 les jours de marché ! Quelle grande surface accepterait de voir ainsi réduit son parking client et personnel ? Nous avons compris que la rue du Grand Marché devenant circulante, l’atmosphère de quartier piétonnier si profitable au commerce local et à la convivialité les jours de marché disparaîtrait. Nous sommes très perplexes en constatant que le projet s’arrête au niveau de la pharmacie Lenoir et qu’alors il y aurait un sérieux et dangereux goulot d’étranglement pour le croisement des voitures et piétons dans la rue des Promenades5 qui serait de fait plus chargée qu’en semaine. Cette rue sans véritables trottoirs ne fait que 3,40 m par endroit et une voie circulante doit au minimum faire 3,50 m. Nous avons aussi noté que la circulation automobile passerait entre les stands qui seraient installés place St-Jean. Qui parle de normes de sécurité et d’accessibilité dans ces conditions ? Nous nous demandons comment les forains pourront travailler sans leurs camions lorsqu’ils seront place du 19-Août et place St-Jean : ces places sont très ventées et les barnums sont attachés aux camions qui servent aussi de stockage et de cabine d’essayage pour les vendeurs de vêtements. Le déballage des camions entre les stands, leur évacuation avec manœuvre, car ils ne pourront descendre par la rue du Château, et le remballage dans les mêmes conditions seront épiques. De plus les commerçants craignent le vol de leurs marchandises si leur camion est garé « à l’extérieur » comme indiqué à la réunion. La plupart nous ont dit qu’ils ne viendraient plus faire le marché de Clamecy dans ces conditions. Nous nous réjouissons, car les commerçants sédentaires du quartier du marché sont à présent solidaires de l’association. Pour toutes ces raisons, l’AUCAP fait circuler une pétition qui accompagnera un courrier à la mairie, demandant que soit organisée une simulation du projet, afin de pouvoir objectivement en tirer des conclusions permettant d’éviter des erreurs hautement préjudiciables à l’avenir du marché, du quartier et de la ville, animée une fois par semaine le jour du marché.
Nous avons besoin de votre soutien, rejoignez nous en adhérant (voir notre site aucap.org, ou en nous contactant comme indiqué sur le panneau d’information sous la halle).

Sylvie Bretaudeau.



1- AUCAP : Association des Usagers Commerçants non sédentaires, Artisans et Producteurs du marché de Clamecy.
2- Place du 19-Août : place entre la mairie et la collégiale.
3- Place St-Jean : petite place sur le côté de la collégiale.
4- Le parking des Promenades sera aussi en zone bleue.
5- Rue des Promenades : entre la rue du Grand Marché et les Promenades.





DANS LES VIEUX PAPIERS

Cette rubrique, inaugurée par Claude Cogan, révélait parfois de curieux documents anciens, surannés ou délicieusement décalés. Un de nos collaborateurs a récemment mis la main sur un parchemin qui nous semble pouvoir s’inscrire dans cet esprit. L’original ne comporte pas de mention de date. Peut-être un de nos lecteurs érudits pourra-t-il l’identifier.

