Le Picot

Accueil > Dossiers > DANS LES ENVIRONS > COULANGES-SUR-YONNE

COULANGES-SUR-YONNE

jeudi 30 juin 2011, par Le Picot




DÉCEMBRE 2006 (N°16)




Comme un poison dans l’eau

Les résultats des analyses sanitaires de l’eau destinée à la consommation humaine de Coulanges-sur-Yonne et de Crain, réalisées le 26 octobre 2006 par la DDASS, indiquent un taux de 0.12 microgrammes/l d’Atrazine déséthyl. Sans être catastrophique, ce taux supérieur aux limites de concentration fixées par l’U.E (0.10 microgrammes/l), rend impropre à la consommation l’eau du robinet sans un traitement spécifique d’élimination des pesticides avant distribution. L’atrazine qui fait partie de la famille des triazines est un herbicide interdit depuis le 30 septembre 2003 et fut utilisée massivement sur le maïs, et plus modestement en arboriculture. L’atrazine est classée comme produit nocif pour l’homme. Des concentrations élevées dans l’eau potable peuvent provoquer des nausées et des étourdissements chez l’humain. Le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) l’a classé dans le groupe 3 (substance peut-être cancérogène pour les humains). De nombreuses études semblent indiquer des relations de cause à effet dans l’augmentation des cancers des lymphomes et des ovaires au Canada, du cancer du sein aux USA (Kentucky). La toxicité de l’atrazine est également avérée sur le milieu aquatique, entraînant la mort des invertébrés exposés pendant deux jours à de faibles doses (0.2 à 7 mg/l). Les poissons meurent en 15 jours lorsqu’ils sont au contact de concentrations de 5 à 15mg/l. Le VARNE demande instamment aux responsables du Syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable de Coulanges-sur-Yonne / Crain, de prendre d’urgence les mesures indispensables de traitement des eaux afin de la rendre conforme aux normes en vigueur et surtout propre à la consommation humaine.

Alain Chasseuil.




MARS 2007 (N°17)




Bernadette Soubirous s’est-elle arrêtée à Coulanges-

sur-Yonne ?


On est en droit de se le demander ! Car, à l’évidence, des miracles se produisent à Coulanges ! Rappel : dans le Picot n° 16 nous vous faisions part de nos craintes, au vu du résultat des analyses de l’eau destinée à la consommation humaine. Ces analyses, effectuées le 26 octobre 2006 par la DDASS, faisaient apparaître un taux de 0,12 mg p/l d’atrazine déséthyl, rendant de fait l’eau non-conforme, sans traitement spécifique, à la consommation humaine.
Quelle ne fut pas notre surprise, lorsque cinq jours plus tard, de nouvelles analyses portant sur d’autres composants, permettaient de conclure le rapport par " Eau d’alimentation conforme aux normes en vigueur pour l’ensemble des paramètres mesurés " ! Alors là, on peut comprendre la nuance ! Mais le fait de ne pas rappeler que l’eau est toujours impropre à la consommation humaine, car non traitée (nous avons vérifié), peut prêter pour le moins à confusion, voire à créer un rideau de fumée minimisant de mauvaises analyses. Imaginons que vous fassiez réparer une roue crevée sur votre voiture et que le mécanicien s’aperçoive que votre colonne de direction est desserrée, seriez-vous content qu’il ne vous le signale pas ? Après tout, vous ne lui aviez pas demandé ! En attendant, nous, on trinque à la santé des miracles… (avant que ce ne soit notre santé qui trinque ?)

Alain Chasseuil.