[…] NOTRE AMBITION : CONSTRUIRE AVEC VOUS : Une ville solidaire […] Pour favoriser un urbanisme équilibré, il est essentiel de prendre en compte les hameaux et les quartiers récents en s’attachant à leur assurer des liaisons faciles et régulières avec le centre ville et la zone industrielle. On le voit depuis le XVIIe siècle, le souci aura été de conserver l’unité de la ville depuis le château jusqu’au faubourg de Bethléem, par l’édification d’un pont de pierre, permettant le passage des charrettes sans péage, en toutes saisons. Mais il s’agit aussi de permettre aux Moulotats d’apporter leur écot jusqu’aux échevins de la ville afin que ceux-ci entretiennent leur muraille. Le terme de liaison serait-il une allusion aux rapports entre Benjamin Rathery, Clamecycois notoirement coureur du jupon manettien en la Pomme rose ès Moulot ? Cette interprétation pose un redoutable problème de datation textuelle. [...] Une ville dynamique. Une action volontariste (noter la lourdeur du style : qu’est ce qu’une action non volontariste ? Une action téléguidée ? Un simple réflexe ? Un instinct animal ? Un atavisme inéluctable ?) menée en étroite collaboration avec la Communauté de Communes, le Pays, le Département et la Région (Ah, l’heureuse époque, hélas révolue, du Jardin d’Eden où le lion dormait enlacé avec l’agneau...) doit permettre de poursuivre l’implantation d’activités créatrices d’emplois. (Un marché aux pavés, une tannerie pour les peaux dures, un moulin à paroles, une auberge espagnole, une cordonnerie sans lasser ???) Pour porter ce développement (un développement portable ? Ça tiendrait dans la poche ?) et permettre à Clamecy d’exercer un véritable rayonnement sur son territoire, (comme à Fukushima ?) il importe de valoriser les services qu’elle offre à tous : (suivent des noms de fossiles vivants dont l’avenir semble aujourd’hui réduit à de maigres années) collège et lycée, hôpital, équipements sportifs et culturels. Un petit texte mis à côté semble orienter vers un récit du registre des utopies, mais il est vrai que nos ancêtres ne pouvaient imaginer les révolutions successives des moeurs et des techniques. Il est bien facile et cruel de rire aujourd’hui de leur naïveté. 500 emplois créés, 6 000 habitants à l’horizon 2015 c’est notre ambition.
Une ville attractive. Pour augmenter la population,
(une obsession de cette époque où la peste vidait régulièrement les quartiers populeux) il faut redynamiser le centre-ville, (c’était donc avant le transfert du cimetière de la collégiale vers l’extérieur) maîtriser la pression fiscale (encore une monomanie du discours rarement concrétisée) et favoriser les investissements productifs. Il faut aussi rendre la ville plus séduisante en veillant à la propreté de ses rues, (interdiction des chiens errants et des porcs urbains) en soutenant les évènements sportifs et culturels qui participent à son animation. (grand carnaval, charivaris divers, etc.)
Autre encadré : Développer les activités de loisir en liaison avec l’Yonne et le canal (sans doute Jean Rouvet pensait-il déjà au flottage, alliant les joies saines du canotage à grande échelle et de la digestive randonnée Paris-Clamecy, évitant ainsi la pénible oisiveté du Clamecycois railleur) Le texte se poursuit par une série de voeux pieux groupés sous le titre de Notre méthode où il est question de concepts depuis longtemps abandonnés dans notre moderne cité : la proximité (antichambre de la xénophobie), la simplicité (qui ne doit pas être d’esprit, puisqu’un peu plus loin apparaît le bon sens), l’esprit d’initiative (sans doute autrefois florissant comme le syndicat du même nom), la transparence (nos anciens avaient une bonne dose d’ironie à l’égard d’eux-mêmes). Mais le rédacteur, sans doute fatigué, finit par sombrer dans la grossièreté et parle de participation, de concertation, de politique cohérente, voire de partage des responsabilités et de respect, valeurs heureusement conservées sous bonne clé aujourd’hui dans les caves du centre culturel. Ce n’est que sur la fin qu’il se reprend, repense à son lecteur, sait qu’à Clamecy, une histoire doit se terminer en éclat de rire et conclut en invoquant le souci préalable de la protection de l’environnement, […] devoir pour le présent et […] gage pour l’avenir. Dieu serait bien charitable de ne point ressusciter l’anonyme scribe qui serait bien capable de repérir sur-le-champ en contemplant l’état dans lequel se trouve la ville dont il rêvait.

Dominique Girault.



Dernière minute : j’avais laissé traîner mon manuscrit sur le bureau. Un voisin en quête d’apéritif entre et s’écrie - “ Ah, mais c’est le programme de la gauche nouvelle de Claudine Boisorieux pour les municipales de 2008 ! “





Souffler n’est pas jouer !

Comme partout, Clamecy connaît ses problèmes d’alcoolémie au volant, de chauffards, de délinquance, de drogue, d’incivilités et de tous les avatars communs à l’ensemble de la société. Est-ce pire qu’ailleurs ou pire qu’il y a trente ans ? Nous ne le pensons pas. Mettre en avant ces aléas comme le font au niveau national les médias, c’est surtout camoufler la violence de la société contre les gens, la violence du chômage, de la pauvreté, de la précarité, de la déstructuration du tissu social et de la suppression des services publics qui font que notre monde est moins solidaire, moins dynamique et moins fraternel que nous le souhaiterions. Cela sert surtout à occulter le gangstérisme en col blanc caractéristique de notre époque, la liquidation des entreprises, l’évasion fiscale, les paradis fiscaux et tout ce qui ruine l’ensemble de la société mondiale.

Les effectifs de gendarmes, en augmentation depuis l’arrivée de la B.M.O. dans notre région plutôt tranquille et dépeuplée, se retrouvent gravement sous-employés, ou plus exactement employés à des tâches ingrates de surveillance des citoyens, lesquels finissent par se sentir oppressés. Les contrôles systématiques et quasi quotidiens depuis quelques temps créent un véritable malaise dans la région. L’emploi de 14 gendarmes de Clamecy, Château-Chinon, La Charité et Nevers et d’un lieutenant pour arriver en trois heures, hors temps de transport et briefing opérationnel, à suspendre deux permis de conduire pour des taux d’alcoolémie pas très élevés et sanctionner deux non-ports de ceintures, deux communications téléphoniques au volant et une voiture équipée de pneus lisses (J.d.C. du 12 février 2011), se justifie-t-il ? L’arrêt des véhicules de gendarmerie devant les cafés, afin de regarder ce qui s’y passe de façon insistante et sans que les forces de l’ordre n’aient été appelées pour une raison quelconque, fatigue une partie de la population. Le contrôle répétitif et au faciès de la jeunesse, par exemple en vérifiant l’identité à cinq minutes d’intervalle du même jeune à l’entrée et à la sortie d’un magasin, les questions insidieuses, l’arrogance et les propos insultants nous semblent déplacés. Le contrôle systématique lors de chaque événement culturel ou de chaque rassemblement festif ne contribue pas à l’esprit de convivialité qui a été très longtemps la caractéristique principale de notre ville et dont elle a besoin pour se revitaliser. Par ailleurs, les contrôles salivaires qui aboutissent à des retraits de permis pour des jeunes ayant fumé un joint la veille, sous prétexte de dangerosité, ne nous semblent pas la mesure appropriée à la baisse de la consommation censée en résulter. Quelque soit le caractère illicite de ces produits, ces retraits de permis constituent une pression supplémentaire sur la jeunesse qui est trop souvent privée d’emploi et qui a besoin, lorsqu’elle en trouve un, d’un véhicule pour se déplacer. Il est inutile de se voiler la face, dans notre société, plutôt que de comprendre les motivations de l’usage modéré d’alcool ou de stupéfiants, quand ce n’est pas de médicaments qui peuvent s’avérer plus dangereux encore pour la conduite automobile, on cherche à diaboliser et à criminaliser la population.

L’irritation grandit

De nombreux Clamecycois, de toutes conditions sociales, que l’on ne peut soupçonner de délinquance, nous ont fait part de leur profonde irritation et de leur souhait que s’abrège rapidement ce qu’ils considèrent comme une intrusion insupportable dans la vie des citoyens de la région et un véritable danger pour son développement.
C’est pourquoi nous acceptons le départ des gendarmes de la B.M.O. de Chateauneuf-Val-de-Bargis venus s’installer dans notre commune, avec le soutien de Mme le maire, pour une affectation que nous n’avons pas à décider, pourvu que cette destination se situe dans une zone où nos concitoyens ressentiraient cruellement la pénible réalité d’une grave pénurie de gendarmes.
Cependant, aux fins d’être agréables et sans vouloir nous immiscer dans ce type de décisions, nous nous permettons de rappeler que M.A.M. voulant exporter le savoir-faire français en matière de répression des manifestations et de maintien de l’ordre, semble avoir oublié le 9-2 et son triangle d’or de la drogue, Auteuil / Neuilly / Passy où ont été saisis, il y a peu de temps encore, une très grosse quantité d’héroïne, et où les factions rivales de l’UMP risquent d’entraîner le département du crêpage de chignon vers la guerre civile.

Le Picot.







Le disque est devenu un collector

Une zone bleue est une bonne solution si elle peut éviter que les voitures stationnent au même endroit toute la journée et permet ainsi aux clients des commerces environnants de pouvoir se garer à proximité. Mais voilà, il faut un disque. Un nombre important a été proposé avant la mise en place mais ensuite il est devenu impossible d’en trouver à Clamecy. Ma quête a commencé en novembre 2010. J’ai demandé à la mairie, à l’O.T.S.I, dans des magasins de la rue du Grand Marché. Chaque fois, des réponses négatives et aucune proposition de solution. Craignant le P.V, je ne me suis plus arrêtée dans ce quartier. J’ai repris ma recherche début mars dans la rue Marié Davy qui pourtant, à l’époque, n’était pas en zone bleue. J’ai rencontré des commerçants très compréhensifs (le gérant de Marché Plus, la fleuriste) qui m’ont guidée jusqu’à l’objet rare que j’ai trouvé au magasin Optique Poulain -Duparchy - Villemin. Las des demandes, les responsables du magasin en ont fait éditer et m’en ont aimablement offert un.

Monique Cogan.




JUILLET 2011 (N°29)




Déshabiller Pierre pour habiller Paul

Un nouveau concept à Clamecy : la récupération-gâchis

Comme déjà écrit dans un précédent numéro, au fur et à mesure des aménagements urbains à Clamecy, les dalles et pierres diverses en calcaires installées devant les maisons et « débordant » sur la chaussée ont été retirées. Ca fait plus propre sans doute d’aligner le long des maisons des petits pavés de granit, voire directement le goudron. Tant pis pour le caractère de Clamecy. Mais rien ne se perd ! Ces pierres ont été réutilisées pour former le soubassement d’une montée de terrain le long du canal. Au moins les touristes usagers du camping pourront en profiter, mais on ne peut pas dire les admirer, car elles sont montées n’importe comment et cela ressemble plus à une décharge. Et pourquoi des pierres urbaines dans ce cadre ? Habituellement la récupération est destinée à donner une nouvelle vie à des objets ou matériaux abîmés ou dépréciés.

A Clamecy, on enterre des matériaux nobles en bon état pour les remplacer par des matériaux banalisés.