MARS 2008 (N°20)




Encombrants

Il est de bon ton de parler d’écologie, et pour rançonner le contribuable, il est de bon ton aussi de " mettre la charrue avant les boeufs ". Le temps où lorsque nous étions mécontents, il suffisait pour réclamer d’user ses chaussures sur quelques mètres est bien terminé : les entreprises n’ont plus de visage et bien souvent la voix mécanique d’un serveur. Les critères de choix basés sur des propositions financières ne garantissent pas la qualité du service. Nous sommes totalement envahis de matériel électroménager et de haute technologie dont la durée de vie est très limitée. Bien sûr, la plupart du temps pas question de réparer car pas rentable ou impossible : on jette ou l’on réinvestit. Il faut consommer ! Qu’à cela ne tienne, nous bénéficions maintenant de l’immense avantage de payer une éco-taxe en échange de quoi notre ancien matériel est repris lors de l’acquisition d’un nouveau. Magnifique ! Mais que fait-on lorsque nous ne remplaçons pas ou lorsque nous choisissons de commander sur le web ou par correspondance ? Mais voyons, me répondez-vous, il y a les encombrants ! En effet, suis-je bête ! Je possède deux maisons dans la communauté de communes de Coulanges-sur-Yonne : l’une à Pousseaux, l’autre au Tremblay, près d’Étais. Nous avons reçu une liste de ce que nous pouvions espérer voir ramasser : déjà, ni électroménager ni électronique au motif que grâce à l’éco-taxe tout est résolu. A Pousseaux, la veille du ramassage, je me suis déplacée pour sortir un matelas, bien bleu, bien visible. D’après les instructions, il y avait un espoir. Quelque temps après, j’ai retrouvé au bord de la rue une chose complètement détrempée qui ne pouvait en aucun cas retourner d’où elle venait. Comme nous approchions de la période de Noël, j’ai envisagé d’y coller des étoiles et un père Noël, vous savez, un comme ceux qui grimpent parfois encore en juillet après les façades et qui n’ont pas même de maillot de bain, les pauvres ! Mais le bleu de mon matelas n’étant pas assez foncé, je me suis débrouillée pour le virer. Au Tremblay, j’avais timidement mis de vieilles enceintes d’ordinateur qui sont restées sur place. Mes voisins n’ont pas eu beaucoup plus de chance. Le drôle de l’histoire est que nous n’avons pas encore de déchetterie, alors quelle est la solution ? Certains l’ont trouvée : vous pouvez pique-niquer à la lisière des bois de Billy vers le Tremblay : un beau micro-onde a été mis à votre disposition un peu après le passage des " monstres ". Enfin, si vous voulez en bénéficier, dépêchez-vous tout de même, car nous avons en projet d’aller l’enlever. Mais voilà : nous ne savons pas quoi en faire ! Avez-vous une idée ?

Michèle Podoriezack.



AVRIL 2012 (N°32)




Communauté de Communes du Pays de Coulanges-sur-Yonne :

Une belle coquille

Malgré une fusion des communautés de communes annoncée depuis plusieurs années, la C.C.P.C.Y n’a reculé devant aucun sacrifice pour restaurer le bâtiment abritant son siège à Coulanges-sur-Yonne."Un bon dessin vaut mieux qu’un long discours"… En l’occurrence, cette photo du panneau gisant par terre depuis deux ans, soit depuis la fin des travaux, parle d’elle-même. Symbole de la considération de ses responsables pour cet E.P.C.I (Etablissement Public de Coopération Intercommunale) ?

Communication passive

Le dernier bulletin d’informations date de fin 2009 pour cause de démission à la même période de son responsable en titre. Président de la commission "Vie associative et information - Communication et Relations extérieures", et également secrétaire du bureau, Jean-Nöel Lallement (ex-conseiller municipal de Lucy-sur-Yonne) figure pourtant toujours en bonne place sur l’onglet C.C.P.C.Y du site de Coulanges-sur-Yonne, la communauté n’ayant pas de site propre. Sous la pression active d’un administré soucieux de connaître l’actualité de sa communauté, un nouveau bulletin, ou ce qui prétend y ressembler, est finalement paru en janvier dernier. Le lecteur, passant outre une présentation digne d’un journal d’annonces gratuites (de nombreux témoignages indiquent que la publication a été confondue avec les nombreuses publicités qui polluent nos boites aux lettres), a pu prendre connaissance d’un éditorial signé Maurice Bramoullé. Le président s’étend sur la prochaine fusion de la Communauté de Forterre (Courson-les-Carrières) et de la C.C.P.C.Y, après refus du schéma départemental proposé par la Préfecture (fusion avec les Communautés de Communes de Puisaye Nivernaise, de Saint-Sauveur et de Forterre).