Récemment rue de la Voûte en travaux actuellement, un riverain qui était allé protester à la mairie s’est vu rétorquer que ses pierres (dont un banc) étaient sur le domaine public ! Tout est dit ! La voie publique appartient à la mairie et pas aux citoyens, et quand on voit les aménagements réalisés et à venir, on peut constater que l’espace public en général n’appartient plus aux usagers. Chasse aux intrus ! La mairie et les citoyens, ce n’est pas pareil ! Adieu la convivialité sur la voie publique, les bancs de pierre disparaissent, quelquefois remplacés par de nouveaux bancs saupoudrés au hasard, sans correspondre à un emplacement utile. Pas étonnant qu’il n’y ait plus personne dans les rues entre autres causes.

On dépave et on repave

Nous avons tous pu voir place Saint-Jean un amas de pavés qui proviennent du stock déposé au fil des opérations urbaines à Clamecy et qui pourraient être utilisés pour compléter les pavés manquants ou abimés de la halle qui doit être dépavée. En effet, malgré les propositions de l’AUCAP à la mairie, le projet est toujours de dépaver comme indiqué dans le dossier de consultation des entreprises : les offres sont remises et les marchés doivent être signés le 1er juillet. Les travaux doivent débuter début septembre.
Pour mémoire, l’AUCAP proposait de conserver les pavés existants parce que c’était possible : les services départementaux de l’hygiène demandaient un revêtement de sol lavable, ce qui était possible en refaisant les joints et en procédant à un lavage avec la balayeuse de la ville qui passe par les portes de la halle.
On va nous rétorquer qu’il fallait passer les nouveaux réseaux dessous mais il n’était pas non plus nécessaire de déplacer les réseaux. Et même en voulant absolument les enterrer il y avait une solution plus économique tout en conservant ces pavés.
Il est prévu qu’ils soient reposés devant le parvis de la Collégiale, à la demande de l’Architecte des Bâtiments de France, mais n’aurait-il pas été plus simple de les laisser là où ils étaient comme faisant partie du patrimoine de la halle.
Enfin… Il faut quand même se féliciter que la mairie se décide enfin à repaver certaines rues anciennement pavées, la rue de la Voûte justement.

Sylvie Bretaudeau.







La Graineterie

L’épicerie La Graineterie a vu le jour en septembre 2005.

Gérée par l’association la Maison Citoyenne dont le but premier était de promouvoir les échanges Nord/Sud, elle a naturellement développé ses compétences vers des intérêts collectifs et des activités économiques locales. Elle regroupe environ 600 adhérents ainsi qu’une trentaine de producteurs locaux dans un rayon de 30 Km. La Graineterie ne propose que des produits bio et/ou du commerce équitable. L’association a permis de créer 4 emplois ce qui est une belle performance. L’épicerie joue un rôle important dans la vie de quartier. Tout au long de l’année elle propose des conférences sur des thèmes comme le bien-être, un autre mode de consommation ou la protection de l’environnement. Au 1er étage on peut trouver des informations sur des produits pour l’habitat (peinture, isolation, techniques, conseils, etc.). Elle propose également une quinzaine de revues et environ 200 livres à consulter.

Une évolution rapide

En six ans, la fréquentation de l’épicerie est passé de 20 “ clients “ par jour à 70. Son chiffre d’affaires a été doublé permettant de pérenniser 3 emplois sur 4. Elle souhaite aujourd’hui ouvrir des points de livraison à Lormes, Corbigny, Entrains-sur-Nohain et La Charité-sur-Loire. Les commandes pourront être passées soit par internet soit par téléphone.
L’association s’est tournée vers le Mali en 2006 : rapprocher deux cultures pour combattre le repli identitaire. Quelle belle idée ! Les bénévoles ont souhaité, au travers de ce projet faire connaître la musique malienne à Clamecy et participer à l’aménagement d’un centre culturel à Kita. C’est un combat de longue haleine : on se souvient que l’an passé le spectacle avait été annulé in extremis à cause du refus d’accorder leur visa aux Maliens. La liberté de voyager a ses limites sous l’ère Sarkozy. En 2012, la Maison Citoyenne lancera un nouveau projet. Cette fois c’est une chorégraphie qui sera présentée dans la cité des Vaux d’Yonne. Sans bénévoles, l’association n’existerait pas. Si vous adhérez à ses valeurs d’humanisme, d’environnement, d’équité et que vous souhaitez donner un coup de main n’hésitez pas à vous rendre rue de la Monnaie. Un accueil chaleureux vous sera réservé.

Stéphane Lessire.




Caddy blues

L’ouverture d’Auchan le dimanche matin pendant la période estivale a suscité des réactions d’élus (la C.C.V.Y. doit envoyer un courrier pour faire intervenir le futur sous-préfet), de politiques (section locale du Parti Socialiste), et de consommateurs qui tiennent à leur magasin de proximité. Ne parlons pas des problèmes que cela pose au personnel du magasin, entre autres ne pas être une journée entière avec ses enfants et son conjoint. Quelle régression ! Les droits des travailleurs une fois de plus, sont réduits par les mesures gouvernementales. Les employés ne reçoivent ni compensation financière (heures supplémentaires), ni récupération. Une loi de 2009 permet en effet aux grandes surfaces à dominante alimentaire d’ouvrir le dimanche matin pendant quatre heures et ce, sans requérir la moindre autorisation municipale. En Bourgogne, seul un autre magasin de cette société ouvre le dimanche matin. Le gouvernement prétenduement à l’écoute des petites entreprises précipite de fait leur fermeture. Les commerces de bouche de Clamecy et des communes environnantes réalisent ce jour-là un de leur meilleur chiffre d’affaires de la semaine. Les grandes surfaces ont leur importance pour une grande majorité de personnes qui leur sont fidèles mais est-ce nécessaire d’ajouter une demi-journée à la course à la consommation. Le dimanche peut être un jour de liberté, sans liste de courses, sans caddy, sans coffre de voiture à remplir, sans vision d’une enfilade de téléviseurs, de téléphones portables, de robots. Mais juste faire ses courses à pied dans Clamecy ou ailleurs et oublier la corvée des grands magasins. Et nous les clients, allons plutôt nous promener, nous baigner, respirer ce qui permettrait aux salariés des grandes surfaces d’en faire autant.

M.C.







Pensée et repensée à quoi pensais-tu dépensée ?(1)

Boisorieux : principes de gestion “ démocratique participative “

1) Trouver un espace, un lieu, une activité, une idée qui fonctionne et tout réduire au néant ou à la médiocrité en appliquant les points qui suivent.
2) S’emparer de la chose et s’en emparer d’autant plus fermement qu’on n’a aucune capacité à la penser correctement. Deux exemples :
- L’aménagement d’une piscine au Pré Lecomte plutôt qu’à la plage dans les années 70.
- La construction d’un HLM plutôt que la place demandée par des milliers de Clamecycois sur le site de la maison Roland.2
3) Taire ses intentions à la population afin qu’elle ne découvre les faits dans la presse qu’une fois les opérations et dépenses enclenchées.
4) S’entourer de cabinets d’architectes, de paysagistes etc. qui sont des amis politiques et qui vivent du prix de travaux abstraits d’écritures coupés d’une réelle connaissance du terrain et dont le résultat médiocre voire néfaste est généreusement rémunéré. Même si le choix de “ conseils “, mot à la mode pour les “ décideurs “, ou de “ spécialistes des questions “, expression favorite de Christian Paul, n’est pas l’exclusive du PS local mais l’apanage de tous les partis politiques.
5) Pondre un projet en s’inspirant des idées des Clamecycois, la passerelle attendue depuis 50 ans et critiquée parce que “ de droite “ ou la piscine par lagunage, projet de “ Démocratie Directe “ qui reprenait également la passerelle. Il s’agit ensuite de briller, dévoyer et surtout de ne rien en faire de censé et peu coûteux. Le top étant le dévoiement doublé d’une, voire de plusieurs conneries à grands frais.
6) Ensuite, si la populace se révolte, heureusement rarement, envoyer les forces de l’ordre. Elles furent appelés par Bardin pour la maison Roland et rôdaient, semble-t-il, autour de l’hôpital quand une centaine de Clamecycois défendaient la maternité en retenant le directeur de l’A.R.H.3
7) Quelques décennies plus tard, faire marche arrière sans montrer l’implication de ses paires et de soi-même ou mieux encore attribuer à d’autres et à mots couverts les âneries du passé, si possible en en commettant d’autres et ainsi de suite.

Nous en sommes à cette étape, dans le même temps constitutive du début d’un nouveau cycle et de la fin du précédent.

Après les pavés - de la halle - la plage

La belle mécanique se remet en place. Dans l’article du JdC, le maire avoue : “ Dans ce quartier, les constructions se sont faites les unes après les autres : lotissements, écoles… Il manquait une réflexion globale, pour une organisation harmonieuse… “ Par conséquent, “ La ville a confié à François Dubreuil, architecte paysagiste, deux études de réaménagement de la Tambourinette et du camping. “ (...) “ Une passerelle sera construite au niveau de l’ex snack. “ Elle sera un “ plus à la fois pour les touristes et pour les habitants de la Ferme Blanche. “
Est-ce à dire que pour finir de saboter la plage, une passerelle va visuellement la couper en deux ? En détruisant la perspective que nous avions depuis les premiers méandres en descendant l’Yonne et depuis le club Alain Colas sur le perthuis, Clamecy et la collégiale ? La passerelle était prévue depuis 50 ans en face du Pont-Picot, ce qui était parfaitement logique pour relier les HLM, la Ferme Blanche, la plage, le CKC, le camping, le chemin de halage et les routes menant au pont. Mais non ! Un individu, rémunéré pour cela, décide de couper la plage en deux et le maire et ses adjoints adhèrent au projet et osent l’annoncer à la population.