Démocratie locale

On peut noter avec intérêt à l’avant-dernier paragraphe la phrase suivante : "Le travail se fera certes, avec les élus de Forterre, mais aussi avec l’ensemble des habitants de nos villages".
Outre une absence totale de la moindre concertation sur ce sujet crucial des élus locaux avec leur population, on peut souligner le vide abyssal de tout projet communautaire mettant en perspective une politique d’équipement et de services, dans un canton pourtant bien mal loti. Pour l’anecdote, la nouvelle poste de Coulanges dont les locaux sont abrités par la C.C.P.C.Y n’est ouverte que le matin et le samedi vient de passer à la trappe. Gageons que la volonté de transparence et de débat qui caractérise la gouvernance locale sera suivie d’effet.

Les Pays… en prime

Un amendement étrange adressé le 28 Octobre 2011 au préfet et aux membres de la C.D.C.I (Commission Départementale de Coopération Intercommunale) par les présidents de la C.C Forterre et de la C.C.P.C.Y indique "l’appartenance au Pays de Puisaye-Forterre reste une condition sine qua non et cette Communauté de Communes nouvelle en restera un membre actif et à part entière."
Rappelons que le Pays de Puisaye-Forterre regroupe les C.C du canton de Bléneau, de Saint-Sauveur, des Côteaux de Chantereine, de la région de Charny, de Forterre, de la Puisaye Fargeaulaise et du Toucycois, alors que la C.C.P.C.Y dépend du Pays Avallonnais (Avallonnais, Haute Vallée du Serein, Pays de Coulanges-sur- Yonne, Terre-Plaine, Entre Cure et Yonne). Groupements d’intérêt public, E.P.C.I, autant de structures se chevauchant, voire se combattant, nommant présidents, vice-présidents, délégués, dans une joyeuse opacité, en déni de démocratie et au mépris d’un souci d’efficacité et de bonne gestion de leurs budgets, issus de l’imposition locale.

Cumul

En cette période de baisse du pouvoir d’achat, de réduction des coûts de fonctionnement et de R.G.P.P (Révision Générale des Politiques Publiques), il est bon de savoir que nous pouvons compter sur un élu cumulant les mandats et titres de conseiller général (vice-président), maire, président de sa Communauté de Com-munes, président du Syndicat mixte du Canal du Nivernais et membre de pas moins de neuf (!) commissions départementales… pour des indemnités avoisinant les 4 500 euros mensuels.
Il n’y a pas que les bernards l’hermite pour profiter des coquilles vides.

Lionel Deschamps.


Ce que la loi prévoit et ce que le citoyen ignore

L’L. 2113-3 du code général des collectivités territoriales prévoit une consultation préalable de leurs électeurs en cas de demande de la moitié des conseils municipaux des communes comptant les deux tiers de la population totale ou des deux tiers des conseils municipaux des communes comptant la moitié de la population totale.

Le référendum local

Le deuxième alinéa de l’article 72-1 de la Constitution, dans sa rédaction issue de la loi constitutionnelle relative à l’organisation décentralisée de la République, prévoit la possibilité pour les collectivités territoriales de soumettre, par la voie du référendum, à la décision des électeurs, les projets de délibération ou d’acte relevant de leurs compétences. Cette disposition renvoie à la loi organique le soin de préciser les conditions de sa mise en oeuvre.
La loi organique 2003-705 du 1er août 2003 relative au référendum local précise le champ d’application du référendum local et détermine les conditions d’adoption des projets de délibération et d’acte qui y sont soumis.
Le changement introduit par la modification de l’article 72 est fait de quatre innovations :
- l’instauration d’un droit de pétition permettant aux électeurs d’obtenir l’inscription à l’ordre du jour d’une assemblée locale d’une question relevant de sa compétence 
- la création du référendum décisionnel à l’initiative des instances des collectivités territoriales 
- une procédure de consultation des électeurs lorsqu’on envisage de créer une collectivité à statut particulier ou de modifier son organisation
- la possibilité de consulter les électeurs sur la modification des limites des collectivités territoriales