“ ... ça ose tout, c’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnaît ! “ Audiard

Exemple de vision à long terme : l’implantation entre le perthuis et le port d’un chalet, son transfert au camping et son déplacement final dans l’axe du pont Picot. Regarde-t-on un plan de la ville avant de procéder aux bricolages tous azimuts de la mairie ? Un gamin de huit ans aurait vu qu’il ne fallait pas couper l’axe du pont. Comme il est aujourd’hui on prévoit des allées zigzagantes pour amener une passerelle en face du snack, qui précisément, doit être détruit pour être reconstruit sur le terrain de camping. Alors qu’il suffit d’installer cette passerelle pour piétons et cyclistes dans l’axe du pont au dessus du C.K.C. Dans quatre décennies, découvrant qu’il s’agit d’une erreur grossière que de détruire le snack dont l’ensoleillement est déjà limité par la butte des Chaumes en fin de journée et d’accentuer le problème en le rapprochant de la colline, les descendants de Mme Boisorieux et de ses partisans le reconstruiront-ils là où il est situé ? La passerelle sera-t-elle déplacée face au pont Picot et peut-être, le C.K.C entre les deux cours d’eau ?
Que penser de gestionnaires qui font appel à un paysagiste ignorant les perspectives, partie importante de notre patrimoine, ou l’ensoleillement du bâti ? Les touristes ont-ils besoin d’un snack juste sous leur tente ? Ne peuvent-ils emprunter la passerelle et en profiter pour découvrir la ville depuis la plage ? Et qu’en pensent les restaurateurs clamecycois ? C’est bien de faire un jardin potager et un verger pour les enfants, mais cela nécessite-t-il le conseil d’un paysagiste ?

Bétonnons ! Bétonnons !

Et ça continue : “ L’emplacement d’une future piscine est prévu, juste au dessus des terrains sportifs, à côté des écoles et de la MLAC. L’étude prévoit une baignade naturelle avec auto génération biologique et un bassin couvert qui ne sera pas olympique. “ Si la surface est réservée, aucune installation ne verra le jour dans les prochaines années : “ Nous ne pourrons pas porter ce projet tout seuls, même au sein de la CCVY. “ La piscine d’eau douce par lagunage a été proposée par la liste “ Démocratie Directe “ mais nous apprenons que rien ne sera mis en place hormis des allées paysagées et des voies de circulation et parkings qui seront, n’en doutons pas en dur et destructeurs pour les rives sauvages de l’Yonne. La piscine proposée antérieurement l’était par lagunages successifs et près de la plage et non en hauteur et là où la mairie semble vouloir la placer. Il est bon qu’une piscine soit construite près des établissements scolaires, mais la plage n’est pas si loin et son caractère olympique ou non, hors de propos. Mais que penser du tracer des voies sans avoir préalablement décidé l’essentiel ? On cassera si on change d’avis ? L’équipe en place, continuité par scissiparité de l’équipe Bardin, est responsable de l’aménagement de notre ville depuis 40 ans sans “ réflexion globale, pour une organisation harmonieuse. “ Depuis des décennies, Bardin, Boisorieux et les élus n’ont d’autre plan qu’un réaménagement sans fin, destructeur et coûteux, sans visée à long terme de ce qui existait et qui est, à chaque décision, plus détruit.
Les citoyens doivent exprimer leurs souhaits et conjuguer leurs intelligences, décider de projets ambitieux pour Clamecy et sa plage, mais amortissables sur le long terme en préservant l’environnement. A quand la démocratie directe dans notre ville ? Nous ne devons avoir qu’une seule préoccupation : considérer ensemble son avenir et ne plus laisser les “ spécialistes des questions “, les “ conseils “ et des non amateurs - c’est à dire des gens qui ne l’aiment pas - la gérer !

Yves Pupulin.

1- Vêtue et revêtue à quoi rêvais-tu dévêtue (Jacques Prévert)
2- Détruite par un incendie, ce n’est que lorsque les gravats furent dégagés que les Clamecycois découvrirent l’opportunité qui s’offrait à eux. Mais jamais ils ne furent entendus par le maire et les élus.
3- Mauvaise gestion, faux résistants, compromis et petites lâchetés : rappelons que notre député de gauche Christian Paul et d’autres avaient aidé les responsables de l’A.R.H à se débiner, que le maire Bernard Bardin avait quitté les lieux précédemment d’un air hautain et désinvolte et que Claudine Boisorieux 1ère adjointe n’y était même pas passée.





Le Caïman

Est-ce une extension de l’espèce apparue de l’autre côté des Alpes, et cinématographiée par Nanni Moretti ? Nous sommes plutôt des entomologistes habitués à l’observation des espèces miniatures de moustiques hexagonaux opérant par nuées que spécialistes des grands prédateurs des eaux mêlées de la finance, des médias et de la politique italiens.

Pourtant l’espèce semble migrer, un jeune caïman répondant au nom de Pierre Aronoff-Bourgeot, a décidé de s’occuper de “ notre quotidien. “ C’est ainsi qu’il aurait incité Jean-Michel Griveaud à “ vous inviter à un apéritif convivial “ chez lui aux fins “ de créer : une association indépendante des partis politiques, la plus ouverte possible, ouverte à tous ceux qui ne peuvent se résigner à la dégradation de la situation de nos communes - exemple, l’Office de tourisme de Clamecy - et souhaitent proposer une alternative crédible. “ Avec : “ En ligne de mire, les municipales. Pierre Aronoff ne cache plus son intérêt pour Clamecy. “ Notons d’abord que pour un disciple du sarkozisme, créer l’U.D.C., Union de la Droite et du Centre au cantonales de Varzy c’est renommer l’UMP dont le nom n’est visiblement plus portable. De la même façon, présenter un candidat connu de l’U.M.P. c’est également au dessus des forces de la dite union de financiers qui gouvernent le pays et la planète avec le bonheur que l’on sait. Aux cantonales de Varzy, il a été soutenu par Anne-Marie Drougard, maire de Varzy de 1996 à 2008 qui a été sa suppléante. Rappelons que Mme Drougard s’est distinguée, entre autre, par la destruction de la plus belle place de la région transformée en parking. (Voir Picot n°3 disponible sur le site). Elle assurait sans rire : “ Je serai là pour l’épauler et l’aider dans la défense des habitants du canton. “ Ses administrés n’avaient pas cru bon d’être défendus et du coup nécessaire de la réélire après son gouvernement autoritaire de Varzy. Elle poursuit en précisant que P.A.B. “ saura être un élu de terrain et ne cumulera pas avec un autre mandat. “ Mais comme il n’a pas été élu par le petit peuple de Varzy, il dirige son appétit vorace vers Clamecy, mise mal en point par quelques décennies d’occupants désinvoltes qui ont précipité son appauvrissement en même temps que la destruction de l’espace public. Le raout a été organisé au domicile de P.A.B. par M. Griveaud, que les Clamecycois connaissent bien puisqu’il opère lui aussi sous les couleurs du Lion’s Club, société caritative qui s’est cru autorisée à se substituer aux services publics pour la création d’un “ Centre Alzheimer. “ Cette bonté d’âme calculatrice n’avait pas non plus échappé aux Clamecycois et par conséquent au Picot (voir n°24). Elle se vérifie aujourd’hui. Les Clamecycois sont majoritairement antisarkozistes, mais vu le déni de démocratie pratiqué par nos élus et si des autochtones appréciés de la population s’acoquinent avec le caïman aux débris de coquille, il se peut qu’ils finissent par l’emporter. Seule une véritable volonté de démocratie directe pourra rendre l’hypothèse caïman impossible… Un nouveau régent viendrait alors remplacer Bardin et Boisorieux. Les Clamecycois méritent mieux pour gérer leur ville et la sortir de la pauvreté croissante dans laquelle la plonge des élus recourant sans cesse à des cabinets de farceurs coûteux. N’étant pas dans la croyance, nous affirmons une fois de plus que les Clamecycois doivent se ressaisir et se ressaisir ce n’est pas voter pour des partis qui, comme à l’accoutumée feront mine d’écouter les citoyens et géreront la ville en parfaits affairistes. Quand on commence par taire ses origines politiques, peut-on apprendre à dire la vérité ? Quand on n’ose pas se référer à Sarkozy : “ Union de la Droite et du Centre “ brassant large, chassant à l’extrême droite, peut-on simplement travailler avec les Clamecycois à l’avenir de notre ville ? Comme pour Berlu “ è pericoloso sporgersi. ”

Yves Pupulin.




NOVEMBRE 2011 (N°31)




LA HALLE

Ca y est ! La halle est accessible aux handicapés par son accès principal !

Quand les stands seront réorganisés comme prévu et les joints de pavés refaits, elle sera aux normes d’accessibilité. Avec de plus quelques compléments mineurs (eau chaude en un point, robinetterie neuve, faïence derrière les lavabos) elle sera aussi aux normes d’hygiène puisque la balayeuse arroseuse rotative municipale pourra passer pour nettoyer le sol.

Plus besoin de déménager le marché !

Les propositions de l’AUCAP se sont heurtées à un mur, il n’a pu y avoir aucune concertation, seulement une réunion d’information alors que le projet était bouclé. Seule a été obtenue la disposition des étals à l’intérieur et la conservation de la disposition extérieure, et encore par l’intermédiaire de la commission des marchés, obligatoire mais qui a dû être demandée à la mairie. Une demande de recours gracieux a été adressée par l’AUCAP à Mme le Maire en juillet lui demandant la publication du permis de construire nécessaire aux travaux sous la halle, de surseoir aux travaux et de conserver les pavés protégés par le règlement de secteur sauvegardé. Nous avons reçu une réponse laconique nous indiquant qu’une déclaration préalable avait été déposée et aucune allusion à la suite de la demande. Les travaux d’aménagements extérieurs ont commencé et le marché a déménagé Place des Fêtes. Une action auprès du Tribunal Adminstratif ne donnerait de résultat qu’après au moins six mois. Les travaux seront terminés ou presque et en cas de succès les travaux seraient arrêtés alors que les commerçants seront pressés de retourner dans la halle. Nous ne pouvons donc pas poursuivre notre action dans ce sens.
Il serait encore possible in extrémis de demander le remplacement des dalles calcaires prévues par la repose des pavés par un avenant aux marchés de travaux, ce qui malheureusement reviendrait presque au même prix, mais aurait l’avantage de sauver notre patrimoine, notre cadre de vie et l’attractivité du marché.

La présidente de l’AUCAP S.B.







DES CLAMECYCOIS DANS LA M. !

La mise aux normes de l’assainissement à Clamecy



Actuellement les études en sont à la phase Diagnostic des installations existantes et des terrains, qui doit être terminé au 31 décembre de cette année, la date prévisionnelle des travaux n’est pas connue.

Que ce soit pour les travaux financés par la commune ou pour ceux rendus obligatoires aux particuliers et à leur charge, la mairie et son BET Central Environnement n’ont toujours pas le sens de l’économie. Le coût de l’assainissement individuel envisagé (fosse et épandage) est de l’ordre de 10 000 euros pour un épandage simple, plus en zone inondable, pris en charge à 60% par des subventions touchées par la mairie. Il reste donc à payer par le particulier 4 000 euros ! Nombreux sont ceux qui ne pourront évidemment pas payer, que va-t-il se passer ?
De plus, des conséquences matérielles s’ajoutent à celles financières, la surface nécessaire pour la fosse et l’épandage, l’épandage hors fosse nécessite une surface disponible d’au moins 200 m2. Il n’est pas possible de tasser la terre sur la surface de l’épandage sinon les tuyaux s’obstruent et il ne fonctionne plus, ni de la cultiver ce qui risque de percer les tuyaux.
En conséquence, les particuliers qui possèdent de petits terrains et qui y garaient leur voiture ne pourront plus le faire, et ceux qui l’utilisaient comme jardin ne pourront plus le cultiver ce qui apporte pourtant un complément de ressources aux plus démunis et, ou, une activité physique aux personnes les plus âgées. Dans le cas où il n’y a pas assez de terrain, une fosse vidangeable est envisagée, avec les problèmes d’entretien et d’odeurs…
Par exemple : Quai du Beuvron ou Moulot, il est prévu un assainissement individuel obligatoire à la charge des résidents, et certains ne pourront pas payer, que va-t-il se passer ?
Ils ont des jardins permettant d’avoir un compost, pourquoi pas des toilettes sèches pour traiter les eaux-vannes ? Celles-ci sont maintenant agréées par l’arrêté n° 234 du 7 septembre 2009, et elles permettent d’économiser 15 000 l d’eau/an et par personne !
Le prix d’installation de toilettes sèches intérieures est de l’ordre de 400 euros avec accessoires et celui de la construction de toilettes sèches extérieures de l’ordre de 4 000 euros avec accessoires y compris le récupérateur d’eau pluviale pour le lave-main. Des bacs à graisses pour les eaux usées peuvent compléter l’installation avant rejet dans le réseau d’eaux pluviales.
D’autre part, pour ce qui concerne le raccordement au collectif, rien n’est parfait non plus
Quai des Moulins, l’assainissement collectif a été installé à l’occasion de la réfection de la chaussée, et une maison a été oubliée au passage qui continue à déverser dans le bief du Beuvron. Mais surtout le niveau du collecteur entraîne la nécessité de pompes de relevage à la charge des riverains qui ne peuvent pas la payer.
Derrière les jardins des maisons le long du quai il y a un lagunage avec les plantes habituelles destinées à l’épuration et où se déversaient les eaux-vannes, traitées sans odeurs et sans problèmes. Ce lagunage aurait pu être amélioré pour être complètement aux normes, cela aurait été plus simple et moins cher.
Rue de l’Abreuvoir, les eaux usées des maisons qui se trouvent côté bief du Beuvron s’y déversent encore. Bien sûr ces travaux sont subventionnés, mais comme pour les travaux de la halle, des travaux étudiés de façon à être plus économiques, auraient coûté moins cher même avec les subventions. Cela fait partie des effets parfois pervers d’attribution de subventions, qui sont de toutes façons de l’argent public provenant de nos impôts locaux. L’étude a été faite en ignorant les nouvelles possibilités écologiques d’assainissement. Qui s’est soucié du coût pour les particuliers et la collectivité ?

Sylvie Bretaudeau.